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Écriture ja:文字 zh-min-nan:Bûn-jī hē-thóng
L'écriture est un système de représentation graphique d'une langue, au moyen de signes inscrits ou dessinés sur un support.
L'invention de l'écriture par l'homme correspond au passage de la préhistoire à l'histoire en une transition de plusieurs millénaires.
En effet, l'homme a appris à compter avant d'inventer un quelconque système d'écriture. Le comptage est attesté vers -40 000 ans pour la quantification de transactions commerciales. Tandis que, si l'écriture, comme l'histoire, « commence à Sumer » (pour citer Noah Kramer), c'est-à-dire si elle est attestée à partir d'une date approximative (vers -3 000, à Sumer), ceci ne signifie pas qu'elle était inconnue auparavant. Ainsi, en 1961, on a découvert à Tartaria (Roumanie) trois tablettes d'argile présentant des signes proches des pictogrammes sumériens, datées par carbone 14 de plus de sept mille ans : mille ans avant le début du rayonnement de Sumer.
L'homme n'a très probablement pas écrit « spontanément » sur des tablettes d'argile sans essais préalables. Il ne fixe l'écriture pour l'éternité (pense-t-il) qu'à partir du moment où il la maîtrise suffisamment.
Avant de la fixer sur des matériaux pérennes, il emploie des matériaux périssables, tels que peaux d'animaux, bois ; et sans doute commença-t-il par tracer des signes sur la terre battue ou le sable.
Systèmes d'écriture
Un système d'écriture correspond généralement à la langue parlée. Il est alors dit logographique (on prononce ce qu'on lit); cependant, ce n'est pas le cas des systèmes pictographiques.
Un même système peut servir à plusieurs langues et une même langue peut être représentée par plusieurs systèmes.
Les graphèmes fondamentaux d'une écriture peuvent être complétés par l'utilisation de diacritiques, de ligatures, de graphèmes modifiés.
graphèmes modifiés
- Écritures alphabétiques
- Caractères arabes (abjad à variantes contextuelles)
- Caractères berbères (tifinagh)
- Caractères coréens (le Hangul) : système alphabétique groupant les lettres par blocs de deux à quatre signes.
- Caractères cyrilliques
- Caractères hébraïques
- Caractères helléniques
- Alphabet grec
- Alphabet gotique
- Caractères latins
- Alphabet latin
- Romanisations
- Alphabets de l'Inde (semi-syllabaires la plupart du temps à variantes contextuelles)
- Devanâgarî
- Bengalî
- Gujarâtî
- Tamoul
- Télougou
- Gurmukhî
- Autres alphabets issus du brahmique
- Khmer
- Laotien
- Thai
- Tibétain
- Caractères scandinaves (les runes)
- Futhark
- Nouveau Futhark
- Les runes pointées
- Écritures syllabiques
- Linéaire B
- Syllabaire inuktitut
- Syllabaire cherokee
- Caractères japonais kanas
- Hiragana
- Katakana
- Écritures logographiques (ou apparentées)
- Caractères chinois ou sinogrammes (chinois, Hanzi) : Utilisés également par les Japonais qui les appellent Kanji. Les Coréens les utilisent pour écrire les noms propres. Cette écriture n'est pas réellement idéographique, car à un signe ne correspond pas toujours une idée. Elle est monosyllabique en chinois.
- Caractères tangoutes
- Caractères égyptiens
- Les hiéroglyphes
- Les hiéroglyphes linéaires
- L'écriture hiératique (ces caractères ont presque perdu leur aspect représentatif)
- L'écriture démotique
- Les hiéroglyphes mayas
- Les hiéroglyphes hittites
- Écritures cunéiformes
- Caractères sumériens
- Caractères akkadiens
Bibliographie
- Calvet (Louis-Jean), (1996), Histoire de l'écriture, Hachette (rééd. de 1998), ISBN 2-01-278887-4
- Daniels (Peter T.), Bright (William) (1996), The World's Writing Systems, Oxford University Press, ISBN 0195079930
Voir aussi
- boustrophédon
- Braille
- calligraphie
- chiffre
- diacritique
- écriture littéraire
- les Écritures, en religion
- épigraphie
- Expert en écritures et documents
- graphologie
- lettre
- ligature
- paléographie
- papyrus
- stoïchédon
- typographie
- variante contextuelle
Liens externes
- [http://classes.bnf.fr/dossiecr/chr-ecri.htm Brève chronologie de l'écriture, dossier réalisé par la BNF] ;
- [http://www.omniglot.com Omniglot, un site très complet et sérieux sur la question].
EcritureEcriture
Signe
Un signe est une chose ou un phénomène remarquable et significatif, dont la perception constitue un indice concernant l'occurrence d'un événement passé ou futur, ou bien la connaissance d'un état présent, mais caché :
- pour la religion chrétienne, signe est synonyme de miracle (sens originel du mot) ;
- en médecine, un signe est un indice objectif d'un processus pathologique déterminé ;
- Bon, mauvais signe. Bon, mauvais présage.
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Un signe est également un objet, un geste, une représentation d'objet, ou une représentation abstraite ayant une signification naturelle ou conventionnelle pour un groupe humain donné :
- signe de (la) croix : geste pratiqué au sein de la religion chrétienne figurant la croix de Jésus-Christ ;
- en astrologie, un signe astral, ou signe du zodiaque, désigne chacune des douze parties de l'écliptique que le soleil semble parcourir pendant une année.
- en linguistique, un signe représente la manifestation d'un concept ;
- en mathématiques, un signe désigne le symbole d'une opération mathématique ; un signe algébrique est un des deux symboles, + (plus) ou - (moins), utilisés pour l'écriture d'un nombre, et servant à préciser s'il est positif ou négatif ;
- en écriture, un signe est synonyme de graphème, ou de caractère (typographie).
Voir aussi
- sémiologie ou sémiotique, étude des signes (plusieurs acceptions, dans les domaines de la médecine, de la communication et de la linguistique)
- signe ostentatoire, une voiture de luxe pour la richesse, un symbole pour la religion
Catégorie:Symbolique
ja:記号
Préhistoire ko:선사시대 ja:先史時代 th:ยุคก่อนประวัติศาสตร์
Définition
Selon la définition généralement retenue, la préhistoire est la période qui s’étend de l’apparition de l’homme jusqu’à l’apparition des premiers documents écrits ou premières sources historiques. S’agissant d’une civilisation particulière, la préhistoire s’achève dès lors que des sources historiques, même postérieures, sont disponibles sur cette civilisation.
Ainsi, en Égypte, la préhistoire s’achève vers -3500, alors qu’en Nouvelle-Guinée, elle se termine vers 1900. La transition avec l’Histoire se fait avec la protohistoire, période durant laquelle les sources historiques existent, mais sont soit postérieures, soit extérieures.
Le terme de préhistoire montre aussi l’importance de l’écrit dans la civilisation occidentale. S’il peut paraître inconcevable de découper l’Histoire, que ce soit celle de l’humanité ou de l’univers, par rapport à l’apparition de l’écriture, c’est pourtant ce que trahit l’usage du terme de préhistoire en attendant une nouvelle façon de concevoir l’Histoire.
Chronologies
Voir le Tableau synoptique des principales cultures préhistoriques du Vieux Monde
La chronologie de la préhistoire a commencé à être établie au , faisant suite aux travaux des grands systématiciens du siècle précédent, Linné, Buffon, qui avaient largement fait reculer l’origine de la vie sur Terre. On considère que cette chronologie, initiée par les découvertes de Boucher de Perthes fut établie en 1912 par l’abbé Breuil à la suite des nombreuses fouilles de la deuxième moitié du XIX siècle.
La préhistoire se découpait initialement en trois âges correspondant à l’usage successif de trois technologies différentes : la pierre, le bronze et le fer.
- les âges de la pierre ;
- l’Âge du bronze ;
- l’Âge du fer.
Ces âges furent à leur tour subdivisés en plusieurs périodes de durées très inégales pour répondre aux besoins des préhistoriens. Le découpage en périodes s’explique par la diversité des « cultures matérielles » existant pour chaque âge; certains sites archéologiques très riches (ou simplement parce qu’ils étaient les premiers d’un nouveau type à être découverts) ont alors servi de référence pour une période, comme Hallstatt ou La Tène pour l’âge du fer.
- les âges de la pierre :
- paléolithique :
- paléolithique archaïque (Afrique) ;
- paléolithique inférieur ;
- paléolithique moyen ;
- paléolithique supérieur ;
- paléolithique final (Afrique).
- mésolithique :
- épipaléolithique ;
- post-glaciaire.
- paléoindien (Amérique du Nord)
- formatif (Amérique du Nord)
- jomon (Japon)
- néolithique
(les périodes suivantes entrent aussi dans la Protohistoire)
- l’Âge du bronze
- Bronze ancien
- Bronze moyen
- Bronze final
- l’Âge du fer
- Hallstatt
- La Tène
Ces catégories basées sur l’étude des vestiges durables (outillage de pierre essentiellement, puis productions de céramique et métallurgie) se sont beaucoup affinées avec les outils de recherche modernes.
D’autres catégories, de moindre durée, existent mais sont non reconnues pour l’ensemble des régions du globe ou par l’ensemble de la communauté scientifique. C’est le cas, par exemple, de l’Âge du cuivre ou du Chalcolithique.
Récemment, les périodes de la préhistoire ont commencé à s’effacer devant la notion de cultures. Cette subdivision, plus fine, est la plus récente. Elle prend davantage en compte les limites géographiques des aires culturelles et répond à une connaissance accrue de la préhistoire. Selon les préhistoriens français et pour la France, 13 cultures sont connues pour l’âge de la pierre :
- Les premières civilisations
- l’Abbevillien
- l’Acheuléen
- le Moustérien
- le Châtelperronien
- l’Aurignacien
- le Gravettien
- le Solutréen
- le Magdalénien
- les civilisations post-glaciaires
- le Cardial
- le Danubien
- le Chasséen
- le Néolithique
En plus des cultures matérielles, l’étude de la préhistoire est aujourd’hui inséparable de l’étude de l’environnement à chaque époque.
L’étude des modifications des climats et en particulier des glaciations, des modifications de la faune et de la flore, permettent de restituer les différentes cultures et migrations humaines dans leur contexte.
Quand cela est possible la dendrochronologie permet à partir des cernes des arbres de donner des datations exactes pour la période du néolithique par exemple. La datation au carbone 14, ou basée sur d’autre isotopes radioactifs, permet de remonter dans le temps.
Étapes importantes de la préhistoire
- Paléolithique
- Il y a 5 millions d’années : apparition d’Australopithèque,
- Il y a 3 millions d’années : apparition d’Homo habilis souvent considéré comme le premier Homme (1),
- Il y a 400 000 ans : domestication du feu,
- Il y a 80 000 ans : les premières sépultures,
- Il y a 30 000 ans : Homo sapiens est la seule espèce humaine restant après la disparition de l’homme de Néandertal,
- Il y a 20 000 ans : peintures de Lascaux.
- Néolithique
- Vers -12 000 / -10 000 : dolmens et menhirs,
- Vers -10 000 : premiers villages (Çatal Hüyük en Turquie),
- Vers -3 000 : invention de l’écriture et fin de la préhistoire.
(1) De récentes découvertes de fossiles au Tchad remettent cette datation en cause et montreraient que le premier homme est apparu il y a 7 millions d’années.
Définition problématique
La définition « classique » de la préhistoire pose plusieurs problèmes aussi bien sur le choix des critères que sur la datation de ses limites temporelles.
Critères du commencement de la préhistoire
La préhistoire commencerait avec l' « apparition » de l’Homme, or l’Homme n’est que le fruit d’une lente évolution depuis certaines espèces de singes supérieurs. Sa date d' « apparition » est donc non seulement inconnue, mais peu probable. La problématique qui vise à déterminer quand l’homme moderne est apparu sur terre, en déterminant quelle est la première espèce à s’être distinguée des grands singes, est connue sous le nom du chaînon manquant.
Datation du commencement de la préhistoire
Le genre Homo commence traditionnellement avec Homo habilis qui, par la marche, la course et la création d’outils, possède des talents qu’on pensait absents chez ses ancêtres. Or, de récentes découvertes ont montré que l’Australopithèque (son ancêtre admis) aurait également possédé de pareils dons (à un stade plus primitif).
Considérer l’Homo habilis comme le premier Homme fait remonter la préhistoire à 3 millions d’années alors que si l’on considère l’Australopithèque comme le premier Homme, elle remonte à plus de 5 millions d’années. La datation usuelle, toutefois, est de 1,5 millions d’années.
Critères de la fin de la préhistoire
Accepter l’apparition de l’écriture comme critère de la fin de la préhistoire revenait à considérer que l’ensemble des civilisations anciennes de tradition orale, comme celles d’Amérique précolombienne ou d’Afrique noire, étaient des civilisations préhistoriques. Les découvertes récentes qui ont montré le raffinement de ces civilisations ont amené à réviser les critères de passage de la préhistoire à l’histoire. On considère désormais que le passage de la préhistoire à l’histoire s’est fait selon plusieurs critères propres à une civilisation.
Exemples de critères autres que l’apparition de l’écriture :
- sédentarisation avancée (modification de l’habitat, agglomération, etc.),
- socialisation avancée (hiérarchisation, pouvoir administratif, etc.),
- économie avancée (monnaie, échanges commerciaux, etc.).
Datation de la fin de la préhistoire
La fin de la préhistoire doit s’entendre pour une civilisation particulière. Il est donc impossible de donner une date absolue. Il est toutefois admis que les débuts de l’écriture, vers -3500 / -3000, marquaient l’entrée de l’homme dans l’Histoire.
Annexes
- Évolution de l’Homme
- Vers l’ancêtre commun à l’Homme et au Singe
Liens
Classement encyclopédique
- Sciences humaines
- Archéologie
Liens externes
- [http://www.mnha.public.lu/collections/prehistoire/index.html Section Préhistoire du Musée National d'Histoire et d'Art du Grand-Duché de Luxembourg]
- [http://www.hominides.com. La Préhistoire, la chronologie et les hominidés]
- [http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/fr/ Le site culturel français sur la préhistoire]
- [http://www.culture.fr/Groups/archeologie/home Lien vers www.culture.fr/archéologie ]
- [http://site.voila.fr/lapita/index.html Lapita Préhistoire de l'Océanie ]
Voir aussi
- Lexique de l'archéologie
Catégorie:HistoireCatégorie:Préhistoire
Numération
Les systèmes de numération sont les systèmes qui ont permis aux divers peuples d'écrire ou de dire des nombres. Sous leur forme écrite, ils sont nés en même temps que l'écriture de la nécessité d'organiser les récoltes, le commerce et la datation.
Systèmes additifs et positionnels
On distingue deux familles de systèmes de numération
- le système additif dans lequel certains nombres privilégiés sont identifiés, les autres nombres s'obtenant par juxtaposition de symboles. Le lecteur a alors la charge d'additionner les valeurs de chaque symbole pour retrouver la valeur du nombre. C'est le cas des systèmes de numération grecque, égyptienne, gotique ou plus simplement le système unaire. C'est aussi le cas avec une variante soustractive pour le système de numération romaine.
- le système positionnel de base n dans lequel les nombres de 0 à n-1 sont identifiés, la place de ces symboles dans l'écriture du nombre indiquant le poids qui leur est affecté (poids 1, poids n, poids n², ...). On retrouve dans ce système, les systèmes de numération chinoise, maya et babylonienne et notre système de numération décimale ainsi que les systèmes binaire et hexadécimal. Ces systèmes demandent l'invention du zéro positionnel
Numération gestuelles ou parlées
Il convient aussi de distinguer les numérations parlées, les numérations gestuelles (sur les doigts ou le corps).
Les numérations mayas préclassiques utilisaient systématiquement une opération que le linguiste Claude Hagège a proposé d'appeler la « protraction ». La numération yucatèque de l'époque coloniale était encore de ce type. Par exemple, pour dire 35, on utilisait l'expression holhu ca kal que l'on doit reconstituer en holhu tu-ca-KAL dans laquelle holhu renvoie au nombre quinze, tu est la contraction du locatif ti et de l'indice personnel de troisième personne u (uy devant consonne) qui sert à dériver l'ordinal à partir du cardinal, ca désigne le nombre deux (donc ici deuxième) et enfin KAL est le classificateur mesure des vingtaines. D'où la glose : 15 vers le deuxième VINGT (sous-entendu et donc depuis le premier vingt).
Voir aussi
- Nombres dans le monde,
- chiffres dits arabes,
- Système unaire,
- Système bibi-binaire.
ja:位取り記数法
ko:기수법
TartariaCatégorie:Histoire de la Roumanie
Petite localité au centre de la Roumanie, lieu d'une découverte exceptionnelle, dont la signification reste encore un mystère.
Longtemps, on a cru que les tables étaient "importées" de Sumer, avant d'établir par datation avec C-14 en Russie et Italie, qu'elles avaient 1000 ans de plus que les tables de Sumer.
Des savants russes, américains, bulgares et britanniques suggèrent que le peuple de Sumer a émmigré vers l'Orient à partir de l'espace carpato-danubien, ce qui pourrait expliquer les differences surprenantes entre les summeriens et leurs voisins sémites.
Langage als:Sprache ja:言語 ko:언어 ms:Bahasa simple:Language tokipona:toki zh-cn:语言 zh-tw:語言
Catégorie:Linguistique Catégorie:Philosophie
Le langage est la faculté de mettre en œuvre un système de signes linguistiques (qui constituent la langue) permettant la communication et l'expression de la pensée. La linguistique est l'étude scientifique du langage.
Quelques questions sur le langage
On considère souvent le langage comme le moyen d'exprimer une idée ; il serait donc un instrument de la pensée. Il y a pourtant des cas où le langage semble nous dépasser : dans le cas du lapsus, nous disons autre chose que ce que nous voulons dire ; et dans le cas, s'il existe, où l'on parle pour ne rien dire.
Le langage n'est-il qu'un instrument de communication et d'expression ? Ne fait-il qu'exprimer une pensée ?
Cette problématique philosophique du langage concerne le statut métaphysique de la pensée : si la pensée préexiste au langage, il est possible de se passer de cette forme matérielle ; mais si la pensée ne peut se réduire au langage, alors ce dernier a un pouvoir spécifique, indépendant des autres facultés.
Ce problème de la liaison du langage et de la raison est lié également à la question de savoir si le langage révèle la nature spirituelle de l'Homme, si le langage est le propre de l'Homme.
Le langage humain
Les travaux de Karl von Frisch, zoologiste autrichien (1886-1982) ont permis de découvrir le « langage » des abeilles qui s'expriment par l'orientation de leur danse en 8. Ces travaux furent ensuite relayés par Émile Benveniste, linguiste, qui a établi que le langage animal était un « code de signaux ». Le langage humain présente des capacités qui le distinguent du langage animal.
Spécificités du langage humain
- La capacité à l'alternance : c'est ce qui permet un aller-retour entre les interlocuteurs dans une véritable communication à double sens. La différence est à soigneusement établir avec le langage animal dont les signaux émis unilatéralement déclenchent une réaction et non d'entrer en relation sur le mode du langage.
- La capacité à exprimer le possible et non seulement le réel présent. C'est la condition sine qua non de la capacité d'abstraction.
- La capacité à exprimer des liens logiques : elle permet que naisse l'argumentation.
- La capacité à exprimer la mémoire du passé : l'aboutissement le plus achevé de cette capacité est l'écriture, mais la transmission orale existait antérieurement, usant de cette même capacité.
- Chez les animaux, il s'agit d'un besoin : chez les humains « l'art de communiquer nos idées dépend moins des organes qui nous servent que d'une faculté propre à l'Homme, qui fait employer ses organes à cet usage » (Essai sur l'origine des langues, Jean-Jacques Rousseau). Ce n'est pas spécialement une aptitude physique qui donne aux Hommes le langage.
- L'Homme est « capable d'arranger ensemble diverses paroles et d'en composer un discours ». (René Descartes). C'est ce que le linguiste Martinet a nommé la double articulation. Avec un nombre fini de moyens (les phonèmes ou à l'écrit les graphèmes), l'Homme est capable de composer une infinité de discours.
- Le langage humain est acquis. Tandis que le langage animal est inné. En effet, l'Homme doit apprendre à parler : à 4-5 mois, il gazouille, à 10 mois, il connaît 3 ou 4 mots pour maîtriser l'usage de plus de 3000 mots vers 3 ans.
Critique de la spécificité du langage humain
L'Homme n'a pas possédé de tous temps un langage articulé ; dans ce cas, le langage ne permet pas de définir une nature spirituelle qui distinguerait l'Homme de l'animal. Ce qui n'empêche pas de rechercher ce qui particularise l'Homme.
Certains animaux comme certaines espèces d'oiseaux (par exemple l'oiseau Lyre) n'ont pas de langage propre, ils apprennent au contact de leur parents et plus largement au contact de leur milieu ce qui constituera leur « langue ». Dans une moindre mesure, des espèces comme les vervets apprennent au contact de leur congénères la signification de certains cris.
Les troubles du langage
Parmi les troubles répertoriés concernant le langage et la parole (rééduqués par l'orthophoniste), nous pouvons relever entre autres :
- l'aphasie ;
- la dysphasie ;
- l'anarthrie ;
- la dysarthrie ;
- la dyslalie ;
- la dyspraxie.
en revanche on peut trouver des animeaux qui parlent par le langage des hommes tel que le perroquet donc on peut dire que le langage de cet espèce est acquis (en quelque sorte)
Les rapports entre langage et pensée
La fonction du langage, dit-on, est dexprimer la pensée en la manifestant extérieurement. Il faut pourtant apporter à cette formule une précision importante, et même en souligner l'insuffisance. En effet :
- La pensée doit ici être entendue au sens conceptuel, voire rationnel : l'expérience a montré que les singes anthropoïdes peuvent accéder à une expression symbolique abstraite (utilisation du « langage des signes » des sourds-muets, manipulation de symboles abstraits), mais il n'a jamais pu être établi qu'un animal soit capable d'exprimer une idée, ni même un concept. En d'autres termes, certains animaux sont capables d'exprimer leurs besoins (la faim, la soif), leurs émotions (désirs ou craintes, tristesse ou joie...), mais aucun ne semble capable de porter un jugement liant des concepts. Cette précision rejoint la remarque déjà formulée par des philosophes. Par exemple, remarque Aristote, les animaux peuvent exprimer le plaisir ou la douleur, qui sont des sensations, non le juste et l'injuste, qui sont des idées (et c'est pourquoi l'Homme, et l'Homme seulement, est « un animal politique »). Selon Descartes, seul le langage (sous la forme de paroles articulées ou de tout autre système de signes équivalent) est capable de formuler des idées et de les communiquer à d'autres.
- La raison de ce lien privilégié entre pensée et langage est elle aussi exposée par des philosophes (Hobbes, Rousseau...) : le langage n'est pas simplement l'expression de la pensée ; il en est le point de départ et l'instrument : penser, c'est « se parler », se dire en quelque sorte des choses à soi-même. La pensée, disait déjà Platon, est « le dialogue de l'âme avec elle-même ». Et s'il est vrai que le langage, par lui-même, ne pense pas, il est néanmoins indispensable à la pensée et à son déploiement : s'il est vrai que le langage est l'expression de la pensée, il faut ajouter que la pensée est une parole intérieure.
Limites du langage
Une caractéristique importante du langage humain réside dans ce que de Saussure a nommé l'« arbitraire du signe » : il n'y a aucun lien motivé intrinsèquement entre le concept et la forme. Par exemple, la forme chien ne ressemble en rien à l'animal en question. L'arbitraire du signe permet donc une très grande économie dans le système lexical : une même forme peut être associée à différents concepts (homophonie ou homonymie) et à l'inverse un même concept peut être associé à différentes formes (synonymie).
Cependant, cette même caractéristique de l'arbitraire du signe qui confère une grande puissance au langage des humains introduit en même temps la possibilité d'énoncés ambigus dans le système. En effet, il faudra souvent se reférer au contexte de la situation de communication pour interpréter des formes comme bureau dans l'expression « le bureau de Paul », par exemple. S'agit-il ici d'un meuble, d'une pièce dans un immeuble ou d'une entreprise ?
Langage et réalité
Bibliographie
- Platon, Cratyle
- Aristote, De L'Interprétation
- Aristote, Les Politiques, Livre I
- Hobbes, Leviathan, I
- René Descartes, Discours de la méthode, V
- Rousseau, Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les Hommes
- Benvéniste, Problèmes de linguistique générale
Langages mathématiques et informatiques
On emploie également le mot langage pour désigner des systèmes d'instructions et de règles syntaxiques servant en particulier à la programmation informatique (voir langage informatique).
Voir aussi
- Linguistique
- Pensée
- Raison
- Enfants sauvages
- Orthophoniste
- Langage formel
- Technesthésie
Lien externe
- [http://djaphil.free.fr/langage.php Peut-on penser sans langage ?]
L'art
Logogramme
Un logogramme (du grec λόγος, « parole », ici « mot », et γράμμα, « caractère, lettre ») est un unique graphème notant un lemme entier et non seulement une partie de ses phonèmes. Dans la majorité des cas, rien n'indique, dans un logogramme, son signifiant (comment il doit être prononcé). En d'autres termes, c'est un signe unique écrit qui représente un mot complet, indépendamment de la langue.
Un logogramme notant un élément abstrait de la réalité (comme une notion, un morphème ou un lemme) est un idéogramme. Celui qui représente directement, en le dessinant, un élément concret de la réalité est un pictogramme. Logogramme ne doit pas être confondu avec logotype.
Logogrammes courants des langues occidentales
Les langues occidentales à alphabet latin ont une très faible part de logogrammes dans leur écriture. Pourtant, parmi les quelques logogrammes utilisés, certains sont d'un emploi très courant.
C'est le cas des chiffres dits « arabes », par exemple. En effet, si l'on prend le logogramme 1, celui-ci correspond dans chaque langue à un signifiant différent. Ces chiffres étant, de plus, utilisés maintenant presque partout dans le monde, le nombre de signifiants que 1 peut représenter est très important :
- un ou une en français ;
- one (voire a ou an) en anglais ;
- uno ou una en castillan ;
- وَاحِد wāḥid en arabe ;
- ichi en japonais, etc.
De plus, dans une suite de logogrammes comme 10, 1 ne se lit plus un, one, etc. mais l'ensemble se dit, dans le même ordre, dix, ten, diez, عَشْرَة ʿašraʰ, jū, etc.
Outre les chiffres, d'autres logogrammes sont célèbres :
- l'esperluette, &, qu'on lira, selon sa langue, et, and, und, y, etc. ;
- l'arrobe, @, qu'on peut prononcer chez en français et at en anglais.
Les logogrammes ont cette caractéristique qu'ils permettent une grande intercompréhension écrite : un prix écrit par un Polonais restera compréhensible à un Basque sans qu'il puisse forcément le prononcer en polonais.
Sinogrammes
En outre, les sinogrammes (donc aussi les kanji les et hanja) reposent principalement sur le système logographique : l'intercompréhension écrite reste alors possible, à divers degrés, entre locuteurs de langues très différentes comme le japonais ou le mandarin. Un Chinois lira, par exemple, le caractère 貓 māo tandis qu'il représentera neko pour un Japonais. Tous deux comprendront « chat ». On conçoit de plus qu'une écriture logographique implique un grand nombre de graphèmes différents pour représenter tous les lemmes du lexique (dans les faits, il est faux de penser qu'à chaque lemme corresponde un caractère unique ; l'article sur les sinogrammes explique pourquoi).
La principale difficulté de ces écritures, du reste, est que face à un caractère inconnu, et selon sa complexité, un lecteur peut ne pas être capable d'en deviner le sens, la prononciation, voire les deux, alors qu'avec un alphabet il est possible, au moyen d'un nombre limité de signes, de déchiffrer la prononciation de la majorité des mots d'une langue et de relier leur graphie à un signifiant, lequel appellera un signifié.
Par exemple, il n'y a pas besoin d'apprendre spécifiquement à lire et écrire le mot chat pour savoir le prononcer. À tout le moins, la seule difficulté réside dans la connaissance ou non du fait que la consonne finale est muette : n'importe quel francophone peut donc lire /ʃa/ (ou /ʃat/, par erreur) et relier ces sons au bon signifié (le contexte permettant de déduire qu'il ne peut pas s'agir du chas d'une aiguille). Bien sûr, le signifiant n'est pas toujours aisé dans l'écriture latine, surtout lorsque sont mis en jeu des mots d'emprunt mal intégrés comme design en français.
Pour les Chinois, mais pas pour les Japonais ou les Coréens, la déduction du signifiant et du signifié de 貓 est facilitée par le fait que la partie droite correspond à l'onomatopée du cri du chat et la partie gauche à la clef représentant un animal à griffes. Pourtant, la partie phonétique de cet idéo-phonogramme se lit miáo et non māo et la clef n'indique que de manière très générale qu'il s'agit d'un animal à griffes, lesquels sont très nombreux. Il serait donc exagéré d'affirmer que le signifiant comme le signifié se déduisent « naturellement » à la lecture. C'est du reste une idée reçue occidentale (« le chinois se lit comme un rébus ») contre laquelle s'élèvent des spécialistes des sinogrammes comme Viviane Alleton.
Articles connexes
- alphabet, sinogramme ;
- idéogramme, pictogramme.
Catégorie:Écriture
Langage als:Sprache ja:言語 ko:언어 ms:Bahasa simple:Language tokipona:toki zh-cn:语言 zh-tw:語言
Catégorie:Linguistique Catégorie:Philosophie
Le langage est la faculté de mettre en œuvre un système de signes linguistiques (qui constituent la langue) permettant la communication et l'expression de la pensée. La linguistique est l'étude scientifique du langage.
Quelques questions sur le langage
On considère souvent le langage comme le moyen d'exprimer une idée ; il serait donc un instrument de la pensée. Il y a pourtant des cas où le langage semble nous dépasser : dans le cas du lapsus, nous disons autre chose que ce que nous voulons dire ; et dans le cas, s'il existe, où l'on parle pour ne rien dire.
Le langage n'est-il qu'un instrument de communication et d'expression ? Ne fait-il qu'exprimer une pensée ?
Cette problématique philosophique du langage concerne le statut métaphysique de la pensée : si la pensée préexiste au langage, il est possible de se passer de cette forme matérielle ; mais si la pensée ne peut se réduire au langage, alors ce dernier a un pouvoir spécifique, indépendant des autres facultés.
Ce problème de la liaison du langage et de la raison est lié également à la question de savoir si le langage révèle la nature spirituelle de l'Homme, si le langage est le propre de l'Homme.
Le langage humain
Les travaux de Karl von Frisch, zoologiste autrichien (1886-1982) ont permis de découvrir le « langage » des abeilles qui s'expriment par l'orientation de leur danse en 8. Ces travaux furent ensuite relayés par Émile Benveniste, linguiste, qui a établi que le langage animal était un « code de signaux ». Le langage humain présente des capacités qui le distinguent du langage animal.
Spécificités du langage humain
- La capacité à l'alternance : c'est ce qui permet un aller-retour entre les interlocuteurs dans une véritable communication à double sens. La différence est à soigneusement établir avec le langage animal dont les signaux émis unilatéralement déclenchent une réaction et non d'entrer en relation sur le mode du langage.
- La capacité à exprimer le possible et non seulement le réel présent. C'est la condition sine qua non de la capacité d'abstraction.
- La capacité à exprimer des liens logiques : elle permet que naisse l'argumentation.
- La capacité à exprimer la mémoire du passé : l'aboutissement le plus achevé de cette capacité est l'écriture, mais la transmission orale existait antérieurement, usant de cette même capacité.
- Chez les animaux, il s'agit d'un besoin : chez les humains « l'art de communiquer nos idées dépend moins des organes qui nous servent que d'une faculté propre à l'Homme, qui fait employer ses organes à cet usage » (Essai sur l'origine des langues, Jean-Jacques Rousseau). Ce n'est pas spécialement une aptitude physique qui donne aux Hommes le langage.
- L'Homme est « capable d'arranger ensemble diverses paroles et d'en composer un discours ». (René Descartes). C'est ce que le linguiste Martinet a nommé la double articulation. Avec un nombre fini de moyens (les phonèmes ou à l'écrit les graphèmes), l'Homme est capable de composer une infinité de discours.
- Le langage humain est acquis. Tandis que le langage animal est inné. En effet, l'Homme doit apprendre à parler : à 4-5 mois, il gazouille, à 10 mois, il connaît 3 ou 4 mots pour maîtriser l'usage de plus de 3000 mots vers 3 ans.
Critique de la spécificité du langage humain
L'Homme n'a pas possédé de tous temps un langage articulé ; dans ce cas, le langage ne permet pas de définir une nature spirituelle qui distinguerait l'Homme de l'animal. Ce qui n'empêche pas de rechercher ce qui particularise l'Homme.
Certains animaux comme certaines espèces d'oiseaux (par exemple l'oiseau Lyre) n'ont pas de langage propre, ils apprennent au contact de leur parents et plus largement au contact de leur milieu ce qui constituera leur « langue ». Dans une moindre mesure, des espèces comme les vervets apprennent au contact de leur congénères la signification de certains cris.
Les troubles du langage
Parmi les troubles répertoriés concernant le langage et la parole (rééduqués par l'orthophoniste), nous pouvons relever entre autres :
- l'aphasie ;
- la dysphasie ;
- l'anarthrie ;
- la dysarthrie ;
- la dyslalie ;
- la dyspraxie.
en revanche on peut trouver des animeaux qui parlent par le langage des hommes tel que le perroquet donc on peut dire que le langage de cet espèce est acquis (en quelque sorte)
Les rapports entre langage et pensée
La fonction du langage, dit-on, est dexprimer la pensée en la manifestant extérieurement. Il faut pourtant apporter à cette formule une précision importante, et même en souligner l'insuffisance. En effet :
- La pensée doit ici être entendue au sens conceptuel, voire rationnel : l'expérience a montré que les singes anthropoïdes peuvent accéder à une expression symbolique abstraite (utilisation du « langage des signes » des sourds-muets, manipulation de symboles abstraits), mais il n'a jamais pu être établi qu'un animal soit capable d'exprimer une idée, ni même un concept. En d'autres termes, certains animaux sont capables d'exprimer leurs besoins (la faim, la soif), leurs émotions (désirs ou craintes, tristesse ou joie...), mais aucun ne semble capable de porter un jugement liant des concepts. Cette précision rejoint la remarque déjà formulée par des philosophes. Par exemple, remarque Aristote, les animaux peuvent exprimer le plaisir ou la douleur, qui sont des sensations, non le juste et l'injuste, qui sont des idées (et c'est pourquoi l'Homme, et l'Homme seulement, est « un animal politique »). Selon Descartes, seul le langage (sous la forme de paroles articulées ou de tout autre système de signes équivalent) est capable de formuler des idées et de les communiquer à d'autres.
- La raison de ce lien privilégié entre pensée et langage est elle aussi exposée par des philosophes (Hobbes, Rousseau...) : le langage n'est pas simplement l'expression de la pensée ; il en est le point de départ et l'instrument : penser, c'est « se parler », se dire en quelque sorte des choses à soi-même. La pensée, disait déjà Platon, est « le dialogue de l'âme avec elle-même ». Et s'il est vrai que le langage, par lui-même, ne pense pas, il est néanmoins indispensable à la pensée et à son déploiement : s'il est vrai que le langage est l'expression de la pensée, il faut ajouter que la pensée est une parole intérieure.
Limites du langage
Une caractéristique importante du langage humain réside dans ce que de Saussure a nommé l'« arbitraire du signe » : il n'y a aucun lien motivé intrinsèquement entre le concept et la forme. Par exemple, la forme chien ne ressemble en rien à l'animal en question. L'arbitraire du signe permet donc une très grande économie dans le système lexical : une même forme peut être associée à différents concepts (homophonie ou homonymie) et à l'inverse un même concept peut être associé à différentes formes (synonymie).
Cependant, cette même caractéristique de l'arbitraire du signe qui confère une grande puissance au langage des humains introduit en même temps la possibilité d'énoncés ambigus dans le système. En effet, il faudra souvent se reférer au contexte de la situation de communication pour interpréter des formes comme bureau dans l'expression « le bureau de Paul », par exemple. S'agit-il ici d'un meuble, d'une pièce dans un immeuble ou d'une entreprise ?
Langage et réalité
Bibliographie
- Platon, Cratyle
- Aristote, De L'Interprétation
- Aristote, Les Politiques, Livre I
- Hobbes, Leviathan, I
- René Descartes, Discours de la méthode, V
- Rousseau, Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les Hommes
- Benvéniste, Problèmes de linguistique générale
Langages mathématiques et informatiques
On emploie également le mot langage pour désigner des systèmes d'instructions et de règles syntaxiques servant en particulier à la programmation informatique (voir langage informatique).
Voir aussi
- Linguistique
- Pensée
- Raison
- Enfants sauvages
- Orthophoniste
- Langage formel
- Technesthésie
Lien externe
- [http://djaphil.free.fr/langage.php Peut-on penser sans langage ?]
L'art
Graphème
Le graphème est l'unité fondamentale d'une écriture donnée ; le mot est composé sur le modèle de phonème. Selon le type d'écriture, le graphème se réalise visuellement et phonétiquement de diverses manières. Voici un modèle théorique :
- alphabets : un graphème = une lettre (ou un digramme, un trigramme) = un phonème ;
- syllabaires : un graphème = une syllabe ;
- alphasyllabaire : un graphème = une consonne et une voyelle ou un phonème seul ;
- abjad : un graphème = une lettre = une consonne ;
- écriture logographique : un graphème = un caractère = une idée, un mot, un morphème, un composé idéo-phonétique, etc.
On peut appliquer, pour savoir si un caractère est un graphème ou non, le même test que pour les sons, à savoir celui des paires minimales :
- en français, et sont des graphèmes car « sa » et « ce » s'opposent ;
- <a> et ne sont pas des graphèmes car « sa » ne s'oppose ni à « sa » ni à « sa ». Ce sont donc des variantes libres ;
- en revanche, n'est pas le seul graphème associable au phonème /a/ (de car) ; en effet, par exemple, le mot rouennais (habitant de Rouen) se prononce /rwanε/ et le phonème /a/ y est représenté par le digramme . Le graphème représente dans notre écriture actuelle au moins deux sons : la nasale /ɑ̃/ et la voyelle /a/.
Parmi les variantes non pertinentes des graphèmes, on compte principalement des variations de mise en forme (gras, italique, etc.), des variantes contextuelles et des variantes conjointes.
De plus, pour qu'une suite de lettres (dans les alphabets) forme un graphème (digramme, trigramme), il faut que cette combinaison soit reliée à un phonème identifiable : par exemple, et n'est pas un graphème en français car et se réalise de manières différentes, [e], [εt], et ne note pas un phonème unique, au contraire de au qui vaut dans la majorité des cas [o].
Catégorie:Linguistique
Consulter aussi
- Écriture.
Diacritique
Un (signe) diacritique (du grec διακριτικός diacritikós, « qui distingue ») est un signe placé sur (diacritique suscrit), sous (diacritique souscrit), dans ou travers (diacritique inscrit), après (diacritique adscrit), devant (diacritique prescrit) ou tout autour (diacritique circumscrit) d'un graphème pour :
- en modifier la valeur phonétique ;
- permettre une lecture plus précise (les diacritiques ne sont alors pas obligatoires) ;
- ou éviter une ambiguïté entre des homographes.
Il existe aussi des lettres diacritiques, muettes et nécessairement écrites à côté de la lettre qu'elles modifient. Accessoirement, elles ont pu devenir un signe diacritique (cf. Umlaut et Rond en chef).
Au même titre que les ligatures et que les lettres supplémentaires inventées après coup, l'ajout de diacritiques étend le nombre de graphèmes d'une écriture. Dans de nombreux cas, la lettre diacritée n'est pas considérée comme un graphème indépendant mais comme un allographe, c'est-à-dire une autre version écrite de la lettre simple. La lettre diacritée n'intervient alors pas dans le classement alphabétique.
À titre d'exemple, l'accent aigu du français modifie la valeur phonétique d'un e, généralement prononcé [ǝ] (e« muet ») : é vaut alors [e]. L'accent grave sur un a, cependant, ne permet que de distinguer des homographes : la (article) ~ là (adverbe de lieu), valant tous deux [la]. On ne considère cependant pas é et à comme des lettres indépendantes de e et a. Le français ne connaît pas de diacritique servant à affiner la lecture : ils sont tous obligatoires.
Ce type-là existe en arabe, où les voyelles ne sont pas écrites ; dans les ouvrages didactiques ou religieux, on peut les noter sous forme de diacritiques. La fatḥa, un trait légèrement oblique suscrit, sert à indiquer la présence d'une voyelle [a] : le mot عدل se lit ʿadl (‘adl) mais se translittère ʿdl. Pour en préciser la lecture, on peut ajouter une fatḥa : عَدل.
Chaque écriture a pu développer ses propres diacritiques :
- diacritiques de l'alphabet latin (celui-ci servant aussi à la romanisation, c'est l'alphabet qui connaît le plus de signes diacritiques) :
- cf. aussi diacritiques de l'alphabet vietnamien (quôc ngu),
- les diacritiques utilisés en français, leur utilisation et les règles d'emplois, sont traités à part ;
- diacritiques de l'alphabet grec ;
- diacritiques de l'alphabet cyrillique ;
- diacritiques de l'alphabet arabe ;
- diacritiques de l'alphabet hébreu ;
- diacritiques de la devanâgarî ;
- diacritiques des syllabaires japonais ;
- diacritiques de l'alphabet tibétain.
Articles connexes
- lettre diacritique ;
- lettres supplémentaires ;
- écriture ;
- ligature ;
- typographie.
-
als:Diakritisches Zeichen
ja:ダイアクリティカルマーク
zh-min-nan:Phiat-im hû-hō
Alphabet als:Alphabet ko:자모 문자 ms:Aksara ja:アルファベット simple:Alphabet th:อักษร
Catégorie:Linguistique Catégorie:Écriture Catégorie:Symbolique
Catégorie:Symbolique Un alphabet (de alpha et bêta, les deux premières lettres de l'alphabet grec) est un ensemble de symboles utilisé pour représenter plus ou moins précisément les phonèmes d'une langue.
Chacun de ces symboles, ou graphème, est appelé une lettre ; chaque lettre, en théorie, devrait noter un phonème. Certaines lettres peuvent recevoir un ou plusieurs diacritiques afin d'étendre le stock de graphèmes si celui-ci est insuffisant pour noter les sons de la langue ou permettre d'éviter les ambiguïtés. De la même manière, un alphabet peut être étendu par l'utilisation de digrammes ou encore de lettres supplémentaires.
Les évolutions phonétiques d'une langue se produisant à un rythme différent de l'évolution écrite, l'écriture alphabétique ne garantit en aucune manière une correspondance un à un entre les phonèmes et les graphèmes : en français, /s/ peut se noter ç, s, ss ou t. A contrario, s peut se prononcer /s/, /z/ ou être muet. Certaines langues, comme le hongrois, ont toutefois une écriture quasi-phonétique. Dans la majorité des cas (hormis pour le hongrois), ce sont des langues écrites depuis peu dont la transcription au moyen de signes alphabétiques a fait l'objet d'une recherche planifiée.
Histoire
Les deux premières lettres de l'alphabet grec, alpha α et bêta β, ont pour origine les deux premières lettres phéniciennes : le coup de glotte et /b/, dont le nom signififiait vraisembablement « taureau » et « maison » dans cette langue.
Le premier alphabet de l'histoire est celui d'Ougarit, d'ailleurs déjà classé dans l'ordre alphabétique levantin. Il est suivi par celui des Phéniciens, dont les descendants sont nombreux : aussi bien l'écriture arabe que l'alphabet latin.
Françoise Briquel-Chatonnet (chargée de recherche au laboratoire des études sémitiques anciennes, CNRS-Collège de France) a proposé en 2005 l'histoire des alphabets suivante :
──o Écritures protosémitiques
├─o Protosinaïque ()
├─o Ougaritique ()
? ?
| └─o Phénicien ( - )
| ├─o Paléo-hébreu (, remplacé au par l'Hébreu carré)
| ├─o Punique
| ├─o Araméen ()
| | ├─o Hébreu carré ()
| | ├─o Écritures d'Asie centrale (Sogdien, Ouïgour, Mongol, Mandchou, etc.)
| | ├─o Karoshti ()
| | ├─o Brahmi (milieu du )
| | ├─o Nabatéen ()
| | └─o Syriaque ( ap. J.-C.)
| | :
| | └─o Arabe ( ap. J.-C.)
| └─o Grec ()
| ├─o Étrusque ()
| | └─o Latin ( - )
| ├─o Copte ( ap. J.-C.)
| ├─o Géorgien (début du ap. J.-C.)
| ├─o Arménien (début du ap. J.-C.)
| └─o Cyrillique ( ap. J.-C.)
└─o Écritures arabiques (début du )
├─o Nord-arabiques (Safaïtique, Thamoudéen, etc.)
└─o Sud-arabiques
├─o Himyarite
└─o Éthiopien ( ap. J.-C.)
Évolution de certaines lettres dans l'histoire et les civilisations :
Image:Abce proto A.png|Évolution du A.
Image:Abce proto B.png|Évolution du B.
Image:Abce proto E.png|Évolution du E.
Alphabets
Alphabet français
Pour écrire le français, on utilise l'alphabet latin moderne avec les vingt-six lettres suivantes : a A, b B, c C, d D, e E, f F, g G, h H, i I, j J, k K, l L, m M, n N, o O, p P, q Q, r R, s S, t T, u U, v V, w W, x X, y Y, z Z.
Cet alphabet fondamental est enrichi par :
- des signes diacritiques :
- l’accent aigu ´ (diacritique le plus courant, mais uniquement sur le e dont il modifie très sensiblement la phonétique en le rendant non caduque),
- l’accent grave ` (très courant sur le e qu'il allonge, et sur le a et le u dans quelques mots courants dont il précise le sens sans en modifier sensiblement la phonétique),
- l’accent circonflexe ˆ (assez courant sur le a, le e et le o dont il peut modifier la phonétique en les fermant ou les allongeant suivant les régions, et résiduel en voie d'obsolescence sur le i et le u où il symbolise une ancienne lettre amuïe, et maintenant complètement disparue au plan phonétique),
- le tréma ¨ (sur le e pour éviter la formation d'un digramme vocalique ou d'une diphtongue comme dans Noël, ou sur un e muet pour forcer la prononciation d'une voyelle précédente qui autrement resterait muette dans un digramme consonnantal comme dans aiguë, sur le i de quelques mots comme haï pour les mêmes raisons mais parfois remplacé dans d'autres mots par un h muet avant le i, sur le u de mots assez rares comme capharnaüm et de noms propres, là aussi pour éviter la formation d'un digramme vocalique, et parfois sur le y de certains noms propres comme l'Haÿ-les-Roses).
- la cédille ¸ (assez courante, mais uniquement en français sous le c pour en garder la prononciation avant les voyelles a, u ou o, par exemple le mot ça et les mots et conjugaisons dérivés des verbes en -cer).
- Consulter à ce sujet Diacritiques utilisés en français ;
- Curieusement, les claviers français, utilisés sous Windows, ne permettent pas d'accentuer un E majuscule (pas d'accent aigu en touche morte) ou d'indiquer la cédille sous un C majuscule, ce qui oblige à un certain nombre de contorsions pour rédiger un texte décent (ou à utiliser par exemple un autre clavier comme le clavier suisse romand ou canadien, ce qui est encore plus pénible à l'usage car les ponctuations sont toutes déplacées de même que certaines lettres de l'alphabet principal). Les systèmes d'exploitation Mac et Unix (ou Linux) ne connaissent pas ce problème, il suffit de se mettre en mode de verrouillage majuscule et d'appuyer sur la touche de la lettre accentuée (mais on doit alors maintenir quand même la touche majuscule enfoncée pour taper les chiffres de la première rangée si on n'a pas de pavé numérique séparé, ce qui est contraire à l'usage dactylographique français, et nécessite une adaptation et peut même ne pas s'avérer pratique pour certains utilisateurs de portables, habitués à taper les nombres sans devoir maintenir une seconde touche enfoncée) ;
- des ligatures :
- des ligatures orthographiques : æ et œ (considérées comme des digrammes, car provenant de l'amuïsssement ou la contraction de deux syllabes en une seule) ;
- des ligatures esthétiques : ct, et, ff, ffi, ffl, fi, fl, ft, st et tt (d'usage courant en typographie, elles ne sont toutefois pas considérées comme des lettres distinctes au plan orthographique, sémantique ou éthymologique) ;
- des graphies consonnantales :
- des digrammes consonnantaux insécables : ch, gu, ge (avant a, o, u), ph, qu (avant e), sh (dans certains mots importés de l'anglais), sch (dans certains mots d'origine germanique) ;
- des digrammes consonnantaux sécables, affectant la prononciation : ss ;
- des digrammes consonnantaux sécables, souvent introduits par mutation orthographique d'un préfixe, et n'affectant normalement pas la prononciation de ce préfixe : ff, gg, ll, mm, nn, pp, rr, tt ;
- des consonnes le plus souvent muettes en fin de mot, souvent requise pour leur fonction grammaticale ou pour des raisons éthimologiques : d (en fin de mot), lt (après au, eau), p (muet après a, o), s, t (sauf après e), x (muet après au, eau, eu) ; ces consonnes sont souvent mutables pour former les accords (x devient s, f devient v) ;
- des graphies semi-vocaliques :
- une semi-voyelle formant des diphtongues : y (utilisée au lieu de ill après a pour former des diphtongues distinctes) ;
- un trigramme semi-voyelle sécable, formant des diphtongues après un son voyelle, ou parfois isolément après une consonne : ill (forme préférée à y)
- des graphies vocaliques :
- une voyelle le plus souvent muette en fin de mot, souvent requise pour sa fonction grammaticale ou lexicographique : e (normalement toujours muette après é, i, u, sauf en cas de formule emphatique accentuant exagérément le féminin ; son ajout après une consonne finale provoque la mutation cette consonne, muette ou non, en une autre consonne non muette, ou parfois en digramme consonnantal sécable).
- de nombreux digrammes ou trigrammes vocaliques (subissant parfois des mutations orthographiques et souvent phonétiques) issus d'anciennes diphtongues, ou d'une réforme de l'écriture de la nasalisation (après la disparition du tilde diacritique) :
- ai, aî, ain, aie, an (mutable en am avant les consonnes b, p, m), au, ay,
- ee (dans des mots importés de l'anglais), ef (dans le mot clef), ei, ein, en (mutable en em avant les consonnes b, p, m), er (en fin de verbe), et (en fin de mot), eu, ez (en fin de mot ou de verbe conjugué),
- in (mutable en im avant les consonnes b, p, m),
- on (mutable en om avant les consonnes b, p, m), oo (dans des mots importés de l'anglais), ou, œu
- un (mutable en um avant les consonnes b, p, m) ;
- des digrammes ou trigrammes de fausses diphtongues : oi, oî, oy (sauf avant une voyelle), oin (sauf avant une voyelle).
En français, à la différence d'autres langues, les signes diacritiques ou les combinaisons de lettres (digrammes et ligatures) ne sont pas pris en compte dans l'ordre alphabétique primaire, ou dans les jeux de lettres (mots croisés, scrabble, etc.) ; ces différences d'accents ou de ligatures sont prises en compte seulement au niveau ternaire, c'est à dire après le niveau secondaire (différences de casse), considéré plus important, et qui suit le classement alphabétique principal des mots selon les 26 classes de lettres.
Alphabets récents et de transcription
Les langues dont la notation écrite est récente (nombre de langues africaines), celles dont l'écriture n'est pas latine voire alphabétique (mandarin, japonais) ou celles dont l'écriture est ambigüe et nécessite une explicitation phonétique dans le cadre de textes didactiques sont le plus souvent écrites ou transcrites au moyen de signes alphabétiques (latins pour l'essentiel). Ainsi, certaines langues africaines sont écrites au moyen de l'alphabet pan-nigérian, des langues purement orales le sont de plus en plus grâce à l'alphabet phonétique international (qui permet de noter plus ou moins bien toutes les langues), une langue à écriture non alphabétique comme le mandarin peut être transcrite en pinyin et l'on utilise en phonétique historique des langues romanes la transcription de Bourciez, toutes écritures alphabétiques.
On se reportera à la liste des méthodes de transcription pour plus de détails.
Autres alphabets
- Alphabet arabe (abjad) ;
- alphabet araméen (abjad) ;
- alphabet arménien ;
- alphabet avestique ;
- bopomofo ;
- alphabet braille ;
- alphabet copte ;
- alphabet cyrillique (certaines langues slaves) ;
- alphabet de l'espéranto ;
- alphabet étrusque ;
- alphabet gotique ;
- alphabet grec ;
- alphabet géorgien (mxedruli et asomtavruli) ;
- alphabet glagolitique ;
- hangul ;
- alphabet hébreu (abjad) ;
- alphabet latin ;
- alphabet linéaire (ou proto-cananéen ou encore proto-sinaïtique, bien que tous ces termes ne soient pas exactement équivalents) ;
- alphabet mandéen (abjad) ;
- alphabet Morse ;
- alphabet nubien ;
- alphabet ougaritique (abjad ou alphabet, selon l'interprétation qu'on en fait) ;
- pehlevi (abjad) ;
- alphabet phénicien (abjad) ;
- alphabet nabatéen (abjad) ;
- alphabet radio ;
- alphabet runique ;
- alphabet syriaque (abjad) ;
- alphabet thaï ;
- tifinagh (abjad).
Note :
- on a classé dans cette liste des écritures qui ne sont pas réellement des alphabets mais des abjads, c'est-à-dire des écritures ne notant que les consonnes ou principalement les consonnes, souvent nommés de manière courante alphabets. On se reportera à l'article en question pour plus de détails. Dans ces écritures, de plus, les lettres ont plus ou moins tendance à changer de forme selon le contexte ;
- les alpha-syllabaires ─ écritures notant les consonnes accompagnées d'une voyelle fondamentale par un seul signe mais indiquant les autres voyelles par un signe annexe ─ sont recensés dans leur propre article, bien qu'on les nomme souvent mais improprement aussi alphabets. Dans ces écritures, les lettres changent souvent de forme selon leur place dans la syllabe ;
- le fonctionnement du hangul en fait une écriture très originale mais bien alphabétique : les phonèmes sont visuellement regroupés par syllabe mais les blocs syllabiques créés ne constituent pas des graphèmes indépendants.
Alphabets informatiques
- Unicode
- ASCII
- EBCDIC
- Page de code
Alphabet imaginaires
Certains auteurs de littérature fantastique et de science-fiction ont développé un alphabet imaginaire pour donner un relief supplémentaire aux peuples et aux cultures qu'ils ont créés :
- tengwar, l'écriture des elfes de la Terre du milieu de John Ronald Reuel Tolkien (le monde du Seigneur des anneaux) ;
- alphabet klingon.
Articles connexes
- Écriture ;
- syllabaire ;
- abjad ;
- alphasyllabaire ;
- logogramme ;
- sinogramme ;
- signes diacritiques, ligature, lettre conjointe, lettre supplémentaire, digramme, variante contextuelle ;
- translittération ;
- classement alphabétique ;
- caractères spéciaux.
- ISO 15924
Références
- Françoise Briquel-Chatonnet, La révolution de l'alphabet, Les collections de l'Histoire, 29, 2005.
Abjad
Catégorie:Alphabet
Un abjad, ou alphabet consonantique, est un alphabet ne notant que des consonnes (ou notant principalement les consonnes), comme en arabe ou en hébreu. Le terme provient des premières lettres de l'alphabet arabe historique (et non de sa version actuelle), soit ʾalif, bāʾ, ǧīm et dāl (أﺑﺠﺪ).
Les voyelles des mots ne sont rendues qu'à la lecture ou bien par des signes auxilaires d'emploi rare, principalement des diacritiques. Dans ce cas, ces auxiliaires de lecture ne sont utilisés que dans des textes pédagogiques voire religieux (domaine dans lequel on ajoute aussi des signes de cantilation). On parle donc pour de tels systèmes d'écriture d'une scriptio defectiva, « écriture défective » : la graphie est en effet la plupart du temps incomplète et nécessite du lecteur qu'il connaisse déjà un mot donné pour le lire correctement.
La majorité des écritures notant des langues sémitiques sont des abjads, pour des raisons liées à la structure morphophonologique de ces langues, dans lesquelles il est possible, en connaissant les règles de grammaire idoines, de deviner la place et le timbre des voyelles. Les voyelles longues des abjads sont cependant souvent notées au moyen de matres lectionis (consonnes jouant un rôle vocalique), ce qui fait qu'il n'existe que peu d'abjads « purs ». L'alphabet arabe, par certains aspects, se rapproche parfois plus de l'alphabet que de l'abjad.
Dans les abjads, il est fréquent que les lettres changent plus ou moins de forme selon leur place dans le mot ; consulter Variante contextuelle pour plus de détails.
Liste des principaux abjads
- Alphabet arabe ;
- alphabet hébreu ;
- alphabet ougaritique ;
- alphabet phénicien ;
- alphabet nabatéen ;
- alphabet samaritain ;
- alphabet syriaque ;
Articles connexes
- écriture ;
- syllabaire ;
- alphabet ;
- alphasyllabaire ;
- logogramme ;
- sinogramme ;
- signes diacritiques ;
- translittération ;
- classement alphabétique ;
- Caractères spéciaux.
Berbère ja:ベルベル語
Le berbère est une langue parlée par les Berbères en Afrique du Nord. Elle appartient à la famille des langues afro-asiatiques.
Le mot berbèrie provient du grec barbaroi, qui fut retenu par les Romains dans barbarus, puis récupéré par les arabes en barbar et enfin par les français sous l'appellation actuelle. Les berbères se désignent eux-mêmes par le terme Imazighen (au pluriel); au singulier, c'est le terme amazigh qui est employé (signifiant littéralement homme libre). Le mot Tamazight désigne leur langue, tandis que Tamazgha désigne leur territoire auquel ils appartiennent.
Des dialectes de la langue berbère sont parlées au Maroc, en Algérie et en Libye, avec quelques îlots en Tunisie, au Niger et au Mali (voire même en Égypte, dans les environs de l'Oasis de Siwa à l'Est et aux Îles Canaries à l'Ouest du continent africain). On dénombre une trentaine de variétés. Parmi les plus connues, on cite : tamazight, kabyle, tachelhit, tamasheq, siwi, jerba, tachaouit, etc. De nos jours, ces langues doivent affronter la concurrence de l'arabe. Néanmoins, elles sont parlées par plus de 20 millions de locuteurs. Le berbère possède son propre système d'écriture, de grammaire et de syntaxe.
Le berbère reprend du français et de l'arabe et d'autres langues beaucoup de noms modernes ou d'expressions courantes.
Répartition géographique
Le berbère, langue essentiellement parlée, se décline en plusieurs formes dialectales. Il n'existe pas de chiffres officiels concernant le nombre de berbérophones.
- Dans les îles Canaries, le guanche aujourd'hui disparu appartient au groupe berbère.
- Le Maroc est le premier pays en terme de locuteurs berbérophones avec 40 à 65% de la population totale. On y parle le rifain (tarifit) dans la région du Rif au nord , le braber (tamazight) dans le Haut et le Moyen Atlas au centre du royaume et le chleuh (tachelhit) dans le Haut Atlas et dans l'Anti-Atlas au sud. Le zénète est parlé dans le nord-est, près de la frontière algérienne.
- En Algérie (25 à 35% de la population selon Salem Chaker, professeur de l'INALCO) : d'Est en Ouest le chenoui avec le berbere de l'Atlas blidéen (beni salah) à l'Ouest d'Alger( 150 000 locuteurs), le kabyle (5,5 millions) et le chaoui (2 million) à l'Est du pays. Au Sud se trouve également le berbère du Mzab, de Touggourt, de Ouargla, de Timimoun (zénète) et des ksours du sud oranais (Asla, Bousemghoun etc.)
- En Tunisie le berbère est parlé au Sud ainsi que dans la région de Djerba,
- le nefoussa en Libye, Aoudjila , Sokna et Zouara.( 20 % dela population)
- le siwi parlé à Siwa : cette oasis du nord est de l'Egypte représente le plus oriental des groupes berbères.
- Le touareg ou tamasheq est parlé dans le sud de l'Algérie, le sud est de la Libye, le Mali, le Niger et le nord du Burkina Faso.
- En Mauritanie à Medredra (le zenaga)
Écriture
Le berbère est noté, depuis le milieu du premier millénaire avant l'ère chrétienne, au moyen d'un alphabet spécifique appelé libyco-berbère (ou tifinagh en berbère). Il comporte des voyelles et des consonnes, dont il existe plusieurs variantes. Cet alphabet est surtout utilisé par le peuple Touareg, ainsi qu'en Kabylie. Depuis le début du , le berbère a surtout été écrit au moyen de l'alphabet latin ou de l'alphabet arabe.
Au Maroc la langue amazighe a été introduite dans l'enseignement primaire, et un alphabet tifinagh actualisé adopté officiellement pour l'écriture du berbère en 2003.
Cette adoption officielle des tifinagh (ou néo-tifinagh, car ils divergent quelque peu de ceux traditionnels encore en usage chez les Touareg) revitalisera sans doute cette écriture; on peut déjà trouver au Maroc des livres de classe ainsi que des publicités commerciales écrites au moyen de cet alphabet (contrairement aux tifinaghs classiques, dans lequel les voyelles ne sont pas notées. Les néo-tifinaghs choisis par l'Institut royal de la culture amazighe du Maroc (IRCAM) sont un alphabet, puisque des signes sont attribués aux voyelles et que celles-ci sont toujours notées).
Statut de la langue berbère
Le berbère n'est reconnu comme langue officielle dans aucun des pays où il est parlé.
Si le berbère est aujourd'hui très minoritaire en Tunisie et en Libye, à l'indépendance, au Maroc, et surtout en Algérie, l'État a opté pour une politique d'arabisation linguistique parfois brutale sous prétexte de retour à une culture pré-coloniale.
Il faut noter que depuis 1980, date des manifestations du Printemps berbère en Kabylie, la question de l'officialisation de cette langue se pose de manière plus ouverte.
En Algérie, le berbère a été déclaré langue nationale (différent de officielle) pendant la présidence d'Abdelaziz Bouteflika lors de la révision constitutionnelle du 10 avril 2002, article 3 bis.
Familles de langues berbères
- Langues berbères orientales ;
- guanche ;
- langues berbères du nord ;
- tamasheq ;
- zenaga.
Le berbère est maintenant langue nationale en Algérie, inscrit dans la constitution.
Voir aussi
- Berbères
- Touareg
- Kounta
- Afrique du nord
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues afro-asiatiques
Liens externes
- [http://www.chleuhs.com Le Portail des berberes chleuhs imazighen du Maroc]
- [http://www.tamazight.biz Tamazight]
- [http://www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/constitutions/constitution2002.htm Article 3 bis de la constitution algérienne]
- [http://www.tamazgha.fr/article.php3?id_article=134 Tamazight en Afrique du Nord] article de Salem Chaker, professeur de berbère à l'Inalco.
- [http://pages.ifrance.com/pages/langues/kabyle/index.htm Quelques livres en kabyle disponibles en ligne] ;
- [http://www.mondeberbere.com/ Site sur le monde berbère, en français, tamazight et anglais].
- [http://membres.lycos.fr/tawiza/TAWIZA56/Prasse.htm Interview du Pr. Prasse, spécialiste de la langue Berbère]
- [http://ennedi.free.fr/tifin.htm L'écriture libyco-berbère et les tifinagh]
- [http://www.bibliomonde.net/pages/fiche-livre.php3?id_ouvrage=4148&texte_aff=infocomp Une bibliographie commentée sur les langues berbères]
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catégorie:berbères
Hangul ko:한글 ja:ハングル
Le hangeul 한글 (ou hangŭl, romanisation McCune-Reischauer) est un alphabet créé en 1446 pour transcrire la langue coréenne. Le but de la création de cet alphabet était de réduire le taux d'analphabétisme en Corée. Son utilisation en tant qu'écriture officielle n'a été promulguée qu'en 1894.
Il s'agit d'un alphabet monocaméral (qui n'oppose pas les capitales et les minuscules) de 51 lettres dont 24 de base.
Histoire
C'est le roi Sejong le Grand qui, au , demanda à un groupe de savants de créer un nouveau système d'écriture afin d'aider la majorité de la population illettrée de cette époque à accéder à l'éducation. En effet, l'écriture officielle de cette époque basée sur les caractères chinois, les hanja, n'était maîtrisée que par une élite aristocratique. Les savants créèrent un système qui est encore aujourd'hui considéré comme l'un des plus scientifiques utilisés dans le monde. Il fut terminé en 1443, et publié le 9 octobre 1446 dans un document intitulé Hunmin Jeong-eum (훈민정음/訓民正音).
L'alphabet coréen s'appelait donc à l'origine Hunmin Jeong-eum, les Sons Corrects de l'Éducation du Peuple. Le terme hangeul, lui, a été utilisé pour la première fois en 1912 par Ju Si-gyeong (주시경/周時經) pour désigner cet alphabet, et signifie à la fois "la Grande Écriture" en coréen archaïque et "Écriture de la Corée" en coréen moderne.
Mais dès ses premiers jours, le hangeul se heurta à la forte opposition des intellectuels qui considéraient le hanja comme la seule écriture légitime pour transcrire le coréen. Puis, plus tard, ce fut au tour des gouvernements successifs d'être hostiles au hangeul : en 1504, le roi Yeonsan-gun interdit l'usage et l'apprentissage du hangeul, et bannit les document rédigés dans cette écriture, puis en 1506, le roi Jungjong supprima le ministère de l'écriture vernaculaire. Le hangeul est ensuite devenu une écriture utilisée par les femmes, qui n'avaient pas accès aux études chinoises, ainsi que par les personnes non éduquées.
Avec la montée du nationalisme en Corée, suite aux multiples invasions de son histoire ainsi qu'à la menace japonaise, le hangeul devint progressivement un symbole national. Ainsi, en 1894, il fut adopté dans les documents administratifs pour la première fois.
Le 9 octobre, jour de la commémoration de la publication du hangeul, est un jour férié en Corée du Sud, appelé Journée du Hangeul (한글날).
En Corée du Nord, son équivalent, la Journée du Chosŏn'gŭl (조선글날), est célébré le 15 octobre.
L'alphabet hangeul
Les Jamo
Le hangeul est un système alphabétique comprenant 51 lettres, appelées Jamo (자모, hanja : 字母, les caractères mères). Ces Jamo sont divisés en plusieurs catégories :
- 14 consonnes de base (자음/子音 jaeum)
- 5 consonnes doubles (쌍자음/雙子音 ssang jaeum)
- 11 groupes de consonnes (복자음/複子音 bok jaeum)
- 10 voyelles de base (모음/母音 moeum)
- 11 voyelles composées (쌍모음/雙母音 ssang moeum)
Voici un tableau classant toutes ces lettres.
Dans la première colonne figurent les Jamo.
Dans la deuxième colonne, les noms des Jamo.
Dans la troisième colonne, la romanisation révisée.
Dans la dernière colonne, la prononciation approximative des Jamo pour un francophone.
Certaines consonnes se prononcent différemment selon qu'elles se trouvent au début ou à la fin des syllabes qu'elles forment. Par exemple, le giyeok « ㄱ » se prononce « gu » dans 기 (gi) et « k » dans 역 (yeok)
Ordre alphabétique
L'alphabet coréen ne mélange pas les consonnes et les voyelles. Comme aucun mot ne commence graphiquement par une voyelle, l'ordre des consonnes est le plus important puisque c'est celui utilisé pour classer les mots dans un dictionnaire. L'ordre des voyelles vient ensuite pour classer les mots commençant par la même consonne.
Histoire
- 1446, Hunmin Jeongeum
Lors de la publication du Hunmin Jeongeum en 1446, l'alphabet coréen comptait 28 lettres au total. Les savants établirent donc le premier ordre alphabétique du hangeul qui changera de nombreuses fois au cours de son histoire.
Ordre alphabétique des consonnes en 1446 :
ㄱ ㅋ ㆁ ㄷ ㅌ ㄴ ㅂ ㅍ ㅁ ㅈ ㅊ ㅅ ㆆ ㅎ ㅇ ㄹ ㅿ
Ordre alphabétique des voyelles en 1446 :
ㆍ ㅡ ㅣ ㅗ ㅏ ㅜ ㅓ ㅛ ㅑ ㅠ ㅕ
Les lettres obsolètes seront vues plus en détails dans la partie Jamo obsolètes
- 1527, Choe Sejin
En 1527, le linguiste coréen Choe Sejin (최세진/崔世珍) réorganisa l'alphabet en séparant les différents types de Jamo. Dans l'ordre des consonnes, les vélaires sont en premiers, suivies des alvéolaires, des bilabiales, des fricatives puis des glottales. Les consonnes aspirées sont mises à la fin. Dans l'ordre des voyelles, celles qui ont une diphtongue formée par i- (ㅏ, ㅓ, ㅗ et ㅜ) sont au début et sont chacune suivie par la diphtongue correspondante.
Ordre alphabétique des consonnes en 1527 :
ㄱ ㄴ ㄷ ㄹ ㅁ ㅂ ㅅ ㆁ ㅋ ㅌ ㅍ ㅈ ㅊ ㅿ ㅇ ㅎ
Ordre alphabétique des voyelles en 1527 :
ㅏ ㅑ ㅓ ㅕ ㅗ ㅛ ㅜ ㅠ ㅡ ㅣ ㆍ
- 1751, Hong Gyehui
En 1751, Hong Gyehui (홍계희/洪啓禧) propose le remplacement des Jamo ㅿ par ㅅ en raison de la prononciation voisine, et ㅇ par ㆁ puisque le ㅇ ne s'utilise qu'en fin de syllabe et ㆁ qu'en début. L'alphabet se réduit donc à 25 lettres.
Ordre alphabétique des consonnes en 1751 :
ㄱ ㄴ ㄷ ㄹ ㅁ ㅂ ㅅ ㆁ ㅋ ㅌ ㅍ ㅈ ㅊ ㅎ
Ordre alphabétique des voyelles en 1751 :
ㅏ ㅑ ㅓ ㅕ ㅗ ㅛ ㅜ ㅠ ㅡ ㅣ ㆍ
- 1907, L'Institut de Recherche de l'Écriture Nationale
Un très petit changement eut lieu en 1907 par lInstitut de Recherche de l'Écriture Nationale de Corée (국문연구소/國文硏究所). Le ieung ㆁ a été déplacé au tout début de l'alphabet.
Ordre alphabétique des consonnes en 1907 :
ㆁ ㄱ ㄴ ㄷ ㄹ ㅁ ㅂ ㅅ ㅋ ㅌ ㅍ ㅈ ㅊ ㅎ
Ordre alphabétique des voyelles en 1907 :
ㅏ ㅑ ㅓ ㅕ ㅗ ㅛ ㅜ ㅠ ㅡ ㅣ ㆍ
- 1933, Hangul Matchumbeop
En 1933, la Société de Linguistique Coréenne, fondée par Ju Si-gyeong (주시경/周時經), établit les règles orthographiques et grammaticale du coréen dans un document intitulé Hangul Matchumbeop (한글 맞춤법 Orthographe du Coréen). Y est inclut un nouvel ordre alphabétique : le ieung ㆁ est devenu ㅇ (le trait le plus haut a disparu) et est revenu à son emplacement d'origine, la voyelle ㆍ a été supprimée.
Ordre alphabétique des consonnes en 1933 :
ㄱ ㄴ ㄷ ㄹ ㅁ ㅂ ㅅ ㅇ ㅋ ㅌ ㅍ ㅈ ㅊ ㅎ
Ordre alphabétique des voyelles en 1933 :
ㅏ ㅑ ㅓ ㅕ ㅗ ㅛ ㅜ ㅠ ㅡ ㅣ
Corée du Nord
Lorsque les deux Corées proclamèrent le hangeul comme étant leur écriture officielle, l'ordre fut arrangé pour pouvoir contenir les nouveaux Jamo créés (consonnes doubles et voyelles composées).
Il existe aujourd'hui deux ordres alphabétiques coréens : celui de la Corée du Nord et celui de la Corée du Sud.
Ordre alphabétique des consonnes :
ㄱ ㄴ ㄷ ㄹ ㅁ ㅂ ㅅ ㅇ ㅈ ㅊ ㅋ ㅌ ㅍ ㅎ ㄲ ㄸ ㅃ ㅆ ㅉ ㅇ
Le premier ㅇ correspond au son -ng, le second est la consonne vide.
Ordre alphabétique des voyelles :
ㅏ ㅑ ㅓ ㅕ ㅗ ㅛ ㅜ ㅠ ㅡ ㅣ ㅐ ㅒ ㅔ ㅖ ㅚ ㅟ ㅢ ㅘ ㅝ ㅙ ㅞ
Nous remarquons que le classement des lettres est similaire aux précédents. Les nouveaux Jamo ont simplement été ajoutés en fin d'alphabet dans le souci de respecter les ordres traditionnels.
Corée du Sud
Ordre alphabétique des consonnes :
ㄱ ㄲ ㄴ ㄷ ㄸ ㄹ ㅁ ㅂ ㅃ ㅅ ㅆ ㅇ ㅈ ㅉ ㅊ ㅋ ㅌ ㅍ ㅎ
Ordre alphabétique des voyelles :
ㅏ ㅐ ㅑ ㅒ ㅓ ㅔ ㅕ ㅖ ㅗ ㅘ ㅙ ㅚ ㅛ ㅜ ㅝ ㅞ ㅟ ㅠ ㅡ ㅢ ㅣ
Cet ordre diffère beaucoup de celui des anciens classements. Les lettres similaires ont été groupées, ce qui fait que les nouveaux Jamo se sont retrouvés mélangés avec les lettres de base, contrairement au classement de Corée du Nord.
Dans les deux cas, les groupes de consonnes sont ignorés.
Origine des Jamo
Dans le Hunmin Jeong-eum, le roi Sejong le Grand expliqua que la cré | | |