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Afrique
L'Afrique est un continent ou une partie de l'Eurafrasie, selon le point de vue. Avec une superficie de 30 065 000 km², l'Afrique recouvre près de 20,3% de la surface des terres émergées. C'est le 3 ou 2 plus grand continent de la Terre, selon que le l'on considère l'Amérique comme un ou deux continents.
Le nom « Afrique » proviendrait d'un nom de la tribu des Afridi qui vivait en Afrique du Nord dans la région de Carthage. L'autre étymologie veut qu'elle vienne du berbère Taferka " terre ", " propriété terrienne ". Celui qui vit sur une terre est appelé Aferkiw, qui a donné " africanus " en latin dont le territoire correspond à la province romaine d'Ifriqiya. Ce nom a été renommé (en arabe إفريقيا ifrīqīyā) par les nouveaux venus. D'autres théories voudraient que le mot descende du grec aphrike (« sans froid ») ou du latin aprica (« ensoleillé »). À l'origine, les Romains nommaient uniquement « Afrique » la partie nord du continent (voir Afrique (province romaine)). La désignation arabe Ifriqiya aurait donné Afrique dans son sens moderne.
Une autre hypothèse sur l'origine du mot « Afrique » serait qu'il viendrait de l'ancien berbère tafarqa qui veut dire terre ou pays, que les Romains transformèrent en afirca.
L'Afrique politique
ancien berbère
Union Africaine
Les États
Les frontières des États de ce continent sont en grande partie issues de la colonisation, ce qui explique qu'elles ne prennent que peu en compte les réalités des populations. De même le regroupement des différents pays en sous-régions est utilisé plus dans un souci pratique que par vérité historique.
On distingue généralement l’Afrique du Nord, l’Afrique Noire (appelée aussi l’Afrique Sub-saharienne) et l'Afrique Australe.
- l’Afrique du Nord, limitée au sud par le Sahara, est habitée par des populations à majorité arabe et berbère.
- l’Afrique sub-saharienne est elle-même subdivisée en trois sous régions : l’Afrique Occidentale, l’Afrique Orientale, l’Afrique Centrale
- l'Afrique Australe jouit d'un climat tempéré et possède le plus fort niveau de développement économique.
- le Maghreb
- l'Algérie
- Ceuta (ville autonome espagnole sur la côte marocaine)
- le Maroc
- Melilla (ville autonome espagnole sur la côte marocaine)
- la Tunisie
- les Canaries (communauté autonome d'Espagne)
- l'Égypte
- la Libye
- le Sahara occidental (territoire partiellement occupé par le Maroc)
- le Bénin
- le Burkina Faso
- le Cap-Vert
- la Côte d'Ivoire
- la Gambie
- le Ghana
- la Guinée
- la Guinée-Bissau
- le Liberia
- le Mali
- la Mauritanie
- le Niger
- le Nigeria
- le Sénégal
- la Sierra Leone
- le Togo
- le Cameroun
- la Centrafrique
- la République du Congo (Brazzaville)
- la République démocratique du Congo (Kinshasa)
- le Gabon
- la Guinée équatoriale
- São Tomé-et-Príncipe
- le Tchad
Afrique Orientale
- le Burundi
- les Comores
- le Kenya
- Mayotte (collectivité départementale à statut particulier de France)
- l'Ouganda
- le Rwanda
- les Seychelles
- le Soudan
- la Tanzanie
- la corne de l'Afrique
- Djibouti
- l'Érythrée
- l'Éthiopie
- la Somalie
- l'Afrique du Sud
- l'Angola
- le Botswana
- le Lesotho
- Madagascar
- le Malawi
- Maurice
- le Mozambique
- la Namibie
- la Réunion (région administrative et département français)
- le Swaziland
- la Zambie
- le Zimbabwe
La quète de l' autonomie politique
La Colonisation
- Colonialisme
La traite des noirs
- Esclavage, Traite des noirs
Les indépendances
Le néocolonialisme
- françafrique
La dette africaine
La place de l'Afrique dans les institutions internationales
Les projets africains
Géographie de l'Afrique
Article détaillé : géographie de l'Afrique
Histoire de l'Afrique
Article détaillé : Histoire de l'Afrique
Cultures et religions d'Afrique
- art africain, théâtre africain
- Langues africaines
Voir aussi
Liens internes
- Développement, maldéveloppement
- Diaspora africaine
Liens externes
- [http://www.ankhonline.com/nouvelle1.htm Histoire et civilisation africaines]
- [http://www.populationdata.net/afrique.html PopulationData.net]
- [http://www.afrology.com Espace de réflexion des intellectuels africains]
- [http://www.arts.uwa.edu.au/jmc/Mongobeti/ Peuples noirs - peuples africains]
- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Afrique/ ODP - Afrique]
- [http://www.lemessager.net/details_articles.php?code=11&code_art=8183 Je t’aime moi non plus : à propos des rapports entre la France et l’Afrique]
[http://www.inspiration-productions.com/afrique/francais/accueil_afrique.html Inspiration productions, producteur du documentaire Retour à Yélékéla, sur un village de brousse au Mali]
Livres
- René Dumont, L'Afrique noire est mal partie, (1962)
- René Dumont, Pour l'Afrique, j'accuse, (1986)
- Mongo Beti, Main basse sur le Cameroun. Autopsie d'une décolonisation (1972), réédition chez La Découverte 2003
- Cathérine Coquery-Vidrovitch, Les Africaines : histoire des femmes d'Afrique noire du XIX au XX siècle, Desjonquères 1994
- John Iliffe, Les Africains : Histoire d'un continent, édition de poche, Flammarion 2002
- François-Xavier Verschave, Françafrique : Le plus long scandale de la République, Stock 1998
- François-Xavier Verschave, Noir silence : qui arrêtera la Françafrique ? , les arènes 2000
- François-Xavier Verschave, Négrophobie, les arènes, 2005
- Joseph KI-ZERBO, Histoire de l'Afrique noire, éd. Hatier, 1978
- Cheikh ANTA DIOP, Nations nègres et culture, Présence Africaine, 1954
- Cheikh ANTA DIOP, L'unité culturelle de l'Afrique noire, Présence Africaine, 1960
- Cheikh ANTA DIOP, L'Afrique noire précoloniale, Présence Africaine, 1960
- Cheikh ANTA DIOP, Civilisation ou Barbarie, Présence Africaine, 1981
- Théophile OBENGA, Les Bantu, langues, peuples, civilisations, Présence Africaine, 1985
- HISTOIRE GENERALE DE L'AFRIQUE : Comité scientifique international pour la rédaction d'une Histoire générale de l'Afrique, UNESCO. éd. Présence Africaine, EDICEF, UNESCO, 1997
- Marc Ferro, Histoire des colonisations, des conquêtes aux indépendances (XIIIe-XXe siècle), Paris, Le Seuil, 1994
- Marc Ferro, Le livre noir du colonialisme (directeur), Paris, Robert Laffont, 2003
- Georges Balandier, Sociologie actuelle de l'Afrique noire. Dynamique des changements sociaux en Afrique centrale, Paris, P.U.F., 1984 (1955 pour la première édition)
- Gaston Kelman, Je suis noir et je n'aime pas le manioc
-
Catégorie:Géographie de l'Afrique
ja:アフリカ
ko:아프리카
ms:Afrika
simple:Africa
th:ทวีปแอฟริกา
zh-min-nan:Hui-chiu
Eurafrasie ko:아프리카-유라시아 ja:アフリカ=ユーラシア大陸
ja:アフリカ=ユーラシア大陸
L'Eurafrasie est, en géopolitique, la masse continentale la plus grande de la Terre.
Généralités
L'Eurafrasie regroupe la majorité des terres émergées de la planète, soit 84 000 000 km² (environ 55% du total). Avec 5,5 milliards d'habitants, elle concentre environ 85% de la population mondiale.
Subdivisions
Comme tous les regroupements continentaux, les limites de l'Eurafrasie sont parfaitement arbitraires, même s'il est possible de trouver facilement des arguments en sa faveur à l'examen d'une carte du monde.
L'Eurafrasie n'est pas souvent reconnue comme une entité à part entière et est généralement subdivisée en plusieurs parties. Traditionnellement, on la découpe en Afrique et Eurasie à peu près au niveau du canal de Suez. L'Eurasie est elle-même souvent subdivisée en Asie et Europe.
Selon des considérations historiques, il est tout aussi possible de séparer l'Afrique sub-saharienne du reste. Si on prend en compte la géologie, il ne s'agit que d'un assemblage disparate de terrains sans aucune histoire commune.
Voir aussi
- Afrique
- Asie
- Continent
- Eurasie
- Europe
Catégorie:Continent
AmériqueL'Amérique est un continent ou la réunion de deux continents, l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud, selon le point de vue. Elle est séparée de l'Asie par le détroit de Béring. Elle tire son nom du navigateur Amerigo Vespucci, l'un des pionniers de la découverte du « Nouveau Monde ». Les nations indigènes d'Amérique proposent de remplacer ce nom par Abya Yala.
Géographie
Avec une superficie est de 42 189 120 km², l'Amérique est le plus grand continent après l'Asie.
En géopolitique, on distingue dans le continent américain deux parties, l'Amérique du Nord à majorité anglophone et l'Amérique du Sud à majorité hispanophone (et lusophone). Les deux parties ne sont reliées que par une étroite bande de terre. On peut également parler d'Amérique centrale pour désigner les pays situés entre ces deux blocs.
L'Amérique du Nord (superficie : 24 343 681 km²) se compose :
- du Groenland
- du Canada
- des États-Unis
- du Mexique
- de l'Amérique centrale
- des Antilles
- des Bermudes
L'Amérique du Sud (superficie : 17 845 439 km²) se compose :
- de l'Argentine
- de la Bolivie
- du Brésil
- du Chili
- de la Colombie
- du Guyana
- de la Guyane française
- de l'Équateur
- du Paraguay
- du Pérou
- du Suriname
- de l'Uruguay
- du Venezuela
On utilise parfois le mot « Amérindien » pour désigner les Indiens d'Amérique et les distinguer des habitants de l'Inde.
On emploie souvent, par abus de langage, le terme Amérique pour désigner les États-Unis, et Américain, pour désigner les États-uniens.
Histoire
:Voir aussi Conquête de l'Amérique
On peut distinguer deux grandes périodes de l'histoire du continent américain : la date charnière est 1492 qui marque la fin de l'époque précolombienne, avec l'arrivée de Christophe Colomb et des Européens.
Histoire précolombienne
Cultures préhistoriques
On peut entendre par culture préhistorique un peuple qui n'utilise pas l'écriture.
On pense que le peuplement de l'Amérique s'est effectué par migration depuis l'Asie : on imagine que pendant la période glaciaire, des peuples ont traversé le détroit de Béring, et ont progressivement occupé tout le continent, depuis l'Alaska jusqu'à la Terre de Feu.
Les plus anciennes cultures lithiques d'Amérique remonte à 13 000 ans avant J.-C. comme l'attestent les sites Clovis, Sandia, Folsom et Scottsbluff.
Articles détaillés : ~ ~ ~ ~ ~ ~
Civilisations amérindiennes
Articles détaillés : Peuple maya ~ Civilisation maya ~ Aztèque ~ Religion aztèque ~ Histoire du Mexique ~ Inca ~ Histoire du Pérou ~ Toltèques ~ Tépanèques
Après 1492
Histoire du mot « Amérique »
La plus ancienne mention connue du nom « Amérique » remonte à l'année 1507. Il apparaît alors sur une mappemonde dessinée par le cartographe Martin Waldseemüller au sein du Gymnase vosgien de Saint-Dié-des-Vosges. Le livre Cosmographiae Introductio explique que le mot vient d'une déformation latine de l'explorateur Amerigo Vespucci, Americus Vespucius. Le prénom italien Amerigo vient lui-même du germanique Haimirich. Bien qu'il ait découvert l'Amérique, Christophe Colomb n'a pu contester cette attribution, puisqu'il est mort en 1506. Néanmoins, on utilisa encore longtemps l'autre désignation pour ce continent, à savoir les « Indes occidentales ».
Bibliographie
- Recherches philosophiques sur les Américains, ou Mémoires intéressants pour servir à l’Histoire de l’Espèce Humaine. Avec une Dissertation sur l’Amérique & les Américains, par Dom Pernety. par Corneille de Pauw. Londres, 1771.
Voir aussi
- [http://www.populationdata.net/ameriques.php Liste des pays d'Amériques sur PopulationData.net]
- [http://www.americas-fr.com/ Histoire, géographie et culture de l'Amérique Latine]
-
ja:アメリカ州
ko:아메리카
simple:The Americas
th:ทวีปอเมริกา
zh-min-nan:Bí-chiu
Afrique du Nord
L'Afrique du Nord est la région du continent africain située au Nord du désert du Sahara.
Histoire
Géographie
Pays et territoires actuels d'Afrique du Nord, d'Ouest en Est :
- les Canaries ;
- la Mauritanie ;
- le Sahara occidental ;
- le Maroc ;
- Ceuta ;
- Melilla ;
- l'Algérie ;
- la Tunisie ;
- la Libye ;
- l'Égypte ;
- le Soudan.
Termes voisins
- Durant l'Antiquité, « Africa » désignait la région de Carthage, qui correspond à l'actuelle Tunisie. LAfrica a constitué une province de l'empire romain. Après la conquête musulmane, le nom s'est perpétué sous la forme arabisée d'Ifriqiya.
- L'Afrique du Nord est aussi appelée Tamazgha en berbère, ce qui signifie « Pays des hommes libres » dans cette langue.
- Le Maghreb (de l'arabe Couchant), qui couvre dans sa conception la plus large la Mauritanie, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et la Libye.
- L'Afrique blanche désignait autrefois les territoires africains peuplés de population à peau claire : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye et Égypte. Toutefois le terme est très peu employé de nos jours.
Voir aussi
- [http://www.geocities.com/macosmet/ AmazighLand]
Liens externes
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Afrique_du_Nord Afrique du nord sur Wikitravel]
- [http://www.geocities.com/macosmet/index_amaz.htm Afrique du Nord sur Macosmet]
-
ja:北アフリカ
ko:북아프리카
Berbère ja:ベルベル語
Le berbère est une langue parlée par les Berbères en Afrique du Nord. Elle appartient à la famille des langues afro-asiatiques.
Le mot berbèrie provient du grec barbaroi, qui fut retenu par les Romains dans barbarus, puis récupéré par les arabes en barbar et enfin par les français sous l'appellation actuelle. Les berbères se désignent eux-mêmes par le terme Imazighen (au pluriel); au singulier, c'est le terme amazigh qui est employé (signifiant littéralement homme libre). Le mot Tamazight désigne leur langue, tandis que Tamazgha désigne leur territoire auquel ils appartiennent.
Des dialectes de la langue berbère sont parlées au Maroc, en Algérie et en Libye, avec quelques îlots en Tunisie, au Niger et au Mali (voire même en Égypte, dans les environs de l'Oasis de Siwa à l'Est et aux Îles Canaries à l'Ouest du continent africain). On dénombre une trentaine de variétés. Parmi les plus connues, on cite : tamazight, kabyle, tachelhit, tamasheq, siwi, jerba, tachaouit, etc. De nos jours, ces langues doivent affronter la concurrence de l'arabe. Néanmoins, elles sont parlées par plus de 20 millions de locuteurs. Le berbère possède son propre système d'écriture, de grammaire et de syntaxe.
Le berbère reprend du français et de l'arabe et d'autres langues beaucoup de noms modernes ou d'expressions courantes.
Répartition géographique
Le berbère, langue essentiellement parlée, se décline en plusieurs formes dialectales. Il n'existe pas de chiffres officiels concernant le nombre de berbérophones.
- Dans les îles Canaries, le guanche aujourd'hui disparu appartient au groupe berbère.
- Le Maroc est le premier pays en terme de locuteurs berbérophones avec 40 à 65% de la population totale. On y parle le rifain (tarifit) dans la région du Rif au nord , le braber (tamazight) dans le Haut et le Moyen Atlas au centre du royaume et le chleuh (tachelhit) dans le Haut Atlas et dans l'Anti-Atlas au sud. Le zénète est parlé dans le nord-est, près de la frontière algérienne.
- En Algérie (25 à 35% de la population selon Salem Chaker, professeur de l'INALCO) : d'Est en Ouest le chenoui avec le berbere de l'Atlas blidéen (beni salah) à l'Ouest d'Alger( 150 000 locuteurs), le kabyle (5,5 millions) et le chaoui (2 million) à l'Est du pays. Au Sud se trouve également le berbère du Mzab, de Touggourt, de Ouargla, de Timimoun (zénète) et des ksours du sud oranais (Asla, Bousemghoun etc.)
- En Tunisie le berbère est parlé au Sud ainsi que dans la région de Djerba,
- le nefoussa en Libye, Aoudjila , Sokna et Zouara.( 20 % dela population)
- le siwi parlé à Siwa : cette oasis du nord est de l'Egypte représente le plus oriental des groupes berbères.
- Le touareg ou tamasheq est parlé dans le sud de l'Algérie, le sud est de la Libye, le Mali, le Niger et le nord du Burkina Faso.
- En Mauritanie à Medredra (le zenaga)
Écriture
Le berbère est noté, depuis le milieu du premier millénaire avant l'ère chrétienne, au moyen d'un alphabet spécifique appelé libyco-berbère (ou tifinagh en berbère). Il comporte des voyelles et des consonnes, dont il existe plusieurs variantes. Cet alphabet est surtout utilisé par le peuple Touareg, ainsi qu'en Kabylie. Depuis le début du , le berbère a surtout été écrit au moyen de l'alphabet latin ou de l'alphabet arabe.
Au Maroc la langue amazighe a été introduite dans l'enseignement primaire, et un alphabet tifinagh actualisé adopté officiellement pour l'écriture du berbère en 2003.
Cette adoption officielle des tifinagh (ou néo-tifinagh, car ils divergent quelque peu de ceux traditionnels encore en usage chez les Touareg) revitalisera sans doute cette écriture; on peut déjà trouver au Maroc des livres de classe ainsi que des publicités commerciales écrites au moyen de cet alphabet (contrairement aux tifinaghs classiques, dans lequel les voyelles ne sont pas notées. Les néo-tifinaghs choisis par l'Institut royal de la culture amazighe du Maroc (IRCAM) sont un alphabet, puisque des signes sont attribués aux voyelles et que celles-ci sont toujours notées).
Statut de la langue berbère
Le berbère n'est reconnu comme langue officielle dans aucun des pays où il est parlé.
Si le berbère est aujourd'hui très minoritaire en Tunisie et en Libye, à l'indépendance, au Maroc, et surtout en Algérie, l'État a opté pour une politique d'arabisation linguistique parfois brutale sous prétexte de retour à une culture pré-coloniale.
Il faut noter que depuis 1980, date des manifestations du Printemps berbère en Kabylie, la question de l'officialisation de cette langue se pose de manière plus ouverte.
En Algérie, le berbère a été déclaré langue nationale (différent de officielle) pendant la présidence d'Abdelaziz Bouteflika lors de la révision constitutionnelle du 10 avril 2002, article 3 bis.
Familles de langues berbères
- Langues berbères orientales ;
- guanche ;
- langues berbères du nord ;
- tamasheq ;
- zenaga.
Le berbère est maintenant langue nationale en Algérie, inscrit dans la constitution.
Voir aussi
- Berbères
- Touareg
- Kounta
- Afrique du nord
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues afro-asiatiques
Liens externes
- [http://www.chleuhs.com Le Portail des berberes chleuhs imazighen du Maroc]
- [http://www.tamazight.biz Tamazight]
- [http://www.el-mouradia.dz/francais/symbole/textes/constitutions/constitution2002.htm Article 3 bis de la constitution algérienne]
- [http://www.tamazgha.fr/article.php3?id_article=134 Tamazight en Afrique du Nord] article de Salem Chaker, professeur de berbère à l'Inalco.
- [http://pages.ifrance.com/pages/langues/kabyle/index.htm Quelques livres en kabyle disponibles en ligne] ;
- [http://www.mondeberbere.com/ Site sur le monde berbère, en français, tamazight et anglais].
- [http://membres.lycos.fr/tawiza/TAWIZA56/Prasse.htm Interview du Pr. Prasse, spécialiste de la langue Berbère]
- [http://ennedi.free.fr/tifin.htm L'écriture libyco-berbère et les tifinagh]
- [http://www.bibliomonde.net/pages/fiche-livre.php3?id_ouvrage=4148&texte_aff=infocomp Une bibliographie commentée sur les langues berbères]
-
catégorie:berbères
Ifriqiya ja:イフリーキヤ
Catégorie:Algérie
Catégorie:Histoire de la Tunisie
On appelle Ifriqiya, ou Ifriqiyya (arabe: إفريقية ifrīqiya) le territoire de l'Afrique du Nord correspondant à la province romaine dans l'Antiquité tardive (en latin: Africa). Le mot arabe est une altération du mot latin. C'est sous ce nom que ce territoire était connu au moment de l'arrivée des musulmans et de la résistance qui leur fut opposée.
L'Ifriqya s'étendait sur la majeure partie du territoire actuel de la Tunisie (hors parties désertiques) et une petite partie du nord-est de l'Algérie.
Histoire
Dès le début du califat abbasside, l'Ifriqiya tendit à l'autonomie. En 800, le khorassanien Ibrâhîm ibn al-Aghlab obtint le titre d'émir de Kairouan, fondant la dynastie des Aghlabides.
À la fin du IXe siècle, la région tomba sous la coupe de groupes ismaéliens qui finirent par y instaurer le califat fatimide. Dès le milieu du Xe siècle, de puissantes révoltes berbères bousculèrent le pouvoir qui déplaça son centre de gravité en Égypte et confia le gouvernement de la région à une nouvelle dynastie d'émirs berbères, les Zirides. En 1046, ces nouveaux dirigeants rompirent avec le pouvoir fatimides et reconnurent comme suzerain le calife de Bagdad. Les Fatimides réagirent en 1052 en envoyant les Hilaliens piller la région, qui se soumit, du moins jusqu'à la chute du califat fatimide en 1171.
L'Ifriqiya fut dominée par les Hafsides à partir de 1230, et fut conquise en 1574 par les Ottomans.
Grec -
Le grec (ἡ Ἑλληνικὴ γλῶττα hê hellênikề glỗtta) est une des langues indo-européennes, apportée en Grèce entre le et le On traite ici du grec ancien, le grec moderne étant décrit dans un article séparé.
Les dialectes
À l'origine, il existait une grande variété de dialectes, regroupés en quatre groupes : arcado-cypriote, occidental, éolien et ionien-attique.
Parler du grec ancien n'a pas grand sens si l'on veut se référer à un des idiomes antiques : dans les faits, cependant, le grec désigne le dialecte d'Athènes. L'attique (dialecte du groupe ionien-attique), langue de l'Athènes antique, est la langue dans laquelle est écrite la majorité de la littérature grecque classique. Sous l'influence d'Alexandre le Grand, l'utilisation des dialectes a été réfrénée, de sorte que le monde grec utilisât la koinè, langue commune (c'est le sens de l'adjectif koinos) issue de plusieurs dialectes du groupe ionien-attique. Celui-ci lui permettait de communiquer avec son armée et était enseigné aux habitants des régions conquises, devenant ainsi la lingua franca de l'Antiquité, en concurrence avec le latin. La koinè est ensuite devenue langue officielle de l'Empire romain d'Orient, avant de continuer d'évoluer pour donner naissance au grec moderne d'aujourd'hui.
Pour une étude comparative des différents dialectes, consulter Dialectes grecs.
Écritures
La première forme d'écriture attestée pour noter un dialecte grec est le linéaire B, un syllabaire sans rapport avec l'alphabet grec, servant à transcrire une forme archaïque d'un dialecte arcado-cypriote utilisé en Grèce continentale et en Crète entre environ -1550 et -1200. Entre -800 et -200, une écriture proche, le syllabaire cypriote, a été utilisée à Chypre. Ce syllabaire pourrait descendre du cypro-minoéen (voir plus bas).
Il faut noter que des écritures plus anciennes que le linéaire B et le cypriote ont existé en Grèce, sans qu'on soit sûr qu'elles ont servi à noter du grec :
- le linéaire A (entre -1800 et -1450, en Crète et dans des îles égéennes) ;
- le crétois hiéroglyphique (entre -1750 et -1600, en Crète) ;
- le cypro-minoéen (entre -1500 et -1200, à Chypre), peut-être dérivé du linéaire A.
C'est ensuite l'alphabet grec, hérité des Phéniciens et de leur alphabet, qui a été utilisé sous différentes versions (dites épichoriques) à partir du ou du puis a été normalisé et imposé au reste du monde hellénophone par Athènes en -403. En ajoutant des voyelles à cet abjad sémitique, les Grecs sont les inventeurs des alphabets occidentaux. En effet, emprunté par les Étrusques (cf. Alphabet étrusque), qui l'ont transmis aux Romains, il a donné naissance à l'alphabet latin, mais aussi, sans passer par les Étrusques, à l'alphabet gotique, au cyrillique, à l'alphabet copte…
L'histoire de l'alphabet grec constitue un article séparé.
Phonologie
Consulter Prononciation du grec ancien pour un article complet.
Résumé :
Le grec ancien est une langue à accent de hauteur possédant deux (ou trois, selon les interprétations) intonations : aiguë et circonflexe (cf. Accentuation du grec). Il se caractérise aussi par un système de consonnes aspirées et par un jeu d'oppositions de quantités vocaliques. Il existe plusieurs règles de sandhi, tant internes qu'externes.
En passant de l'indo-européen au grec, la langue a subi de nombreuses modifications phonétiques dont les plus flagrantes sont décrites par la loi de Grassmann, la loi d'Osthoff et la loi de Rix. On note d'autre part qu'il permet de restituer dans de nombreux cas la coloration des laryngales IE. Enfin, c'est une langue centum.
Morphologie
Le grec, comme d'autres langues indo-européennes anciennes, est hautement flexionnel. Outre l'utilisation de désinences, le grec se caractérise par des procédés hérités de l'indo-européen comme l'alternance vocalique, l'utilisation du redoublement et de l'augment pour les verbes.
Système nominal
L'article complet se trouve dans Déclinaisons du grec ancien.
Par exemple, les noms possèdent cinq cas (nominatif, vocatif, accusatif, génitif et datif), trois genres (masculin, féminin et neutre, parfois réduits à un opposition animé / inanimé) et trois nombres (singulier, duel, pluriel et collectif pour les neutres). Le grec moderne n'utilise plus le datif, excepté dans quelques expressions comme en taxei, mais les autres cas sont généralement conservés.
On compte trois grands types de déclinaisons, tant pour les noms que les adjectifs (type en -α/η, type thématique en -ος et type athématique), lesquels possèdent plusieurs sous-types. Les pronoms suivent un système qui leur est propre et qui, ayant influencé les types nominaux, n'en sont pas très éloignés.
La richesse de la flexion nominale en fait la complexité.
Système verbal
L'article complet se trouve dans Conjugaisons du grec ancien.
Les verbes ont trois voix (active, moyenne et passive), trois personnes et trois nombres. Il se conjugue selon six modes, quatre personnels (indicatif, impératif, subjonctif et optatif) et deux impersonnels (infinitif et participe). Il existe six temps (présent, imparfait, aoriste, futur, parfait, plus-que-parfait), répartis de manière inégale entre les modes. Certaines formations secondaires existent, comme le futur antérieur.
Outre le temps, le verbe exprime surtout, de manière très précise, trois aspects (imperfectif, aspect zéro et statique) et plusieurs modes de procès (inchoatif, itératif, fréquentatif, etc.). Seul l'indicatif marque les temps : à tous les autres modes, ce n'est que l'aspect qui est indiqué.
Il existe deux grandes catégories de conjugaisons : les thématiques (ou verbes en -ω) et les athématiques (dits verbes en -μι). Ces catégories se divisent en un grand nombre de sous-catégories. Le système verbal est très complexe car la flexion met en œuvre de nombreux procédés comme l'alternance vocalique, la suffixation par le jeu de désinences, l'utilisation d'une voyelle thématique, celle de l'augment et du redoublement. À tous ces procédés s'ajoutent des modifications phonétiques importantes au sein d'un même paradigme.
En sorte, il n'est presque pas exagéré de dire qu'il existe plus de verbes irréguliers que de réguliers.
Influence du grec ancien sur les langues modernes
Mots savants et radicaux grecs
Un grand nombre de mots en latin, français et anglais, pour ne citer que ces langues, sont d'origine grecque et la majorité des néologismes savants utilisés de par le monde est bâtie sur des radicaux grecs (souvent mêlés de radicaux latins). Seuls quelques langues, comme l'islandais de manière systématique et, dans une moindre part, l'allemand, n'utilisent pas ces radicaux mais traduisent par calque les termes savants grecs au moyen de radicaux qui leur sont propres.
Mots courants
Des mots comme boutique, caractère ou beurre viennent aussi du grec. Passés par le latin et hérités comme tel dans la langue française (via d'autres langues, comme l'occitan), ils ont subi les mêmes modifications phonétiques que les autres mots hérités et sont maintenant très éloignés de leur étymon grec : il faut reconnaître derrière chacun d'entre eux ἀποθήκη apothếkê, χαρακτήρ kharaktếr et βούτυρον boúturon.
Le dédale synchrone du cosmos politique
Voici, pour illustrer l'omniprésence du grec dans les langues occidentales, un extrait d'un texte de Xénophon Zolotas (Ξενοφών Ζολώτας) dans lequel chaque mot (hormis les mots-outils) est d'origine grecque :
:« Sans apostropher ma rhétorique dans l’emphase et la pléthore, j’analyserai elliptiquement, sans nul gallicisme, le dédale synchrone du cosmos politique caractérisé par des syndromes de crise paralysant l’organisation systématique de notre économie. Nous sommes périodiquement sceptiques et neurasthéniques devant ces paroxysmes périphrasiques, cette boulimie des démagogues, ces hyperboles, ces paradoxes hypocrites et cyniques qui symbolisent une démocratie anachronique et chaotique. Les phénomènes fantastiques qu’on nous prophétise pour l’époque astronomique détrôneront les programmes rachitiques, hybrides et sporadiques de notre cycle atomique [...] ».
Divers
- code ISO 639-2 : grc
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Liens internes
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- langues indo-européennes
- dialectes grecs;
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- alphabet grec, diacritiques de l'alphabet grec, lettres supplémentaires de l'alphabet grec et histoire de l'alphabet grec ;
- grec moderne ;
- littérature grecque.
Liens externes
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- [http://www.lorem-ipsum.info/_greek Générateur de texte aléatoire grec] en plus de l'habituel lorem ipsum.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/grec.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire grec-français/français-grec
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/grec_ancien.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire grec ancien-français/français-grec ancien
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Latin
Introduction
Le latin est une langue italique de la famille des langues indo-européennes, aujourd'hui considérée comme éteinte, même si elle continue d'être utilisée et développée comme langue écrite. Utilisée par les Romains, elle resta jusqu'au XVIIe siècle la langue principale de la diplomatie internationale, puisqu'elle était la seule langue commune à toutes les parties.
Langue liturgique et officielle de l'Église catholique (textes doctrinaux ou disciplinaires, droit, etc.), elle est toujours une des trois langues officielles de l'État du Vatican. Elle est encore partiellement une langue d'enseignement dans les universités pontificales romaines. Son enseignement au futur clergé en tant que langue parlée est généralement abandonné dans les séminaires locaux.
Le latin reste cependant étudié et utilisé comme langue de culture. Il conserve un réel succès d'estime auprès de nombreuses personnes qui la pratiquent couramment (voir Vicipaedia : cette version latine de Wikipedia compte 4000 articles, témoignant du nombre et de la passion des locuteurs).
Le latin est la langue-mère des langues romanes.
Histoire
Plusieurs langues européennes dérivent directement du latin vulgaire (c'est-à-dire des variantes parlées par le peuple et non la langue littéraire), les langues romanes, comme le catalan, le castillan, le français, l'italien, le portugais, l'occitan, le romanche, le roumain, etc. D'autres langues lui ont emprunté un très large vocabulaire, comme l'albanais (par proximité) ou l'anglais (par l'intermédiaire de l'ancien français ou par l'occupation romaine d'une grande partie de l'Angleterre). Le latin ayant été pendant des siècles la langue savante (et, en France, celle de l'enseignement, du au ) et la langue de l'Église catholique romaine, son influence en Europe s'est fait sentir dans un grand nombre de langues.
Latin médiéval
On parle parfois de bas-latin pour désigner le latin de la fin de l'Antiquité et du début du Moyen Âge, pour lequel on peut parler de latin médiéval, par opposition au latin classique de Cicéron.
De nombreux termes empruntés aux langues germaniques se sont ajoutés au vocabulaire. Un certain nombre de termes classiques ont acquis un sens religieux dans le contexte de la chrétienté (credo par exemple) qu'ils n'avaient pas à l'époque antique.
Le latin, langue vivante
Jusqu'au , les thèses de doctorat, qu'elles soient de médecine ou de n'importe quelle autre science devaient être publiées en latin. Pour ce faire, les doctorants payaient parfois et souvent très mal un étudiant latiniste pour exécuter la traduction.
La langue de l'Eglise catholique reste et demeure le latin. Cela ne va pas sans difficultés. Déjà au temps du concile Vatican II, Yves Congar o.p., expert au concile, s'emploie à corriger la copie de ses collègues afin qu'ils s'expriment dans un latin fluide et contemporain. Par ailleurs, son Journal du Concile (CERF, 2000) témoigne qu'il donne, en catimini, des notes à l'expression latine des divers évêques et cardinaux.
Le latin n'est plus enseigné aujourd'hui, en tant que langue vivante, que dans les universités ecclésiastiques romaines (la Grégorienne, l'Augustine, etc.) et dans les séminaires dépendant de la Fraternité Saint-Pie X, qui ne reconnaît plus l'autorité romaine.
Lors du conclave de 2005, un des derniers enseignants actifs dans une université ecclésiastique romaine a indiqué que seuls deux cardinaux, dont celui qui fut élu pape, le comprenaient encore lorsqu'il s'adressait à eux en latin.
Pour aider à une meilleure qualité du latin écrit chez ceux de ses représentants qui doivent encore le pratiquer, le Vatican entretient un service du latin moderne et contemporain.
Soixante mille mots ou expressions ont été ajoutés au latin ces deux derniers siècles, afin de permettre l'expression sur tous les sujets contemporains (puissance nucléaire se dit par exemple vis atomica), ce qui lui confirme le statut de langue vivante, contrairement à une opinion répandue.
Il existe une méthode Assimil de latin, qui commence ainsi:
- Latíne lóqueris? - Parles-tu latin ?
- Nondum latine loquor. Hæc léctio mihi prima est. - Je ne parle pas encore latin. C'est ma première leçon.
- Cito latíne loquéris. - Tu parleras bientôt.
On insiste avec raison sur la nécessité d'accentuer correctement.
Le latin et l'Union Européenne
Assimil
Le latin est aussi utilisé de temps en temps dans le contexte de l'Union européenne, lorsque le multilinguisme officiel n'est pas applicable. Afin de montrer son attachement à son modèle culturel pluraliste, l'Union Européenne a alors recours, pour de courtes et simples inscriptions, à la langue latine, qui souligne son glorieux passé (voir photo).
Classification
Le latin est une langue indo-européenne appartenant au groupe italique, même si cette appartenance a été contestée par certains linguistes. Plus précisément, on classe le latin parmi les langues italo-falisques.
Répartition géographique
Statut officiel
Le latin est toujours aujourd'hui la langue officielle de l'Eglise catholique. La langue officielle du Vatican est quant à elle le français avec, de facto, l'italien.
Langues dérivées
Les langues romanes sont dérivées du latin.
Ecriture
Les romains sont les créateurs de l'alphabet latin, qui comportait, à l'époque classique, les lettres suivantes :
Les lettres K, Y et Z sont rares. Y et Z ont été ajoutées pour transcrire les mots grecs et K était initialement utilisé pour C devant A et les consonnes, mais a progressivement été éliminé.
Prononciation
Prononciation ancienne restituée
On connaît avec précision la prononciation du latin classique, grâce aux nombreux témoignages laissés par les auteurs latins et au moyen de la méthode comparatiste. L'une des modifications les plus importantes depuis l'indo-européen est le rhotacisme (passage de /s/ à /r/ dans certaines conditions ; principalement entre voyelles). La prononciation d'une langue n'étant pas figée, tant que le latin a été parlé, ses phonèmes ont évolué. On indique ici les évolutions les plus flagrantes :
- æ (diphtongue) : initialement // puis // (à partir du ) ;
- au (diphtongue) : // ; cette diphtongue, hormis dans certaines prononciations dialectales, s'est conservée tout au long du latin ;
- c : /k/ (toujours dur) ; dans les inscriptions archaïques (et dans le prénom Caius), c pouvait servir à noter /g/ ;
- ch : // (aspiré, comme en grec ancien) ;
- g : /g/ (toujours dur) ;
- h : initialement /h/ (comme en anglais ou en allemand) puis très rapidement muet (dès les premiers textes littéraires) ;
- i : note à la fois la voyelle /i/, longue ou brève, et la spirante /j/ (/jj/ entre deux voyelles) ; dans les éditions scolaires, quand i vaut /j/, il est souvent écrit j, distinction que les Romains ne pratiquaient pas (pour cause : la lettre j n'est apparue que bien après) : ils écrivaient I en toute position ;
- m : /m/ ; très rapidement muet en fin de mot (avec vraisemblablement une nasalisation de la voyelle précédente ; ce traitement est survenu avant la période littéraire) ;
- œ (diphtongue) : // puis /eː/ (à partir du ) ;
- ph: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- qu : // ;
- r : /r/ (roulé) ;
- s : toujours /s/ ; le latin ne connaissait pas le son [z], remplacé par /r/ (rhotacisme) ;
- th: // (aspiré ; emprunté du grec ancien) ;
- u : note à la fois la voyelle /u/ et la spirante /w/ ; la distinction entre u et v en minuscules est relativement récente et ne s'emploie que dans les éditions scolaires. Les Romains écrivaient V en toute position ;
- y : /y/ (emprunté au grec ancien) ;
- z : /zz/ (long ; emprunté au grec).
Chaque voyelle (a, e, i, o, u, y) peut être brève ou longue. Le latin antique était une langue à accent de hauteur aussi dotée d'un accent d'intensité secondaire.
Prononciations modernes
[En préparation]
Grammaire
Morphologie
La morphologie du latin est celle d'une langue hautement flexionnelle.
Système nominal
L'article complet se trouve dans Déclinaisons latines.
On compte dans le système nominal autant les noms que les adjectifs, qui suivent des flexions proches, sinon similaires.
La flexion nominale comporte :
- deux nombres comme en français : singulier, pluriel ;
- trois genres : masculin, féminin et neutre (rare en français, conservé seulement dans les pronoms quoi, que) ;
- cinq types de déclinaisons pour le nom
- deux classes d'adjectifs : la première correspond aux déclinaisons 1-2 du nom, la seconde à la déclinaison 3 du nom;
- les degrés de l'adjectif comparatif (plus beau, moins beau) et superlatif (très beau, le plus beau, le moins beau), marqués par des suffixes : -ior (classe 2), -issimus (classe 1) (mais nombreuses exceptions)comme melior, pessimus, pejor...;
- le latin classique comporte six cas : nominatif, vocatif, accusatif, génitif, datif, ablatif. Le roman, issu du latin au Moyen Âge et ancêtre du français, n'en comporte plus que deux.
Système verbal
L'article complet se trouve dans Conjugaisons latines.
Le verbe se conjugue selon :
- quatre types de conjugaison ;
- deux voix (active et passive), avec le cas particulier des verbes déponents (forme passive mais sens actif) ;
- six modes (infinitif, indicatif, subjonctif, impératif, gérondif et participe) ainsi que des formations secondaires comme le supin et l'adjectif verbal ;
- six temps (présent, imparfait, futur simple, sur le radical du présent, et parfait, plus-que-parfait, futur antérieur, sur le radical du parfait).
Pronoms personnels
La liste complète se trouve dans Liste des pronoms en latin.
Lexique
Le latin et les autres langues indo-européennes
- Le vocabulaire commun
Comme toute langue indo-européenne le latin possède un certain nombre de mots en commun avec ses langues sœurs.
AGNUS "agneau" correspond au slave ancien AGNĘ "agneau" qui s'est conservé dans toutes les langues slaves moderne, comme ЯГНЁНОК "agneau" en russe. De même le grec AMNOS "agneau" est un ancien AGNOS. Le breton OAN "agneau" remonte à un ancien AGNOS.
à compléter...
Que devient le latin quand il se fait français ?
Un mot latin peut avoir engendré un mot français qui est son direct descendant, c'est le cas pour ALA "aile" qui devient AILE, AMARE "aimer" AIMER, BARBA "barbe" BARBE, CARPA "carpe" CARPE.
Dans d'autre cas la situation n'est pas si simple et le mot a évolué : AQUA "eau" donne EAU mais après une longue évolution qui a fait prendre au mot la forme ÈVE dont dérive le mot ÉVIER qui est en quelque sorte le doublet populaire de AQUARIUM. FERIRE "frapper" a donné FÉRIR qui est maintenant hors course. FAGUS "hêtre" se voit évincé par un mot germanique et CRUS "jambe" ne se retrouve qu'indirectement dans CRURAL. LAETITIA "joie" a engendré LIESSE mais seul le linguiste comprendra aisément par quel long processus. MACULA "maille" a fait une petite glissade de sens et NATIS "fesse" qui a donné NACHE n'est compris que par certains vieux grand-pères. PATER "père" revient en force dans l'argot et QUATUOR "quatre" dans l'opéra.
On en perd forcément son latin.
Exemples
Voir aussi
Liens internes
- Déclinaisons et Conjugaisons latines
- Liste des pronoms en latin
- Étymologie latine
- Expression latine et Liste des proverbes latins
- Linguistique
- Rhotacisme
- Dictionnaire des langues
- Langues par famille
- Langues indo-européennes
- Langues italiques
- - langues romanes
- Méthode latine ;
Liens externes
- [http://www.pesaro.com/latino/ Le latin contemporain]
- [http://www.obta.uw.edu.pl/~draco/docs/voccomp.html Le vocabulaire de l'informatique]
- [http://cafe.rapidus.net/ghiginio/NotaeNet/N_0.html Vocabulaire français-latin moderne], avec grammaire orientée pour le thème.
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/latin.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire latin-français/français-latin.
- [http://www.passion-histoire.net/phpBB_Fr/viewforum.php?f=81/ Forum consacré aux langues anciennes]
- [http://miroir.mrugala.net/Arisitum/adihaf/latin.htm Cours de latin]
-
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Rome antique
La Rome antique est le cadre de la naissance, de l'avènement et de la disparition de la civilisation romaine antique. Débutant comme un simple assemblage de villages, l'humble bourgade vit ensuite son histoire se confondre avec celle du monde méditerranéen du début de l'ère chrétienne à la fin de l'Antiquité.
C'est pourquoi vous ne trouverez ici qu'une synthèse de l'histoire romaine, développée dans des articles plus conséquents sur les pages adéquates.
La fondation de Rome (-753)
D'après la légende latine, Romulus fonda la ville de Rome à l'emplacement du Mont Palatin près du Tibre vers -753 et y regroupa des groupes de latins, de sabins, et peut-être d'étrusques. L'archéologie a établie que le peuplement des collines de Rome a commencé vers le , et s'est accéléré à partir du .
Se référer à l'article Fondation de Rome.
Après Romulus et ses successeurs légendaires, ce sont les rois Étrusques qui en occupant la région vont faire de Rome une véritable ville vers 600 av. J.-C., en la dotant d'une muraille, en aménageant le Forum et en bâtissant le sanctuaire du Capitole.
C'est probablement sous la Royauté que s'élabore la religion romaine, mélange d'archaïsmes indo-européens et d'influences grecques et étrusques. Les anciens Romains attribueront leurs succès militaires à la qualité scrupuleuse de leur piété envers les dieux.
Se référer à l'article sur la monarchie romaine.
Se référer aux articles sur la religion romaine, la mythologie romaine, les fêtes religieuses romaines.
La République romaine (-509 à -27)
-27
De res publica (lat.) « la chose publique ».
Tarquin le Superbe est le dernier roi de Rome. Tyrannique, autoritaire, il fut chassé par les Romains en -509 ; la République romaine est fondée, gouvernée par le Sénat romain et les magistrats élus du peuple romain (populus ne désigne, à l'époque, qu'une partie de la population, les patriciens).
À ses débuts, la République romaine est déchirée par les conflits entre la plèbe et le patriciat. Elle finit par se doter en -367 d'institutions qui équilibrent le pouvoir du patriciat et modèrent celui des consuls.
Rome commence son expansion par la conquête de l'Italie centrale par la prise de Véies en -396. Le sac de Rome en -390 est le début d'une longue période où Rome ne fut jamais prise par ses ennemis, jusqu'en 410 et le sac de Rome par Alaric.
Progressivement, Rome affronte ses voisins et agrandit peu à peu son territoire, tandis que les plébéiens obtiennent en -300 l’égalité politique. Rome domine toute l'Italie en -272.
À partir de -264, dans son affrontement contre Carthage lors de la première guerre punique et de la deuxième guerre punique, Rome conquiert la Sicile, la Corse et la Sardaigne, l'Hispanie et devient la première puissance de la Méditerrannée occidentale en -202. Tributaire de Rome, Carthage est finalement détruite en -146.
Les légions romaines, de plus en plus efficaces, interviennent en Grèce, en Macédoine, en Asie Mineure. Durant le IIe siècle av J.-C., Rome soumet la Grèce et en retire une grande influence culturelle. Les élites connaissent la richesse des butins, tandis que la crise sociale monte en Italie. La République qui dût son succès à un équilibre entre ses différentes composantes sombre devant son agrandissement trop brutal, ses institutions prévues pour une ville se révélent inadaptées à la gestion d'un empire. A partir de -133, les tensions se multiplient (cf. les Gracques), des ambitieux luttent pour le pouvoir : Marius contre Sylla, Cinna, Pompée contre Jules César, Octave contre Marc Antoine.
Se référer à l'article sur les Institutions de la République romaine pour connaître l'organisation politique de la République.
Se référer aux articles Histoire de la République romaine et à la liste des consuls pour la chronologie.
Se référer à l'article sur la Société de la République romaine pour connaître l'organisation sociale de la République.
L'Empire romain (-27 à 395)
L'Empire romain commence après la mort de Jules César avec l'avènement d'Octave Auguste. Ménageant l'ordre sénatorial, il assoit son pouvoir personnel. Grâce aux légions, il agrandit considérablement le territoire romain, et l'organise en provinces romaines, qu'il gère avec la collaboration de l'ordre équestre.
Ses successeurs les empereurs Julio-Claudiens, les Flaviens et les Antonins mènent l'Empire romain à son apogée. Au , la superficie de l'Empire romain est à son maximum. Rome est avec un million d'habitants la plus grande ville du monde méditerrannéen, avec une organisation spécifique.
La pax romana favorise la prospérité, les colonies se développent grâce à l'évergétisme de leurs élites, les grandes métropoles comme Carthage, Antioche, Alexandrie refleurissent.
Se reporter à l'article Organisation de la ville de Rome pour découvrir les solutions mises en place pour gérer cette gigantesque agglomération
L'empire romain tardif
La défense contre la pression croissante des peuples germaniques contribue à la militarisation de l'Empire, qui connaît après les Sévères une terrible crise politique et économique au , et parvient à se redresser au au prix de transformations considérables : partage du pouvoir entre empereurs (tétrarchie, puis Auguste assistés de Césars), transfert de la capitale à Constantinople, absolutisme, alourdissement de l'admnistration, germanisation de l'armée. La montée du christianisme accompagne cette transformation.
L'Empire romain adoptera définitivement le christianisme au .
Se référer à l'article sur l'Empire romain et à la Liste des empereurs romains.
Se référer à l'article sur Province romaine et à la série d'articles consacrés à chaque province
La dissolution de l'Empire romain (après 395)
Après une ultime réunification en 394 sous Théodose I, l'Empire est divisé en deux moitiés :
- L'Empire romain d'Occident est submergé en l'espace de deux générations par les peuples germaniques et s'efface en 476, ce qui marque la fin conventionelle de l'Antiquité,
- L'Empire romain d'Orient résiste et s'adapte, devenant progressivement l'Empire byzantin qui subsistera jusqu'en 1453.
Se référer à l'article sur Empire romain d'Occident, Empire romain d'Orient et Empire byzantin.
Organisation militaire, politique, religieuse et institutions romaines
Voir aussi :
- Cursus honorum
- Relations de la religion romaine aux autres religions
Art
Issu des influences italiques, l'art romain prend son essor au contact de l'art grec qu'il va longtemps imiter.
Voir l'article détaillé : art romain
Architecture
L'architecture romaine s'épanouit dans les villes, les romains innovent dans la généralisation de la voûte en plein cintre, et l'emploi systématique du mortier (opus caementicium).
Voir la typologie des monuments dans la catégorie Architecture romaine
Voir la liste des monuments dans la catégorie Liste de monuments romains
Voir l'article sur l'Épigraphie latine
Littérature
Les Romains révolutionnèrent le support écrit des livres, en lui donnant la forme moderne que nous connaissons : ils généralisèrent le codex, volume de feuilles reliées, plus maniable et plus aisé à lire que le traditionnel rouleau.
Voir l'article sur la littérature latine, et la catégorie:Littérature grecque d'époque romaine.
Vie quotidienne
- Les noms romains (système des tria nomina) et les prénoms romains
- le costume : la toge, la stola
- l'habitat : domus, insula et villa
- Le calendrier julien
- Les chiffres romains
- Les jeux du cirque
- Les thermes romains
- La monnaie romaine
- Les unités de mesure romaines
- Les ergastules (Prisons et cachots)
Bibliographie
- La civilisation romaine de Pierre Grimal, 1960, réédité en 1981 chez Flammarion
- Histoire générale de l’Empire romain de Paul Petit, 1974, édition du Seuil
- L’art de l’ancienne Rome, Bernard Andreae, 1973, éditions d’Art André Mazenod
- [http://perso.wanadoo.fr/revuesocialisme/s10empireromaine.htm L'impérialisme romain - une analyse marxiste] par l'archéologue anglais Neil Faulkner
Liens externes
- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/ Parcours virtuels de Rome] : panoramas virtuels et galeries de photos (ita/ing/fr)
- [http://www.insecula.com Site insecula (Égypte, Rome, et Grèce antique).]
-
Arabe
L'arabe (العَرَبِيَّة, ʾal ʿarabiyyaʰ en transcription traditionnelle) est la langue parlée à l'origine par les Arabes. C'est une langue sémitique (comme l'hébreu, l'araméen, l'akkadien ou le syriaque) et flexionnelle dont l'alphabet est un abjad.
Du fait de l'expansion territoriale au Moyen Âge et par la diffusion du Coran, cette langue, devenue langue liturgique, s'est répandue dans toute l'Afrique du Nord et en Asie mineure.
On fait remonter l'origine de la langue arabe au . La tradition orale considère cependant qu'il s'agit d'une langue révélée directement à Ismaël, fils d'Abraham, dans une forme assez proche de l'arabe classique actuel. La tradition donne par moments des origines bien antérieures : la reine de Saba, l'ancien Yémen ainsi que des tribus disparues auraient parlé l'arabe dans une forme plus ancienne. Les premières traces de l'écriture arabe, telle qu'on la connaît de nos jours, ne remontent qu'au .
Variétés d'arabe
L'arabe est un terme générique qui regroupe de nombreuses variétés :
- l'arabe classique : la langue du Coran, parlée à l'époque de l'expansion arabo-musulmane ;
- l'arabe littéral : une forme modernisée mais peu différenciée de l'arabe classique, qui est la langue écrite commune de tous les pays arabophones ;
- les dialectes arabes : langues orales parlées dans les pays arabes, issues de l'arabe classique, avec des substrats, superstrats et emprunts différents selon les régions. Les dialectes peuvent être assez différents les uns des autres: Un Irakien par exemple pourrait avoir du mal à comprendre le dialecte marocain à premier abord. Les variantes sont aussi différents les unes des autres que le serait le français de France avec le "Jouale" du Québec ou le français de Côte d'Ivoire. Cependant, et même si ces différences existent, des locuteurs arabes de différents pays peuvent se comprendre sans trop difficultés. La multiplication des chaînes satellites arabes ou la très large diffusion des séries egyptiennes jouant un rôle capital dans la diminution de ces différences.
Quelle tradition rapporte que la langue arabe de l'époque d'Ismaël est une langue révélée ? La tradition la plus communément admise chez les historiens est celle qui considère qu'Ismaël s'est arabisé au contact de la tribu de Jourhoum, vieille tribu arabe nomade du Yémen.
Arabe et islam
La langue de l'islam étant l'arabe, de nombreux mots du domaine religieux sont d'abord apparus en arabe. Ainsi, certains mots religieux n'existent qu'en arabe, ou possèdent un sens beaucoup plus précis en arabe.
Voir termes arabes utilisés en Islam.
Rayonnement culturel
Des écrivains non musulmans ont écrit en arabe, par exemple le médecin et philosophe Maïmonide publiant en langue arabe. Les rois normands de Sicile se piquaient de parler l’arabe.
Pays de langue arabe
Voir pays arabes.
Langues dérivées de l'arabe
- maltais
Lexique
Emprunts français
L’arabe a légué une série de mots aux langues romanes (et, de là, aux autres langues d’Europe), surtout au castillan, à l'italien et au portugais.
On trouve donc de nombreux mots arabes en français. Ces emprunts se sont fait soit :
- directement (alcali, alfa, alizari, almée, amiral, arack, azimut, baobab, baraka, barbacane, barde, bédouin, bled, bordj, bouracan, burnous, cadi, cafard, caïd, calife, camaïeu, came, camelote, caoua, chott, clebs, fellah, gazelle, hachisch, harem, hasard, henné, jupe, kandjar, laiton, luth, maboul, maghrébin, maghzen, oued, salamalec, toubib, zénith, etc.) ;
- à partir de l'arabe dialectal, surtout algérien (barda, bezef, kif-kif, matraque, nouba, razzia, youdi, etc.) et égyptien (cange, goudron, mamelouk) ;
- par l'intermédiaire du latin médiéval ou scientifique (alcool, algèbre, alidade, amalgame, ambre, arcanne, avives, benjoin, benzine, bourrache, camphre, chiffre, momie, orcanette, safran, sirop, etc.) ;
- par l'intermédiaire d'autres langues européennes, principalement l'espagnol (alcade, alcarazas, alcôve, alezan, alfange, algarade, alguazil, aman, arrobe, azerole, basaner, épinard, felouque, etc.), l'italien (arsenal, artichaut, assassin, aval, avanie, avarie, berner, café, calfeutrer, calibre, carafe, coton, girafe, hégire, magasin, sirocco, tarif, zéro, etc.), le provençal (boutargue, jarre, madrague, poutargue) et le portugais (argousin) ;
- par l'intermédiaire du turc (minaret, muezzin), de l'hindî (nabab) ou du persan (lascar).
D'autre part, l'arabe a transmis au français des mots originaires d'autres langues, notamment l'hindî (bonduc, candi), le persan (alkékenge, alkermès, aniline, aubergine, azur, babouche, borax, bore, douane, orange, timbale, etc.), mais aussi le grec (alambic, almanach, antimoine, etc.).
Citons enfin le cas du mot abricot, qui vient du latin praequox (qui a donné précoce) et qui est revenu en français sous cette forme après un voyage par l'intermédiaire du grec (barc), de l'arabe (al-barriq) et du catalan (albercoc).
En ce qui concerne les noms propres, beaucoup de noms d’étoiles viennent également de cette langue : Aldébaran, Bételgeuse, Algol, Alioth, Véga, Mizar, Fomalhaut, etc.
On reconnaît certains emprunts à l’arabe dans les langues occidentales au fait qu’ils commencent souvent par a- ou al, qui n’est autre que l’article défini dans cette langue. Les Occidentaux n’en ayant pas conscience, ils ont conservé cet article. L'espagnol et le portugais en ont conservé plus que le français : à algodón en espagnol correspond coton, par exemple.
Même si cela s’éloigne du cadre linguistique il est intéressant de rappeler que nous utilisons des chiffres indiens transmis en Occident par les Arabes, dits par abus de langage « chiffres arabes ». Dans le monde arabe, seuls les pays occidentaux (Tunisie, Algérie, Maroc) utilisent ces chiffres, les autres pays en utilisent d'autres, appelés abusivement « hindous » (où le 5 s’écrit comme notre 0).
Les « chiffres arabes » dans leur forme actuelle sont parvenus à l'Europe de la ville de Bougie au moyen âge (Bédjaia/Algérie) par un moine chrétien, ainsi que les bougies (chandelles), pour lesquelles la ville était renommée.
Voir aussi
Articles connexes
- alphabet arabe et écriture de la hamza ;
- arabe littéral et arabe dialectal ;
- prononciation de l'arabe ;
- vocabulaire de l'islam.
- linguistique
- dictionnaire des langues
- langues par famille
- langues afro-asiatiques
- - langues sémitiques
- noms arabes
- Poésie arabe
Liens externes
- [http://st-takla.org/Learn_Languages/01_Learn_Arabic-ta3leem-3araby/Learn-Arabic_00-index_El-Fehres.html Apprendre l'arabe Online]
- [http://www.nicoweb.com/sirpus L'écriture et la lecture de arabe, c'est facile en MP3]. Cours de lecture et d'écriture en ligne en MP3 avec proverbes arabes et poésie.
- [http://www.webarabic.com/choix-apprendre.html Apprendre l'arabe] (WebArabic)
- [http://pince31.free.fr/lang/arabic/index.php Apprendre la langue arabe] (Langue Arabe)
- [http://www.freelang.com/dictionnaire/arabe.html Dictionnaire Freelang] - Dictionnaire arabe-français/français-arabe.
- [http://www.nclrc.org/inst-arabic3.pdf Multilingual Computing in Arabic with Windows, major word processors, web browsers, Arabic keyboards, and Arabic transliteration fonts]
- [http://www.muftah-alhuruf.com Muftah-Alhuruf.com]: Ecrire et envoyer des e-mails arabes sans a un clavier ou un système d'exploitation arabe.
-
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On appelle Ifriqiya, ou Ifriqiyya (arabe: إفريقية ifrīqiya) le territoire de l'Afrique du Nord correspondant à la province romaine dans l'Antiquité tardive (en latin: Africa). Le mot arabe est une altération du mot latin. C'est sous ce nom que ce territoire était connu au moment de l'arrivée des musulmans et de la résistance qui leur fut opposée.
L'Ifriqya s'étendait sur la majeure partie du territoire actuel de la Tunisie (hors parties désertiques) et une petite partie du nord-est de l'Algérie.
Histoire
Dès le début du califat abbasside, l'Ifriqiya tendit à l'autonomie. En 800, le khorassanien Ibrâhîm ibn al-Aghlab obtint le titre d'émir de Kairouan, fondant la dynastie des Aghlabides.
À la fin du IXe siècle, la région tomba sous la coupe de groupes ismaéliens qui finirent par y instaurer le califat fatimide. Dès le milieu du Xe siècle, de puissantes révoltes berbères bousculèrent le pouvoir qui déplaça son centre de gravité en Égypte et confia le gouvernement de la région à une nouvelle dynastie d'émirs berbères, les Zirides. En 1046, ces nouveaux dirigeants rompirent avec le pouvoir fatimides et reconnurent comme suzerain le calife de Bagdad. Les Fatimides réagirent en 1052 en envoyant les Hilaliens piller la région, qui se soumit, du moins jusqu'à la chute du califat fatimide en 1171.
L'Ifriqiya fut dominée par les Hafsides à partir de 1230, et fut conquise en 1574 par les Ottomans.
Frontière
Dans son sens le plus largement accepté, le mot frontière désigne la ligne imaginaire séparant deux États souverains. En droit international, une frontière est inviolable. Cette inviolabilité des frontières est le corollaire de la souveraineté des États. Il peut aussi faire référence à une limite d'un territoire autre que national.
La notion de frontière
Différentes acceptions sont envisageables :
- La frontière joue deux fonctions opposées :
- c'est une zone de protection, qui sépare des États ayant des législations différentes et qui doit être protégée et contrôlée (on parle alors de frontiere fermée).
- c'est une zone de passage qui permet le commerce international, et dont le franchissement entraîne, la perception de droits de douane (on parle alors de frontiere ouverte).
- La «Frontière» (the Frontier) a désigné aux États-Unis et au Canada la limite ouest de la progression de la colonisation dans le cadre de la conquête de l'ouest, entre le et le .
Où passent les frontières ?
Les frontières terrestres
On distingue différents types de lignes frontières terrestres:
- Certaines frontières se basent sur des éléments du relief ou de l'hydrologie ; on les a parfois appelées "frontières naturelles" bien qu'elles soient le fruit d'une réflexion humaine. Cette situation est particulièrement courante en Amérique et en Afrique subsaharienne dont les frontières actuelles ont été dessinées par les puissances coloniales.
- La frontière peut suivre un cours d'eau. Par exemple, la partie est de la frontière entre les États-Unis et le Mexique longe le Rio Grande, la frontière entre la Mauritanie et le Sénégal suit le fleuve Sénégal ... Cette situation existe aussi en Europe : la ligne Oder-Neisse sépare la Pologne de l'Allemagne, le Rhin sert de frontière entre l'Allemagne et la France. Plus rarement, la frontière peut tirer son origine des limites d'un bassin fluvial, c'est en partie le cas en République démocratique du Congo (RDC).
- Elle peut aussi se baser sur des élément du relief, sur les lignes de crête par exemple. C'est à première vue le cas des Pyrénées qui séparent l'Espagne de la France. Cependant, ces frontières ne sont naturelles que vues de loin. Dans le détail, la frontière franco-espagnole ne passe pas par la ligne de crête principale. La Garonne prend sa source en Espagne (Val d'Aran en Catalogne) et le rio Segre en France (Pyrénées-Orientales).
- D'autres frontières suivent des lignes géométriques, souvent des méridiens ou des parallèles. Ce type de frontière se rencontre dans des régions peu peuplées, dans le Sahara par exemple,
ou sur la partie ouest de la frontière des États-Unis qui passe le long du 49e parallèle (Traité de l'Orégon, 15 juin 1846).
À regarder sur une carte, bon nombre de frontières ne semblent pas avoir de justification évidentes, la frontière entre la France et la Belgique par exemple. Ces frontières sont souvent le fruit d'une longue histoire faite de guerres et de compromis entre les pays. Le plus souvent, elles tiennent également compte de l'identité culturelle des populations vivant près de la frontière.
Les frontière maritimes
La question de la souveraineté des États sur les espaces maritimes qui les bordent a été réglée lors de la Conférence de Montego Bay (1982).
On reconnait aux États un droit de pleine souveraineté sur les eaux territoriales qui s'étendent sur douze milles à partir des côtes. Cette zone est donc considérée comme partie intégrante du territoire national. Les navires étrangers y ont cependant un droit de passage innocent et le droit de poser des câbles sous-marins.
Jusqu'à deux cents milles des côtes, l'État possède une zone économique exclusive (ZEE), dans lequel il a un droit de gestion des ressources.
Dans certaines régions, ces règles ne peuvent être appliquées car la mer est trop étroite. C'est le cas, par exemple, en Méditerranée. Lorsque deux États sont séparés par un détroit, la frontière passe au milieu.
Les problèmes liés au frontières
Conflits frontaliers
Le mot frontière a d'abord été un adjectif dérivé du mot front. Le concept de frontière a donc d'abord eu une connotation guerrière. On constate en effet que jusqu'à la deuxième guerre mondiale, un grand nombre de conflits portaient sur des questions de territoires, la plupart des guerres avaient pour origine le désaccord entre deux pays qui revendiquaient la souveraineté sur un même espace. Dans ce contexte, la région frontalière était souvent militarisée car les États devaient toujours être prêts à attaquer ou à se défendre.
Aujourd'hui, avec l'importance stratégique de l'aviation, les menaces lors d'une guerre ne viennent plus forcément des frontières même si certaines lignes restent fortement militarisées en particulier le long zone de démilitarisée entre les deux Corée.
Les guerres entre États sont actuellement relativement peu nombreuses. Elles sont souvent remplacées, en Afrique notamment, par des conflits internes. Même lorsqu'il existe de fortes tensions entre deux pays voisins, elles ne tiennent pas forcément à un désaccord sur le tracé des frontières.
- Les Corée par exemple ne s'opposent pas sur la position de la ligne frontière et elles s'accordent toutes deux pour présenter la réunification comme l'objectif à terme, même si elles ne l'envisagent pas forcément de la même manière.
- L'armée rwandaise occupe une partie de la RDC, mais elle ne cherche pas à annexer au Rwanda les territoires occupés.
Un certain nombre de différends entre États liés à des questions de frontières donnent lieu à des tensions :
- Inde-Pakistan : tensions très forte sue la question du Cachemire
- Taïwan-Chine : une part croissante de la population de Taïwan ressent une identité nationale taïwanaise et rejette l'idée d'un rattachement à la Chine continentale, même dans l'hypothèse d'un changement de régime dans celle-ci. Aussi la situation en mer de Chine, qui sépare les deux territoires, est très précaire.
- Ethiopie-Érythrée : le conflit (1998-2000) s'est cristallisé autour de la frontière septentrionale, entre la région du Tigré et l'Érythrée. La ville de Badmé a été un grand enjeu dans ce conflit.
- Maroc-Espagne
- Le Liban et Israël : suite à l'occupation par Israël d'une large bande de territoire au Sud du Liban de 1978/82 à juillet 2000, la frontière constitue un lieu de tension. La non restitution des hameaux de Chebba (toujours occupés) représente un objet de discorde entre les deux pays.
- Israël et la Syrie : le conflit se situe notamment autour de la question de l'occupation du plateau du Golan (occupé depuis la guerre de 1967 par l'armée israélienne aux dépens de la Syrie).
- Israël et la Palestine : Le conflit est particulièrement sanglant et s'est trouvé relancé depuis le début de la seconde Intifada. La construction, par Israël, du mur de "sécurité", jugé illégal par la cours internationale de justice, et qui annexe de fait de nouveaux espaces en Cisjordanie est une source supplémentaire de conflit.
Liens pour aller plus loin
Pour d'autres développements voir le site "Géographie sociale et politique" qui aborde le thème des relations frontalières : http://geo-sociale.9online.fr/
notamment sur ces pages: - http://geo-sociale.9online.fr/travaux_publications.htm
- http://geo-sociale.9online.fr/frontiere_recherche.htm
Problèmes liés à l'accès à l'eau
La question du partage de l'eau est épineuse dans les régions frontalières. Les fleuves qui passent sur la frontière peuvent poser différents problèmes, bien que le principe de la liberté de navigation sur les fleuves internationaux ait été énoncé depuis le traité de Vienne en 1815.
L'Iran et l'Irak se sont ainsi fait la guerre (1980-1990) pour la maîtrise du chenal de navigation sur le Chott-el Arab (fleuve né du confluent du Tigre et de l'Euphrate).
Mais la principale difficulté réside dans des conflits sur l'utilisation des eaux, en particulier pour l'irrigation et l'approvisionnement des populations. Le conflit israélo-palestinien en est l'illustration puisque la colonisation des Territoires occupés est justifiée par le besoin israélien de contrôler les nappes phréatiques de Cisjordanie.
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