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ÉgyptologieEgyptologie
Egyptologie
Le terme égyptologie désigne un champ d'étude privilégié dans certaines branches des sciences humaines (archéologie et histoire). Ce champ d'étude s'intéresse spécifiquement à la zone géographique dénommée Égypte aujourd'hui et couvre, habituellement, les périodes pré-pharaoniques et antiques.
Historique
La France a une longue tradition égyptologique qui remonte au et à l'expédition de Napoléon Bonaparte en Égypte. En effet, cette expédition ne fut pas qu'une campagne militaire. Bonaparte emmena avec lui des savants et des artistes qui purent étudier et peindre à loisir les vestiges de l'ancienne Égypte. Le résultat de ces travaux fut regroupé dans l'impressionnant ouvrage : Description de l'Égypte ou Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l'expédition de l'Armée française, publié sous les ordres de Napoléon Bonaparte.
L'Allemagne, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont aussi pris part à la recherche archéologique en Égypte. Par exemple, le British Museum possède des salles réservées aux objets ramenés d'Égypte. Certains de ces vestiges sont d'ailleurs au coeur de conflits diplomatiques avec l'Égypte.
Voir : Liste d'égyptologues célèbres
Liste de matériel égyptologique célèbre
- Palette de Narmer
- Pierre de Palerme
- Pierre de Rosette
- Textes des Pyramides
- Textes des Sarcophages
Voir aussi
Articles connexes
- Archéologie
- Égypte antique
- Histoire
Liens externes
- [http://dmoz.org/World/Français/Sciences/Sciences_humaines_et_sociales/Arch%C3%A9ologie/Arch%C3%A9ologie_historique/Egyptologie/ Égyptologie sur le projet Dmoz]
Catégorie:Archéologie
L'archéologie est une science humaine dont l'objet d'étude est l'ensemble des traces matérielles laissées par les hommes (objets, bâtiments, infrastructures, paysages...).
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Catégorie:Techniques et sciences appliquées Catégorie:Histoire
ja:Category:考古学
ko:분류:고고학
Catégorie:Index égyptologiqueIndex des articles relatifs à l'Égypte antique.
Catégorie:Égypte antique
Archéologie als:Archäologie ko:고고학 ms:Arkeologi ja:考古学 simple:Archaeology th:โบราณคดี
L'archéologie est une discipline des sciences humaines dont l'objet d'étude est l'ensemble des vestiges matériels laissés par l'Homme (objets, bâtiments, infrastructures, paysages...). Pour ce travail, l'archéologue dispose d'une panoplie d'outils que sont les travaux de terrain (fouilles et prospections), les travaux de laboratoire (C14, dendrochronologie, thermoluminescence, etc.) et, le cas échéant, la consultation des textes contemporains des traces matérielles étudiées. Au moyen de ces outils, l'archéologue analyse le matériel produit par l'homme afin de déterminer les relations que ces derniers ont entretenues avec leur milieu et entre eux.
L'archéologie sert donc à reconstituer la vie de nos ancêtres, depuis l'époque de la préhistoire jusqu'à l'époque contemporaine, en s'aidant des traces qu'ils nous ont laissées (ruines, ossements, outils, peintures, poteries, armes, pièces de monnaie, bijoux, vêtements, etc.). L'archéologue essaye ainsi de comprendre comment ces hommes vivaient. L'archéologie permet donc de mieux connaître le passé des civilisations actuelles, notre passé, pour comprendre comment le monde est ce qu'il est, le pourquoi des relations entre les pays actuels, et peut-être essayer d'apporter des hypothèses sur notre avenir, ou essayer d'éviter des problèmes futurs. Car, comme l'a dit Marcus Garvey, « un peuple sans passé est un peuple sans avenir ».
L'archéologie fait partie de la grande famille de l'Anthropologie.
Termes importants et souvent mal utilisés se rapportant à l'archéologie :
- Mise au jour : en effet en archéologie on parle de mettre au jour des sites, du matériel... Et non pas de mettre à jour, souvent employé par erreur ou méconnaissance. Mise à jour s'emploie dans des contextes de réactualisation de quelque chose.
- Carroyage : découpage d'un site en zones carrées, et identification unique de chacun de ces carrés. Le carroyage permet tout d'abord de bien se situer sur le site, et de pouvoir replacer sur des plans, par exemple, du matériel archéologique. Le carroyage est mis en place à l'aide d'un théodolite.
- Inventeur : en effet, en archéologie, quelqu'un qui découvre un site ou un objet important n'est pas nommé découvreur - souvent utilisé faussement à la place - mais inventeur. Ce terme est aussi employé pour les chasseurs de trésor lorsqu'ils en découvrent un.
Méthodes d'études
- Études de terrain
- Fouille
- Fouille de sauvetage
- Fouille préventive
- Fouille programmée
- Prospection au sol
- Prospection aérienne
- Archéologie sous-marine
- Études de matériels
- Céramique (Céramologie)
- Monnaies (Numismatique)
- Mosaïques
- Sculptures
- ronde-bosse
- haut-relief
- bas-relief
- Vaisselle
- Techniques scientifiques
- Techniques de datation relative
- Stratigraphie
- Techniques de datation absolue
- Dendrochronologie
- Datation au carbone 14
- Thermoluminescence
- Analyses chimiques
- Étude des paléoenvironnements
- Archéozoologie
- Archéométrie
- Géoarchéologie
- Malacologie
- Archéobotanique
- Anthracologie
- Carpologie
- Palynologie
- Étude des phytolithes
- Xylologie
- Archéologie expérimentale
Annexes
Les archéologues célèbres
Quelques découvertes archeologiques célèbres:
- Le dépôt de vaisselle de bronze d'Evans (Jura)
- Troie
- Le Mont Beuvray (Bibracte)
- La tombe de Toutânkhamon
- Les manuscrits de Qumrân
- Lucy
- Ötzi
- La grotte de Lascaux
- Le phare d'Alexandrie
- La tombe de Vix
- L'armée de terre cuite de Qin Shi Huang près de Xi'an en Chine
- Mycènes
- Le disque de Phaistos
- Lattara
- Paule
- Etemenanki la mythique « Tour de Babel »
Sous-branches de l'archéologie:
- l'égyptologie
- la castellologie
- l'archéologie biblique
Quelques termes archéologiques:
- L'anastylose
- Un hypogée
- L'onomastique
- Un ostracon
-
Histoire zh-min-nan:Le̍k-sú ko:역사 ms:Sejarah ja:歴史 simple:History th:ประวัติศาสตร์
L'histoire est à la fois l'étude des faits, des événements du passé et, par synecdoque, l'ensemble de ces faits, de ces événements. Le nom a pour origine les « Enquêtes » (Ἱστορίαι [Historiai] en grec) d'Hérodote, mais c'est Thucydide qui lui applique le premier des méthodes critiques, notamment le croisement de sources différentes.
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Avertissement : cet article a pour vocation d'offrir une introduction générale à l'histoire . Les différents aspects de la définition de l'histoire font l'objet d'articles séparés :
- histoire (périodes)
- histoire (discipline intellectuelle)
- histoire de l'histoire
Les périodes
Si l'histoire de la terre commence avec la formation géologique du globe terrestre et si l'histoire de l'humanité commence avec l'apparition du genre homo, on limite traditionnellement l'emploi du mot « Histoire » (avec une majuscule) pour les périodes qui nous sont connues par l'intermédiaire de sources écrites, quel que soit le support de ces sources et quels que soient les moyens par lesquels elles nous sont parvenues. Les périodes pour lesquelles de telles sources n'existent pas ayant été nommées, quant à elles, préhistoire et protohistoire.
Les périodes majeures de l'histoire sont, par convention :
- Avant l'Histoire :
- la préhistoire (de l'apparition de l'homme jusqu'à l'émergence des premières civilisations)
- la protohistoire (période intercalaire des « peuples sans histoire », c'est-à-dire des civilisations postérieures à l'invention de l'écriture mais n'en faisant pas usage ; par exemple, les Celtes, les civilisations pré-coloniales de l'Afrique noire ou les « Indiens » d'Amérique entrent dans cette « période ».
- L'Histoire :
- l'Antiquité (des premières civilisations jusqu’à la disparition de l'empire romain d'occident, en 476),
- le Moyen Âge (jusqu'à la découverte de l'Amérique, en 1492),
- la période moderne (jusqu'à la Révolution française, en 1789),
- la période contemporaine (jusqu'à nos jours).
(Les limites données entre parenthèses sont celles de l'historiographie française traditionnelle ; l'article détaillé concernant chaque période indique quelles peuvent être les autres limites retenues pour un découpage chronologique.)
Un débat sur la pertinence de ce découpage et sur les limites exactes de chaque période existe.
Article détaillé : histoire (périodes)
La discipline
L'histoire, en tant que discipline intellectuelle, ne fait pas partie des sciences dites exactes ou dures mais des sciences dites sociales et humaines, avec la sociologie, l'ethnologie, la psychologie, etc. L'histoire fait également partie des disciplines littéraires au même titre que la philosophie.
L'histoire se distingue de l'archéologie par la référence essentielle à l'écrit. Et sa distinction avec le journalisme, tient théoriquement à ce que l'historien se doit d'employer des archives. Cependant la notion d'« histoire immédiate » tend à rendre plus floue cette distinction.
Article détaillé : histoire (discipline intellectuelle)
Historiographie
L'historiographie (1550), littéralement « écriture de l'histoire », est un nom dérivé de l'« historiographe », c'est-à-dire « celui qui écrit l'histoire ». Le nom désignait originellement un ensemble d'ouvrages historiques.
Plusieurs ensembles cohérents d'ouvrages historiques – ou « historiographies » – existent pour une même période, offrant généralement des points de vue différents sur l'Histoire. Jusqu'à la deuxième moitié du XX siècle, une « historiographie » revêt souvent un caractère national, dans la mesure où elle rapporte un point de vue politique sur des événements. Par exemple, il est possible de citer pour le Moyen Âge l'historiographie byzantine et l'historiographie franque : celles-ci présentent très différemment le problème de la querelle des Images qui opposa un temps l'Église romaine et l'Église byzantine à l'époque de Charlemagne.
Par extension, l'historiographie a désigné l'histoire de l'écriture de l'histoire. Érigée en spécialité de la discipline historique, l'historiographie (allemand Geschichtswissenschaft ou Geschichtsschreibung, anglais historical writing) présente généralement le regard d'un historien sur ses prédécesseurs et sur leur travail : historiens et historiographies. La plupart des historiens célèbres du XX siècle ont publié au moins un ouvrage à caractère historiographique, généralement en fin de carrière.
L'historiographie traite les mêmes problèmes que la méthodologie, mais l'approche de ces questions est nécessairement différente : schématiquement, on peut dire que la méthodologie a pour objet d'étude le travail que l'historien réalise en amont pour écrire l'histoire, alors que l'historiographie s'attache au travail fini des historiens. Aussi, l'historiographie a souvent un caractère plus polémique. Enfin, les conclusions des études historiographiques sont généralement à l'origine des changements méthodologiques.
Article détaillé : histoire de l'histoire
Citations
Quelques citations sur l'histoire :
« Voici l'exposé de l'enquête entreprise par Hérodote d'Halicarnasse pour empêcher que les actions accomplies par les hommes ne s'effacent avec le temps... » Prologue des Histoires d'Hérodote
« L'histoire est un mensonge que personne ne conteste. » Napoléon Bonaparte
Variante de la précédente (même auteur) : « La vérité historique est souvent une fable convenue »
« La vérité de l'histoire ne sera probablement pas ce qui a eu lieu, mais seulement ce qui sera raconté » Napoléon Bonaparte
« La science que les hommes s’efforcent d’élaborer de leur devenir » Raymond Aron
« L'histoire fait le deuil de l'oralité. » Michel de Certeau, s.j.
« L'histoire est la connaissance du passé humain. », Henri-Irénée Marrou
« L'histoire commence à Sumer » Samuel Noah Kramer
« Nul ne sait ce qui deviendra encore de l'histoire. » Nietzsche
Articles en histoire
- Histoire par aire géographique
- Histoire par thème
historiens célèbres
Liste des historiens célèbres : Historiens célèbres
historiens contemporains
Liste des historiens contemporains : Historiens contemporains
Voir aussi
- BP – BCE – CE – Les sept merveilles du monde – Personnages célèbres
Deux projets Wikipédia tentent d'organiser un certain nombre d'informations historiques selon un axe chronologique :
- L'éphéméride vise à recenser année par année et jour par jour les principaux événements du monde dans tous les domaines (politique, économique, culturel, scientifique, sportif, etc.), ainsi que les naissances et les décès de personnalités.
- La « ligne du temps » ou flèche du temps vise à présenter les tendances de moyenne et de longue durée ; elle inclut des éléments qui ne ressortent pas de l'histoire strictement événementielle, tels que l'histoire culturelle (prise en charge le plus souvent par l'histoire littéraire ou l'histoire de l'art) et l'histoire des sciences et des techniques. Elle propose de situer l'événement historique dans un ensemble à la fois synchronique et diachronique.
Bibliographie et liens
généralistes
- Paul Veyne, Comment on écrit l’histoire, Paris, Seuil, 1979.
- Collectif : Christian Delacroix, François Dosse et Patrick Garcia, Histoire et historiens en France depuis 1945, Paris, ADPF, 2004. (les introductions de l'ouvrage peuvent être consultées en ligne sur le site de « l'association pour la diffusion de la pensée française » : http://www.adpf.asso.fr/adpf-publi/folio/histoire/index.html )
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- [http://www.memo.fr/index.htm Mémo, le site de l'Histoire] (initiation)
- [http://www.clio.fr/CHRONOLOGIE/ Chronologies] et [http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/ Bibliothèque d'articles] avec des contributions d'universitaires, sur le site de la société [http://www.clio.fr/ Clio] (organisateur de conférences et de voyages culturels, sans rapport avec la revue homonyme)
- [http://www.histoire-image.org/ L'histoire par l'image 1789 – 1939], site réalisé avec le soutien de diverses institutions, dont la Réunion des Musées nationaux
- [http://www.histoirealacarte.com/ L'histoire à la carte], des cartes animées pour mieux comprendre l'histoire (site commercial)
- [http://www.passion-histoire.net/ Passion Histoire], forums dédiés à l'histoire
- [http://atheisme.free.fr/Themes/Histoire.htm Histoire] des religions et de l'athéisme.
Institutions
- [http://www.enc.sorbonne.fr/ Site de l'École nationale des Chartes]
- [http://www.msh-paris.fr/ Site de la Maison des sciences de l'Homme]
- [http://www.cnrs.fr/SHS/ Département des Sciences de l'Homme et de la Société] du CNRS
Enseignement supérieur et recherche
- [http://www.canal-u.education.fr/canalu/affiche_programme.php?vHtml=1&programme_id=95 Conférence sur l'Histoire] (vidéo l'Université de tous les savoirs) sur le site de [http://www.canal-u.education.fr/ Canal U : web television de l'enseignement supérieur et de la recherche]. D'autres conférences filmées sont disponibles aux formats REAL et AVI.
- Le site de la [http://revues.org/ Fédération de revues en sciences humaines et sociales revues.org] accueille plusieurs périodiques d'histoire en ligne, comprenant notamment :
- les [http://ahrf.revues.org/ Annales historiques de la Révolution française]
- les [http://ch.revues.org/ Cahiers d'histoire]
- [http://clio.revues.org/ CLIO, revue francophone d'histoire des femmes]
- la [http://www.revues.org/remmm/ REMM, revue des mondes musulmans et de la Méditerrannée]
- la [http://rhr.revues.org/ Revue de l'histoire des religions]
- la [http://rh19.revues.org/ Revue d'histoire du XIX siècle]
- etc. À noter sur le même site, [http://album.revues.org/ l'album des sciences sociales] qui offre un répertoire de ressources très complet.
- l'[http://halshs.ccsd.cnrs.fr/ Archive ouverte en Sciences de l'Homme et de la Société] sur le site du [http://www.ccsd.cnrs.fr/ Centre pour la Communication Scientifique Directe] du CNRS propose regroupe plusieurs sites offrant des ressources, en particulier, des [http://tel.ccsd.cnrs.fr/view-thes-huss-schu-hist_fr.html thèses en histoire], disponibles sur le site [http://tel.ccsd.cnrs.fr/ thèses-EN-ligne].
- [http://www.cybertheses.org/ Cyberthèses] est un dépôt de thèses en ligne, fruit d'un projet de coopération entre les Presses de l'Université de Montréal et l'Université Lumière, Lyon 2.
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fiu-vro:Aolugu
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
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| Jour de l'an
| Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II)
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| Lundi suivant le dimanche de Pâques.
| Lundi de Pâques
| Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
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| || Fête du Travail
| Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France
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| 8 mai
| Commémoration de la capitulation allemande en 1945
| Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
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| Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension
| Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
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| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant.
| Pentecôte (et Lundi de Pentecôte)
| Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération)
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| 14 juillet || Fête nationale
| Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
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| 15 août || Assomption
| Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie
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| Toussaint || Fête de tous les saints
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| 11 novembre
| Commémoration de l'armistice de 1918
| Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale
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| 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ
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| 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|-
| Avant-veille de Pâques || Vendredi saint
| rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
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Napoléon Bonaparte
Napoléon Bonaparte (Ajaccio, 15 août 1769 – Sainte-Hélène, 5 mai 1821), général de la Révolution, dirigea la France à partir de la fin 1799 et fut Empereur des Français, sous le nom de Napoléon I, de 1804 à 1814, puis à nouveau en 1815. Il conquit et gouverna la plus grande partie de l'Europe continentale et plaça ses maréchaux et ses frères sur les trônes de plusieurs royaumes européens : Espagne, Naples, Westphalie, Hollande, et Suède.
Incapable de mettre un terme au cycle de guerre que menaient les monarchies européennes contre la France depuis 1792, et face aux diverses coalitions montées et financées par l'Angleterre, les conquêtes s'ajoutant aux conquêtes, Napoléon vit l'Empire s'effondrer, dix ans après son avènement. Il ne reste aujourd'hui que la grande œuvre administrative, qu'entreprit cet homme hors du commun.
Toute tentative d'écrire avec impartialité l'histoire de ce personnage relèverait de la gageure selon l'historien Steven Englund qui écrivit « le ton (…) qui convient le mieux pour parler de Napoléon serait (…) une admiration frisant l'étonnement et une désapprobation constante frisant la tristesse. »
Jeunesse et ascension dans l'armée
Napoléon Bonaparte naquit à Ajaccio en Corse, le 15 août 1769, un an après l'achat par la France de l'île à Gênes (1768). Issu d'une famille faisant partie de la petite noblesse corse. Il était le deuxième enfant de Charles Bonaparte, Avocat au Conseil Supérieur de l'île, et de Maria-Letizia Ramolino. Alors qu'il n'était agé que de neuf ans, son père s'arrangea pour qu'il suive des études sur le continent, où il s'établit, en compagnie de son frère ainé Joseph Bonaparte. Napoléon se considèra tout d'abord comme un étranger. Après des études dans les écoles militaires (Autun, Brienne et l'école Militaire de Paris), il entre avec son ami Grenier dans l'artillerie, au sein du régiment de La Fere, à Auxonne. Il est affecté comme lieutenant en second à Valence en 1787.
D'un tempérament ombrageux, romantique dans ses écrits et d'une curiosité sans borne alliée à une mémoire surprenante, le jeune Bonaparte, à la veille de 1789, est autant homme de lettres qu'homme de guerre.
Lorsque la Révolution éclata en 1789 le lieutenant Bonaparte était présent à Paris ; spectateur des événements, il regarda avec répulsion l'invasion des Tuileries par le peuple. Napoléon retourna en Corse où les luttes de clans (paolistes soutenant la monarchie modérée à l'anglaise, les Bonaparte soutenant la Révolution) avaient repris. Napoléon se fit élire à la tête de la Garde nationale en 1792 en arrachant de force l'accord du commissaire du gouvernement. Mais l'exécution du roi provoqua une révolte des indépendantistes. Une guerre civile éclata et la famille de Napoléon fut obligée de fuir vers la France.
Bonaparte soutint la Révolution, et fut envoyé en 1793, en tant que capitaine d'artillerie, au siège de Toulon qui s'était livré aux Anglais. Le plan qu'il soumit au général Dugommier permit la reprise de la ville aux troupes royalistes et britanniques. Ses amitiés avec les Jacobins lui valurent d'être brièvement arrêté après la chute de Robespierre le 9 thermidor an II (27 juillet 1794).
Libéré, il fut un temps sans commandement effectif, puis Barras, lui permit d'écraser l'insurrection royaliste de Vendémiaire contre la Convention en 1795. À cette occasion Bonaparte a sous ses ordres un jeune officier, Joachim Murat,son futur beau-frere. L'opération fut un succès, la canonnade de Saint-Roch dispersant les forces royalistes.
Bonaparte avait un esprit lucide et discret, capable d'absorber l'essence de la connaissance militaire et stratégique de son temps et de l'appliquer à des situations réelles. Officier d'artillerie de formation, il innova dans l'utilisation de l'artillerie (canon de Gribeauval) comme force mobile d'appui des attaques d'infanterie.
Campagne d'Italie]
Nommé commandant en chef de l'armée d'Italie, mal nourrie et mal vêtue, il entraîne avec fougue ses hommes et bat à plusieurs reprises une armée autrichienne plus nombreuse et mieux équipée : Montenotte, Lodi, ou Arcole — où Napoléon prend lui-même la tête de l'assaut, sous la pluie de feu qui tue son ami et aide-de-camp, Muiron ; cet homme « qui est partout et qui voit tout, volant comme l'éclair et frappant comme la foudre » séduit ses subalternes, Sérurier, Masséna, Berthier, par son ascendant sur les hommes, son audace et son sang-froid. Il perçoit la valeur d'un officier encore anonyme, Lannes. Durant ces batailles, les peintures d'époque de son quartier général montrent qu'il utilisa (comme tous les généraux de la Révolution) le premier système de télécommunications au monde, le télégraphe Chappe. L'Autriche, dirigée par l'archiduc Charles, dut négocier un traité défavorable à Campo-Formio.
En Italie, le général Bonaparte prend conscience de ses forces, et de la situation qui est la sienne. Il règne sur les champs de bataille et a la faveur du public (italien comme français) : c'est une véritable petite cour qui se forme autour du général républicain à Milan. Le Directoire est loin pour celui qui règle le sort de la riche Italie et maîtrise superbement son adversaire. En 1797, par le truchement du général Augereau, Bonaparte organisa une manœuvre politique qui permit d'écarter plusieurs royalistes du pouvoir à Paris et de préserver la république jacobine.
Campagne d'Égypte
Paris]]
- Voir l'article détaillé Campagne d'Égypte
- En 1798, inquiet de la popularité de Bonaparte, le Directoire, sous prétexte de barrer aux Anglais la route des Indes, le charge d'envahir l'Égypte. Admirateur du Siècle des Lumières, Bonaparte décide d'emmener des scientifiques, et fonde l'Institut. En outre, il est accompagné du général Kléber. Découverte par un jeune officier du génie, Pierre-François-Xavier Bouchard, la pierre de Rosette permettra à Jean-François Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes. Victorieuse à la bataille du Mont-Thabor le 16 avril 1799, l'expédition en Syrie est décimée par la peste puis arrétée a Saint jean d'acre. Bonaparte régle de manière expéditive le sort des pestiférés de Jaffa. Le 1 et 2 août, la flotte française est presque entièrement détruite à Aboukir par les navires de Nelson.
-
- La situation du Directoire lui paraissant favorable à un coup de force, Bonaparte abandonne le commandement de l'armée d'Égypte à Kléber, et rentre en France. Sur le chemin qui le mêne à Paris, il est acclamé par la population. Kléber capitulera le 31 août 1801 après avoir perdu 13 500 hommes, principalement victimes des épidémies.
Le coup d'État
Arrivé dans la capitale, le général s'entretient avec Talleyrand, homme politique d'expérience et fin connaisseur des forces en jeu.
Le schéma du coup d'État du 18 Brumaire (9 novembre 1799) (cf. l'article) prévoit les opérations suivantes : Bonaparte aura le commandement en chef de l'armée pour le maintien de l'ordre dans Paris et dans les assemblées. On envisage de déplacer les assemblées à Saint-Cloud sous le prétexte d'un péril jacobin. En effet, depuis 1789, les assemblées se trouvent toujours sous la menace de la population parisienne.
L'essentiel des événements se déroule le 19 brumaire à Saint-Cloud. Les révisionnistes avaient envisagé une démission collective des cinq directeurs, mais les assemblées ont du retard car cette idée ne fait pas l'unanimité ; Bonaparte s'impatiente et décide d'intervenir.
Il tient un discours maladroit devant le Conseil des Cinq-Cents, discours très mal perçu par les députés qui l'accusent de vouloir instaurer la dictature. Bonaparte est alors contraint de quitter l'assemblée. Mais il prend rapidement la situation en main avec l'aide de son frère Lucien qui préside les cinq-cents. Lucien évite que Napoléon soit mis en cause par les députés qui veulent voter pour mettre Hors-la-loi Bonaparte.Lucien retarde le vote et va chercher Murat qui vient avec la troupe et met de l'ordre dans les assemblées, disant que certains députés voulaient poignarder Bonaparte pour justifier une intervention de l'armée.
Les représentations des députés sortant par les fenêtres et voulant poignarder Napoléon sont très répandues. Bonaparte est de fait l'homme fort de la situation, qui fait basculer un coup d'État parlementaire en un coup d'État militaire.
Mais Bonaparte reste attaché aux formes juridiques et dans la soirée du 19 brumaire, les députés restent à Saint-Cloud pour voter la décision de nommer deux commissions pour préparer une nouvelle constitution. On constate alors une volonté d'appuyer le régime sur le vote des représentants du peuple.
Le 20 brumaire les trois consuls sont désignés : Bonaparte, Sieyès et Ducos.
C'est le début du Consulat
La Constitution
Le 25 décembre 1799, mise en vigueur de la Constitution de l'an VIII. Bonaparte établit la Constitution sous des apparences démocratiques, mais organise un pouvoir autocratique, toutes les évolutions du régime ne feront qu'accentuer le caractère autocratique du pouvoir.
Le pouvoir législatif est divisé en 3 assemblées (parlement tricaméral) :
- le tribunat discute les lois sans les voter
- le corps législatif ou corps des muets adopte ou rejette les lois
- le sénat est chargé de vérifier que la loi est conforme à la constitution
Le pouvoir fonctionne de manière autoritaire, les procédés de démocratie semi directe (quelque peu fictive) sont soigneusement organisés et contrôlés. L'empereur corrige lui-même les résultats si non satisfaisants. L'empire est une forme de despotisme éclairé.
L'Oeuvre législative
Comment évoquer Bonaparte sans parler du Code civil ? Bonaparte opéra dès les débuts du Consulat de nombreuses réformes dans l'éducation, la justice, la finance et le système administratif.
Son ensemble de lois civiles, rédigé par Jean-Jacques Régis de Cambacérès et connu sous le nom de Code Napoléon de 1804, a encore une forte influence dans de nombreux pays de nos jours.
Le Code civil est toutefois très largement inspiré d'un éventail de lois et coutumes diverses déjà existantes sous l'Ancien Régime qu'il unifiait. Son oeuvre administrative se prolongea jusqu'en 1814 : il créa les écoles de droit (érigées en Facultés en 1808) et la Capacité en droit pour mieux diffuser le Code civil, mais aussi les lycées et le nouveau Baccalauréat, la Banque de France, le Franc germinal, les préfets, le Conseil d'Etat, initia le travail de cadastration du territoire français, et institua la Légion d'honneur.
- Voir Code civil
Du Consul à l'Empereur
Code civil]
En 1800, Bonaparte attaqua et vainquit l'Autriche une nouvelle fois. Battus à Marengo par Napoléon et à Hohenlinden par Moreau, les Autrichiens durent signer le traité de Lunéville le 9 février 1801, ce qui amena les Britanniques à signer la paix d'Amiens en (mars 1801). Si son pouvoir était fragile au lendemain de Brumaire, la victoire de Marengo et ses suites consolident fortement la situation de Napoléon.
Il envoya une armée forte de 34 000 hommes à Saint-Domingue sous les ordres du général Leclerc pour rétablir l'autorité de la France. Après quelques succès, notamment la capture de Toussaint Louverture (qui mourut au Fort de Joux, dans le Doubs, le 7 avril 1803), son armée fut anéantie par une épidémie de fièvre jaune. Bonaparte vendit la Louisiane, immense territoire d'Amérique du Nord, aux États-Unis.
Le 24 décembre 1800, une « machine infernale » (bombe) l'attendait rue Saint-Nicaise. Le cocher du Premier consul passa au grand galop. La bombe explosa trop tard et seules les vitres du véhicule furent soufflées. Sur place, en revanche, ce fut le carnage. On dénombra une dizaine de morts. Fouché, alors ministre de la Police, réussit à prouver que l'attentat était l'œuvre des royalistes, alors que Bonaparte était persuadé avoir affaire aux Jacobins. L'exécution du duc d'Enghien en sera une conséquence.
En 1802, il rétablit l'esclavage dans les colonies à la demande de sa femme, Joséphine de Beauharnais (une béké de Martinique). Ce rétablissement devait faire repartir une économie défaillante dans les colonies des Antilles.
Il fallut attendre 1848 pour que l'abolition définitive de l'esclavage soit promulguée.
Après que Bonaparte eut étendu son influence sur la Suisse, qui mit en place les institutions décentralisées actuelles, et sur l'Allemagne, une dispute à propos de Malte servit de prétexte aux Britanniques pour déclarer une nouvelle fois la guerre à la France en 1803, et pour soutenir l'opposition royaliste à Bonaparte. Napoléon réagit : l'idée d'une invasion de la Grande-Bretagne se fait jour, et pour ramener à la raison les royalistes, qui, peut-être, complotent dans l'ombre, le premier Consul fait exécuter le duc d'Enghien, prince Bourbon.
L'exécution qui se déroule à Vincennes après un simulacre de procès, ne suscite pas d'autre protestation que celle de l'Angleterre, la Russie et l'Autriche s'en tenant à quelques timides reproches. Voilà cependant qui assoit la réputation de « Robespierre à cheval » de Napoléon (à Sainte-Hélène, Napoléon assumera cet acte, malgré la très probable implication de Talleyrand). Après ce gage donné aux républicains, dans la mesure où le premier Consul réitère le crime des régicides, celui-ci se couronne Empereur le 2 décembre 1804.
1804 1805 à Milan]]
À proprement parler, l'Empire naît à la demande du Sénat. Steven Englund se rallie à l'opinion selon laquelle il s'agissait, initialement, de protéger la République. Bonaparte abattu, l' ordre se serait effondré avec lui. Empereur, il devenait une institution, scellant la pérennité des valeurs républicaines. Il pouvait mourir : l'hérédité du titre était censé protéger le pays des bouleversements et de la perte des acquis révolutionnaires (avec, en premier lieu, l' égalité, loin devant la liberté). C'est ainsi que les monnaies impériales portent, sans hypocrisie, la mention « Napoléon Empereur - République française ».
Par suite seulement, cet Empire « républicain », protégeant les acquis révolutionnaires, se fera « impérialisme ».
Le Sacre de Napoléon, sous les yeux du Pape réduit à bénir le couronnement du maître de la France, est également l'occasion de revenir sur les rapports entre la France et le Vatican. La signature du Concordat par le premier Consul en 1801 reconnaît le catholicisme comme la religion « de la majorité des Français », et non plus religion d'État ; les prêtres reçoivent désormais un traitement de la part de l'État. Restauration catholique, moins de dix ans après la confiscation des biens de l'Eglise ? Napoléon préserve les apparences : il « accueille » le pape en forêt de Fontainebleau, à cheval et en habit de chasse, mettant ainsi en scène le caractère fortuit de la rencontre. De même en 1804 : ce n'est pas l'Empereur qui ira se faire sacrer à Rome, à l'image des Empereurs germaniques, mais ce sera le pape que l'on fera venir à Paris, comme un vulgaire aumônier.
On voit bien que le rapprochement entre Bonaparte et l'Eglise est le fruit d' intérêts particuliers (se rallier les catholiques de France ; assoir l'Empire sur une légitimité égale à celle des Rois), et quand le Pape se montrera rétif aux injonctions de Napoléon, celui-ci n'hésitera pas à le retenir prisonnier à Fontainebleau.
L'Empire victorieux
Fontainebleau
En 1804 l'heure n'est donc pas encore aux vastes conquêtes, et, persuadé depuis longtemps que le seul moyen d'obtenir une paix définitive était de neutraliser le Royaume-Uni, Napoléon mit au point, avec l'amiral Latouche Tréville (qui mourra avant d'avoir pu l'exécuter), un plan visant à l'invasion de l'Angleterre. Celui-ci échoua définitivement à la Bataille de Trafalgar la flotte franco-espagnole commandée par l'amiral de Villeneuve fut disloquée par l'amiral Nelson. Le Royaume-Uni en tira la domination des mers pendant le siècle suivant.
Cette même année 1805, la troisième coalition se forma en Europe contre Napoléon. L'Empereur, qui, à Boulogne, supervisait les préparatifs en vue de l'invasion de la Grande-Bretagne, dut faire face à une guerre soudaine, et à l'autre bout de l'Europe. Il mena une offensive immédiate, acheminant la Grande Armée en Autriche à marches forcées, et s'assura une brillante victoire contre l'Autriche et la Russie à la bataille d'Austerlitz, dite « bataille des Trois-Empereurs ». En 1806, la Prusse provoque un nouveau conflit : la campagne que mène Napoléon est impressionnante de rapidité : « l'Âme du monde » (Hegel) balaie l'armée prussienne à la bataille d'Iéna (doublée de la brillante victoire de Davout à Auerstedt). L'année suivante Napoléon traverse la Pologne et finit par signer, à Tilsit, en une mise en scène travaillée pour frapper les esprits (au milieu du Niemen), un traité avec le tsar Alexandre I, divisant l'Europe entre les deux puissances.
Cet homme formé dans les écoles et par les maîtres d'Ancien Régime, officier de l'armée royale, brise les anciennes conceptions militaires : il ne s'agit plus de livrer une guerre de siège à l'aide de 30 à 50 000 hommes, mais de rechercher la bataille décisive, engageant plus de 100 000 hommes s'il le faut ; il ne s'agit plus de rester maître du champ de bataille, mais danéantir l'ennemi.
En 1808 il crée la noblesse d'Empire : bientôt ses maréchaux et généraux arboreront les titres de Comte d'Empire, prince de Neuchâtel, duc d'Auerstaedt, duc de Montebello, duc de Dantzig, duc d'Elchingen, Roi de Naples...
D'Amsterdam à Rome, le grand Empire compte alors plus de 70 millions d'habitants dont trente seulement sont français.
Campagnes de la Péninsule Ibérique, d'Autriche et de Russie
Alexandre I, Washington DC|right]]
À la suite de l'attitude britannique vis-à-vis des bateaux de commerce français, Napoléon tenta d'imposer un blocus continental visant à asphyxier l'industrie britannique. Le Portugal, longtemps allié des Britanniques, refusa de signer ce traité. Napoléon, recherche donc l'aide de l'Espagne pour envahir le Portugal. Il finit par envahir l'Espagne et installa son frère Joseph Bonaparte comme roi, et aussi le Portugal, en 1807 fut envahi. Une partie de la population espagnole, fanatisée par les prêtres, se souleva contre les Français. Bientôt l'excellente infanterie britannique, commandée par le futur duc de Wellington mit pied en Espagne, en passant par le Portugal, en 1808 et, avec l'aide des nationalistes espagnols, poussa l'armée française hors de la Péninsule Ibérique. Alors que les meilleures troupes de l'armée française étaient engagées en Espagne, l'Autriche attaqua une nouvelle fois la France en Allemagne et fut finalement vaincue lors de la bataille de Wagram. Le maréchal Lannes, compagnon, et ami, de l'Empereur, périt à Essling. Il fut immédiatement remplacé par son fidèle LENIF, Général qui l'avait accompagné durant toute la campagne d'Italie.
Alexandre I, poussé par la noblesse russe acquise aux Britanniques, refusa de coopérer avec Napoléon pour porter le coup final au Royaume-Uni. Napoléon, croyant cette guerre inévitable, envahit la Russie en 1812. La grande Armée, appuyée des alliés italiens, allemands, autrichiens, devint gigantesque : ce sont plus de 600 000 hommes qui franchirent le Niémen.
Les Russes, dirigés par Koutousov, suivirent la stratégie de la terre brûlée, reculant sans cesse devant les troupes françaises. La bataille de la Moskowa, le 12 septembre, ne permit pas de désigner un vainqueur. Bien que les Russes abandonnent le terrain, les pertes furent presque équivalentes dans les deux camps.
Dès le lendemain de l'entrée des troupes françaises dans Moscou, les Russes incendièrent la ville et Napoléon dut faire retraite. L'hiver, soudain en ces régions, était dangereusement proche : Napoléon, espérant une démarche de la part d'Alexandre, fit retarder la retraite jusqu'au dernier moment.
Les troupes françaises effectuèrent une retraite extrêmement éprouvante vers l'Allemagne dans l'hiver russe et par les régions dévastées qu'elles avaient parcourues pour y aller. Des 500 000 hommes qui entrèrent en campagne, seules quelques dizaines de milliers franchirent la Bérézina. La Grande Armée était détruite.
Encouragés par ce dramatique échec, plusieurs rois reprirent les armes contre la France. À la suite de la trahison d'une partie de ses troupes, Napoléon subit une défaite décisive à la bataille de Leipzig, aussi appelée « Bataille des nations », qui vit s'opposer 180 000 Français à 300 000 alliés (russes, autrichiens, allemands, suédois). Le Maréchal Poniatowski, prince polonais et neveu du dernier roi de Pologne, y perdit la vie en tentant de traverser l'Elster avec ses hommes. On dénombra 100 000 morts et blessés.
La campagne de France
Poniatowski
En 1814, une alliance entre la Grande-Bretagne, la Russie, la Prusse et l'Autriche fut formée. Malgré les incroyables victoires de Champaubert et Montmirail, que Napoléon remporta à la tête d'une armée de jeunes recrues inexpérimentées (les « Marie-Louise »), Paris tomba le 31 mars et les maréchaux forcèrent Napoléon à abdiquer.
Il pensait que les alliés allaient le séparer de l'Impératrice et de son fils le Roi de Rome.
Dans la nuit du 12 au 13 avril il prit la dose de poison qui devait lui permettre de se suicider, de l'opium dans un peu d'eau. On lui avait assuré que ce poison était plus que suffisant pour tuer deux hommes.
Il a choisi cette mort parce qu'il pensait qu'on allait par la suite exposer son corps aux Français, et il voulait que sa garde reconnaisse son visage calme qu'elle lui connaissait au milieu des batailles.
Après de longues minutes d'agonie, l'Empereur se plaignait du lent effet de la préparation d'opium qu'il avait prise.
Il déclara à Armand de Caulaincourt « Qu'on a de peine à mourir, qu'on est malheureux d'avoir une constitution qui repousse la fin d'une vie qu'il me tarde tant de voir finir ! »
Les nausées de Napoléon furent de plus en plus violentes, il ne fut plus maître de s'empêcher de vomir, comme il l'avait été jusqu'alors, puis par la suite viennent les effets de vomissement, la longue agonie se poursuivit jusqu'a la venue du docteur Yvan.
Napoléon lui demanda de lui donner une autre dose de poison pour qu'il puisse mourir, le docteur refusa en disant qu'il n'était pas un assassin et qu'il ne ferait jamais quelque chose contre sa conscience.
L'agonie de l'empereur se poursuivit, Caulaincourt sortit de la pièce pour demander au valet de chambre et au service intérieur de garder le silence. Napoléon rappela Caulaincourt en lui disant qu'il préférait mourir plutôt que de signer le traité.
Les effets du poison se sont par la suite dissipés et l'Empereur a pu reprendre ses activités normales.
On ne sait pas exactement comment l'Empereur à survécu à la dose de poison qu'il a prise, soit son estomac se révulsa, soit le poison avait perdu de sa force.
Il fut exilé à l'île d'Elbe, selon le traité de Fontainebleau, conservant le titre d'Empereur mais ne régnant que sur cette petite île.
Les Cent-Jours
En France, Louis XVIII écarta « Napoléon II » et prit le pouvoir. Napoléon s'inquiéta du sort de sa femme et surtout de son fils qui était aux mains des Autrichiens. Le gouvernement royaliste refusa bientôt de lui verser la pension promise et des rumeurs circulèrent quant à sa déportation vers une petite île de l'océan Atlantique sud.
C'est alors que Napoléon, s'arrachant à sa geôle, mit pied sur le continent en mars 1815, près de Cannes. Les armées envoyées pour l'arrêter l'accueillirent en héros partout sur son trajet, sur la route qui porte désormais son nom. Le maréchal Ney, qui avait juré à Louis XVIII de lui ramener Bonaparte dans une cage de fer, s'inclina devant son ancien souverain, ce qui lui valut d'être le seul maréchal exécuté pour trahison lors de la Seconde Restauration. Napoléon arriva sans coup férir à Paris . la période dite des Cent-Jours s'ouvrait. L'échec était probable : son armée fut finalement défaite à la bataille de Waterloo le 18 juin 1815. La jonction des armées prussiennes et britanniques, que n'avait pu empêcher le maréchal Grouchy, eut raison des troupes impériales.
La Route Napoléon
1er mars 1815 : Débarqués à Golfe-Juan, Napoléon et sa petite troupe, gagnent Cannes où ils arrivent tard et d'où ils repartent tôt.
2 mars : Voulant éviter la voie du Rhône qu'il sait hostile, Napoléon fait prendre alors la route de Grasse pour gagner, par les Alpes, la vallée de la Durance. Au-delà de Grasse, la colonne s'engage dans de mauvais chemins muletiers et s'arrête à Saint-Vallier, Escragnolles, et Séranon.
3 mars : Après une nuit de repos, elle gagne Castellane ; dans l'après-midi, elle atteint Barrême. Le
4 mars : Napoléon trouve à Digne la route carrossable et fait étape le soir au château de Malijai, attendant avec impatience des nouvelles de Sisteron dont la citadelle, commandant le passage étroit de la Durance, peut lui barrer la route.
5 mars : Sisteron n'est pas gardée et Napoléon y déjeune, puis quitte la localité dans une atmosphère de sympathie naissante. Le soir, il arrive à Gap et y reçoit un accueil enthousiaste.
6 mars : Il couche à Corps.
7 mars : Il gagne la Mure, puis trouve en face de lui, à Laffrey, des troupes envoyées de Grenoble. C'est ici que se situe l'épisode fameux que commémore aujourd'hui, dans la "prairie de la Rencontre", un monument. Le soir même, Napoléon fait son entrée à Grenoble aux cris de "Vive l'Empereur".
1932 : La Route Napoléon est inaugurée. Des aigles volants dont le symbole est inspiré des paroles de Napoléon : « L'Aigle volera de clocher en clocher jusqu'aux tours de Notre-Dame » jalonnent ce parcours.
Déportation à Sainte-Hélène et naissance d'un mythe
Napoléon fut emprisonné et déporté par les Britanniques sur l'île Sainte-Hélène, commandé par Sir Hudson Lowe. Avec une petite troupe de fidèles, parmi lesquels le Comte de Las Cases, il se dédia à l'écriture de ses mémoires pour la postérité. Dans la seconde moitié du mois d'avril 1821, il écrivit ses dernières volontés et plusieurs codicilles lui-même, une quarantaine de pages au total. Ses derniers mots furent : « France, armée, Joséphine », ou, selon les « mémoires de Sainte Hélène » : « ...tête...armée...Mon Dieu ! ».
En 1955, le journal de Louis Marchand, le valet de Napoléon, fut publié. Il décrit les derniers mois de Napoléon jusqu'à sa mort et beaucoup en conclurent qu'il fut empoisonné à l'arsenic. En 2001, Pascal Kintz de l'Institut Légal de Strasbourg accrédita cette thèse avec une étude du niveau d'arsenic trouvé dans les cheveux de Napoléon après sa mort, de 7 à 38 fois le niveau normal. Des analyses du magazine Science & vie montrent que des concentrations similaires d'arsenic peuvent être trouvées dans des échantillons prélevés en 1805, 1814 et 1821. Il faut mentionner la coutume de l'époque de porter des perruques qui étaient poudrées. De plus, si l'on en croit des chercheurs suisses, Napoléon serait mort d'un cancer à l'estomac, même si l'empereur montrait un certain embonpoint au moment de sa mort (75,5 kg pour 1,67 m), les chercheurs ont observé les pantalons qu'il mettait à l'époque et constaté qu'au cours des 5 derniers mois avant sa mort, il avait perdu près de 11 kg. Cette hypothèse avait été avant écartée car il était tout de même un peu trop en chair pour avoir un cancer.
1821
Napoléon demanda à être enterré sur les bords de la Seine, auprès du peuple français qu'il a tant aimé, mais lorsqu'il mourut en 1821 il fut inhumé à Sainte-Hélène. En 1840, son corps fut rapatrié triomphalement et il fut placé aux Invalides à Paris dans une urne en porphyre (don de la Russie à la France).
Regards des contemporains
- Chaptal : Napoléon se servait lui-même des journaux pour faire la guerre à ses ennemis, surtout aux Anglais. Il rédigeait personnellement toutes les notes qu'on insérait dans le Moniteur, en réponse aux diatribes ou aux assertions qu'on publiait dans les gazettes anglaises. Lorsqu'il avait publié une note, il croyait avoir convaincu. On se rappelle que la plupart des notes n'étaient ni des modèles de décence, ni des exemples de bonne littérature ; mais nulle part il n'a mieux imprimé le cachet de son caractère et de son genre de talent.
"Je n'ai eu qu'un seul vrai soldat, c'est toi mon Dedes" fut sa dernière phrase.
Les réalisations de Napoléon Bonaparte
Sous le consulat
Le consulat est essentiellement une période de pacification et de stabilisation de la France, après la décennie révolutionnaire. De nombreuses institutions sont fondées, qui survivent longtemps à leur créateur ; elles reprennent certains acquis de la Révolution.
- Le 13 décembre 1799 (22 frimaire an VIII) l’article 52 de la constitution institue le Conseil d’État.
- Le 13 décembre 1799 (22 frimaire an VIII) Bonaparte crée le Sénat.
- Le 13 février 1800 (24 pluviôse an VIII) création de la Banque de France.
- Le 17 février 1800 (28 pluviôse an VIII) Bonaparte crée le corps préfectoral.
- Le 8 avril 1802 (18 germinal an X) Napoléon Bonaparte signe avec le pape Pie VII le Concordat.
- Le 1802 (11 floréal An X) le premier consul créa les lycées.
- Le 19 mai 1802 (29 floréal an X) est créée la Légion d'honneur.
- Le 24 décembre 1802 sont crées les 22 Chambres de commerce.
- Le 7 avril 1803 (17 germinal an XI) est créé le franc Germinal.
- Le 21 mars 1804 (30 ventôse an XII) le Code Civil est promulgué.
Sous l'Empire
- Le 18 mars 1806(21 germinal an IX) le premier conseil de prud'hommes est créé.
- Le 10 mai 1806 l'université est recréée, après son abolition par la Révolution, sous une forme proche de l'actuelle. La Sorbonne existait déjà depuis 1257.
- En 1806 Napoléon Ier commande l'Arc de triomphe de l'Étoile.
- Le 9 février 1807 il ressuscite la fonction de Grand Sanhédrin (ce qui facilite l'assimilation des juifs dans l'Empire).
- Le 16 septembre 1807 l'empereur Napoléon 1er crée la Cour des Comptes.
- En 1807 Napoléon confie à Alexandre Théodore Brongniart la construction de la future Bourse de Paris.
- Le 17 mars 1808 Napoléon crée par décret impérial le baccalauréat.
- Le 12 février 1810 promulgation du Code pénal.
L'esclavagisme
Napoléon fut aussi celui qui rétablit l'esclavage, aboli par la République en 1794. En mai 1802, après la signature d'un traité avec l'Angleterre restituant la Martinique à la France, « l'esclavage ainsi que la Traite des Noirs et leur importation dans lesdites colonies auront lieu conformément aux lois et règlements antérieurs à 1789 ».
Début juin, il fit arrêter et déporter Toussaint Louverture, qui avait pris la tête de la révolte des esclaves noirs de Saint-Domingue onze ans plus tôt, et qui, s'appuyant sur les idéaux de la Révolution et confiant dans les hommes censés les représenter, avait rallié l'île à la France. Il devait mourir un an plus tard au Fort de Joux, dans le Jura. Quant aux armées napoléoniennes, elles provoquèrent bien des massacres lors de la deuxième révolte des esclaves de Saint-Domingue, avant que ceux-ci en sortent victorieux et créent la première République noire indépendante en janvier 1804.
La Guadeloupe se revolta aussi en 1802 mais la rébellion conduite par Louis Delgrès échoua.
Il faut signaler que Napoléon 1er, de retour de l'île d'Elbe pour 3 mois, décréta une abolition immédiate de l'esclavage. Sa décision sera confirmée par le traité de Paris le 20 novembre 1815. Néanmoins, à la restauration, celle-ci restera lettre morte.
La famille
Mariages et enfants
Napoléon s'est marié deux fois :
- Le 9 mars 1796 avec Joséphine de Beauharnais qui sera couronnée impératrice. Ce mariage restant sans enfants, se terminera par un divorce.
- Le 11 mars 1810 (par procuration) avec l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche, qui lui donnera un fils : Napoléon François Joseph Charles Bonaparte (° 20 mars 1811, † 22 juillet 1832), roi de Rome, duc de Reichstadt, plus connu sous le nom de Napoléon II, bien qu'il n'ait jamais régné en pratique, son règne fut en théorie de 15 jours entre la première abdication de Napoléon et la charte de 1814. Le surnom de l'Aiglon lui vient de poèmes de Victor Hugo écrits en 1852.
Napoléon a également eu au moins deux enfants illégitimes, qui tous les deux ont eu des descendants :
- Charles, comte Léon (° 1806, † 1881), fils de Catherine Éléonore Denuelle de la Plaigne (° 1787, † 1868).
- Alexandre, comte Walewski, (° 4 mai 1810, † 27 octobre 1868), fils de la comtesse Walewska (° 1789, † 1817).
Et selon des sources plus contestées :
- Émilie Louise Marie Françoise Joséphine Pellapra, fille de Françoise-Marie Leroy.
- Karl Eugin von Mühlfeld, fils de Victoria Kraus.
- Hélène Napoléone Bonaparte, fille de la Comtesse Montholon.
- Jules Barthélemy-Saint-Hilaire (° 19 août 1805, † 24 novembre 1895) dont la mère reste inconnue.
Frères et sœurs
- Caroline Bonaparte
- Elisa Bonaparte
- Jérôme Bonaparte
- Joseph Bonaparte
- Louis Bonaparte
- Lucien Bonaparte
- Pauline Bonaparte
Neveux et nièces
- Louis-Napoléon Bonaparte, son neveu, profita de la popularité de Napoléon I, d'abord pour se faire élire Président de la République sous la II République, puis pour prendre le pouvoir et établir le Second Empire, régnant sous le nom de Napoléon III. Durant son règne de nombreuses législations sociales et modernes ont été adoptées. Il capitule et se rend aux prussiens en 1870, suite à la défaite de Sedan.
- Pierre-Napoléon Bonaparte
- Charles Lucien Bonaparte zoologiste
Descendance célèbre
- Marie Bonaparte
Divers
- Napoléon Bonaparte était épileptique.
- L'un de ses bicornes a été adjugé le 19 octobre 2005 pour 66 000 livres.
Bibliographie
- Jean Tulard, Napoléon ou le Mythe du Sauveur
- Jean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon
- Thierry Lentz (en collaboration), Autour de l'empoisonnement de Napoléon, préfacé par Jean Tulard, Éd. Nouveau Monde, 2002
- Thierry Lentz, le Sacre de Napoléon, Éd. Nouveau Monde, 2003
- Thierry Lentz, Napoléon, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 2003
- André Suarès, Vues sur Napoléon, Grasset, 1933
- Adolphe Thiers, Histoire du Consulat et de l'Empire
- Jacques-Olivier Boudon, Histoire du Consulat et de l'Empire, Tempus
- Eric Anceau, Napoléon, librio
- Pierre Norma, Napoléon
- Chaptal, Mes souvenirs sur Napoléon
- François-René de Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe, livres XXIX à XXII
- Jacques Bainville, Napoléon, 1931
- Steven Englund, Napoléon « a political life », 2003
- Didier Le Gall, Napoléon et le Mémorial de Sainte-Hélène, Analyse d'un discours, Préface de Jean-Paul Bertaud, Editions Kimé, 2003.
- Maximilien Vox, Napoléon. Paris (France). Éditions du Seuil, collection Le temps qui court. 1959. 184 pages.
- Tolstoï, Guerre et Paix
- Stendhal, La Chartreuse de Parme
- Henri Guillemin, Napoléon, légende et vérité. Éditions Utovie.
- Patrick Rambaud, La Bataille
- Patrick Rambaud Il neigeait
- Patrick Rambaud L'absent
- Patrick Facon, Renée Grimaud et François Pernot, l'Homme d'État absolu. – Évreux : Éditions Atlas, coll. « La glorieuse épopée de Napoléon », 2004. – 128 p., 31 cm. – ISBN 2-7312-2920-9.
- Antoine Auger, Jacques Garnier, Vincent Rollin ; sous la dir. de Dimitri Casali, Napoléon Bonaparte (avec une préface de Jean Tulard). – Paris : Larousse, 2004. – 407 p., 29 cm. – ISBN 2-03-505406-0.
- Jean Defranceschi, la Jeunesse de Napoléon : les dessous de l'histoire. – Paris : Lettrage distribution, coll. « Lettrage » n° 6, 2001. – 384 p., 22 cm. – ISBN 2-9516656-0-1.
- Jacques Macé, Dictionnaire historique de Sainte-Hélène : chronologique, biographique et thématique. – Paris : Tallandier, coll. « Bibliothèque napoléonienne », 2004. – 488 p., 22 cm. – ISBN 2-84734-120-X.
Filmographie sélective
Parmi les très nombreux films et téléfilms consacrés au personnage ou le faisant figurer, avec l'acteur qui l'y incarne :
- 1912 : Napoléon de Louis Feuillade (France)
- 1927 : Napoléon d'Abel Gance avec Albert Dieudonné (France)
- 1929 : Sainte-Hélène (Napoleon auf St. Helena) de Lupu-Pick avec Werner Krauss (France)
- 1934 : Napoléon Bonaparte d'pays d'Europe, membre du Conseil de l'Europe (1951), de l'OCDE, de l'Union de l'Europe Occidentale (1954), de l'OTAN (1955), de l'Union européenne (1958), de l'ONU (1973), de l'OSCE et de la zone euro.
Histoire
Article détaillé : Histoire de l'Allemagne
Même si l'allemand et le sentiment national germanique datent de plusieurs siècles, le territoire connu maintenant comme l'Allemagne ne fut créé qu'en 1871, lorsque la Confédération de l'Allemagne du Nord, alors dominée par la Prusse, et les États du sud (le grand-duché de Bade, les royaumes de Wurttemberg et Bavière) devinrent l'Empire allemand.
L'Allemagne, qui était devenue une des puissances politiques majeures en Europe s'engagea dans la Première Guerre mondiale aux côtés de l'Autriche-Hongrie (1914) et envahit la France. Après les premiers assauts, la guerre s'orienta vers une longue et lente guerre de position dans les tranchées, meurtrière d'un côté comme de l'autre. Elle prit fin en 1918, et l'empereur allemand, le Kaiser dut abdiquer en raison de la révolution allemande. Lors du traité de Versailles, l'Allemagne fut jugée responsable de la guerre.
Le pangermanisme dévoyé en un nationalisme raciste, le ressentiment contre le | | |