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Antiquité

Antiquité

Catégorie:Antiquité On nomme Antiquité la première période de l'Histoire, c'est-à-dire la période qui suit la Préhistoire. Pour une civilisation donnée, l'Antiquité commence avec l'écriture, alors que les civilisations ne connaissant pas l'écriture mais étant contemporaines des civilisations antiques sont dites, quant à elles, « protohistoriques ».

Chronologie

L'Antiquité commence donc à des dates différentes selon les civilisations considérées. La plus ancienne civilisation antique connue serait celle de Sumer. qui inventa l'écriture cunéiforme, à base de pictogrammes pointus, dus à la forme biseautée du calame, dès -5500, -5000.

L'antiquité en Europe

-5000 En Europe, l'Antiquité commence avec la civilisation minoenne, en Crète entre -2000 et -1400. Cette dernière, connue pour ses palais, inventa l'écriture linéaire A d'où dériva le linéaire B. Cette dernière forme d'écriture est la première attestée sur le continent : l'écriture grecque en dérive. La lettre grecque alpha d'où dérive le A latin vient probablement de la représentation d'une tête de bétail qui, répétée rapidement de gauche à droite, s'inclina vers la droite jusqu'à prendre sa forme actuelle. La fin de l'Antiquité – dont les civilisations de référence pour l'Europe sont la Grèce antique et la Rome antique – est traditionnellement fixée à la chute de l'Empire romain d'Occident, en 476. La période des invasions barbares (voir Antiquité tardive) est donc à la charnière de l'Antiquité et de la période suivante : le Moyen Âge. En raison de la permanence des grands traits de l'Antiquité tardive (civilisation du Bas Empire romain) au-delà de l'événement politique constitué par la déposition du dernier empereur romain Romulus Augustule, l'historien médiéviste Jacques Le Goff a par exemple proposé d'étendre l'Antiquité tardive jusqu'au . À l'inverse, d'autres historiens du Moyen Âge font commencer leur période dès le début du , voire dès le avec comme critères principaux l'essor du christianisme et la barbarisation de l'armée romaine. La discipline qui étudie les civilisations antiques est l'Histoire ancienne. La discipline qui étudie les civilisations protohistoriques est la Protohistoire.

Civilisations antiques


- Antiquité européenne
  - Grèce antique
  - Étrusques
  - Rome antique
  - Celtes
  - Slaves
  - Baltes
  - Germains
- Antiquité africaine
  - Égypte antique
  - Numidie
- Antiquité précolombienne (Amérique)
  - Aztèques
  - Incas
  - Mayas
- Antiquité asiatique
  - Asie mineure
    - Hébreux
    - Hittites
    - Mèdes
    - Perses
    - Phéniciens
  - Mésopotamie
    - Sumer
    - Akkad
    - Assyrie
    - Babylone

Voir aussi

autre acception

Une antiquité est un objet ancien ou antique, qui fait peut l'objet d'un négoce auprès des antiquaires, ou de la conservation dans une collection publique (musée) ou privée. La plus importante collection française d'objets antique se trouve au Musée des antiquités nationales, installé dans le château royal de Saint-Germain-en-Laye.

liens internes


- Rites religieux
- PréhistoireProtohistoire
- HistoireMoyen Âge
  - Histoires nationales
  - Histoires thématiques
- Migrations germaniquesGrandes invasions

Catégorie:Antiquité

catégorie:histoire Liste des articles sur l'Antiquité. ko:분류:고대사

Préhistoire

ko:선사시대 ja:先史時代 th:ยุคก่อนประวัติศาสตร์

Définition

Selon la définition généralement retenue, la préhistoire est la période qui s’étend de l’apparition de l’homme jusqu’à l’apparition des premiers documents écrits ou premières sources historiques. S’agissant d’une civilisation particulière, la préhistoire s’achève dès lors que des sources historiques, même postérieures, sont disponibles sur cette civilisation. Ainsi, en Égypte, la préhistoire s’achève vers -3500, alors qu’en Nouvelle-Guinée, elle se termine vers 1900. La transition avec l’Histoire se fait avec la protohistoire, période durant laquelle les sources historiques existent, mais sont soit postérieures, soit extérieures. Le terme de préhistoire montre aussi l’importance de l’écrit dans la civilisation occidentale. S’il peut paraître inconcevable de découper l’Histoire, que ce soit celle de l’humanité ou de l’univers, par rapport à l’apparition de l’écriture, c’est pourtant ce que trahit l’usage du terme de préhistoire en attendant une nouvelle façon de concevoir l’Histoire.

Chronologies

Voir le Tableau synoptique des principales cultures préhistoriques du Vieux Monde La chronologie de la préhistoire a commencé à être établie au , faisant suite aux travaux des grands systématiciens du siècle précédent, Linné, Buffon, qui avaient largement fait reculer l’origine de la vie sur Terre. On considère que cette chronologie, initiée par les découvertes de Boucher de Perthes fut établie en 1912 par l’abbé Breuil à la suite des nombreuses fouilles de la deuxième moitié du XIX siècle. La préhistoire se découpait initialement en trois âges correspondant à l’usage successif de trois technologies différentes : la pierre, le bronze et le fer.
- les âges de la pierre ;
- l’Âge du bronze ;
- l’Âge du fer. Ces âges furent à leur tour subdivisés en plusieurs périodes de durées très inégales pour répondre aux besoins des préhistoriens. Le découpage en périodes s’explique par la diversité des « cultures matérielles » existant pour chaque âge; certains sites archéologiques très riches (ou simplement parce qu’ils étaient les premiers d’un nouveau type à être découverts) ont alors servi de référence pour une période, comme Hallstatt ou La Tène pour l’âge du fer.
- les âges de la pierre :
  - paléolithique :
    - paléolithique archaïque (Afrique) ;
    - paléolithique inférieur ;
    - paléolithique moyen ;
    - paléolithique supérieur ;
    - paléolithique final (Afrique).
  - mésolithique :
    - épipaléolithique ;
    - post-glaciaire.
  - paléoindien (Amérique du Nord)
  - formatif (Amérique du Nord)
  - jomon (Japon)
  - néolithique (les périodes suivantes entrent aussi dans la Protohistoire)
- l’Âge du bronze
  - Bronze ancien
  - Bronze moyen
  - Bronze final
- l’Âge du fer
  - Hallstatt
  - La Tène Ces catégories basées sur l’étude des vestiges durables (outillage de pierre essentiellement, puis productions de céramique et métallurgie) se sont beaucoup affinées avec les outils de recherche modernes. D’autres catégories, de moindre durée, existent mais sont non reconnues pour l’ensemble des régions du globe ou par l’ensemble de la communauté scientifique. C’est le cas, par exemple, de l’Âge du cuivre ou du Chalcolithique. Récemment, les périodes de la préhistoire ont commencé à s’effacer devant la notion de cultures. Cette subdivision, plus fine, est la plus récente. Elle prend davantage en compte les limites géographiques des aires culturelles et répond à une connaissance accrue de la préhistoire. Selon les préhistoriens français et pour la France, 13 cultures sont connues pour l’âge de la pierre :
- Les premières civilisations
- l’Abbevillien
- l’Acheuléen
- le Moustérien
- le Châtelperronien
- l’Aurignacien
- le Gravettien
- le Solutréen
- le Magdalénien
- les civilisations post-glaciaires
- le Cardial
- le Danubien
- le Chasséen
- le Néolithique En plus des cultures matérielles, l’étude de la préhistoire est aujourd’hui inséparable de l’étude de l’environnement à chaque époque. L’étude des modifications des climats et en particulier des glaciations, des modifications de la faune et de la flore, permettent de restituer les différentes cultures et migrations humaines dans leur contexte. Quand cela est possible la dendrochronologie permet à partir des cernes des arbres de donner des datations exactes pour la période du néolithique par exemple. La datation au carbone 14, ou basée sur d’autre isotopes radioactifs, permet de remonter dans le temps.

Étapes importantes de la préhistoire


- Paléolithique
  - Il y a 5 millions d’années : apparition d’Australopithèque,
  - Il y a 3 millions d’années : apparition d’Homo habilis souvent considéré comme le premier Homme (1),
  - Il y a 400 000 ans : domestication du feu,
  - Il y a 80 000 ans : les premières sépultures,
  - Il y a 30 000 ans : Homo sapiens est la seule espèce humaine restant après la disparition de l’homme de Néandertal,
  - Il y a 20 000 ans : peintures de Lascaux.
- Néolithique
  - Vers -12 000 / -10 000 : dolmens et menhirs,
  - Vers -10 000 : premiers villages (Çatal Hüyük en Turquie),
  - Vers -3 000 : invention de l’écriture et fin de la préhistoire. (1) De récentes découvertes de fossiles au Tchad remettent cette datation en cause et montreraient que le premier homme est apparu il y a 7 millions d’années.

Définition problématique

La définition « classique » de la préhistoire pose plusieurs problèmes aussi bien sur le choix des critères que sur la datation de ses limites temporelles.

Critères du commencement de la préhistoire

La préhistoire commencerait avec l' « apparition » de l’Homme, or l’Homme n’est que le fruit d’une lente évolution depuis certaines espèces de singes supérieurs. Sa date d' « apparition » est donc non seulement inconnue, mais peu probable. La problématique qui vise à déterminer quand l’homme moderne est apparu sur terre, en déterminant quelle est la première espèce à s’être distinguée des grands singes, est connue sous le nom du chaînon manquant.

Datation du commencement de la préhistoire

Le genre Homo commence traditionnellement avec Homo habilis qui, par la marche, la course et la création d’outils, possède des talents qu’on pensait absents chez ses ancêtres. Or, de récentes découvertes ont montré que l’Australopithèque (son ancêtre admis) aurait également possédé de pareils dons (à un stade plus primitif). Considérer l’Homo habilis comme le premier Homme fait remonter la préhistoire à 3 millions d’années alors que si l’on considère l’Australopithèque comme le premier Homme, elle remonte à plus de 5 millions d’années. La datation usuelle, toutefois, est de 1,5 millions d’années.

Critères de la fin de la préhistoire

Accepter l’apparition de l’écriture comme critère de la fin de la préhistoire revenait à considérer que l’ensemble des civilisations anciennes de tradition orale, comme celles d’Amérique précolombienne ou d’Afrique noire, étaient des civilisations préhistoriques. Les découvertes récentes qui ont montré le raffinement de ces civilisations ont amené à réviser les critères de passage de la préhistoire à l’histoire. On considère désormais que le passage de la préhistoire à l’histoire s’est fait selon plusieurs critères propres à une civilisation. Exemples de critères autres que l’apparition de l’écriture :
- sédentarisation avancée (modification de l’habitat, agglomération, etc.),
- socialisation avancée (hiérarchisation, pouvoir administratif, etc.),
- économie avancée (monnaie, échanges commerciaux, etc.).

Datation de la fin de la préhistoire

La fin de la préhistoire doit s’entendre pour une civilisation particulière. Il est donc impossible de donner une date absolue. Il est toutefois admis que les débuts de l’écriture, vers -3500 / -3000, marquaient l’entrée de l’homme dans l’Histoire.

Annexes


- Évolution de l’Homme
  - Vers l’ancêtre commun à l’Homme et au Singe

Liens

Classement encyclopédique


- Sciences humaines
  - Archéologie

Liens externes


- [http://www.mnha.public.lu/collections/prehistoire/index.html Section Préhistoire du Musée National d'Histoire et d'Art du Grand-Duché de Luxembourg]
- [http://www.hominides.com. La Préhistoire, la chronologie et les hominidés]
- [http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/fr/ Le site culturel français sur la préhistoire]
- [http://www.culture.fr/Groups/archeologie/home Lien vers www.culture.fr/archéologie ]
- [http://site.voila.fr/lapita/index.html Lapita Préhistoire de l'Océanie ]

Voir aussi


- Lexique de l'archéologie Catégorie:HistoireCatégorie:Préhistoire

Protohistoire

La Protohistoire s'insère entre la Préhistoire et l'Histoire. C'est la période pendant laquelle une civilisation ne possède pas encore d'écriture mais elle apparaît déjà dans les écrits d'autres civilisations (ex. les grecs parlant des Celtes). En Europe, les Celtes et les Germains sont ainsi considérés comme protohistoriques dès lors que les auteurs grecs et romains parlent d'eux. Les limites entre la Protohistoire, la Préhistoire et l'Histoire sont alors assez facile à différencier : l'Histoire est le fait d'écrire ; lorsque un peuple n'écrit pas mais que l'on parle de lui, c'est la Protohistoire...

Chronologie

En archéologie, la périodisation est plus difficile à cerner, étant donné que les données recueillies varient considérablement selon la culture, selon la région considérée, ou même selon le système chronologique employé. Ces problèmes de chronologie sont discutés dans l'article sur la Préhistoire. Pour simplifier, il est possible d'assimiler la Protohistoire aux âges des métaux :
- Âge du cuivre ou Chalcolithique (quoique celui-ci soit discuté et est plutôt généralement rattaché à la Préhistoire. Il est aussi nommé éolithique).
- Âge du bronze
- Âge du fer

Civilisations et peuples

Les civilisations ou les ethnies protohistoriques les mieux connues (celles pour lesquelles la discipline a été forgée) sont les « barbares » européens. En raison de leurs mouvements historiques, de leurs origines protohistoriques et de la formation d'aires culturelles homogènes dès la préhistoire, leur étude empiète sur trois disciplines et couvre les trois ères de l'Histoire humaine.
- Alains
- Bulgares
- Celtes : Gaulois
- Daces
- Germains
- Helvètes
- Huns
- Magyars
- Numides
- Parthes
- Sarmates
- Scythes
- Slaves
- Thraces
-


Sumer

] Le nom Sumer ou Shumer, écrit en cunéiforme KI.EN.GI, désigne une région de la basse Mésopotamie antique (actuellement la partie Sud de l'Iraq) en bordure du golfe Persique (situé à cette époque au nord-ouest de l'actuel golfe). Il a donné son nom aux Sumériens, peuple non sémitique d'origine mal connue, qui y était établi au

Le problème sumérien

La civilisation sumérienne semble être apparue assez soudainement, en Mésopotamie, sur un fond d’organisation préurbaine. Son développement est caractérisé par l’invention de l’écriture et de l’architecture. L’apparition de cette civilisation urbaine est tellement soudaine qu’on la pensa importée d’ailleurs. Mais on n’a jamais trouvé avec certitude cet « ailleurs » : on a avancé l'hypothèse de l'Iran, ou de l'Est en général, mais aussi celle de l'île de Bahreïn. La découverte en 1961 à Tartaria (Roumanie) de tablettes d'argile avec des signes pictographiques, datées par 14C à peu près 1000 ans avant Sumer, ont conduit certains scientifiques russes, britanniques et américains a suggérer que les sumériens ont leur origine dans l'espace carpato-danubien.

Structure politique

L’utilisation de l’écriture débouche sur une organisation complexe de la société. Elle est administrée, de façon méticuleuse et tâtillonne, par un État monarchique et sacerdotal dirigé par un roi (lugal, « homme grand ») ou un prince (ensi, autrefois lu patesi).

Civilisation et art

datées par 14C, statue dédiée au dieu Ningishzida, v. 2120 av. J.-C, musée du Louvre]] On doit notamment aux Sumériens (et à leurs successeurs Akkadiens) :
- la fondation des premières cités-États (Ur, Lagash, Uruk, Umma, etc.);
- le travail du cuivre;
- l'utilisation de la brique dans la construction d'habitations;
- la première architecture religieuse connue (temples puis ziggourats);
- le développement de la statuaire;
- la glyptique (art de graver sur des pierres fines);
- l'écriture, d'abord pictographique, puis cunéiforme.
- les mathématiques et l'écriture des nombres en système sexagésimal : numération sumérienne

Religion

La religion sumérienne a influencé l'ensemble de la Mésopotamie pendant près de 3000 ans. Elle est une composante très importante de la vie, privée comme publique, des Sumériens et donne naissance à des représentations artistiques comme à des œuvres littéraires. Dans la conception sumérienne, le souverain n'est que le dépositaire de la divinité : sa fonction est sacerdotale aussi bien que politique. La religion sumérienne est caractérisée par son polythéisme et son syncrétisme. Son panthéon compte une grande variété de dieux structurés en une hiérarchie stricte, calquée sur la société humaine. Au sommet se trouve la triade cosmique constituée de :
- An (« dieu-ciel »), maître du ciel, roi des dieux, et sa parèdre Antum ;
- Enlil (« seigneur-air »), maître de la terre, démiurge, dieu protecteur de Nippur, et sa parèdre Ninlil ;
- Enki (« seigneur-terre » ?), Ea pour les Sémites, maître des eaux douces, dont la ville sainte est Eridu. Sous cette triade se trouvent les divinités astrales comme le dieu-lune Nanna (Sîn en akkadien) et le dieu-soleil Utu (Shamash en akkadien) ; puis les dieux infernaux et les dieux guerriers ; puis les dieux de la nature et les dieux guérisseurs ; puis les dieux d'instruments (pioche, moule à briques, etc.) et enfin les esprits et autres démons.

Voir aussi

Bibliographie


- J.-L. Huot, Les Sumériens, entre le Tigre et l'Euphrate, Armand Colin, coll. « U », 1996 (rééd.) ;
- Samuel Noah Kramer, L'histoire commence à Sumer, Flammarion, coll. « Champs », 1993 (1 édition 1957) ;
- André Parrot, « Sumer », De la Mésopotamie à la Perse (collectif), Encycloædia universalis, coll. « La grande histoire des civilisations », 1999 (ISBN 2-7028-3080-3), p. 35–45 ;
- Georges Roux, La Mésopotamie, Seuil, coll. « Points histoire », 1995 (nouv. édition).

Liens externes


- [http://www.systerofnight.net/religion/html/mesopotamie.html La Mésopotamie] Religion sumérienne et babylonienne, civilisation et histoire de la Mésopotamie.
- [http://it.stlawu.edu/%7Edmelvill/mesomath/sumerian.html étude sur les mathématiques des sumériens (en anglais)] ! Catégorie:Mésopotamie ja:シュメール ko:수메르

-5000

Catégorie:Siècle
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Voir aussi : Liste des siècles, Chiffres romains ----

Évènements


- Dans les collines de Vindhya, au sud de la vallée du Gange, le riz commence à être cultivé. La transition accélère le passage d'une économie de cueillette-chasse à une économie à majorité agricole (culture et élevage).
  - Les communautés sont beaucoup plus pauvres que dans la plaine de Kakkhi au Baloutchistan, les maisons sont faites de clayonages enduits de torchis, des sols de terre battue, des foyers creusés et peu de mobilier.
  - Des saisonniers, originaires des collines de Vindhya commencent à exploiter les ressources des plaines alluviales de la vallée du Gange.

Personnages significatifs


-

Inventions, Découvertes, Introductions


- ---- Histoire | Chronologie

Europe

L'Europe est un continent ou une partie de l'Eurasie (péninsule occidentale), voire de l'Eurafrasie, selon le point de vue. Elle est parfois qualifiée de « Vieux Continent » (ou « Ancien Monde »), par opposition au « Nouveau Monde » (Amérique). Amérique

Étymologie

Dans la mythologie grecque, Europe fille d'Agénor (Ευρώπη en grec) est une princesse phénicienne qui fut enlevée par Zeus métamorphosé en taureau blanc, et emmenée sur l'île de Crète où elle donna naissance à Minos. Dans les œuvres d'Homère, Ευρώπη est une reine mythologique de Crète et pas un terme géographique. Plus tard, le mot signifiait la Grèce continentale et depuis l'année -500 sa signification contient toute la terre au nord. L'analyse la plus répandue de ce mot le considère comme une composition des mots grecs eurys (« large ») et ops (« visage »), mais il s'agit sans doute d'une étymologie incertaine. D'autres linguistes pensent qu'il vient du mot sémitique ereb, qui signifie « coucher du soleil » (donc occident). Dans une perspective asiatique ou moyen-orientale, le soleil se couche effectivement en Europe, la terre à l'ouest. Et la princesse phénicienne (donc sémitique) a bien été enlevée par Zeus vers le couchant.

Géographie

Géographie Géographie Les limites terrestres de l'Europe sont parfois floues. Celle-ci serait, dans la vision européenne traditionnelle, séparée de l'Asie à l'est par le massif de l'Oural, le fleuve Oural, la mer Caspienne et le massif du Caucase. Les détroits du Bosphore et de Gibraltar séparent l'Europe respectivement de l'Asie et de l'Afrique. Le continent est bordé à l'ouest par l'océan Atlantique et au nord par l'Arctique. La mer Méditerranée délimite le continent au sud. Sont considérées européennes l'Islande et les principales îles de la Méditerranée - le cas de Chypre est le plus sujet à caution, au moins sur le plan géographique. Jusqu'ici la délimitation est claire, mais elle se complique avec les cas de la Russie et la Turquie, classées politiquement en Europe, qui ont une bonne partie de leur territoire en asie. Dans la vision actuelle, qui fait unanimité, le contour de l'Europe peut s'affiner et s'imaginer à partir des États membres du Conseil de l'Europe. Quelques îles de l'Atlantique (Madère, Canaries, Açores) que la géographie ne rattache pas à ce continent sont considérées comme européennes par l'origine de leur peuplement et de leur culture. C'est aussi le cas du Groenland, qui appartient au Danemark. On n'oubliera pas enfin que certains pays d'Europe occidentale ont conservé quelques colonies lointaines dont les habitants se retrouvent de facto européens, par exemple pour la France les départements et territoires d'outre-mer. L'Europe a une superficie d'un peu plus de 10 millions de kilomètres carrés, précisément 10 392 855 km². Cela représente un tiers de l'Afrique ou un quart de l'Asie ou de l'Amérique. On peut distinguer cinq grandes régions géographiques : Europe de l'Est, Europe centrale, Balkans, Europe de l'Ouest et Scandinavie. Il faut noter que les frontières orientales de l'Europe sont avant tout politiques : la limite de l'Oural est due aux cartographes du tsar Pierre I le Grand au . De même, la frontière fut déplacée des hautes crêtes du Caucase vers la Caspienne au début du pour justifier l'annexion de la Géorgie et de l'Arménie dans l'empire russe. D'un point de vue plus scientifique, si l'on se réfère à la tectonique des plaques, l'Europe et la partie continentale de l'Asie ne sont qu'un seul et même continent, dénommé Eurasie. Aussi, quelques géographes éminents, tels que Alexander von Humboldt, considéraient-ils l'Europe comme une simple presqu'île de l'Asie. Voir également les formations géologiques d'Europe.

Climat

L'Europe est caractérisée par un grand nombre de pénétrations de bras de mer entre des péninsules, qui contribuent ainsi à tempérer le climat du continent, par ailleurs réchauffé sur sa façade occidentale par le Gulf Stream. La majeure partie du continent est située sous des latitudes tempérées et connaît donc quatre saisons bien marquées. Les régions côtières de la façade atlantique connaissent un climat océanique, adouci par le Gulf Stream, tandis que la grande plaine du nord-est est caractérisée par un climat continental. On peut aussi distinguer le climat montagnard des régions d'altitude (Alpes, Pyrénées, Alpes scandinaves) ainsi que le climat méditerranéen particulièrement clément du contour de la Méditerranée.

Histoire de l'Europe

Préhistoire

Des fouilles réalisées ces dernières années en Géorgie puis en Bulgarie permettent de dire que le genre Homo existe en Europe depuis environ 1,5 million d'années. Il est en effet probable que ses représentants aient peuplé l'Europe depuis le Caucase en suivant la voie danubienne. On appelle anténéandertaliens les populations qui ont vécu en Europe il y a 800 000 à 400 000 ans. Ils sont notamment représentés par l'homme de Tautavel (- 450 000 ans), le « Français le plus ancien ». Les premières traces de peuplement néandertalien en Europe remontent à 300 000 ans. Cette espèce humaine, très spécialisée, semble n'avoir existé qu'en Europe et au Proche-Orient. Elle a disparu il y a près de 35 000 ans. L'homme moderne (dont les premières traces africaines remontent à 120 000 ans) apparaît en Europe il y a 40 000 ans, représenté notamment par l'homme de Cro-Magnon.

Antiquité

C'est aux Grecs qu'on doit le mot Europe, attesté pour la première fois au Il semble qu'il ait d'abord désigné pour eux la région continentale située au nord du golfe de Corinthe, puis les terres qu'ils découvraient peu à peu au nord du bassin méditerranéen. Sur les rives de la Méditerranée, après l'essor de la Grèce, vient celui de la civilisation romaine. Plus au nord se développent des civilisations protohistoriques : Celtes, Germains, etc. La constitution de l'Empire romain, puis le développement du christianisme, permettent une première ébauche d'unité européenne dont le centre politique et économique est la Méditerranée. La lente désagrégation de cet empire et son incapacité à résister face aux incursions répétées des peuples germaniques entraînent sa dislocation puis l'effondrement de sa moitié occidentale. Divers peuples germaniques accaparent alors le pouvoir dans de nouvelles entités territoriales aux frontières mouvantes, préludes à la création des actuels États européens de l'ouest. À l'est, l'empire romain d'Orient, ayant pour capitale Constantinople, subsiste et mue en un empire chrétien d'Orient où les habitants persistent à se considérer « Romains ».

Moyen Âge

Charlemagne est considéré comme le « père de l'Europe ». C'est en effet avec lui que le mot Europe prend une signification politique. On l'appelle de son vivant Pater Europae, et on trouve aussi l'expression Europa vel regnum Caroli (l'Europe, ou le royaume de Charles). L'Europe de Charlemagne, c'est d'abord une Europe franque, dans laquelle Rome ne joue plus le rôle majeur : s'il est sacré empereur d'Occident à Rome, c'est Aix-la-Chapelle qu'il choisit comme capitale de son empire. C'est aussi une Europe chrétienne : Charles se considère comme couronné par Dieu, et le fait que son sacre à Rome ait eu lieu un 25 décembre a valeur de symbole. C'est enfin une Europe occidentale, les projets d'union avec l'empire d'Orient envisagés vers l'an 800 ayant échoué. Le Moyen Âge est, presque partout en Europe, l'époque de la féodalité d'où émergeront, sous l'impulsion de rois énergiques et ambitieux, les ébauches des premiers États modernes, souvent antagonistes comme la France et l'Angleterre. L'empire d'Occident se désagrège rapidement après la mort de Charlemagne, puis disparaît au début du . En 962, Otton Ier crée le Saint Empire romain germanique, mais celui-ci ne peut s'étendre, contrecarré par la montée des nationalismes (France, Angleterre), par ses luttes avec la papauté, puis par le développement de l'empire ottoman lors de l'époque moderne. L'empire byzantin, chrétien mais de culture essentiellement grecque, connaît d'importantes fluctuations de sa force et par conséquent de l'emprise de son territoire. Celui-ci s'étendra à son apogée sur une grande partie du rivage méditerranéen, d'abord sous Justinien Ier, puis sous les empereurs macédoniens, du IXe au . La montée en puissance des Musulmans, puis le Grand Schisme (1054) entre le catholicisme et l'orthodoxie - suivi d'une croisade dirigée en 1202 à son encontre - affaiblissent l'empire d'Orient. Il est dépecé morceaux par morceaux par l'empire ottoman avant de disparaître lors de la chute de Constantinople en 1453. En fait, c'est le terme de Chrétienté qui, durant quelques siècles, unira culturellement la plupart des Européens catholiques alors que le mot Europe disparaît des propos et des esprits. Les croisades sont l'une des rares concrétisations politique et militaire de ce sentiment d'appartenance.

Époque moderne

A l'époque où l'Empire Byzantin s'effondre, la Reconquista touche à sa fin. 1492 est l'année de l'Espagne, avec la reconquête du dernier royaume maure (Grenade) en péninsule ibérique et le premier voyage de Christophe Colomb, sous l'égide des Rois catholiques qui va ouvrir la voie à l'établissement des hégémonies européennes. Le rêve d'un grand empire européen renaît au , avec l'affrontement entre François Ier et Charles Quint, qui tous deux se disputent le trône du Saint-Empire. Grâce à l'appui des banquiers Fugger, Charles Quint l'emporte, se retrouvant à la tête d'un domaine très vaste, mais aussi très morcelé. Les diverses guerres menées contre la France ne donnent aucun résultat et, durant deux siècles, le découpage de l'Europe va évoluer au gré des alliances matrimoniales et des guerres entre États. Plus grave, le ciment du christianisme catholique, qui donnait un semblant d'union à cette Europe, éclate en morceaux avec la Réforme (ou plutôt les Réformes), dont l'impact politique est considérable, entraînant notamment la formation des Provinces-Unies et de la Confédération helvétique. Les guerres de religion, la guerre de Trente Ans, les guerres de Louis XIV rythment les XVI et XVII siècles. Les traités de Westphalie (1648) redessinent durablement la carte politique de l'Europe et l'équilibre des forces en présence. L'Époque moderne est donc finalement marquée par un renforcement des nationalismes. C'est aussi l'époque où l'Europe s'étend très loin de ses frontières naturelles par la constitution des premiers empires coloniaux sur le continent américain, puis en Inde.

Époque contemporaine

La Révolution française inaugure un bouleversement politique très important : les idées démocratiques apparaissent sur le devant de la scène et les campagnes de Napoléon Ier puis le Congrès de Vienne vont remodeler profondément la carte de l'Europe et les mentalités. À la fin d'un long processus, le voit se réaliser l'unité de l'Italie et de l'Allemagne, ainsi que la constitution de plusieurs nouveaux pays dans les Balkans, issus du démembrement de l'Empire ottoman, appelé alors l'homme malade de l'Europe. C'est aussi l'apparition de nouveaux mouvements politiques prônant plus d'égalité (socialismes), voire le démantèlement du pouvoir des États (anarchismes). Ces idées se diffuseront par la suite, et avec plus ou moins de retard, largement hors des frontières de l'Europe. La domination politique et économique de l'Europe sur le reste du monde s'est affirmée après qu'elle a bouleversé son économie lors des révolutions industrielles, développant sa productivité et amorçant une forte explosion démographique. Leur avance technologique, et notamment militaire, permit aux pays européens, en concurrence les uns contre les autres, d'étendre leur emprise sur les autres continents. Cette colonisation connut son apogée au début du (cette apogée s'acheve en 1914), avant que les deux guerres mondiales ne bouleversent l'ordre établi. La Seconde Guerre mondiale laisse l'Europe exsangue (voir l'article Europe sous domination nazie). Alors que la suprématie des pays européens occidentaux disparaît au profit de deux nouvelles super-puissances (les États-Unis et l'Union soviétique), des rébellions se développent dans les colonies, aboutissant à l'indépendance de nombreux pays, notamment au cours du troisième quart du . Parallèlement, alors que l'excédent démographique de l'Europe était tel qu'elle constituait un réservoir d'émigration massive tout au long du et au début du , les pays du continent furent confrontés à une stabilisation, voire une régression démographique à partir de la Première Guerre mondiale. Cela, combiné au développement continu de l'économie, dont principalement l'industrie de production et de transformation, provoqua un appel de main d'œuvre qui transforma l'Europe en une terre d'immigration, notamment au cours des Trente glorieuses.

Religions

Religion On peut distinguer de façon générale trois ensembles de religion :
- L'Europe du nord protestante (Royaume-Uni, Scandinavie, Allemagne du Nord…)
- L'Europe de l'est orthodoxe (Grèce, Russie, Ukraine, Roumanie, Serbie…)
- L'Europe du sud, de l'ouest et du centre catholique (Portugal, Espagne, Italie, France, Belgique, Allemagne du sud, Pologne, Autriche…) Les catholiques sont majoritaires dans 23 pays, les orthodoxes dans 10 pays, les protestants dans 9 pays, les musulmans 3 pays (Bosnie-Herzégovine, Albanie, Turquie) Il existe des minorités religieuses à l'intérieur de ces grands ensembles :
- les juifs sont présents en Europe depuis l'Empire romain, ils ont été persécutés depuis le Moyen Âge et pendant la Seconde Guerre mondiale (voir shoah) avec en France, des groupes issus de l'immigration du Maghreb (depuis 1962 surtout) et du Moyen Orient au XIXe siècle.
- les musulmans sont fortement présents dans les Balkans, autrefois sous l'ancien Empire ottoman (Albanie, Bosnie, Kosovo, Macédoine), en Turquie et, des suites de l'immigration, en France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Belgique…
- les religions extrêmes orientales, connaissant un succès grandissant, par goût de l'exotisme ou par les communautés asiatiques immigrées en Europe.
- l'athéisme est minoritaire. Anciennement en Albanie, la religion était prohibée : selon l'ouvrage de J. Baudérot (dir.), Religion et laïcité dans l'Europe des 12, 1994, page 259 : un quart de la population de l'Union européenne serait « non religieuse » et 5 % des Européens seraient des athées convaincus. Une enquête menée dans 21 pays sur 21 000 personnes et publiée en décembre 2004 annonce que 25 % des Européens de l'ouest se disent athées contre 12 % dans les pays d'Europe centrale et orientale. Toujours selon cette enquête publiée dans le Wall Street Journal version européenne, 4 % des Roumains et 8 % des Grecs se disent athées. Au contraire, 49 % des Tchèques et 41 % des Néerlandais sont athées. Selon une récente enquête du Centre public de recherches sociologiques (Le Monde, juillet 2005), 82,4 % des Espagnols se disent catholiques et 47,7 % d'entre eux pratiquants.
- la laïcité reste une spécificité française, mais la séparation des Églises et des États est établie dans presque tous les pays. Cependant, au sein de l'Union européenne, le Royaume-Uni, le Danemark, la Finlande et la Grèce ont des systèmes confessionnels, c'est-à-dire que l'état reconnaît une religion officielle ou dominante. Dans ces cas, il n'y a pas égalité de traitement entre les religions mais des prérogatives d'ordre financier sont accordées à l'une d'entre elles. Des débats préparatoires à la constitution européenne ont évoqué la possibilité d'inscrire les racines chrétiennes dans le texte, mais cela fut rejeté. Pendant longtemps, le continent a été ravagé par l'intolérance religieuse et les guerres de religion (France, Guerre de Trente Ans, pogroms).

Politique

Politique Les pays qui ont tout ou partie de leur territoire en Europe (selon les limites géographiques définies plus haut) sont au nombre de 49 : Albanie, Allemagne, Andorre, Arménie, Autriche, Azerbaïdjan, Biélorussie, Belgique, Bosnie-Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kazakhstan, Lettonie, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, ancienne République yougoslave de Macédoine, Malte, Moldavie, Monaco, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Saint-Marin, Serbie-et-Monténégro, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine, Vatican. Voir article détaillé Politique de l'Europe Les dates de la construction de l'Union européenne

L'unité européenne, rêve et réalité

L'Europe n'a jamais connu d'unité politique totale. Certaines périodes d'une durée variable ont cependant été marquées par la domination d'une vaste partie du continent par un pouvoir unique, qui s'est en général imposé par la force. Ce fut ainsi le cas de l'empire romain, de l'empire carolingien, de l'empire napoléonien, et du III Reich. Certaines familles royales ont également, par le biais de relations dynastiques, gouverné un grand nombre de pays européens, au premier rang desquelles la famille des Habsbourg. Victor Hugo a souvent rêvé qu'un jour existeraient les États-Unis d'Europe, faisant pendant aux États-Unis d'Amérique. Son discours prononcé le 21 août 1849, à l'occasion de l'ouverture du Congrès de la Paix à Paris, est resté célèbre [http://crdp.ac-lille.fr/crdp2003/archives/texte_hugo_2_txt.htm]. Il y évoque une Europe enfin pacifiée, unie dans un même gouvernement. La suite de l'Histoire lui donne tort, avec la guerre de 1870 et les deux guerres mondiales. Puis arrive la guerre froide, qui divise l'Europe en deux blocs antagonistes. Malgré tout, le général de Gaulle conserve l'espoir, parlant à plusieurs reprises d'une vaste Europe allant de l'Atlantique à l'Oural. La chute du mur de Berlin et l'effondrement du bloc soviétique pourraient un jour lui donner raison. En effet, depuis la deuxième moitié du , un mouvement d'union politique est en construction, avec pour particularité sa mise en place pacifique et démocratique. La forme actuelle de ce nouveau pouvoir qu'est l'Union européenne n'est cependant pas encore arrêtée et laisse aujourd'hui une grande liberté politique aux pays membres, de plus en plus nombreux. L'Union européenne comprend maintenant 25 États membres, dont 12 qui font partie de la zone euro. Pour l'actuel gouvernement des États-Unis, la « vieille Europe » comprend les pays de l'ouest du continent, et la « nouvelle Europe » les pays du centre et de l'est, récemment libérés du communisme. L'Europe est le continent comptant le plus de monarchies. Les monarchies européennes sont démocratiques, les rois et reines n'ont qu'un rôle symbolique et le plus souvent c'est le premier ministre, élu, et son gouvernement qui ont le véritable pouvoir politique sur le pays concerné.

Organisations européennes


- conseil de l'Europe : cour européenne des Droits de l'Homme
- AELE : Association européenne de libre-échange
- CE : Communauté européenne qui remplace la CEE depuis 1993
- CEE : Communauté économique européenne
- EEE : Espace économique européen
- UE : Union européenne : zone euro, Cour de justice européenne, Banque centrale européenne, Convention de Schengen

Économie

Voir la liste des grands groupes industriels européens.

Environnement

Le 2005 est entré en vigueur la nouvelle norme européenne pour limiter la pollution atmosphérique : les agglomérations de plus de 250 000 habitants de l'Union européenne ne doivent pas dépasser certaines valeurs limites : 50 microgrammes (0,05 mg) de particules par mètre cube d'air ambiant doit être le seuil maximum pour 35 jours par an, et la valeur moyenne annuelle ne doit pas aller au-delà de 40 microgrammes. Cependant, les normes anti-pollution déjà en vigueur n'étaient déjà pas respectées : en 2002, 11 pays sur 15 ont dépassé la marge autorisée.

Voir aussi


- Eurojust
- Limites de l'Europe
- Union européenne

Cartes

En français :
- [http://www.histoirealacarte.com Cartes animées sur le thème l'Europe et les Nations 1815-1914]
- [http://www.st-petersbourg.org/pays_europe/europe.htm Création de l'Europe Cartes Europe 1919-1945] En anglais :
- [http://www.europe-countries.com Europe Countries]
- [http://www.europe-atlas.com Europe Atlas]

Liens externes


- [http://dmoz.org/World/Fran%c3%a7ais/R%c3%a9gional/Europe/ Catégorie Europe] sur l'annuaire Dmoz
- [http://www.populationdata.net/europe.php PopulationData.net - Europe]
-
Catégorie:Géographie als:Europa ja:ヨーロッパ ko:유럽 ms:Eropah roa-rup:Evropa simple:Europe th:ทวีปยุโรป zh-min-nan:Europa

Civilisation minoenne

La civilisation minoenne se développe en Crète de 2700 à 1200 av. J.-C. Les Minoens ont créé une civilisation ancienne sur ce qui est actuellement la Crète (en Méditerranée), pendant l'âge du bronze, avant l'arrivée de la culture de la Grèce classique. Les Minoens furent principalement un peuple commerçant qui s'engagea dans le commerce d'outre-mer. Beaucoup d'historiens et d'archéologues croient que les Minoens étaient très impliqués dans le commerce de l'étain qui était très important lors de l'âge de bronze (l'étain étant utilisé pour la production de bronze). Le déclin de la civilisation minoenne semble correspondre à celui de l'utilisation des outils en bronze. L'absence de déchiffrement de l'écriture minoenne, le linéaire A, restreint considérablement la connaissance que nous avons de cette brillante civilisation.

Période paléopalatiale

linéaire A Elle s'étend de 2100 à 1650 av J.-C. C'est durant cette période que seront construits les premiers palais à Cnossos, Phaistos et Malia dans les plaines les plus fertiles de l'île. Ces palais disposent de vastes magasins où sont entreposées les denrées agricoles (blé, vin, huile d'olive) dans de grandes jarres appelées pithoi. Ces constructions, qui ont exigé beaucoup de main-d'œuvre, les nombreux sceaux retrouvés, notamment à Phaistos (voir disque de Phaistos), et des traces d'écritures hiéroglyphiques, dénotent la constitution, dès cette époque, de fortes autorités hiérarchisées. Les échanges commerciaux se développent grâce à une puissante flotte.

Période néopalatiale

hiéroglyphiques Vers 1650 av. J.-C, suite à des catastrophes naturelles, vraisemblablement séismes et raz de marée liés à l'explosion du Santorin, les palais de Cnossos, Phaistos et Malia sont détruits puis rapidement reconstruits. Le palais de Zakros voit le jour. C'est la période dite des nouveaux palais. Elle constitue l'apogée de la civilisation minoenne. Des villes côtières, comme Gournia, se développent. Des « villas » rurales contrôlent l'exploitation agricole d'un territoire et les échanges commerciaux. Ces grandes résidences indiquent une hiérarchisation croissante de la société avec l'apparition d'une classe d'officiels de rang élevé. Il est vraisemblable qu'à cette époque la Crète soit unifiée en un seul royaume autour du palais de Cnossos mais il n'y a aucune preuve en ce sens. Un texte de l'époque de Touthmosis III mentionne le « roi du pays de Keftiou ». Dans le même temps, on observe une baisse de l'activité des palais de Malia et de Phaistos. L'influence minoenne s'étend aux îles voisines et au Péloponnèse. Durant cette période, l'écriture dite linéaire B et un nouveau style de céramique apparaissent.

Période postpalatiale

Elle s'étend de 1450 à 1200 av. J.-C. La période précédente se termine par une nouvelle catastrophe, vers 1450. Les sites (Phaistos, Haghia Triada, Malia...) sont ravagés par des incendies. Deux hypothèses sont communément admises pour expliquer cette nouvelle interruption : de forts séismes, ou une invasion extérieure généralisée, celle des Achéens. Les deux cultures se mélangent. Le mégaron mycénien remplace le labyrinthe minoen, la céramique locale cède le pas à la koinè, la langue grecque supplante progressivement la langue autochtone. Après 1400, Cnossos est totalement détruit. La Crète perd son rayonnement international et disparaît des annales de l'histoire antique hormis durant la guerre de Troie à laquelle elle participe sous la direction de son roi Idoménée.

Théories de l'échec

Idoménée Il est possible que les réseaux de commerce se soient effondrés, et que les villes minoennes aient péri par la famine. Selon cette théorie, les minoens auraient reçu leur blé des fermes sur le littoral de la mer noire. Maints historiens croient que les anciens empires de traite risquaient constamment d'être détruits par la traite « non-économique », c'est-à-dire que la nouriture aurait été sous-évaluée vis-à-vis du luxe, parce que la comptabilité n'était pas encore développée. Le résultat pourrait avoir été la famine et la diminution de la population. Une autre théorie de l'effondrement minoen est que quand on commençait à utiliser des outils de fer, les minoens, qui vendaient de l'étain pour produire du bronze, commençaient à s'appauvrir. Lorsque leurs réseaux de traite n'existaient plus, les famines régionales commencèrent à se développer et il leur était impossible d'arrêter des famines par la traite. D'autres historiens théorisent que les capacités navales des minoens furent endommagées en quelque manière par l'explosion de la ville de Thera. Cette explosion aurait mené à une conquête par les mycéniens, et ces derniers ne pouvaient pas gérer un grand empire commercial. Aussi, on théorise qu'un volcan sur l'île de Thera (appelée aussi Santorin), au nord de la Crète, est entré en éruption et a causé des raz-de-marée massifs et des pluies de cendres. Certains proposent qu'une invasion mycénéenne eut lieu après l'éruption et que celle-ci a mené à la chute de la civilisation minoenne. On dit d'ailleurs que cette éruption aurait inspiré la légende de l'Atlantide.

Géographie et climat

Atlantide La Crète est une île montagneuse qui se trouve dans la Méditerranée et qui a beaucoup de rades naturelles. Pendant son histoire ancienne, l'île était assaillie par des séismes, des éruptions volcaniques, et par des orages d'hiver. Selon Homère, la Crète comptait 90 villes, dont Cnossos était la plus importante. Des archéologues ont trouvé des palais également à Phaistos, à Malia et à Zakros. L'île était probablement divisée en quatre unités politiques, avec celle du nord gouvernée par Cnossos, celle du sud par Phaistos, celle du centre-est par Malia et celle du bout de l'est par Zakros. Des palais plus petits ont été également trouvés dans d'autres régions. Il est à noter qu'aucune des villes minoennes ne disposait d'enceintes, et à peine trouve-t-on des armes.

Agriculture

Les Minoens élevaient des vaches, des moutons, des cochons, des chèvres ; ils cultivaient du blé, de l'orge, de la vesce, du pois chiche, des figues, des olives, et des raisins. Les agriculteurs utilisaient des charrues en bois, liées par cuir aux manettes en bois, traînées par des paires d'ânes ou bien des bœufs.

Voir aussi

Articles connexes


- sites palatiaux : Cnossos, Phaistos, Malia, Zakros ;
- civilisation mycénienne.

Bibliographie


- R. Hägg, N. Marinatos (éd.) :
  - The Minoan Thalassocracy. Myth and Reality, Paul Åström, Stockholm, 1984,
  - The Function of Minoan Palaces. Proceedings of the Fourth International Symposium at the Swedish Institute in Athens, 10–16 June, 1984, Paul Åström, Stockholm, 1987 ;
- O. Krzyszkowska et L. Nixon (dir.), Minoan Society, Bristol Classical Press, 1998 (2 édition) (ASIN 0862920191) ;
- E. Lévy (éd.), Le Système palatial en Orient, en Grèce et à Rome, Brill, Leyde, 1987 ;
- . Catégorie:Grèce antique Catégorie:Protohistoire ja:クレタ文明

Crète

La Crète est une île méditerranéenne qui se distingue par sa situation géographique qui constitue le point méridional extrême de l'Europe. Rattachée à la Grèce en 1913, elle en est une des treize périphéries (région administrative). La Crète est le berceau de la civilisation minoenne, dont Cnossos est le cœur et le site archéologique le plus important.

Histoire

Cnossos
- À partir de 7000 av. J.-C. (époque néolithique), l'île est envahie par des peuples venant d'Anatolie qui pratiquent l'agriculture et l'élevage. Les plus anciennes poteries sont trouvées à Cnossos et Phaistos. Culte de la « Grande Mère », déesse de la fertilité.
- Période prépalatiale : 2600-2100 av. J.-C. De nouveaux immigrants viennent de l'est. Les poteries sont plus fines, le travail du cuivre et du bronze se généralise.
- Période paléopalatiale : 2100-1650 av. J.-C. La Crète atteint une position prééminente en mer Méditerranée.
- Période néopalatiale : 1650-1450 av. J.-C. Suite à des catastrophes naturelles, vraisemblablement séismes et raz-de-marée liés à l'explosion du Santorin, la construction de sites plus grands est relancée à l'image de Cnossos.
- Période postpalatiale : 1450-1200 av. J.-C. La culture minoenne décline rapidement. Les Mycéniens envahissent la Crète.
- 1200-67 av. J.-C. : La Crète vit selon l'organisation sociale dorienne et à l'ombre de la culture grecque classique.
- 67 av. J.-C. - 395 : La Crète appartient à l'Empire Romain. Gortyne devient capitale de la Crète et de la province qui comprend la Cyrénaique.
- 395-824 : La Crète fait partie de l'empire byzantin.
- 824-961 : Occupation arabe.
- 961-1204 : Reconquête par les Byzantins.
- 1204-1669 : Après la prise de Constantinople par les croisés, Candia (la Crète) devient vénitienne.
- 1669 : Les Turcs conquièrent Héraklion et dominent l'île pendant 200 ans.
- 1898 : La Crète devient autonome et le prince Georges de Grèce devient son Haut-Commissaire.
- 1913 : La Crète est rattachée à la Grèce.

Géographie

Grèce La Crète possède une forme étirée d'est en ouest (250 km sur 60 au maximum). D'une superficie de 8400 km², 1000 km environ de périphérie, elle est la cinquième île de Méditerranée après la Sicile, la Sardaigne, la Corse et Chypre. Tout comme la Corse, elle est montagneuse, le point culminant est le Psiloritis à 2500 m. La Crète compte officiellement environ 300 000 oliviers. Riche d'un écosystème très diversifié, elle abrite plusieurs espèces d'animaux qu'on ne retrouve nulle part ailleurs, ainsi qu'une flore très variée. L'île est bercée par un climat méditerranéen, l'été est chaud et sec, alors que l'hiver est plutôt doux. La Crète souffre en revanche de problèmes d'environnement. En effet, il y a quelques années encore, une immense décharge à ciel ouvert située près de Chania posait d'importants problèmes écologiques. L'état grec a donc décidé de la fermer. Mais il existe encore beaucoup de décharges sauvages un peu partout sur l'île. Les plages sont elles aussi envahies de déchets en tout genre (bien que certaines d'entre elles soient régulièrement nettoyées, comme Elafonissi). Les rivages crétois sont malheureusement victimes également de dégazages.

Principales villes


- Agios Nikolaos
- La Canée (Chania)
- Cnossos
- Héraklion
- Ierapetra
- Paleohora
- Rethymno
- Sfakia
- Spili
- Timbaki

Économie

Tourisme

Mythes Fondateurs

L'île de Crète a été le théâtre de nombreux épisodes de la mythologie grecque:
- elle est le lieu où Zeus est né, protégé par sa mère Gaia (la Terre), contre l'appétit de son père Cronos.
- elle est le lieu des amours de Zeus et de sa captive Europe, liaison qui donnera naissance à Minos, le roi légendaire de la Crète.
- l'épouse de Minos ayant succombé au charme d'un taureau blanc, elle enfantera le fameux Minotaure. Celui-ci sera enfermé par Minos dans le Labyrinthe, construit par l'architecte Dédale. L'emplacement du Labyrinthe serait reconnaissable d'après certains archéologues sur le site de Cnossos en Crète.
- la ruse et le courage de Thésée et d'Ariane permettront de tuer le Minotaure et de ressortir du Labyrinthe.
- Enfin, Dédale et son fils Icare cherchent à s'échapper de l'île où la vengeance de Minos les poursuit : pour cela, Dédale construit des ailes en cire. Icare y laissera la vie en volant trop près du soleil.

Voir aussi


- Périphérie de Crète

Liens externes


- [http://www.crète.net Le portail de la Crète - Guide, actualités, météo, réservations, plans et cartes]
- [http://crete.free.fr La Crète - Voyage en images]
- [http://nezumi.dumousseau.free.fr/crete.htm Les principaux sites de Crète]
- [http://grecomania.site.voila.fr/Crete/index.html Site sur la Crète] Catégorie:Île grecque Catégorie:Région grecque ja:クレタ島

2000

Cette page concerne l'an 2000 du calendrier grégorien. 2000 est la dernière année du et du . Le passage de 1999 à 2000 a été largement fêté, avec en plus le suspens du bogue de l'an 2000. Économiquement, 2000 est l'année du record de la bulle Internet où les bourses ont atteint leur niveau record, avant de perdre jusqu'à 80 % de leur valeur les années suivantes (cas du NASDAQ).

Événements

Premier trimestre


- : Date à laquelle devait se produire le bogue de l'an 2000, à 0h00.
- 10 mars : Pic de la bulle Internet, le NASDAQ atteint le record inégalé de 5132,52 points.
- 17 mars : Rachat de Land Rover à BMW par Ford

Deuxième trimestre


- 17 mai : Victoire historique en coupe de l'UEFA de Galatasaray (Turquie) contre Arsenal (Angleterre), fin du temps règlementaire 0 à 0, et 4 tirs aux buts à 1 pour Galatasaray.
- 11 mai : L'Inde compte désormais 1 milliard d'habitants
- 24 mai : Départ des troupes israëliennes du Sud du Liban après 22 ans d'occupation.

Troisième trimestre


- 2 juillet :
  - L'équipe de France remporte la coupe d'Europe de football.
  - Vicente Fox est élu président du Mexique.
- 25 juillet : Un Concorde d'Air France à destination de New York s'écrase peu après le décollage à Gonesse (France). 113 morts.
- 12 août : le Koursk, sous-marin nucléaire russe contenant 118 hommes d'équipage, sombre en mer de Barents.
- 14 août : Adoption de la résolution 1315 du Conseil de sécurité des Nations unies, pour la création du Tribunal spécial pour la Sierra Leone.
- 4 septembre : le CAC 40 atteint sa valeur record de 6 922,33 points.
- 20 septembre : A la veille de la compétition du 400m, la triple championne olympique Marie-José Perec quitte précipitamment les olympiades de Sydney et déclare forfait.
- 24-26 septembre : Sommet du FMI et de La Banque Mondiale à Pragues, contre-sommet altermondialiste de 30.000 personnes.
- 28 septembre : À Jérusalem, la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des Mosquées provoque des affrontements entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes. C'est le début de la Seconde Intifada

Quatrième trimestre


- 11 novembre : l'embrasement d'un funiculaire à Kaprun (Autriche) entraîne le décès de cent cinquante-cinq personnes.
- En France : Les régimes de retraite Arrco et Agirc décident de revaloriser de 3,5% et 4% leur prix d'achat du point de retraite.

Chronologies thématiques


- Transports :
  - Aéronautique : 2000 en aéronautique
  - Chemins de fer : 2000 dans les chemins de fer
- Sport : 2000 en sport
  - Football : 2000 en football
- Arts : 2000 en arts
  - Cinéma : 2000 au cinéma
  - Musique : 2000 en musique

Prix Nobel


- Prix Nobel de physique : Zhores I. Alferov, Herbert Kroemer et Jack Kilby
- Prix Nobel de chimie : Alan J. Heeger, Alan G. MacDiarmid et Hideki Shirakawa
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Arvid Carlsson, Paul Greengard et Eric R Kandel
- Prix Nobel de littérature : Gao Xingjian
- Prix Nobel de la Paix : Kim Dae Jung

Décès en 2000

Premier trimestre


- 4 janvier : Tom Fears, (USA, football américain) à 76 ans.
- 10 janvier : Sam Jaffe, 98 ans, producteur de films
- 14 janvier : Alphonse Boudard, écrivain français
- 22 janvier : Anne Hébert, poète et romancière québécoise
- 26 janvier : A. E. van Vogt, écrivain américain de science-fiction
- 11 février : Roger Vadim, acteur et réalisateur français
- 12 février : Tom Landry, (USA, football américain) à 75 ans.
- 18 février : Will, Belgique, Bande dessinée
- 23 février : Stanley Matthews, (Angleterre, football) à 85 ans.
- 6 mars : John Colicos, 71 ans, acteur
- 20 mars : Gene « Eugene » Andrusco, acteur et chanteur
- 27 mars : Ian Dury, 57 ans, chanteur et acteur

Deuxième trimestre


- 18 avril : Garcimore, illusioniste et chanteur espagnol.
- 10 mai : André Fortin dit Dédé, musicien québecois, (°1962).
- 21 mai : Sir John Gielgud, acteur britannique, (° 1904).
- 25 mai : Nicholas Clay, acteur à 53 ans.
- 27 mai : Gonzalve de Bourbon, duc d'Aquitaine, (° 1937).
- 27 mai : Maurice Richard, joueur de hockey professionnel canadien, (° 1921).
- 4 juin : Gino Bartali, courreur cycliste italien à 85 ans.
- 23 juin : Philippe Chatrier, tennisman français à 72 ans.
- 27 juin : Pierre Pflimlin, homme politique français, (° 1907).
- 29 juin : Vittorio Gassman, acteur, à 78 ans

Troisième trimestre


- 1 juillet : Walter Matthau, 79 ans, acteur
- 5 août : Sir Alec Guinness, 86 ans, acteur
- 12 août : Loretta Young, 87 ans, actrice
- 17 août : Franco Donatoni, compositeur italien
- 25 août : Carl Barks, dessinateur états-unien
- 4 septembre : Bernard Assiniwi, écrivain cri
- 17 septembre : Nicole Reinhart, (USA, cyclisme) à 24 ans.
- 28 septembre : Pierre Elliott Trudeau, ancien premier ministre du Canada

Quatrième trimestre


- 17 octobre : Harry Cooper, (USA, golf) à 96 ans.
- 10 novembre : Jacques Chaban-Delmas, homme politique français
- 19 novembre : Robert Escarpit, universitaire, écrivain et journaliste français
- 22 novembre - Emil Zatopek, (République Tchèque, athlétisme) à 79 ans.
- 15 décembre - Jacques Goddet, (France, fondateur de
L'Équipe) à 95 ans.
- 29 décembre : Cécil Saint-Laurent (Jacques Laurent), écrivain français ---- __NOTOC__ Catégorie:2000 als:2000 ja:2000年 ko:2000년 ms:2000 simple:2000 th:พ.ศ. 2543 zh-min-nan:2000 nî


Linéaire A

Le linéaire A est une écriture qui fut utilisée dans la Crète ancienne. On suppose qu'il transcrit le langage des Minoéens. Deux écritures en sont dérivées : le linéaire B, utilisée en Crète et en Grèce, qui a été déchiffré dans les années 1950 et qui transcrit un dialecte grec et le cypro-minoéen, en usage à Chypre, également non-déchiffré, lequel aurait donné le syllabaire cypriote, qui est, lui parfaitement lisible et note une langue grecque. Le linéaire A remonte à l'époque minoéenne, une période et une civilisation de la Crète antérieure aux invasions grecques, vers -2000 à -1400. Il est généralement écrit de gauche à droite, bien que certaines inscriptions le soient dans le sens opposé.

Tentatives de déchiffrement

L'une des premières tentatives, après le succès du déchiffrement du linéaire B, fut de conserver les valeurs phonétiques du linéaire B et de l'appliquer à son prédecesseur. Malheureusement, les tablettes restèrent incompréhensibles, et les quelques mots dont le sens pouvait être déduit du contexte ne correspondaient pas à des mots grecs. Si la valeur phonétique du linéaire A est la même que le linéaire B, le langage transcrit n'est pas du grec ; aucun parallèle n'a pu être fait non plus avec des langues sémitiques. Les autres travaux réalisés, essentiellement statistiques, ont donné naissance à quelques hypothèses :
- le linéaire A semble ne transcrire qu'une seule langue sur l'ensemble de la Crète
- cette langue semble agglutinante, ce qui exclut les idiomes indo-européens, langues flexionnelles, et les idiomes sémitiques. Néanmoins ces éléments restent pour l'instant des hypothèses.

Divers


- code ISO 15924 : Lina

Sources


- L. Bonfante, J. Chadwick, B. F. Cook, W. V. Davies, J. F. Haley, J. T. Hooker et C. B. F. Walker, La naissance des écritures, du cunéiforme à l'alphabet, Paris, 1994. En particulier le texte du J.Chadwick sur le linéaire A.
- [http://perso.wanadoo.fr/cyd.ruatta/frame/la.htm Le linéaire A], extrait du mémoire de maîtrise de Cyrill Ruatta, 1998, sous la direction de J. Vanschoonwinkel et de F. Rebuffat. Lineaire A ja:線文字A

Linéaire B

Le linéaire B était un syllabaire utilisé pour l'écriture du mycénien, une forme archaïque du grec ancien. Il se compose de 90 signes. Les nombres sont décimaux, les poids et mesures sont d'inspiration babylonienne.

Corpus

Le linéaire B apparaît en Crète à Cnossos aux environs de 1375 av. J.-C.. Il y a été découvert, avec le linéaire A, en 1900 par Sir Arthur Evans sur des tablettes d'argile cuites accidentellement par un incendie. Des tablettes ont également été retrouvées à Pylos, Mycènes, Thèbes et Tirynthe. Le linéaire B se trouve également sur des vases , trouvés à Éleusis, Kreusis, Orchomène, Chania et au Ménélaion, à Thérapné. Les styles d'écriture permettent d'identifier une centaine de scribes différents à Cnossos, et une cinquantaine à Pylos.

Déchiffrement

Cette écriture fut déchiffrée en 1952 par l'architecte anglais Michael Ventris et dérive probablement du linéaire A. Jusqu'alors, il était communément admis que le linéaire B transcrivait le minoen, dont on ne connaissait rien et non du grec. Ventris remarqua l'existence de variantes pour certains mots. La présence d'un idéogramme indiquant un genre différent lui fit supposer qu'il s'agissait de deux mots indiquant le même objet mais à un genre différent. Les différences étant faibles, il supposa une langue flexionnelle et que ces différences correspondaient à une différence de voyelle. Il construisit un tableau où les signes partageant la même consonne étaient disposés sur les horizontales et ceux ayant une voyelle commune sur les verticales. Les similitudes mises en évidence permettait de retrouver les sons de tout le syllabaire à partir d'un nombre restreint de valeurs. Les tablettes trouvées à Pylos et celles trouvées en Crète différaient par l'existence, dans ces dernières, de groupes de signes, mis en évidence par Alice Kober. Ventris supposa qu'il s'agissait des noms de toponymes d'origine crêtoise (et non-grecs). Il identifia Cnossos (ko-no-so), son port Amnisos (a-mi-ni-so) et quelques autres. Par déduction, il fut alors possible de lire le linéaire B qui s'avéra transcrire un dialecte cypriote-grec archaïque. Ainsi, le linéaire B transcrit une forme ancienne du grec. Par la suite, l'helléniste John Chadwick, spécialiste de l'évolution du grec, aida Michael Ventris à continuer le déchiffrement pour aboutir en 1955 à un traité sur le linéaire B.

Caractères du linéaire B

Le Linéaire B comporte près de 200 signes, divisés en signes syllabiques, ayant probablement une valeur phonétique, et en logogrammes ayant eux une valeur sémantique. Le Linéaire B est représenté par la rangée Unicode [http://www.unicode.org/charts/PDF/U10000.pdf 10000-1007F] pour les syllabiques et [http://www.unicode.org/charts/PDF/U10080.pdf 10080-100FF] pour les logogrammes. Ci dessous, une liste des syllabiques les plus courantes avec leur prononciation supposée, reconstituée d'après le mycénien.

Alphabet latin

L'alphabet latin est l'alphabet qu'on utilise majoritairement pour écrire les langues d'Europe occidentale ainsi que dans les pays qui ont été colonisés par les Européens. C'est, en concurrence avec l'alphabet cyrillique et, dans une bien moindre part, l'alphabet grec, l'écriture occidentale par défaut et maintenant – en raison de l'importance économique et culturelle de pays l'utilisant (comme les États-Unis) une écriture internationale : on peut trouver des mots écrits en lettres latines dans les rues du Japon comme dans celles de l'Égypte. On nomme cet alphabet ainsi car c'était, à l'origine, celui des Romains et de leur langue, le latin.

Lettres

L'alphabet latin, comme la majorité de ceux issus de l'alphabet grec, est bicaméral : on utilise deux graphies pour chaque graphème (ou lettre), l'une dite minuscule, l'autre capitale. Dans la majorité des cas, chaque lettre possède les deux variantes. Il existe cependant quelques exceptions, comme la lettre ß (eszett ; utilisée en allemand et autrefois dans d'autres langues, dont le français), qui, en capitales, est remplacée par SS. L'expansion – tant géographique que temporelle – de cet alphabet en fait l'un des plus riches en variantes nationales. Ainsi :
- chaque langue donnée utilise un jeu plus ou moins complet de lettres fondamentales ;
- chacune peut en posséder des lettres modifiées qui s'y ajoutent ;
- parmi les lettres modifiées, certaines sont considées, selon les langues, comme des lettres à part entière ou comme des variantes d'une autre lettre. Par exemple, les alphabets utilisés pour le français et pour le castillan ne sont pas identiques (ainsi, la lettre ç ne s'emploie pas en castillan et le français, à l'inverse ne se sert pas de á), bien que tous deux puissent être ramenés à l'alphabet latin. En sorte, il ne serait pas faux de parler d'un alphabet français et d'un alphabet castillan. On le voit, il n'existe rien tel qu'un alphabet latin figé et constant ; il est cependant possible d'isoler les graphèmes fondamentaux utilisés dans une majorité de langues : ce sont ceux de l'alphabet des origines (voir plus bas, section « Histoire ») plus j et u ainsi que g et w, soient :

Graphèmes fondamentaux

cellpadding="8" |+ Capitales |- style="font-size:20px;" | A || B || C || D || E || F || G || H || I || J || K || L || M |- style="font-size:20px;" | N || O || P || Q ||