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Ancien Empire égyptien
Ancien empire catégorie:Histoire de l'Égypte antique
L'Ancien Empire égyptien est considéré par beaucoup, et même par les égyptiens des périodes antiques plus tardives, comme l'âge d'or de la civilisation pharaonique.
La centralisation amorcée sous les dynasties thinites, va permettre des développements artistiques et architecturaux, tandis que se sont regroupées autour du roi toutes les ressources du pays.
L'Ancien empire couvre une période allant des environs de 2700 à 2200 avant l'ère chrétienne et est formé de quatre dynasties :
- (2700 à 2620)
- (2620 à 2508)
- (2508 à 2350)
- (2350 à 2200)
C'est l'époque des premières pyramides. D'abord de la pyramide à degrés à Saqquarah sous le règne Djoser, puis des trois pyramides monumentales du plateau de Gizeh (celle de Khéops, Khéphren et Mykérinos).
Il s'agit aussi d'une période d'expansion territoriale avec vers 2650 avant l'ère chrétienne la conquête du Sinaï par Djoser et vers 2300, la conquête de la Nubie par Pépi I.
Pépi I
On considère cette période comme une période de fermeture sur l'extérieur mais qui n'empêchera pas les égyptiens de se développer d'eux-mêmes. Les nobles et les notables sont enterrés dans des mastabas, et l'on y voit un art raffiné, sans toutefois égaler celui du Nouvel Empire égyptien. La capitale est à Memphis et le dieu impérial est Ptah, mais aussi le dieu soleil Rê, auquel les pharaons s'identifient lors de sa course quotidienne et son combat contre les forces destructrices de la nuit. Les rois sont enterrés surtout à Saqqarah et en Abydos, cité sainte d'Ounnéfer-Osiris. Des temples solaires, « les demeures des millions d'années », sont édifiés pour rendre hommage aux rois en adorant son Ka durant et après sa vie. Vers 2350 avant l'ère chrétienne, apparaissent les premières traces des textes des pyramides à Saqqarah sous le règne du roi Ounas.
Cette période est marquée par la montée en puissance des nomarques et princes locaux par rapport au pouvoir central usé, entre autres, par le long règne de Pépi II. Commence alors une période de décadence qui mènera l'Égypte, après le règne de la mystérieuse pharaonne Nitokris, à la I période intermédiaire. L'invasion du Delta par un peuple asiatique marquera la fin de l'Ancien Empire.
Rois et reines illustres de l'Ancien Empire
- Djoser
- Snéfrou
- Khéops
- Khéphren
- Mykérinos
- Pépi II
- Nitokris
L'art de l'Ancien Empire
L'Ancien Empire, c'est l'époque des grandes pyramides et de la création du scribe accroupi. Mais c'est surtout, pour la plupart des historiens de l'art, l'apogée de l'art egyptien, qui atteint alors une perfection inégalée. Le pays enfin unifié, cohérent, sous l'emprise d'une administration forte réalise d'immenses ouvrages, que ce soit dans l'architecture ou la sculpture.
‘‘Voir l'article détaillé sur l'art de l'Ancien Empire.
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Catégorie:Égypte antique
Pyramide
Géométrie
Une pyramide (du grec pyramis) est une forme géométrique créée en connectant une base polygonale et un point appelé l'apex par des faces triangulaires.
Lorsque cela n'est pas spécifié, on suppose que la base de la pyramide est un carré ; c'est un polygone à cinq faces. Une pyramide à base triangulaire est appelée tétraèdre car elle a quatre sommets (elle a également quatre faces).
Le volume d'une pyramide est donné par : S × h / 3, où S est la surface de la base et h la hauteur de la base à l'apex.
La pyramide est un cône.
Architecture
cône]
La pyramide est une construction dont la forme se rapproche de l'objet géométrique du même nom (cf. supra).
Les civilisations précolombiennes (Aztèques, Incas, Mayas...), ainsi que les civilisations égyptiennes, ont créé de nombreuses pyramides, à usage religieux de temple ou de sépulture.
Cette forme a été reprise à la fin du par Jean Balladur pour la réalisation de La Grande-Motte.
A San Francisco (Californie), les architectes de la Transamerica Pyramid (construite en 1972, 260 mètres) ont choisi de traiter de façon futuriste la forme de la pyramide....
La pyramide du Louvre, dessinée par l'architecte sino-américain Ieoh Ming Pei, sert de porte d'entrée monumentale au musée.
Égypte
Ieoh Ming Pei
Voir l'article pyramides d'Égypte.
Organisation pyramidale
Une organisation très hiérachisée. Voir l'article organisation
Texte de sous-titre
[(remplacez ceci par l'URL ou adresse du lien) (remplacez ceci par la légende)]Insérez le texte à mettre en italique à la place de celui-ci[(remplacez ceci par l'URL ou adresse du lien) (remplacez ceci par la légende)]Vente pyramidale
Un type d'escroquerie. Voir l'article vente pyramidale
La forme pyramidale serait magique, et augmenterait certaines qualités à un endroit précis, en elle.
Géologie
Les pyramides sont des colonnes protégées par des pierres et formées par l'érosion. On peut en voir à Euseigne, dans le canton du Valais en Suisse.
Suisse
Catégorie:Monument
Catégorie:Polyèdre
ja:ピラミッド
ko:피라미드
ms:Piramid
Gizeh
Gizeh, en arabe الجيزة (al-Gizah), est une ville d'Égypte, située sur la rive gauche du Nil, face à la vieille ville du Caire.
La renommée internationale de Gizeh est due aux célèbres grandes pyramides, de Khéops, Khéphren et Mykérinos, ainsi qu'au Sphinx, témoins de la civilisation égyptienne antique, situés sur le plateau à quelques kilomètres de la ville.
C'est du pied de ces pyramides que Napoléon Bonaparte, lors de la campagne d'Égypte, le 21 juillet 1798, avant une bataille décisive, prononça le célèbre «Soldats, songez que du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent.»
Aujourd'hui, Gizeh est un chef-lieu de province de 2 156 000 habitants et fait désormais partie de la grande métropole cairote.
Autres transcriptions : Gizèh, Giza, Gîza et Guizé.
1798
Liens Externes
- [http://maps.google.com/maps?ll=29.977012,31.134385&spn=0.008100,0.011952&t=k&hl=en Vue par Google Maps]
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:Patrimoine mondial en Égypte
Catégorie:Site égyptologique
Catégorie:Le Caire
ja:ギーザ
KhéopsKheops Kheops Catégorie:IVe dynastie égyptienne
Khéops (ou Khoufou) (2590 à 2565 av. J.-C.), fils du roi Snéfrou, est un pharaon considéré par certains comme l'un des plus grands de l'histoire de l'Égypte antique. Il est connu pour avoir fait construire la grande pyramide de Gizeh, dont la construction prit vingt années, nécessitant 20 000 ouvriers, et est considérée de nos jours comme la perfection en terme de technique de construction et d'architecture des pyramides égyptiennes.
Comme le rapportent Hérodote (qui a visité l'Égypte 22 siècles plus tard) et les contes du papyrus Westcar (Nouvel Empire), à l'inverse de son père, le pharaon Snéfrou, Khéops était considéré comme un pharaon cruel et injuste envers son peuple. Cette réputation provient sans doute du fait que l'on imaginait mal un tel édifice être construit autrement que par des esclaves .
Or, de récentes découvertes, suite aux fouilles menées par Mark Lehner, sous l'autorité de Zahi Hawass, président du CSA (Conseil Suprême des Antiquités), ont révélé une ville des artisans et ouvriers à Gizeh. Il apparaît que ceux-ci étaient bien nourris, soignés et le cliché des esclaves menés au fouet est battu en brèche par les découvertes faites sur le terrain et dans les tombes. L'hypothèse a été émise que le projet des pyramides aurait pu constituer un projet fédérateur et un moyen politique et spirituel de réaliser l'unité des Deux Terres. À ces artisans et ouvriers spécialisés venaient se joindre une main-d'œuvre venue des villages de toute l'Égypte, sans doute de façon non permanente, et les villages contribuaient également à ce grand projet religieux en envoyant des vivres.
Khoufou construisit également des temples, en particulier il entama la construction du temple d'Hathor à Dendérah.
Titulature
ja:クフ
Khéphren
Khéphren est le nom grec d'un pharaon de l'Ancien Empire égyptien (IV dynastie). Sur le Papyrus de Turin, il est appelé Khâef Rê. Il aurait régné approximativement de 2558 à 2533 avant Jésus-Christ.
Kaouâb, le prince héritier, meurt avant son frère et c'est Khéphren, le demi-frère de Djédefrê qui prend la succession. Il conserve le titre de fils de Rê en développant l'affirmation de l'importance d'Atoum face à Rê, et laissera derrière lui le grand Sphinx de Gizeh.
Titulature
Khephren
Khephren
Catégorie:IVe dynastie égyptienne
Sinaï
Le Sinaï est une péninsule égyptienne d'environ 60.000 kilomètres carrés, à la forme triangulaire et située entre la Méditerranée (au nord) et la mer Rouge (au sud). Sa frontière terrestre longe le canal de Suez à l'ouest et la frontière israélo-égyptienne au nord-est. La limite orientale de la péninsule est marquée par une faille tectonique qui écarte, année après année, la mer Rouge. Du pétrole, du fer et du manganèse sont exploités dans le Nord et dans le centre sud. D'anciennes mines existent depuis des millénaires.
Cette région désertique est aujourd'hui habitée par plus de 400.000 Égyptiens, principalement au nord le long de la frontière israélienne et de la bande de Gaza. Les villes les plus connues sont: Charm el-Cheikh et Taba, qui sont des destinations touristiques importantes.
Le Mont Sinaï, point culminant au sud de la péninsule, est d'après la Bible le lieu où Moïse aurait reçu les Dix Commandements. Toutefois, les historiens et les archéologues rejettent généralement l'idée que l'actuel Monastère Sainte-Catherine, actuellement présent sur le site, marquerait l'emplacement du sommet du mont décrit dans la Bible.
Le Sinaï et l'Histoire moderne
Au début du XX siècle, le Sinaï appartenait à l'empire ottoman puis à l'empire britannique jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale. La frontière orientale de la péninsule fut tirée en ligne droite entre Rafah sur la Méditerranée et Taba sur la mer Rouge. Cette ligne est aujourd'hui la frontière israélo-égyptienne.
Dans la deuxième moitié du XX siècle, des conflits ont opposé l'Égypte et Israël pour le contrôle de la région.
Depuis la guerre israélo-arabe de 1948, le Sinaï a toujours été le théâtre de combats opposant les armées israélienne et égyptienne:
- En 1948, les Britanniques et les Américains stoppèrent les Israéliens dès qu'ils entrèrent dans le nord-est de la péninsule. L'armistice de 1949 laissa le Sinaï et la Bande de Gaza sous contrôle égyptien.
- En 1956, Tsahal envahit en quelques jours la péninsule (avec les soutiens francais et britanniques) pour mettre un terme au blocus égyptien sur le port israélien d'Eilat sur la mer Rouge et répondre à la nationalisation par Nasser du canal de Suez. Voir l'article détaillé. Les pressions américaines et soviétiques obligèrent les Israéliens a se retirer et l'ONU déploya des forces pour démilitariser la péninsule.
- En 1967, l'Égypte ordonna le retrait des forces onusiennes, reprit son blocus du détroit et opéra militairement dans le Sinaï. L'attaque préventive israélienne défit en six jours l'armée égyptienne et Israël choisit de garder le contrôle complet de la péninsule pour en faire une zone tampon.
- En 1973, au cours de l'attaque-surprise des armées arabes le jour du Yom Kippour, les Égyptiens forcèrent la ligne Bar-Lev supposée imprenable qui avait été construite le long de la frontière entre le Sinaï et l'Égypte. Toutefois, les Israéliens repoussèrent finalement l'attaque et passèrent même le canal de Suez.
- En 1979, le Sinaï fut échangé par les Israéliens contre un traîté de paix avec l'Égypte. Le retrait israélien sur la péninsule entraina la destruction de colonies de peuplement comme la ville de Yamit, au nord-est.
- Depuis, la frontière du Sinai est paisible, à l'exception des trafics d'armes qui transitent vers la Bande de Gaza par des tunnels clandestins.
- La ville de Charm el-Cheikh est désormais la "vitrine moderne" de l'Égypte qui y organise régulièrement des sommets internationaux. La ville fut prise pour cible lors d'attaques terroristes d'Al Qaïda.
Catégorie:Égypte
Catégorie:Péninsule
ja:シナイ半島
ko:시나이 반도
Nubie
La Nubie est aujourd'hui une région du sud de l'Égypte, longeant le Nil, et du nord du Soudan - dans l'antiquité la Nubie était un royaume indépendant.
Les habitants de la Nubie parlent au moins deux dialectes du groupe Nubien, une famille du nilo-saharien qui inclus le Nobiin, le Kenzi / Dongola, le Midob et d'autres variations.
Le Birgid, un dialecte particulier, était parlé jusqu'au début des années 1970 au nord du Nyala au Soudan, à Darfur. L'ancien nubien était utilisé dans la plupart des textes religieux entre le VIIIe et le .
Histoire
Préhistoire
Les plus anciennes cultures nubiennes n'ont pas laissé de traces écrites, et ne sont pas cités dans les écrit des civilisations alentours. Les plus anciens habitants connus de la Nubie sont les Badariens, suivis des Amratiens puis des Gerzéens, appelées civilisations du "groupe A". Depuis l'installation des Gerzéens, la Nubie a commence réellement à se former - période qui correspond à l'avènement en Égypte de la 1ère dynastie, vers l'an -3100. Les Gerzéens étaient à l'origine un peuple nomade, qui s'installa en Nubie pour devenir éleveurs, s'occupant de moutons, de chèvres et de quelques vaches. Ils sont particuliers par leurs poteries et leurs rites funéraires, très différents de ceux des égyptiens.
La culture gerzéenne déclina aux alentours du XXVIIIe siècle avant l'ère chrétienne succédée par les civilisations dites du "groupe B". On a parfois considéré que les peuples du groupe B avaient envahi la Nubie - on pense aujourd'hui que le groupe B est issu dur groupe A. Ces peuples étaient bien plus pauvres que les précédents, et bien moins nombreux. On suppose donc une attaque ou des pillages, probablement égyptiens, qui auraient provoqué une crise en Nubie.
Avec le commerce en Égypte, la Nubie réussit à acquerir un certain niveau de vie et de stabilité. Autour de la VIe dynastie égyptienne, la Nubie fut divisée en petits royaumes - il y a débat concernant l'appartenance ou non des royaumes à un hypothétique "groupe C". On remarque l'étonnante similitude entre les poteries des anciens du groupe A et celles du groupe C, semblant dénoter soit une nostalgie de ces derniers, soit un retour des premiers. Le désert du Sahara était à cet époque suffisamment invivable pour provoquer l'éxode soudain des peuples nomades qui y résident normalement, se réfugiant alors en partie en Nubie.
Des civilisations du groupe C, le premier à unifier les régions autour de lui fut le Royaume de Kerma - Royaume qui tient son nom de la cité de Kerma que l'on suppose avoir été sa capitale. Après le réveil de l'Égypte sous le nouvel Empire, les troupes égyptiennes se sont étendues au sud. Sous le règne de Thoutmôsis Ier, vers -1520, toute la Nubie du nord était annexée.
Le Royaume de Koush
Au cours de la Troisième période intermédiaire (1085 - 750 av. J. C.), la Nubie recouvrait son indépendance. Se constitua alors dans le bassin du Nil moyen un "empire koushite" qui allait perdurer durant quelque mille ans. Cette période est traditionnellement divisée en deux époques. Celle de Napata qui a duré de 750 à 300 av. J. C. et celle de Méroé qui a duré de -300 à 340 ap. J. C.
Epoque napatéenne
Le royaume de Koush repris beaucoup de pratiques traditionnelles égyptiennes, notamment leur religion, et les pyramides. Le royaume survit plus longtemps que celui d'Égypte, envahissant même ce dernier durant la au VIIIe siècle avant l'ère chrétienne. Vers -660 les pharaons koushites sont repoussés vers leur région d'origine la Nubie et forment à Napata un royaume original synthèse des influences nubiennes et egyptiennes.
Vers -591, suite à l'expédition de Psammétique II contre Koush, la capitale quitte Napata pour Méroé, au coeur du Soudan nilotique. A ce fait s'était ajouté le durcissement des conditions climatiques; ce qui reléguait le Nord à des fonctions secondaires.
Epoque Méroïtique
A partir des années 315 - 295 av. J.C., s'accentue la rupture (jamais achevée) d'avec le modèle égyptien. Des traits locaux (nubio-soudanais) affirment leur prépondérance au plan politico-religieux notamment.
En effet sous Nastasen (-335 à -315), Méroé ravissait à Napata les dernières grandes fonctions qui lui restaient. C'était celles de lieu de couronnement et d'inhumation des souverains.
C'est dans ce contexte qu'a eu lieu l'avènement des Candaces.
Les Candaces étaient des reines exerçant effectivement le pouvoir politique suprême. L'effectivité de leurs statut et fonctions impériaux est traduite par les titres royaux qu'elles portent et qui sont empruntés au protocole pharaonique. Ce sont Sa-Rê, Neb-tawy et n-swt-bit. Elle est traduite par le geste auguste de massacrer les ennemis qui depuis Narmer exprime le triomphe du souverain régnant. Elle trouve aussi un écho dans la Bible.
Durant l'époque romaine les koushites commercaient avec les Romains, et étaient également de redoutés mercenaires.
Durant ce temps, les différentes régions se divisèrent en plus petits groupes armés, dirigés par un général. Ils combattirent pour le contrôle de la Nubie, laissant la région faible et vulnérable à toute attaque. Les Noba en profitèrent pour conquérir la Nubie - il est même possible que le nom de la région leur soit due, à moins que "Nubie" vienne du mot égyptien Nub, l'or. Depuis ce temps, les romains les ont appelés Nobatae.
Liste des rois Koushite
- Altanersa (653-643) fils de Taharqa
- Senkamanisken (643-623)
- Anlamani (623-593)
- Aspalta (593-568)
- Armantelqo (568-555)
- Malonaqen (555-542)
- Analmaaye (542-538)
- Amaniastabarqa (538-519)
- ?
- Irike-amanote (431-405), certains chercheurs pensent qu'il a aidé les egyptiens contre l'invasion perse de 404.
- Harsiotef (390-350)
- Nastasen (335-315)
A la fin de son règne les rois de Nubie, font face à une invasion venue du Nord et ils se réfugient plus au Sud à Méroé.
- Arqamani (275–250) il construit de grandes pyramides à Méroé
- Arnekhamani (235–218)
- Candace (Reine) Shanakdakhete (170–150)
- Tanyidamani (110-90)
- Amanikhabale (50-40)
- Candace Amanishakheto (35-20)
- Teriteqas et Candace Amanirenas (24-?)
- Natekamani et Candace Amanitore (-12/12))
La Nubie Chrétienne
Vers l'an 350, la Nubie fut envahie par le Royaume Éthiopien d'Axoum. L'ancien gouvernement nubien fut écrasé. Trois nouveaux royaumes se formèrent alors :
- La Nobatia, au nord, entre la première et la seconde catacacte du Nil, dont la capitale était Pachoras (aujourd'hui Faras) ;
- La Makuria, au milieu, ayant pour capitale Dongola ;
- L'Alodia, plus au sud, ayant sa capitale à Soba près de Khartoum ;
Le Roi Silko de Nobatia écrivait en grec et grava ses victoire sur le Temple de Talmis (aujourd'hui Kalabsha) vers l'an 500.
Quand Athanasius d'Alexandria consacra Marcus évêque de Philae avant sa mort en 373, montrant par la même occasion la domination chrétienne sur la région au IVe siècle, Jean d'Éphèse nota qu'un prêtre monophysite nommé Julian convertit le Roi et ses nobles vers 545. Il note également que le Royaume d'Alodia fut converti vers 569. Ses écrits sont parfois contradictoires cependant, avec ceux de ses contemporains. L'église de Nubie prêta allégeance à l'Église Orthodoxe Grecque puis, en 719, à l'Église Copte.
Au VIIe siècle, Makuria s'étendit, devenant la principale puissance de la région - assez puissante pour empêcher l'invasion des peuples arabes. Après plusieurs échecs, ces derniers tentèrent un accord de paix avec Dogomba, permettant notamment le commerce entre les deux puissances. Ce traité dura 600 ans. Avec le commerce, la pensée arabe se propagea en Nubie, supplantant rapidement la chrétienté. L'église "royale" de Dongola fut remplacée par une mosquée vers 1350.
Nubie Moderne
Au cours du XIVe siècle, le gouvernement Dongolan s'est effondré, divisant la région qui sombra aux mains de l'Égypte. La Nubie put voir défiler les envahisseurs, et l'installation de nombreux royaumes. L'Égypte s'appropria le nord du pays, laissant le sud à Royaume de Sennar vers le XVIe siècle.
L'Égypte obtint plus tard le contrôle total de la région, sous le règne de Mehemet Ali au XIXe siècle, puis devint un codominium Anglo-Égyptien.
Avec la fin de la colonisation anglaise, la Nubie fut séparée en deux parties, l'une appartenant à l'Égypte, l'autre au Soudan.
Beaucoup de Nubiens d'Égypte durent s'installer près du Lac Nasser après la construction du barrage d'Assouan.
Voir aussi
Articles connexes
- Égypte
- Éthiopie
- Napata
- Méroé
- Langues nubiennes
- Ancien nubien
- Nobiin
Références
- Robin Thelwall :
- Lexicostatistical relations between Nubian, Daju and Dinka (1978)
- Études nubiennes : colloque de Chantilly, 2-6 juillet 1975, 265-286.
- Linguistic Aspects of Greater Nubian History, in Ehret, C. & Posnansky, M. (eds.)
- The Archeological and Linguistic Reconstruction of African History. Berkeley/Los Angeles, 39-56. [http://www.thenubian.net/aspect.php Lire la version en ligne]
Liens externes
- [http://www.napata.org Napata.org] ;
- [http://www.pbs.org/wonders/Episodes/Epi1/1_retel1.htm Le racisme et la redécouverte de l'Ancienne Nubie] ;
- [http://www.thenubian.net/index.php TheNubian.net] : un site très complet sur l'étude de la Nubie et de la civilisation nubienne ;
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Nouvel Empire égyptienNouvel Empire Nouvel Empire
Introduction
Le Nouvel Empire est la période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne.
C'est une période de raffinement et d'évolutions qui s'étale sur un peu plus de cinq siècles.
L'initiateur est Iâh-mosis (né de la lune), premier roi de cette époque. Chasseur des Hyksôs (Indo-européens), il va mettre en place les fondations du Nouvel Empire en compagnie de sa mère Iâh-Hotep (la lune est en sagesse) et de son épouse Ahmès-Néfertari (La belle entre les belles).
Le Nouvel Empire couvre une période allant des environs de environ 1500 à 1000 avant notre ère et est formé de trois dynasties :
- (1552 à 1292 avant notre ère) ;
- (1292 à 1186 avant notre ère) ;
- (1186 à 1069 avant notre ère) ;
Parmi les personnages illustres de cette époque, il faut retenir les noms de :
- Amenhotep ;
- Thoutmosis ;
- Hatchepsout ;
- Akhénaton ;
- Toutânkhamon ;
- Horemheb ;
- Ramsès ;
- Séthi ;
- Taousert ;
- Sethnakht ;
C'est une période très ouverte vers le monde extérieur, comme la Crète, le Hatti (ennemi un certain temps), etc.
C'est de cette époque que nous viennent les plus beaux témoignages architecturaux (temple de Louxor, tombe de Séthi I, Ramesséum, Abou Simbel, etc.)
C'est pour nous la période la plus connue de l'histoire égyptienne : expansion territoriale, et surtout beaucoup de personnalités connues.
Cette période commença par la fin du règne Hyksôs qui occupaient la Basse Égypte. Vers 1570 avant J.-C., le roi Hyksôs ne contrôlait plus que le nord de l'Égypte depuis Avaris, sa capitale. Ce sont les révoltes des princes thébains qui mirent fin à l'occupation des Hyksôs en Égypte. D'abord sous Kamosis qui les repoussa vers le nord, leurs prenant les territoires de Moyenne Égypte. Le roi Hyksôs essaya en vain de s'allier avec des souverains nubiens de Kerma, mais son messager fut fait prisonnier sur la route des Oasis.
Ahmosis, futur roi thébain prit la ville de Memphis lors d'une seconde attaque et plaça ses troupes devant la ville d'Avaris qu'ils prirent. Après trois ans de siège, la dernière place forte des Hyksôs (Sharouhen, dans le sud de la Palestine) fut prise par les Egyptiens. Il en était fini des Hyksôs, les territoires anciennement égyptiens avaient été remis sous contrôle.
C'est par l'expulsion des Hyksôs hors d'Égypte et par l'unification de la Haute et de la Basse Égypte par Ahmosis que commence le Nouvel Empire d'après les égyptologues. Au début du Nouvel Empire, on note surtout de grandes expansions (notamment Vers l'Asie Mineure et la Nubie) qui amenèrent les frontières de l'Égypte du cœur de l'actuel Soudan (près d'Abou Hamed, au nord de la cinquième cataracte) jusqu'à un pays appelé Naharina (près de l'Euphrate, au Nord Est du pays).
Ainsi, l'Égypte avait acquis une sorte de réputation mondiale. Cependant, les territoires au-delà de la vallée du Nil n'était pas bien contrôlés (notamment les principautés palestiniennes qui, bien que contrôlées par un conseiller égyptien, restait sous la domination des populations autochtones). De nombreux témoignages montrent que l'Égypte souhaitait quand même dominer le monde «jusqu'à ses limites », cela restant utopique, surtout quand on sait que l'Égypte n'a jamais su pacifier la région de la Syrie septentrionale et centrale où il rivalisèrent d'abord avec les princes du royaume du Mitanni puis avec les Hittites.
La politique intérieure au début de Nouvel Empire
Ahmosis, puis Aménophis I (ou Amenhotep) imposèrent l'unification des deux Terres, indispensable à la prospérité du pays. Pour cela, ils engagèrent des réformes telles que l'homogénéité de l'administration, de la législation, du calendrier et du culte. Aménophis 1er fut élevé au rang de dieu à sa mort pour ces actes.
À cette époque, on renforça l'importance de la famille royale au sein du culte divin. Par exemple, c'était à une princesse de la famille royale que revenait le titre d'Epouse du dieu Amon, à Thèbes. Cette fonction «était très importante car elle était susceptible d'apporter beaucoup d'influence politiquement (à cause de l'oracle d'Amon). Cette époque vit aussi Amon, dieu à l'origine seulement local, élevé au rang de dieu dynastique (constructions de temples dans tout le pays)
Hatchepsout et Thoutmôsis III
À la mort de Thoutmôsis II, c'est le fils d'une épouse secondaire, Thoutmôsis III, qui monte sur le trône. En raison de son jeune âge, la régence revint à sa tante et belle-mère, Hatchepsout, fille de Thoutmôsis I et épouse de Thoutmôsis II.
Hatchepsout s'imposa au niveau politique. Elle dressa de nombreux obélisques dans le temple de Karnak et construisit un magnifique temple funéraire sur la rive Ouest de Thèbes, au lieu-dit Deir el-Bahari. Dans ce temple, on peut voir des scènes de théogamie, où est relatée la naissance divine du pharaon.
L'histoire retiendra une Hatchepsout pacifique et un Thoutmôsis III belliqueux et parfois même un peu trop énergique : au cours d'une chasse de cent vingt éléphants dans une plaine de l'Oronte, le roi avait fait une démonstration personnelle de son audace, mais un officier avait dut intervenir pour le tirer d'une situation périlleuse.
Les campagnes de Syrie et de Palestine
Thoutmosis III et Hatchepsout étaient déjà partis sous les acquis de Thoutmosis Ier qui avait conquis le Sud de la Palestine, et avait imposé l'autorité égyptienne sur la Syrie au roi du Mitanni. Durant le règne d'Hatchepsout, le prince de Qadesh profita de son pacifisme pour réunir des détracteurs au pouvoir égyptien ; de plus, les conflits surtout commerciaux ne cessaient de croître. À la mort de la femme pharaon, les troupes de Thoutmosis III atteignirent Gaza. Après un siège de sept mois, la ville de Mégiddo se rendit, suivi de nombreuses principautés qui reconnurent la suprématie égyptienne (par exemple, le souverain d'Assour, ennemi du Mitanni, qui établit des liens avec le pharaon). Les vingtaines d'années suivantes furent occupées par des campagnes visant à asseoir l'emprise égyptienne sur la Syrie centrale. Pour intervenir rapidement contre une rébellion possible à Qadesh, deux bases furent établies, à l'embouchure de l'Oronte, à Gaza et peut être aussi à Damas.
Les campagnes vers le Sud
Des la fin de l'occupation des Hyksôs, on s'empressa de reconquérir les territoires du Sud. Notamment dans la région d'Eléphantine et en Basse Nubie où les princes de quelques cités avaient conclu des accords avec le souverain de Kerma. Thoutmosis Ier, comme Ahmosis avant lui, attaqua le centre du pouvoir de Kerma ; la ville fut assiégée et le royaume ennemi anéanti (vers 1500 avant J.-C.).
Pour continuer à contrôler ces territoires, la région fut mise sous contrôle d'un vice-roi égyptien nommé «fils royal de Koush » et dont le pouvoir s'étendait jusqu'à proximité d'El Kab, dans la région du désert oriental. Tout comme ceux des princes d'Asie du Nord, les fils des princes nubiens furent emmenés à la cour égyptienne, et élevés parmi les jeunes princes égyptiens afin de préserver leur loyauté future. Le tribut reçu du Sud était administré par le temple d'Amon à Thèbes.
On introduisit le culte du roi et de ses ancêtres dans les régions du Sud en édifiant de nouveaux temples au sud de Kerma (notamment à Saïs, Soleb et Napata). On voua ainsi des cultes à Amon, Ptah et Horus. Pour protéger les massives arrivées d'or nubiens, si précieuses aux yeux de l'Égypte qui en avait besoin pour consolider son prestige, des forteresses furent édifiées à la sortie du Ouadi Allaqi.
Avec les tributs du Nord ajoutés à ceux du Sud, déposés au trésor royal de Thèbes, l'influence économique de l'Égypte était devenue incontestable. Avec la fin du monopole maritime Minoen en Crète (du à l'irruption d'un volcan sur l'île de Santorin, sûrement), et la prise de pouvoir par Mycènes, l'Égypte eut l'occasion de pratiquer plus amplement des échanges commerciaux avec les autres royaumes.
Les produits égyptiens (dont l'or était très apprécié des royaumes étrangers) n'eurent pas de mal à ce répandre dans toute l'Égée. Mais l'Égypte importait aussi beaucoup de produits finis, ainsi que de matières premières et de la main d'œuvre : des artisans syriens, d'Asie mineure et de Crète venait travailler sur les chantiers navals royaux du port de Memphis.
Le fer provenait du Liban, près de Koumidou et les turquoises, des mines de Sérabit el-Khadim, dans le Sinaï. Cette ouverture sur le monde méditerranéen modifia profondément les modes et les goûts. L'ascendant des conseillers étranger auprès du roi ne cessa de croître et de nombreux mots d'origine sémite furent introduits dans la langue égyptienne.
Aménophis II et Thoutmosis IV
Aménophis II, fils de Thoutmosis III poursuivit les campagnes en Syrie et Thoutmosis IV, son petit-fils imposa sa politique avec le soutien de l'armée, car il avait reçu une formation militaire. Le souverain du Mitanni, qui craignait une nouvelle menace d'une grande puissance hittite aspira à des rapprochements avec l'Égypte, et permis à Thoutmosis IV d'installer son propre dirigeant sur le trône du pays de Noukhassé, au sud d'Alleppo.
Aménophis III n'eut qu'à poursuivre la politique militaire déjà bien installée en Syrie et n'eut à faire que quelques campagnes en Nubie. Il se maria avec une fille d'officier influent dans la cour de la région d'Achmim. À dix huit ans, il eut une épouse secondaire, Giloukhépa, fille d'un souverain du Mitanni, avec en dot, d'importants territoires syro-palestiniens. D'autres mariages politiques eurent ainsi lieu, notamment avec les filles des rois de Babylone, d'Assour et d'Arzawa en Anatolie.
Les campagnes militaires finies, le roi put se consacrer à son pays, et prit de grandes décisions lors de sa fête-Sed (cérémonie royale en l'honneur des trente ans de règne du souverain). D'abord, il construisit un immense ensemble palatial à Malqata, sur la rive gauche du Nil, qui disposait de son propre port. Il était alors vénéré quotidiennement à la cour comme l'incarnation du soleil. Amenhotep, fils de Hapou, érigea pour le roi un imposant temple funéraire.
Cette époque est aussi celle de la naissance du culte d'Aton, dont le nom est habituellement donné au disque solaire. D'après l'idéologie, le roi et le dieu se mêle la nuit pour qu'au matin, le roi apparaisse sous l'incarnation d'une divine forme humaine. Aton faisait de l'ombre à Amon qui était contesté par la cour, et ainsi naquit une dispute entre celle-ci et les grandes familles égyptiennes.
Akhénaton, l'hérétique
Amenophis IV, fils d'Amenophis III et de Tiyi, épousa Nefertiti, d'origine étrangère. Il a sans doute baigné depuis sa plus tendre enfance dans les discussions sur le culte dynastique du roi et de son dieu Aton. Ainsi, on peut supposer qu'il a préparé depuis longtemps le remplacement du culte d'Amon par celui du dieu solaire, ce qu'il fit effectivement, six ans après son couronnement : il supprima le culte d'Amon à Karnak, mais, au lieu de supprimer le temple, il l'utilisa au profit de son dieu. Sa femme, Nefertiti, et sa fille, Meritaton, exerçaient la fonction sacerdotale des anciennes épouses du dieu. Petit à petit, on supprima le nom d'Amon dans les lieux de cultes égyptiens, et la propriété d'Amon changea de culte.
C'est à partir de l'an V du règne d'Akhénaton que la reine mère ainsi que la cour au complet déménagea pour le palais de l'actuelle Tell el-Amarna, en Moyenne-Égypte. Akhetaton («horizon d'Aton ») était le nom de cette ville, destinée à la fonction de capitale. En changeant de capitale, il changea son nom pour être plus connu sous le nom d'Akhénaton, probablement par provocation aux règles religieuses précédentes ; il centralisa le culte solaire au palais royal avec le temple du palais d'Aton et un temple funéraire, et sa tombe fut volontairement édifiée loin de celles des fonctionnaires de la cour dans le désert oriental. Souvent on représente Akhénaton par des statues relativement laides au niveau de l'expression, ceci étant dû à la modification des canons artistiques, et non forcément la réalité physique.
En architecture comme en sculpture on note de profondes modifications, notamment au niveau de la coupe des blocs de pierres (probablement des nouveaux modules utilisés pour tailler la pierre). Des expressions populaires font leurs apparitions dans des documents officiels, on parle alors de néo-égyptien. Des représentations du pharaon et de sa famille remplacèrent aussi les représentations des dieux locaux dans tout le pays.
Ce radicalisme s'adoucit vers l'an XII de son règne, car Akhénaton devait faire face de nouveau aux Hittites qui tentaient d'exercer de l'influence sur Qadesh. Cette menace n'était pas prise à la légère par les Égyptiens comme le prouve les différentes correspondances en écriture cunéiforme retrouvées à ce propos, et les différentes mises en garde données à l'Égypte par le roi de Byblos contre le souverain de Qadesh. Pour pallier ce problème, le pharaon envoya d'abord des troupes nubiennes en Palestine pour assurer la sécurité de l'administration égyptienne, mais il finit par régler la situation par un mariage diplomatique en épousant une fille du roi kassite de Babylone.
On suppose que Kiya, une reine représentée sur les monuments de l'époque, serait une fille du roi du Mitanni. Lors de sa mort et de celle de Nefertiti, on suppose que c'est Meritaton, la fille d'Akhénaton, qui aurait pris la place de Grande Epouse royale.
Akhenaton mourut sans successeur, on abrogea rapidement ses réformes et Amon retrouva sa place à Karnak. Le gouvernement revint à Memphis, quittant Akhetaton, et la tombe du successeur d'Akhenaton fut construite comme à l'habitude à Thèbes.
La veuve d'Ankhkhéperourê (ou Semenkhkarê), demanda après la mort de son mari - ce qui mit fin à son règne bref – au roi hittite un prince destiné à devenir son époux. Après de multiples vérifications pour s'assurer de l'authenticité de la demande, le roi fit envoyer un prince qui fut assassiné à la frontière égyptienne, donnant aux hittites une raison valable de marcher sur la Syrie du Nord.
C'est sous l'influence d'Aÿ que Ankhésenamon, une des filles d'Akhénaton et de Nefertiti, épousa le jeune Toutankhamon. Son règne fut bref, et il reste pourtant un des personnages les plus connus de l'Égypte ancienne. Pourquoi ? Tout simplement parce sa tombe est restée par chance inviolée. À cette mort, c'est le vieux Aÿ qui monta sur le trône, mais très peu de temps avant sa mort.
Les ramessides
Le haut commandant Horemheb, chef de l'armée à Memphis, prit le pouvoir après le règne controversé d'Aÿ, et se fit confirmer cette prise de pouvoir par un oracle d'Amon à Thèbes. Ramsès, son suppléant militaire fut désigné comme son successeur, et de son règne commencera la seconde moitié du Nouvel Empire, nommée époque ramesside (XIXe et XXe dynasties).
Horembeb, puis Ramsès Ier et Séthi Ier effectuèrent de multiples réformes à l'intérieur du pays. Séthi réhabilita le nom d'Amon dans d'anciens sanctuaires et fit déclarer Akhenaton roi hérétique. Stratégiquement, la capitale fut déplacée à la ville de Pi-Ramsès, dans le Delta oriental, proche de l'ancienne capitale Hyksôs, permettant par ses points d'eaux et ses forteresses un point de départ sûr vers la Palestine. La ville avait une taille imposante et des activités éclectiques comme des palais, des installations militaires, divers temples destinés aux dieux de l'Empire, des écuries et des manufactures d'armes. Ces dernières fabriquaient des boucliers hittites pour des troupes auxiliaires grâce au cuivre tiré des mines de Timna en Israël. Pi-Ramsès était aussi un point militaire stratégique, permettant une action rapide des troupes égyptiennes en cas de révoltes en Palestine ou en Syrie par exemple. Il y avait là des troupes nomades, les Hapirou (dont le nom se rapproche de l'actuel «hébreux »), qui gênaient le commerce par leurs guerres incessantes. Pour finir, une intervention militaire dans le pays d'Amourou (dont le centre est Qadesh) était devenue inévitable depuis qu'ils étaient passé ouvertement du coté Hittite.
C'est ce que fit Ramsès II, le successeur de Séthi Ier en engageant une importante guerre contre Qadesh. L'armée égyptienne eut la chance de pouvoir s'enfuir lors d'une embuscade. L'armée hittite était en effet dispersée par des pillages. L'Égypte perdit alors le pays d'Amourrou, et bien que la bataille de Qadesh ne fut remportée par personne, on peut remarquer sur les murs des temples égyptiens des inscriptions attribuant la victoire aux égyptiens. Cette bataille marque cependant un tournant dans l'histoire des relations entre l'Égypte et le Proche-Orient : le roi Hittite, ayant des problèmes de politiques interne, de famines et d'épidémies, convint avec le pharaon qu'une victoire totale n'était pas possible et signa un accord de paix. Plus tard, Ramsès II épousa une princesse hittite.
Ramses mourut à quatre-vingt-dix ans, après un règne bien occupé. Hormis les victoires, il fit des nombreux sanctuaires portant son nom dans tous les centres d'habitation du pays, souvent grâce à l'or obtenu par l'exploitation intensive de l'or nubien. Parmi ses quatre-vingt-dix enfants, Khâemouaset, un de ses fils, eut la tâche de réintroduire les anciens cultes et certaines de ses filles occupaient la fonction de Grande Epouse royale. Malgré cet apogée apparent, l'édification des temples, les victoires successives cachent une entrée dans une crise économique dévastatrice pour l'Égypte.
A l'ouest du pays, les Libyens s'activent en voyant apparaître des bateaux contenant les fameux «Peuples de la Mer ». Sous le règne de Mérenptah, ils s'étaient associés en attaquant dans le Delta, en vain.
Après le règne de celui-ci, la Haute-Égypte fut déchirée par une guerre civile nord-sud, et la situation se dégrada sous le règne de Ramsès III.
Le royaume hittite était tombé aux mains des Peuples de la Mer, dévastant tout sur le leur passage : les cités d'Asie Mineure et de Chypre, les villes du pays d'Alalakh, Ougarit et Karkémish. L'Égypte était assiégée de toute part, d'après les sources, par des Shardanes (Sardes ?), de Lyciens, de Touresh, d'Akhiyaouas (Achéens), de Péléset (Philistins), etc. ; malgré une attaque à l'ouest menée par les Libyens, elle fut repoussée par les Égyptiens.
Grâce à cette victoire et son butin correspondant, Ramsès III put entreprendre la construction du temple de Médinet-Habou qui était aussi une forteresse de par ses imposantes murailles. Les échanges commerciaux et les tributs cessèrent peut à peu, et ainsi s'installèrent les Philistins à Gaza et à Ashod, aux portes de l'Égypte.
Avec la perte des tributs et la demande constante de l'entretien de troupes de mercenaires (et peut être aussi une baisse du rendement de l‘or nubien) l'Égypte s'enfonça dans un déclin économique. Pour couronner le tout la main-d'œuvre travaillant aux tombes royales se mit en grève et Ramsès III, alors très âgé, fut victime d'une conspiration du harem.
Les successeurs de Ramsès III ne purent qu'observer la chute de l'Égypte : les troupes libyennes profitaient du déclin égyptien pour piller les temples thébains et le vice-roi de Nubie, Panéhési, entama une guerre privée contre Aménophis, le Grand Prêtre d'Amon à Thèbes. Plein d'espoir, la fête du Renouvellement des naissances de Ramsès XI, qui a pour but de définir une nouvelle orientation politique et d'instaurer une situation stable, n'eut pas de réelles retombées et le pharaon dut assister à l'effondrement du pouvoir thébain.
C'est alors que Hérihor-Siamon (Grand Prêtre d'Amon) instaura une dictature fondée sur une théocratie et définie par l'oracle thébain.
Memphis
Memphis est le nom grec de la ville antique, capitale du premier nome de Basse-Égypte (Ineb Hedj : « La muraille blanche »). Le site se trouve aujourd'hui près de la ville de Mit-Rahineh au sud du Caire.
Le nom Memphis est la déformation grecque du nom égyptien de la pyramide de Pépi I (), Men-nefer. La ville fut fondée par le roi Ménès vers 3000 avant notre ère et fut la capitale de l'Égypte durant tout l'Ancien Empire.
Memphis est sous la protection du dieu Ptah, le patron des artisans, dont le temple était l' Hout-ka-Ptah, le « château du ka de Ptah ». C'est de ce terme qui qualifie la maison du dieu, que serait dérivé en grec le mot aegyptos prototype du nom du pays en latin.
On sait peu de choses de la cité de l'Ancien Empire et il faut probablement situer la ville des premières dynasties plus au nord vers Abousir, non loin de Saqqarah nord ou l'on situe les mastabas des premières dynasties. Selon Manéthon les sources évoquent le « Mur Blanc » (Ineb Hedj) comme établissement initial, fondé par Ménès le premier roi ayant reformé l'union des Deux Terres. Qualifié dans certains textes de Forteresse du Mur Blanc, il est probable que le roi s'y installa afin de mieux contrôler cette nouvelle union des deux royaumes rivaux des temps prédynatiques. L'enceinte du complexe de Djeser de la pourrait alors être l'écho funéraire de l'enceinte primitive et royale abritant tous les éléments nécessaires à la royauté. Temples et sanctuaires, cours cérémonielles, palais et casernes. La ville aurait alors suivi l'établissement des sanctuaires funéraires royaux au fur et à mesure de leurs édifications et du changement de site. L'étymologie du nom de la ville elle-même est étroitement liée au nom de la pyramide de Pépi I de la qui se trouve à Saqqarah sud, et semble en effet le supposer. La ville se serait alors développée au gré des sites choisis pour l'édification du tombeau royal. A Gizèh, nécropole royale de la , située en face d'Héliopolis, les fouilles récentes ont révélés les établissements portuaires et civil et un palais démontrant que l'activité essentielle du royaume était bien centrée à cette époque sur l'édification du tombeau royal.
Quoiqu'il en soit le périmètre s'agrandit avec le temps et le centre se déplaça certainement vers un sanctuaire situé plus au sud, l'actuelle Mit-Rahineh, fixant ainsi la cité du Moyen Empire puis la métropole du Nouvel Empire.
Le développement actuel et connu de ce sanctuaire remonte pour l'essentiel à cette époque.
Ce temple et son enceinte occupaient une grande partie de la ville antique. Ses vestiges ont été fouillés et exposés dans un musée en plein air à proximité du grand colosse de Ramsès II qui marquait l'axe sud du temple. De nombreux colosses, stèles et éléments d'architecture y sont entreposés. Des centaines d'ex-voto en forme d'oreilles, dédiés à « Ptah-qui-écoute-les-prières » ont été retrouvés dans l'enceinte du temple. Les tables d'embaumement du taureau sacré Apis ont été retrouvées au sud ouest à l'intérieur de l'enceinte. Hérodote nous rapporte que cette partie du temple fut aménagée sous Psammetique de la qui « fit faire pour Héphaistos (Ptah), à Memphis, le portique orienté du côté du vent du sud et il fit bâtir pour Apis en face du portique, la cour dans laquelle on le nourrit une fois qu'il s'est révélé ; elle est entourée d'une colonnade et toute ornée de figures ; les colonnes y sont remplacées par des colosses hauts de douze coudées. » L'un des cultes les plus populaires de Memphis était consacré à Apis, hypostase vivante de Ptah incarné dans un taureau sacré. À sa mort il était momifié et inhumé en grandes pompes avec tous les honneurs dus à un dieu dans la nécropole de Saqqarah.
A l'ouest de l'enceinte le temple formait un autre axe avec une salle hypostyle imposante de Ramsès II précédée d'un grand pylône qui ouvrait sur les nécropoles. Cette salle présente un plan inhabituel comparé aux grandes salles hypostyles de Karnak ou du Ramesseum. De plan basilical comme elles, celle du temple de Ptah possède une double rangée de colonnes centrales qui soutenaient le toit et les claustra. Les bas côtés constitués de 34 colonnes entourent cette allée centrale sur trois côtés au lieu des deux côtés latéraux comme dans les exemples thébains.
Seules les fondations et bases de colonnes subsistent et laissent imaginer cette grandiose introduction au sanctuaire.
Plusieurs chapelles ont été dégagées dans le même état dont un petit temple de Ramsès II dédié à « Ptah qui est au Sud de son Mur », une chapelle de Sethi I dédiée à deux hypostases de Mennefer la ville elle-même divinisée, un temple reposoir (?) d'Hathor, le tout au sud de l'enceinte principale le long d'une voie processionnelle qui devait relier un autre téménos consacré à Hathor-Sekhmet.
Au nord de l'Hout-ka-Ptah se trouvait une autre grande enceinte comprenant un temple de Neith et un palais d'Apries de la XXVI dynastie.
Enfin à l'est un grand portail précédé de colosses ouvrait sur la zone des palais dont celui de Merenptah, treizième fils et successeur de Ramsès II a pu être fouillé ainsi qu'un petit temple dédié à Ptah qu'il édifia à proximité.
L'histoire et le destin de la ville furent étroitement liés à la royauté, les couronnements et jubilés (Heb Sed, la fête-Sed) étaient célébrés dans le temple de Ptah. Les premières représentations de ce jubilé ont été retrouvées dans la tombe de Djoser à Saqqarah.
Memphis occupait également une place stratégique à l'entrée du Delta, et de ce fait portait également le nom de « Balance des Deux Terres ».
La légende rapportée par Manéthon dit que Mènes, premier Pharaon à réunir les Deux Terres, fonda sa capitale en détournant le fleuve par des digues. L'importance de la ville à l'Ancien Empire est égale à l'importance de sa nécropole qui de Meidoum à Gizeh, en passant par Daschour et Saqqarah, est un véritable « négatif » de la cité antique.
Au Moyen Empire, la capitale et la cour de Pharaon furent déplacées à Thèbes puis dans le Fayoum laissant pour un temps Memphis dans l'ombre. Au Nouvel Empire, en effet, elle devint la véritable capitale administrative et princière du pays. L'école du Kep, qui éduquait les princes royaux s'y trouvait certainement et de nombreux palais pouvaient accueillir la famille royale.
Enfin, emplacement stratégique parce que verrouillant l'accès au Delta, Memphis garda de tout temps un rôle militaire et commercial que seule Alexandrie put rivaliser aux alentours de l'ère chrétienne sous l'empire romain. Lors de la troisième Période Intermédiaire puis à la Basse époque, Memphis fut souvent le théâtre des luttes de libération des dynastes locaux contre l'occupant qu'il soit koushite, assyrien ou perse. Les enceintes des temples furent reconstruites voire fortifiées comme le palais d'Apries de la XXVI dynastie l'atteste. Alexandre le Grand se fit couronner pharaon dans le temple de Ptah et la cité garda un statut important, notamment religieux, durant toute la période qui suivit la prise de pouvoir par un de ses généraux, Ptolémée. Avec l'arrivée des romains, à l'instar de Thèbes, la cité perdit sa place au profit d'Alexandrie ouverte sur l'empire et finalement abandonnée peu à peu à l'époque copte puis arabe la ville devint une carrière pour construire les nouvelles cités de l'Égypte, notamment la nouvelle capitale, le Caire, édifiée plus au nord en face des pyramides de Gizeh.
Au , un chroniqueur arabe visitant le site, le décrivit nous laissant un témoignage impressionné sur la grandeur des ruines de Memphis.
Les savants de Bonaparte ne trouvèrent que des ruines éparses six siècles plus tard et il faudra attendre les travaux de Flinders Pétrie au pour dégager les restes de l'ancienne capitale de l'Égypte et lui rendre un peu de sa splendeur passée.
Voir aussi
Articles connexes
- Égypte antique
- Nome
Homonymie
- La ville de Memphis, dans le Tennessee.
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:Patrimoine mondial en Égypte
Catégorie:Ville d'Égypte antique
Catégorie:Site égyptologique
Rê ko:라 (신화) ja:ラー
Re catégorie:mythologie égyptienne
Rê (avec un accent circonflexe, ou Ra, sans accent), dieu de la mythologie égyptienne, est le Soleil à son zénith. Devenant la divinité principale sous l'Ancien Empire, il a « solarisé » d'autres dieux. Voyageant dans sa barque, il est le créateur de l'univers, le premier de l'ennéade d'Héliopolis. Après avoir régné longtemps, il est écœuré par l'ingratitude des hommes, aussi décide-t-il de se retirer sur le corps de sa fille Nout.
Rê voyage chaque jour à travers le ciel à bord de sa barque sacrée (parcours du Soleil), et chaque nuit aux travers des mondes souterrains (les enfers). Chaque lever de soleil était une victoire remportée par Rê sur les « forces des ténèbres ». Peut-être est-ce là l'explication apportée par les Égyptiens aux phénomènes d'éclipses du Soleil, qui seraient autant de défaites momentanées du dieu sur les ténèbres.
Les « forces des ténèbres » sont représentées par le serpent Apophis, qui cherche chaque nuit à avaler le monde pour le plonger dans les ténèbres. Rê est épaulé dans son combat par Seth, divinité guerrière particulièrement crainte. C'est l'un des rares mythes où Seth a un rôle positif, et les pharaons qui le prendront comme dieu protecteur n'auront de cesse de le rappeler.
Pharaon, après sa mort, prend place sur la barque de Rê pour rejoindre le royaume des morts.
Rê est représenté sous les traits d'un homme à tête de faucon portant le disque solaire sur la tête.
À partir du roi Khéphren, tous les pharaons incluront dans leur titulature le nom de Sa-Rê (« Le fils de Rê ») qui précède le nom de naissance du pharaon inscrit dans un cartouche. Il a pour but de rattacher charnellement le pharaon à la puissance cosmique de l'univers, Rê.
Les six rois-dieux sont dans l'ordre :
# Rê,
# Shou,
# Geb,
# Osiris,
# Horus,
# Thot (incertain).
Pharaon)]]
L'image que le grand public a des pharaons fut fortement influencée par les péplums hollywoodiens des années soixante. Dans ces films, le pharaon incarne un roi tout puissant qui gouverne sans partage, ordonne à une cohorte de serviteurs et fait travailler des esclaves pour construire des monuments à sa gloire (comme dans Les Dix Commandements de Cecil B. De Mille en 1956).
Mais même si parfois les pharaons ont pu se comporter en despotes, on estime que dans leur majorité ils étaient bien loin de ce sombre tableau. Les 3000 ans d'histoire de l'institution pharaonique ont vu défiler sur le trône d'Égypte des hommes et des femmes aux aspirations bien différentes. Des mystérieux rois bâtisseurs des grandes pyramides de Gizeh, en passant par le pharaon poète Akhénaton ou le légendaire Ramsès II, c'est toute une palette d'individus aux caractères bien différents qui ont laissé leur empreinte dans l'Histoire.
Histoire
Il est bien difficile de dater avec précision les débuts de l'histoire pharaonique tant les témoignages de cette période sont peu nombreux et qu'ils se confondent avec l'aube de l'Histoire (et donc de l'écriture). La tradition égyptienne faisait de Ménès (Narmer en grec) l'unificateur du pays (alors divisé en deux royaumes) et le premier des pharaons humains après le règne du dieu Horus. Des témoignages archéologiques (comme la Palette de Narmer) semblent confirmer la réunification de Ménès aux alentours de 3100 avant l'ère chrétienne, mais les égyptologues pensent que l'institution pharaonique pourrait lui être antérieure.
Pour ce qui est du dernier des pharaons, on s'accorde à dire qu'il s'agit du dernier représentant de la dynastie des Ptolémées, Césarion (Ptolémée XV), le fils de César et Cléopâtre.
Étymologie
Cléopâtre)]]
Le mot français « pharaon » dérive du grec pharaô (Φαραώ), mot introduit dans cette langue par les israélites lors de l'écriture de la Bible. Il dérive de l'ancien égyptien per-aâ (en transcription scientifique).
pr:aA
Ce mot désignant à l'origine le palais royal et qui signifie « la grande (ʿ3) maison (pr) », n'a pris le sens de « souverain d'Égypte » qu'à l'époque tardive ou, n'ayant plus de pharaons régnants, ils ne pouvaient être désignés par leurs noms. Auparavant, les pharaons étaient désignés par leur titulature royale composé de cinq noms (titulature complexe apparue au cours de l'Ancien Empire).
Pour les Égyptiens de l'Antiquité, le nom (ren) est ce qui donne vie à la chose qu'il désigne. On comprend donc aisément l'importance qu'attachaient les pharaons aux noms qui les désignaient. Ainsi, dans les premiers temps de l'institution pharaonique (à l'époque pré-dynastique), alors que la titulature royale ne comportait qu'un nom (celui d'Horus), il était inscrit à l'intérieur d'un serekh représentant le palais du roi et pouvant être interprété comme un symbole de protection. Par la suite, avec l'apparition de la titulature complète, le serekh a disparu pour laisser place au cartouche protégeant les deux derniers noms royaux et ayant un rôle similaire.
Une expression très connue est souvent accolée au nom du pharaon :
anx-DA-s
Désigné par les égyptologues par l'acronyme V.S.F., elle est généralement traduite par « vie, santé, force » (bien qu'on lui préfère maintenant le sens « vie, prospérité, santé »). C'est une formule ayant pour but d'assurer le bien-être du pharaon
Jean-François Champollion fut le premier a utiliser ce mot en dehors du contexte biblique et ce bien avant sa lettre à M. Dacier. Il ne trouvera jamais la relation per-aâ = pharaon. Son utilisation actuelle est sans relation avec l'utilisation égyptienne.
La fonction pharaonique
Bien plus qu'un roi, le pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte. En effet, pharaon avait une mission à remplir : mettre en œuvre la règle de Maât sur la terre; c'est-à-dire assurer l'harmonie entre les hommes et le ciel, être garant de la morale de son peuple, contribuant ainsi à assurer son éternité.
Dans de nombreux cas, il revenait à Pharaon de choisir seul la politique à mener. En pratique, il déléguait souvent l'exécution de ses décisions à une cohorte de scribes, de conseillers et de chefs.
- aux scribes de répertorier les décrets, les transactions, le résultat des récoltes ;
- au général des armées d'organiser les campagnes de guerre que le pharaon décide ;
- au vizir de rendre la justice au nom du pharaon ;
- au simple prêtre de rendre hommage aux dieux en lieu et place du pharaon ;
- au Grand Prêtre d'organiser et de gérer les biens du clergé.
Selon la mythologie égyptienne, dans le corps du pharaon coulerait un sang divin provenant de son ancêtre, le dieu Horus. La fonction pharaonique est donc héréditaire, elle se transmet par le sang. Les Égyptiens ont parfois préféré être dirigés par une femme de sang divin (ex: Hatshepsout) plutôt que par un homme qui ne le soit pas. Cependant, les lignées pharaoniques ne réussirent jamais à perdurer dans le temps, et furent interrompues par des envahisseurs ou par des coups d'État.
Après de longues années de règne (trente ans normalement), le pharaon pouvait organiser une Fête-Sed pour régénérer ses forces et montrer au peuple qu'il était encore capable de gouverner le pays.
Chronologie
La première chronologie a été établie par le prêtre Manéthon à qui Ptolémée II avait demandé d'établir une histoire de l'Égypte.
Il en subsiste un abrégé fournissant une liste de rois classés en trente dynasties regroupées de la période thinite à la Basse Époque.
Selon les sources, on peut trouver quelques incohérences dans les dates de règnes, dues essentiellement à la méthode de datation utilisée par les anciens Égyptiens.
En effet, l'origine des années repartait à 1 lors de l'avènement d'un nouveau roi. Le changement d'année était marqué par le lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius).
- Au Moyen Empire, l'an I d'un roi était officiellement reporté au début de cette année "civile" qui suivait son avènement.
- Au Nouvel Empire l'an II commençait 365 jours après le jour de l'avènement.
- A la Basse Époque, il commençait le jour du lever sothiaque suivant l'avènement (l'an I pouvant être ainsi réduit à quelques jours).
Les dates mentionnées dans les écrits sont donc en référence au règne du roi. Certains rois ayant régné en parallèle, il faut donc trouver des événements communs pour synchroniser ces dates.
Par ailleurs, l'orthographe des noms est différent selon que l'on translitère les hiéroglyphes ou que l'on utilise le nom donné par les Grecs. Par exemple, le pharaon Amenhotep (nom issu de l'égyptien ancien) est le même que Aménophis (nom grec). De plus, dans certains noms, il y a une antéposition honorifique d'un nom de dieu dans le dessin des hiéroglyphes, mais l'habitude fait que l'on conserve également le nom tel que déjà connu par les premiers égyptologues. Par exemple, Raneb et Nebrê.
Liste des pharaons
Il est impossible de dresser une liste exacte des rois qui se sont succédé sur le trône d'Égypte durant 3000 ans, tant les informations qui nous sont parvenues sont fragmentaires. De plus, il existe des différences chronologiques entre les sources, ce qui explique pourquoi, dans les listes égyptologiques, certains règnes se chevauchent au lieu de se suivre. Pour finir, certaines périodes troubles de l'histoire ont laissé des trous dans la chronologie (parfois volontairement).
Malgré cela, une grande partie des pharaons, et semble-t-il les plus importants dans l'histoire pharaonique, nous sont assez bien connus.
Les listes suivantes sont inspirées des listes établis par le prêtre Manéthon :
- les Pharaons par ordre chronologique ;
- les Pharaons par ordre alphabétique.
Voir aussi
Liens internes
- aller plus loin :
- les attributs du pharaon,
- Titulature des pharaons, (façons de nommer un pharaon).
- l'Égypte :
- l'Égypte antique,
- l'Égypte d'aujourd'hui.
- [http://www.thotweb.com Thotweb] : Tous les souverains du Nouvel Empire. Cartouches, biographie, liens, bibliographie ;
- [http://perso.wanadoo.fr/bruno.lefebvre_egypte/histoire_egypte.htm Égypte Ancienne] : Définition, Cartouches (Ier ~ VIe dynastie) et Liste (Ier et IIe dynastie) ;
- [http://www.eg.ovh.org/rois.htm www.egyptologie.com] : Liste de Manéthon, Ramsès II et Cléopâtre ;
- [http://www.chez.com/egypte1 L'Égypte antique] : Liste des pharaons ;
- [http://www.desir-egypte.org/page6.htm Désir d'Égypte] : Définition très complète ;
- [http://users.skynet.be/bk159653/histoire/rois.html L'Égypte ancienne de Bastet] : Liste des pharaons.
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Vaste nécropole de la région de Memphis, Saqqarah (ou Saqqara ou Sakkarah) connut une occupation ininterrompue tout au long de l'histoire de l'Égypte antique.
Dès les premières dynasties les rois y firent bâtir leur mastaba et c'est là que la première pyramide fut édifiée par l'architecte de Djoser (), Imhotep. Il est convenu de dire qu'il s'agit là du premier édifice en pierre que l'Égypte connut. Vaste enceinte enfermant des cours et répliques de temples de l'époque nous laissant un témoignage pétrifié inestimable des sanctuaires des premiers temps.
Nécropole royale sous l'Ancien Empire, le site se développa autour des pyramides royales des V et VI dynasties. De nombreux mastaba de cette époque nous sont parvenus contenant des reliefs d'une qualité parfaite décrivant la vie quotidienne de l'Égypte antique.
Au Moyen Empire, avec l'éloignement de pharaon et de sa cour d'abord à Thèbes puis dans le Fayoum, la nécropole fut quelque peu délaissée.
Sous le Nouvel Empire, avec le renouveau de la ville de Memphis pendant les XVIII et XIX dynasties, les nobles et courtisans se firent à nouveau inhumer à Saqqarah, dans des tombeaux surmontés par de véritables temples-chapelles funéraires.
L'un des plus célèbres est celui qu'Horemheb s'était fait construire avant même qu'il soit couronné pharaon. Les reliefs de cette chapelle le représentent en général doté de l'uræus royal, indiquant ainsi son avenir hors du commun.
C'est aussi à Saqqarah que l'on trouve les tombes des taureaux sacrés Apis dont le culte était rendu à Memphis. Inauguré à la XVIII dynastie le Sérapéum se développa surtout sous les ramessides. Le fils de Ramsès II, Khaemouaset, grand prêtre de Ptah, passé à la postérité par des légendes le qualifiant de grand magicien, laissa des stèles et inscriptions relatant la restauration des tombes d'Apis ainsi que l'inauguration de la grande catacombe qui ne cessa alors de s'agrandir pour accueillir les dépouilles momifiées des taureaux sacrés. Mort avant son père, Khaemouaset fut enterré dans le Sérapéum.
Puis à la Basse époque un sanctuaire fut édifié et devint l'un des centres de pèlerinage des plus importants à la fin de l'histoire égyptienne sous les Ptolémées puis sous les empereurs romains. Ainsi une avenue bordée de sphinx menait au temple consacré à Apis (disparu aujourd'hui) auquel on accédait par un dromos traversant un hémicycle à l'architecture hellénistique abritant des statues des principaux philosophes et penseurs de l'antiquité.
D'autres sanctuaires dédiés à Anubis et à Bastet furent édifiés à côté de catacombes enfermant dans des galeries interminables quantités de momies animales, témoins de la ferveur populaire pour les cultes d'animaux sacrés.
Liens Externes
- [http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/saqqara/fr/intro_flash.htm Le mastaba d'Akhethétep à Saqqara]
Abydos
Ab-b-Dw:O49 AbDw
Abydos (Abidjou) est une ancienne ville sainte d'Égypte vouée au culte du dieu Osiris, et située à 70 km au nord-ouest de Thèbes. Aujourd'hui sur le territoire de l'antique Abydos s'élève l'actuelle ville de Madfounek.
Des temples y furent érigés en l'honneur de ce dieu de la résurrection ; Sésostris III y entreprit la construction d'édifices et de temples funéraires, qui seront poursuivis par (entre autres) Séthi Ier et son fils Ramsès II.
Les prêtres d'Abydos prétendaient posséder une relique de toute première importance : la tête du dieu Osiris. On y a découvert les tables d'Abydos qui mentionnent deux séries de noms de pharaons allant jusqu'à la XVIIIe dynastie.
Histoire
L'histoire de la cité remonte à la fin de la préhistoire. Elle fut fondée par les dirigeants de la période prédynastique (William Flinders Petrie, Abydos, ii. 64), dont la ville, le temple et les tombes ont été retrouvées. Les rois de la première dynastie, et certains de la seconde, ont été également enterrés à Abydos, et ils ont rénové et agrandi le temple. De grandes forteresses ont été construites dans le désert derrière la ville par trois rois de la seconde dynastie. Le temple et la ville ont été continuellement reconstruits à intervalles plus ou moins réguliers jusqu'à la trentième dynastie, et le cimetière est resté en usage. Lors de la douzième dynastie, une tombe gigantesque a été taillée dans la pierre pour Sésostris III. Séthi Ier, sous la dix-neuvième dynastie, a fondé un nouveau temple au sud de la ville en honneur aux anciens rois des précédentes dynasties ; le temple termina sa construction sous Ramsès II, qui en construisit un autre. Merneptah ajouta un hypogée à Osiris dans le temple de Séthi. Le dernier bâtiment construit était une commande de Nectanebo I durant la trentième dynastie. Depuis les Ptolémées, l'endroit dépérit et aucune construction n'a été initiée depuis (Petrie, Abydos, i. et ii.).
Cultes
Il y avait à Abydos un culte dédié à Oupaout (Oupouaout, Oupouat), qui « ouvrit le chemin » au Royaume des morts, culte qui prit sont apogée durant la douzième dynastie pour ensuite disparaître. Anher apparaît durant la onzième dynastie ; et Anubis prend son importance puis son apogée lors de la dix-huitième dynastie. Le culte d'Osiris dans ses diverses formes commence sous la douzième dynastie et devient le plus important par la suite ; c'est pourquoi une place toute entière lui est dédiée (Abydos, ii. 47).
Temples d'Abydos
Depuis la première dynastie jusqu'à la vingt-sixième dynastie, ce sont environ une dizaine de temples qui ont été construits sur le site. Le premier était un enclos d'environ 9 × 15 m, entouré d'un mur de briques séchées. Un second temple fut construit, adossé au premier d'environ 1,20 m². Un temenos délimitait le terrain. Ce mur fut affiné durant la seconde et la troisième dynastie. L'ancien temple fut complètement détruit durant la quatrième dynastie.
Des poteries et des idoles en terre ont été retrouvées, probablement offertes dans les sacrifices décrétés par Kheops dans sa réforme des temples.
Le temple a été reconstruit par Pépi Meryrê durant la sixième dynastie. Il fit placer une grande entrée en pierre devant le temenos, un autre temenos, et une autre entrée ainsi que des colonnes. Son temple mesurait à peu près 1,20 m × 1,50 m à l'intérieur. Lors de la onzième dynastie, Montouhotep I ajouta des colonnes et des autels. Peu après, Montouhotep II reconstruisit entièrement le temple, ajoutant un pavement d'environ 13,5 m². Puis Sésostris I au cours de la douzième dynastie plaça des fondations en pierre sur le pavement de son prédécesseur. Un grand temenos fut posé au dehors, englobant une plus grande surface, et le temple en lui-même était trois fois plus large qu'à l'origine.
La XVIIIe dynastie commença par la chapelle de Ahmosé, puis Touthmôsis III construisit un temple bien plus grand, 60 m × 40 m. Il a également placé un chemin processionnel le long du temple jusqu'au cimetière, surplombé d'un portail de granit. Ramsès III ajouta un grand bâtiment ; et Amasis durant la XXVIe dynastie reconstruisit le temple et plaça à l'intérieur un petit temple monolithique de granit rouge. Les fondations des temples successifs ont été retrouvées parmi 5 m de ruines (Petrie, Abydos, ii.).
Temple de Séthi I
Le temple de Séthi I a été construit sur un terrain neuf un demi kilomètre au sud de la longue série de temples. C'est le bâtiment que l'on connaît mieux sous le nom de « Grand Temple d'Abydos ».
Séthi I
L'un des objets principaux de l'adoration des premiers rois est le cimetière, qui forme une grande chapelle funéraire et se trouve derrière le temple. Le nom des rois des principales dynasties a été gravé dans des tablettes connues sous le nom de « tables d'Abydos ». Il y avait également sept chapelles dédiées au culte des principales divinités.
Il y avait derrière des chambres en rapport avec le culte d'Osiris (Caulfield, Temple of the Kings) ; et cela a probablement été source d'inspiration pour l'hypogée célébrant les Mystères d'Osiris, construit par Mineptah (Murray, Osireion). Le temple était à l'origine long de 165 m, mais il ne reste qu'environ 75 m reconnaissables.
A l'exception de la liste des rois d'un panégyre (anglais panegyric) sur Ramsès II, les sujets ne sont pas historiques mais mythologiques. Le travail est reconnu pour son raffinement et sa délicatesse.
Les sculptures ont été publiées par les copies à la main d'Auguste Mariette dans son livre Abydos. Le temple adjacent à celui de Ramsès II était plus petit et plus simple architecturalement.
Tombes
Les tombes royales des premières dynasties ont été placées à environ 1,5 km dans le désert, un endroit aujourd'hui connu sous le nom d'Umm el-Qa'ab. La plus ancienne est d'environ 3 m × 6 m. A l'intérieur, un puits cerné de briques.
Il y en a d'autres, avant Ménès d'environ 4,5 m × 75 cm - après Ménès la taille des tombes et leur complexité a augmenté. La chambre funéraire est encerclée d'autres pièces qui contiennent les offrandes et les servants. La plus grande des tombes couvre 2,500 m². Les pillards ont volé ou détruit le contenu des tombes (Petrie, Royal Tombs, i. and ii.).
Le cimetière privé commence sous la première dynastie avec quelques tombes dans la ville. Il prit de l'ampleur sous la douzième et treizième dynastie. Un grand nombre de petites tombes ont été faites entre la dix-huitième dynastie et la vingtième dynastie, même jusqu'à l'invasion romaine.
De nombreuses stèles ont été déterrées par les hommes de Mariette, sans enregistrer les emplacements ou les noms (Mariette, Abydos, ii. and iii.). Des excavations plus tardives ont été faites par Ayrton, Abydos, iii. ; Maclver, El Amrah and Abydos ; et Garstang, El Arabah.
Forts
Un fort, connu sous le nom de Shunet ez-Zebib, étendu sur 135 m × 75 m de surface, haut de 9 m, a été initié par Khasekhemwy, le dernier roi de la IIe dynastie. Un autre, de dimensions comparables, y est adjoint, probablement plus ancien. Un troisième, plus carré, est aujourd'hui occupé par le couvent Copte ; son âge n'a pas pu être évalué avec certitude (Ayrton, Abydos, iii.).
Homonymies
- Abydos (Αβυδος en grec) est une colonie milésienne sur la rive asiatique de l'Hellespont, à son point le plus étroit. C'est là que Xerxès franchit l'Hellespont, à l'aide d'un fameux pont de bateaux, pour passer en Europe en 480 av. J.-C.
Articles connexes
- Guerres médiques
- Héro et Léandre
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Catégorie:Temple égyptien
Catégorie:Ville d'Égypte antique
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OunasCatégorie:Index égyptologique Catégorie:Pharaon catégorie:Ve dynastie égyptienne
Ounas est le dernier souverain de la pharaonique. Il régna des alentours de 2369 à 2340 avant notre ère et aurait succédé à Djedkarê Isési et précédé Téti.
Titulature
Pépi II
Ce qu'on sait surtout du pharaon Pépi II, c'est qu'il a été au pouvoir extrêmement longtemps (on lui prête 96 années de règne et plus de 100 années de vie, ce que des découvertes récentes semblent contredire). C'est le dernier membre de la et sa mort marque la fin de l'ancien Empire. Il a fait bâtir un vaste complexe funéraire à Saqqara-sud.
Fils de Pépi Ier, Pépi II succède vers 2265 av. J.-C. à son demi-frère Mérenrê Ier, disparu prématurément après un règne de quelques années. Le nouveau pharaon est un tout jeune enfant, né dans les derniers temps du règne de Pépi Ier, de l'une des deux filles de Khoui, grand noble d'Abydos. Cette reine, Ankhnesmérirê II, assure la régence avec le soutien de son frère Djaou, déjà vizir de Mérenrê et oncle de Pépi II. Le jeune pharaon épouse Neith, sa demi-sœur, fille d'Ankhnesmérirê Ie.
Le très long règne de Pépi II - au moins soixante-dix ans, quatre-vingt-quatorze selon la tradition - semble s'inscrire dans la continuité de la politique menée par les pharaons de la VI dynastie.
Mérenrê avait déjà confié la conduite d'expéditions en basse Nubie à Hirkhouf, gouverneur d'Éléphantine et directeur de tous les pays étrangers du Sud. Hirkhouf avait atteint la région de la troisième cataracte du Nil, le pays de Iam, et obtenu la soumission à l'Égypte des chefs tribaux locaux. Il inaugurait ainsi la suzeraineté pharaonique sur ces terres, que la culture égyptienne influencera profondément durant des siècles. De ces pays, les Égyptiens faisaient venir des produits précieux tels que l'or, l'ivoire, l'encens, le bois d'ébène.
Le jeune Pépi II, dès le début de son règne, est fasciné par ces contrées méridionales aux richesses merveilleuses. Il y renvoie Hirkhouf, en l'an 2 du règne. Ce dernier nous a laissé dans son tombeau d'Éléphantine la reproduction d'une lettre du pharaon reçue durant son retour vers l'Égypte. On y lit l'enthousiasme et la sollicitude de l'enfant-roi pour un Pygmée, étonnant présent qu'Hirkhouf ramène de son voyage à la cour de Memphis.
Devenu adulte, Pépi II garde un intérêt constant pour les pays du Sud, où il envoie Héqaib, le successeur d'Hirkhouf, mener deux opérations de pacification contre des tribus rebelles. Sous son règne se poursuit la colonisation égyptienne des oasis du désert occidental - Dakhla, Kharga, Selima - jalons essentiels de la « route des oasis » vers la Nubie.
Au nord, les relations commerciales déjà très anciennes entre la ville cananéenne de Byblos et l'Égypte sont maintenues.
En Égypte même, le long règne de Pépi II s'étire sur plusieurs décennies sans que le pays connaisse de troubles majeurs. Mais cette époque de prospérité, dans la continuité de tout l'Ancien Empire, voit aussi les hauts fonctionnaires locaux prendre de plus en plus d'autonomie par rapport au pharaon. Depuis plusieurs règnes déjà, les nomarques, gouverneurs des provinces, transmettent leur charge à leurs fils. Ils forment ainsi des dynasties de dignitaires solidement établis que le pharaon ne peut plus révoquer et avec qui il doit composer. Sous Pépi II, cette situation a pris le caractère du fait accompli.
De plus, certaines institutions religieuses locales sont devenues assez influentes pour obtenir de Pépi II des exemptions totales d'impôts, ce qui affaiblit encore le contrôle royal sur le pays.
On peut penser que la longévité exceptionnelle et la légitimité de Pépi II contribuent, au fil de son règne, à en faire un souverain respecté de ses sujets et donc un roi auquel les nomarques doivent conserver une loyauté au moins officielle.
Mais lorsqu'il disparaît, peut-être centenaire, l'Égypte entre dans une période de troubles politiques et d'anarchie qui signe la fin de l'Ancien Empire et entraîne l'effacement du pouvoir royal pendant près d'un siècle.
Titulature
Source
- Chronique des pharaons, Peter A. Clayton, ISBN 2-203-23304-4.
Pepi 2
Pepi 2
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Égypte
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| Langues usuelles
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| Mohammed Hosni Moubarak
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Nitokris
Nitocris (ou Nitokris) est le nom grec supposé de Menka Rê, la première pharaonne qui ait laissé des traces dans l'Histoire de l'Égypte antique . Elle fait partie de la et vécut aux alentours de 2180 avant J.-C. Certains égyptologues voient en elle Neith, l'une des femmes de Pépi II. Elle aurait succédé à son époux assassiné, Merenrê-Nemtyemsf (Méren Rê I), et aurait régné durant six à douze années.
De nombreuses légendes courent sur cette femme mystérieuse, notamment parce que son règne marque la fin (arbitraire) de l'Ancien Empire. En fait, il est peu probable que Nitocris soit directement impliquée dans la chute de l'Ancien Empire et il faut plutôt chercher les raisons de cette déchéance dans le long règne de Pépi II qui a épuisé le pays et causé de graves dégâts.
Parmi les légendes, on peut citer :
- le fait qu'elle aurait entraîné dans sa mort les meurtriers de son époux ; noyant ces meurtriers après un magnifique banquet auquel ils étaient invités, elle se serait ensuite suicidée.
- le fait qu'elle aurait été la créatrice de la plus petite pyramide, attribuée à Mykérinos. Toutefois, il n'est pas impossible qu'elle ait demandé à ce qu'elle fût restaurée.
Manéthon parle d'elle en termes particulièrement élogieux : « Il y eut une femme Nitocris qui régna ; elle était plus courageuse que tous les hommes de son temps, et c'était la plus belle de toutes les femmes ; elle avait le physique d'une blonde aux joues roses » (cité par Christiane Desroches Noblecourt dans La femme au temps des pharaons, éd. Stock 1986).
D'après la liste royale d'Abydos, c'est Méren Rê II, en qui certains voient son époux, qui lui aurait succédé.
Titulature
Le nom de Sa-Rê
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:Pharaon
Catégorie:VIe dynastie égyptienne
Égypte antique, Ire période intermédiaire nb:Første mellomepoke i Egypt
1er période intermédiaire 1er période intermédiaire
La Première période intermédiaire (environ 2180 à 2040 avant J.-C.) est cette partie de l’histoire de l’Égypte antique se situant entre l’Ancien Empire et le Moyen Empire. On lui attribue généralement les Dynasties VII à X.
Cette période est caractérisée par l’effacement de l’importance du roi sur la scène politique au profit des nomarques, chefs de provinces (nomes), originalement désignés par le souverain, mais devenus héréditaires avec le temps. Ce gain de pouvoir de ces élites locales se serait surtout fait sous le long règne du roi Pépi II, qui aurait duré 94 ans, dont la vieillesse l’empêchait de contrôler le pays adéquatement. Vint ensuite le règne de son fils Mérenrê II, qui dura à peine un an, vite remplacé par la femme de celui-ci, la reine Nitocris. Ce règne d’une femme a sûrement porté un coup à la crédibilité du divin roi, permettant aux dynasties solidement implantées dans les nomes de diriger personnellement leurs régions.
Il n’y a aucune certitude concernant l’identité des souverains de la Dynastie VII, soixante-dix rois en soixante-dix jours selon Manéthon. La Dynastie VIII, qui semble être apparentée à la Dynastie VI, est mieux connue que la précédente. Installée à Memphis, elle serait composée de dix-sept rois, dont cinq portèrent le même nom de couronnement que Pépi II, Neferkaré. Mais le seul roi clairement identifié de la liste est le quatorzième, Qakaré Aba. Ces deux dynasties mises ensembles aurait régné entre les années 2200 et 2160.
La Dynastie IX (environ 2160-2130) est issue de Méribrê Khéty Ier, prince d’Hérakléopolis qui s’empara du pouvoir royal. Les deux autres rois identifiables de cette dynastie sont Neferkarê et Nebkaourê Khéty II. La Dynastie X (environ 2130-2040) fut fondée, toujours à Hérakléopolis, par Néferkarê Meribrê. Les autres souverains clairement identifiés de la dynastie sont Ouahkarê Khéty III et Mérikarê.
Au moment où fut fondée dans le Nord la Dynastie IX, une autre, la Dynastie XI (environ 2060-1991), émergeait à Thèbes en Haute-Égypte, avec Montouhotep I comme premier souverain. Pendant plus de cent ans, les dynasties du Nord et celle du Sud se combattirent, progressant ou régressant selon le jeu des alliances avec les nomarques de Moyenne-Égypte, mais il s’agissait davantage d’une guerre froide plutôt que d’un véritable conflit armé, les deux souverains étant dans un état de paix précaire. Après Montouhotep Ier, vinrent les règnes d’Antef I, Antef II, Antef III, et enfin celui de Montouhotep II. C’est ce dernier qui unifia à nouveau l’Égypte vers 2040 avant J.-C., reprenant le contrôle d’un pays profondément ravagé par les privations de ce conflit et les invasions provenant de l’Est. Le pouvoir et le prestige du souverain égyptien n'atteindra plus jamais le niveau de l’Ancien Empire.
Bibliographie
- Nicolas Grimal, Histoire de l'Égypte ancienne, Paris, Le Livre de Poche, 1988, 668 p.
Djoser
Djéser (Djoser) (-2680 à -2650 av. J.-C.) est un pharaon de la (Ancien Empire). Il succéda à Senakht et précéda Sékhemkhet.
Son œuvre
Djéser, qui signifie « le saint » en égyptien ancien, serait à l'origine d'une grande réforme religieuse dans tout le pays. Pharaon à l'image de pacifique, il est considéré comme le « bâtisseur » de l'Ancien Empire, non par la grandeur de ses œuvres mais par les innovations qu'il a introduites avec l'aide de son architecte de génie, le sage Imhoutès (Imhotep en grec) qui sera associé plus tard au dieu Thot ou encore à Ptah.
On leur doit notamment la généralisation de l'utilisation de la pierre comme matériau de construction des temples et des tombeaux et l'inauguration de la première pyramide connue au monde (la pyramide à degrés de Saqhara). Il semblerait aussi qu'il y ait eu une réelle prospérité économique et culturelle du pays avec des ouvertures sur l'Orient.
Son complexe funéraire
Il est connu par sa célèbre pyramide à degrés, édifiée par Imhotep, son architecte et son premier conseiller qui choisit pour ses monuments d'éternité la pierre, avec des représentations de végétaux (rappel probable des matériaux périssables autrefois utilisés dans les temples, en même temps qu'une naissance d'un art architectural) : colonnes-papyrus, colonnes cannelées et colonnes fasciculées (rappel de colonnes formées de tiges de roseaux ou de palmes réunies en faisceaux).
L'historique de la pyramide est intéressant. Jean-Philippe Lauer affirme que tout est parti d'un simple mastaba, sans doute jugé trop peu imposant en regard de la personnalité du roi, et sans doute masqué par l'enceinte du complexe funéraire. Imhotep rajouta donc trois niveaux supplémentaires, puis il suréleva de deux nouveaux degrés et en agrandissant par un des côtés, en s'appuyant sur la pyramide déjà existante.
Son complexe à Saqqarah a été restauré sous la direction de Lauer, l'oublié de Dieu, ainsi que le nommaient les Égyptiens en raison de son grand âge et de son dynamisme, égyptologue qui était architecte de formation et qui a œuvré sur le site de 1926 à 2001, date de son décès.
La statue de Djéser qui a été découverte par Cecil Firth, en 1924, dans son serdab (mot arabe signifiant couloir, désignant une salle murée sur le côté sud du mastaba, où se trouvait la (ou les) statue funéraire, communiquant par un soupirail avec la salle des offrandes), est exposée au Musée Egyptien du Caire, tandis que celle qui est visible dans le fameux serdab, est une copie.
image:DjosersPyramid_Saqqara01.jpg|Pyramide et complexe
image:SaqqaraPanorama01.jpg|Panorama
image:Sakkara_001.jpg|Pyramide
Titulature
Bibliographie
- Djéser et la IIIème dynastie, Michel Baud, éd. Pygmallion (2002)
- Lauer et Sakkara de Claudine Le Tourneur d'Ison, éd. Tallandier (2000)
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:Pharaon
Catégorie:IIIe dynastie égyptienne
ms:Zoser
SnéfrouCatégorie:Index égyptologique catégorie:Pharaon Catégorie:IVe dynastie égyptienne
Snéfrou, est le premier pharaon de la IV dynastie égyptienne. C'est probablement un homme de l'entourage du pharaon précedent Houni qui épousa sa fille Hétephérès. Durant son règne (2620 à 2590 av. J.-C.) il fit construire deux pyramides à Daschour, au sud de Saqqarah :
- la pyramide rouge et
- la pyramide rhomboïdale (pyramide en réalité à deux pentes), pyramide à faces lisses par morceaux, prémice des pyramides à faces lisses.
et acheva la pyramide d'Houni, à Meïdoum.
Au cours du règne de Snéfrou les pyramides vont atteindre le stade ultime de leur évolution pour devenir des pyramides à faces lisses (voir article mastaba : évolution des pyramides d'égypte). Il fut connu comme un roi « bon » et bienveillant. C'est aussi Snéfrou qui créa la fonction de vizir (Tâty en ancien égyptien), qui devait administrer au nom du roi.
Le roi Snéfrou et la reine Hétephérès ont pour descendance le future pharaon Khéops, dont la pyramide est considérée comme la plus grande et plus belle des pyramides, et constitue une des septs merveilles du monde.
Titulature
KhéopsKheops Kheops Catégorie:IVe dynastie égyptienne
Khéops (ou Khoufou) (2590 à 2565 av. J.-C.), fils du roi Snéfrou, est un pharaon considéré par certains comme l'un des plus grands de l'histoire de l'Égypte antique. Il est connu pour avoir fait construire la grande pyramide de Gizeh, dont la construction prit vingt années, nécessitant 20 000 ouvriers, et est considérée de nos jours comme la perfection en terme de technique de construction et d'architecture des pyramides égyptiennes.
Comme le rapportent Hérodote (qui a visité l'Égypte 22 siècles plus tard) et les contes du papyrus Westcar (Nouvel Empire), à l'inverse de son père, le pharaon Snéfrou, Khéops était considéré comme un pharaon cruel et injuste envers son peuple. Cette réputation provient sans doute du fait que l'on imaginait mal un tel édifice être construit autrement que par des esclaves .
Or, de récentes découvertes, suite aux fouilles menées par Mark Lehner, sous l'autorité de Zahi Hawass, président du CSA (Conseil Suprême des Antiquités), ont révélé une ville des ar | | |