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Art De L'Égypte Antique

Art de l'Égypte antique

L'Art de l'Égypte antique est caractérisé par une idée d'ordre : des lignes claires et simples, associées à des formes simples et des aplats de couleur. Les artistes utilisaient des lignes perpendiculaires, verticales et horizontales, pour former un quadrillage et donner des proportions correctes à leurs travaux. L'art reflétait l'importance sociale, religieuse et politique. La hauteur des personnages dépendait par exemple de leur rôle dans la société : les plus importants étaient les plus grands - il n'y avait par ailleurs pas de perspective. Le pharaon est ainsi toujours représenté comme le plus grand des hommes; et de même les dieux sont plus ou moins imposants selon qu'ils sont considérés plus ou moins puissants. De part la nature très religieuse de la civilisation de l'Égypte antique, la plupart des œuvres d'art de cette époque sont à l'image de divinités, de pharaons ou d'incarnations divines.

Symbolisme

L'ordre est lié au symbolisme de l'œuvre - les symboles sont omniprésents dans l'art égyptien. Ainsi, les animaux sont des représentations symboliques de divinités. La couleur également, a un sens très recherché : le bleu et le vert représentaient le Nil et la vie, le jaune évoquait le Soleil; le rouge inspirait la force, le pouvoir et la vitalité. Les couleurs de cette époque ont étonnamment survécu au cours des siècles, notamment grâce au climat très sec de l'Égypte. L'art égyptien, en dépit de l'absence de perspective, était très réaliste; les artistes avaient une connaissance approfondie de l'anatomie et un sens perfectionniste du détail, surtout pour le dessin d'animaux. Voir aussi : La symbolique des couleurs et Les objets symboliques.

Histoire de l'art

L'art de Nagada

Voir l'article détaillé sur l'Art de Nagada. Le terme de Nagada provient d'un site de Haute Égypte. On désigne ainsi la production artistique qui a lieu entre 3800 et 3000 avant J-C. L'art est principalement connu par les dépôts funéraires, qui prouvent que déjà l'artisanat a atteint un haut niveau, tant dans le domaine de la céramique que dans celui de la métallurgie et de la taille des pierres dures.

L'art de l'époque thinite

Voir l'article détaillé sur l'art de l'époque thinite. L'art des deux premières dynasties est celui qui met réellement en place les conventions de l'art egyptien, en parallèle avec l'émergence du système politique et social. On connaît à la fois une architecture funéraire qui se développe et un mobilier funéraire varié.

L'art de l'Ancien empire

Voir l'article détaillé sur l'art de l'Ancien empire. L'Ancien empire, c'est l'époque des grandes pyramides et de la création du scribe accroupi. Mais c'est surtout, pour la plupart des historiens de l'art, l'apogée de l'art egyptien, qui atteint alors une perfection inégalée. Le pays enfin unifié, cohérent, sous l'emprise d'une administration forte réalise d'immenses ouvrages, que ce soit dans l'architecture ou la sculpture.

L'art du moyen empire

Voir l'article détaillé sur l'art du moyen empire. Après une première période intermédiaire agitée, le Moyen Empire marque un retour au calme et un nouveau chapitre dans l'art égyptien. La pyramide a toujours cours pour les inhumations royales, et on connaît quelques exemples de temples non funéraires. Les modèles gagnent en hauteur et en diversité, et des bijoux, trouvés dans une tombe inviolée à Dahchour, sont de magnifiques exemples d'une orfèvrerie quasiment disparue.

La période amarnienne

Voir l'article détaillé sur l'Art armanien. Au cours de la XVIII dynastie, un pharaon nommé Akhénaton décida, peut après son arrivée au pouvoir, d'abolir la religion polythéiste en place. Il mit en avant un monothéisme basé sur le culte d'Aton, dieu du dique solaire. Ce bouleversement se ressent dans l'art : un nouveau style se développa, l'art amarnien, différent par bien des aspects de l'art idéaliste classique en place depuis 1700 ans. Après la mort d'Akhénaton, la religion traditionnelle reprenant sa place les artistes revinrent à un style plus classique, mais qui resta marqué par certains aspects de l'art amarnien.

Annexes

Articles connexes


- Écriture :
  - Hiéroglyphe,
  - Hiératique,
  - Démotique.
- Littérature;
- Techniques de gravure.

Liens externes


- [http://www.virtual-egyptian-museum.org/About/Story/About.Story-FR.html Collection Senusret] : une introduction annotée aux arts égyptiens.

Images

Image:Ägyptischer Maler um 1360 v. Chr. 001.jpg|La déesse Isis (Karnak) Image:Egypte louvre 145 pots.jpg|Pots de terre cuite peints (Musée du Louvre) Image:Denderah cour.jpg|Colonnes du temple de Denderah Image:Egypte louvre 127.jpg|Bague aux chevaux (Musée du Louvre) catégorie:Index égyptologique Catégorie:Art de l'Égypte antique

Égypte antique

Bien que l'on puisse définir temporellement l'Égypte antique comme la période de l'histoire égyptienne allant de l'invention de l'écriture à la fin de l'Antiquité, cette notion se rapporte plus particulièrement à la civilisation qui vécut sur les bords du Nil durant cette période de près de quatre mille ans d'Histoire. Du rassemblement des tribus égyptiennes pour la création du premier empire pharaonique jusqu'à son effondrement au début de l'ère chrétienne, l'Égypte antique a été le théâtre d'événements majeurs qui ont profondément influencés la culture d'une grande partie des peuples d'Afrique, de la Méditerranée et du Moyen Orient.

Histoire

C'est vers la fin du Néolithique que des tribus commencent à se rassembler dans la fertile vallée du Nil, pour aboutir à la constitution de deux royaumes distincts politiquement mais étroitement liés par une culture commune : la Haute Egypte, au Sud, et la Basse Egypte, au Nord (le Nil coule du Sud vers le Nord d'où ces appellations). La tradition attribue au royaume du Sud l'unification du pays (qui devient ainsi le premier état du monde) et l'établissement des premières institutions pharaoniques (par le Pharaon Narmer, pensent de nombreux spécialistes). Le découpage de l'histoire de l'Égypte en grandes périodes et en 31 dynasties est héritée du prêtre-historien Manéthon (IIIe siècle av. J-C), même si les Egyptiens antérieurs ne faisaient pas cette distinction : pour eux la monarchie était continuelle.
- Période prédynastique : période précédant l'unification du pays ;
- Période thinite : les premières dynasties pharaoniques (capitale This, près d'Abydos);
- Ancien Empire : considéré par les anciens Égyptiens eux-mêmes comme l'Age d'or de leur civilisation avec, entre autre, la construction des plus grandes pyramides ;
- I période intermédiaire : période d'instabilité politique et de morcellement du pays en deux royaumes rivaux ;
- Moyen Empire : période faste, stable et de grande activité artistique ;
- II période intermédiaire : période de troubles graves, occupation du pays par les Hyksos ;
- Nouvel Empire : période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne. Elle se caractérise par un renouveau culturel et artistique dont l'apogée est atteinte avec les XVIIIe et XIXe dynasties. C'est l'époque des Touthmôsis, des Amenhotep (en grec : Aménophis) et des Ramessides ;
- III période intermédiaire : période de guerre civile, les rois-prêtres, domination libyenne puis éthiopienne (royaume de Koush), invasion assyrienne ;
- Basse époque : dynastie saïte, occupation perse, dernières dynasties autochtones puis domination hellénistique (Alexandre, les Ptolémées). La fin de l'histoire égyptienne antique varie en fonction du point de vue adopté. Elle s'achève :
- d'un point de vue ethnologique, à la mort du dernier pharaon autochtone, Nectanébo II en 343 avant l'ère chrétienne;
- d'un point de vue politique, à la mort du dernier souverain autonome, Ptolémée XV (Césarion) en 30 avant l'ère chrétienne;
- d'un point de vue culturel, lors de la conversion du dernier temple égyptien en église copte, le temple d'Isis à Philae en 535 de l'ère chrétienne (fermeture en 551).

Histoire résumée

L'unité de l'Égypte pharaonique pendant ses 3000 ans d'histoires n'est pas une affaire de frontières géographiques. Sur ce plan elle connut de nombreuses situations en possédant tout d'abord la Nubie puis se dirigeant vers le Moyen Orient avant de régresser de façon générale pendant la basse époque. Pourtant on ne peut nier que certains caractères géographiques sont inséparables de l'identité égyptienne. Ainsi le Nil a modelé le mode de vie et la civilisation de l'Égypte. On peut plutôt observer que de grands principes se sont maintenus tout au long de l'histoire de Kemit. Il y a toujours eu un pouvoir central fort en la personne du roi. Quand celle ci devenait faible on assistait à des crises comme la première période intermédiaire à la mort de Pépi II où règnent simultanément plusieurs familles. Le système où tous les pouvoirs étaient détenus par le pharaon évolua. Il se complexifia en une administration importante. Sous Sesostris III, la fonction de vizir fut dédoublé pour assurer une meilleure gestion. Mais pendant tout ce temps fut maintenu l'institution pharaonique même en cas de domination étrangère. Celle ci permettait en effet une légitimité au pouvoir en place. Ce n'est pas par hasard si les Hyksos, les Perses, Alexandre le grand puis ses généraux grecs se firent nommer pharaon. Le fait de suivre l'antique coutume leurs conféraient une légitimité par rapport aux Égyptiens. La même idée est valable pour toutes les dynasties issues d'Égypte, la fonction de Pharaon réfère à un symbole prépondérant. En effet les dynasties ne se suivaient pas par filiation. L'état de pharaon permet la réduction de ce fossé familial. Ainsi Ramsès I avant d'être couronné était un général et vice roi. Mais peut être cette unité dans la conception du pouvoir n'aurait pas duré autant si la fonction de pharaon ne renvoyait pas à un idéal spirituel. Le pharaon est un lien entre le terrestre et le divin. Sa fonction ne se limite pas au temporel, il est le premier prêtre d'Égypte. Bien sur, sur le plan historique, ce n'est pas si simple. Ainsi on a pu voir la rupture avec la période Atonienne ou la progressive prise de pouvoir au cours des siècles du clergé d'Amon. Mais pour les pharaons ayant un réel pouvoir, leurs fonctions en faisaient les garants du divin. Encore une fois c'est une sorte de légitimité. Sans entrer directement dans la sphère purement culturelle que nous allons maintenant aborder. Voir l'article détaillé : Histoire de l'Égypte antique.

Géographie

La géographie de l'Égypte antique, que ce soit d'un point de vue climatique que géopolitique, est assez proche de celle de l'Égypte contemporaine. L'Égypte est un pays au climat semi-désertique dont seule la bande fertile de part et d'autre du Nil, le Delta et quelques oasis éparses, sont propres à l'implantation humaine. Le reste est recouvert par le désert Libyque à l'ouest, le désert Arabique à l'est et le Sinaï au nord-est. Les frontières « traditionnelles » de Égypte antique sont assez semblables aux frontières de l'Égypte moderne. Ainsi, dans l'Ancien Empire, le pays est délimité au nord par la Méditerranée, au sud par la première cataracte du Nil, a l'ouest par le désert libyque et à l'est par la mer rouge et le désert du Sinaï. Le territoire égyptien était découpé en régions administratives, les nomes, qui étaient gouvernées, au nom de pharaon, par des nomarques. Voir l'article détaillé : Géographie de l'Égypte antique.

Agriculture

Il existe un étonnant paradoxe entre l'image que les Égyptiens de l'Antiquité avaient de leur agriculture et l'image qu'en avaient les visiteurs étrangers. Ainsi, alors que les scribes dépeignent le métier d'agriculteur comme le plus harassant et ingrat des travaux manuels, les voyageurs grecs comme Hérodote et Diodore de Sicile s'extasiaient devant cette terre où les plantes semblaient pousser sans grand effort. Voir l'article détaillé : Agriculture dans l'Égypte antique.

Organisation politique

L'Égypte antique est une théocratie. Bien plus qu'un roi, le Pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte. En effet, Pharaon avait une mission à remplir : mettre en œuvre la règle de Maât sur la Terre; c'est-à-dire assurer l'harmonie entre les hommes et le ciel, être garant de la morale de son peuple, contribuant ainsi à assurer son éternité. Voir l'article détaillé : Organisation politique de l'Égypte antique. Voir aussi :
- Pharaon.

Art égyptien

L'Art de l'Égypte antique est caractérisé par une idée d'ordre : des lignes claires et simples, associées à des formes simples et des aplats de couleur. Les artistes utilisaient des lignes perpendiculaires, verticales et horizontales, pour former un quadrillage et donner des proportions correctes à leurs travaux. L'art reflétait l'importance sociale, religieuse et politique. La hauteur des personnages dépendait par exemple de leur rôle dans la société : les plus importants étaient les plus grands - il n'y avait par ailleurs pas de perspective. Le pharaon est ainsi toujours représenté comme le plus grand des hommes ; et de même les dieux sont plus ou moins imposants selon qu'ils sont considérés plus ou moins puissants. Voir l'article détaillé : Art égyptien. Voir aussi :
- Hiéroglyphe;
- Papyrologie;
- Textes de l'Égypte antique.

Mythologie égyptienne

Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer par le prisme de leur croyance séculaire. La notion la plus importante pour eux est celle de cycle :
- le cycle du jour avec le soleil renaissant chaque matin,
- le cycle des années avec l'inondation annuelle qui pouvait être source de joie comme de malheurs (en cas de trop faible ou trop forte crue du Nil),
- le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts. Voir l'article détaillé : Mythologie égyptienne. Voir aussi :
- Dieux égyptiens;
- Concepts égyptiens.

L'Égypte antique dans les arts

Architecture


- Maison égyptienne, place du Caire à Paris, construite en 1805 et dont la façade reprend une frise et des têtes égyptiennes.
- Egyptian Hall à Londres en 1812

Peinture


- Hubert Robert (1733-1808) fait de nombreuses peintures dont le décor rappelle l'Égypte antique.

Musique


- Aïda, opéra de Guiseppe Verdi

Littérature


- Le roman de la momie de Théophile Gautier
- Le Nabab d'Alphonse Daudet
- La première pyramide deBernard Simonay En bande dessinée on peut citer :
- la série Papyrus http://www.egypteinedite.be;
- Le Mystère de la grande pyramide d'Edgar P. Jacobs
- La Foire aux immortels, d'Enki Bilal
- Astérix et Cléopâtre

Cinéma


- Cléopâtre est un film de Joseph Mankiewicz, de 1963.
- Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre, une adaptation par Alain Chabat de la bande dessinée, de 2001.

Jeux de rôle


- Égypte : 1156 av. J.-C. L'énigme de la tombe royale1997 Réunion des Musées Nationaux, Canal+ Multimédia, Cryo Interactive)
- Kémi, Aventures en terre d'Egypte
- GURPS Egypt

Articles connexes


- Bématiste
- Égyptologie,
- Égypte d'aujourd'hui,
- Voir aussi : Projet égyptologique de Wikipédia.

Lien externe


- [http://dmoz.org/World/Français/Sciences/Sciences_humaines_et_sociales/Archéologie/Archéologie_historique/Egyptologie/ Égypte antique sur Dmoz]
-
Egypte Egypte antique
-
Egypte ja:古代エジプト





Art de l'époque thinite

L'art de l'époque thinite regroupe la production artistique des deux premières dynasties égyptiennes, entre 3000 et 2700 avant notre ère. D'un point de vue historique, on observe les premiers traces d'écriture et d'unification de l'Égypte, tandis que Memphis voit le jour. La capitale se trouve à This, une ville sans doute située au nord d'Abydos, mais encore non formellement identifiée. =Architecture et stèles funéraires= Il est intéressant de remarquer que chaque roi a deux tombes (dont un cénotaphe), l'une à Abydos et l'autre à Saqqarah, sans doute pour marquer sa domination à la fois sur la haute et la basse Égypte dans un pays à peine unifié. C'est à Saqqarah qu'apparaissent les premiers mastabas, destinés encore au seul pharaon et entourés de tombes de courtisans. De forme trapézoïdale, ils possèdent un toit plat et un décor de redans. Il s'agit encore d'une architecture de brique crue, bien qu'apparaissent les premiers éléments en pierre (linteaux, jambages de portes). redans Chaque tombe, qu'elle soit royale ou non, est marquée par une stèle. Celle du roi Djet, ou roi-serpent, provient d'Abydos. Elle mesurait environ 2,50 mètres de haut, mais ne reste actuellement que la partie supérieure, décorée d'un faucon perché sur une enceinte à redans où se trouve un serpent. Il s'agit en fait du nom d'Horus du roi, une titulature crée à la période thinite et qui apparaît ici pour la première fois ou presque. La fonction de telles stèles est sujette à discussion : s'agit-il d'objets servant à remplacer le défunt inhumé ailleurs, où simplement de marqueurs de propriété, placés à l'entrée de la tombe et indiquant le nom du locataire ? Quoiqu'il en soit, la stèle de Djet est l'un des chef-d'œuvre de l'art de cette période en raison de la qualité du relief. Les stèles de particuliers, comme celle de Nytoua et Nytneb au musée du Louvre, sont plus beaucoup plus petites et rectangulaires le plus souvent. =Mobilier funéraire= musée du Louvre Le mobilier funéraire à cette période se diversifie. On connaît des récipients en terre cuite et en albâtre, des jeux, des représentations féminines en ivoire d'hippopotame, etc. Le travail de cette matière prend une grande importance. =Statuaire= Pendant la plus grande partie de la période thinite, la statuaire reste assez archaïque, se limitant à des figurines d'ivoire. Cependant, à la fin de la période, le travail de la pierre se développe, et des statuettes du roi Khaserem en pierre sont créées pour son grand complexe de Hierakonpolis. L'une, en grauwacke, est conservé au musée égyptien du Caire, tandis que la seconde, un peu plus grande (62cm) et en calcaire, se trouve à l'Ashmolean museum d'Oxford. Le roi est assis sur un trône à dossier bas portant sur le socle la représentation des 47209 rebelles abattus par le roi, un thème qui apparaît déjà à l'époque de Nagada sur les palettes à fard. Il porte la couronne blanche de Haute-Égypte, et le manteau de fête-Sed, une cérémonie durant laquelle les rois étaient censé retrouver les forces de la jeunesse ; ses mains tenaient également des emblèmes. Nous sommes ici en face d'un modèle iconographique qui sera repris dans tout l'art classique égyptien. Du point de vue du style, on remarque la maîtrise du poli, la délicatesse et le soin apportés aux détails du visage, des mains et des pieds, qui marquent une rupture avec les statuettes prédynastiques, mais qui montrent la maîtrise à laquelle les artisans de la pierre sont finalement parvenus. Catégorie:Index égyptologique thinite



Pyramides d'Égypte

Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Tombe Catégorie:Patrimoine mondial en Égypte De tous les vestiges monumentaux que nous ont légués les Égyptiens de l'Antiquité, les pyramides, et notamment les trois grandes pyramides de Guizèh, sont à la fois les plus impressionnants et les plus emblématiques de cette civilisation. Tombeaux des rois, des reines et des grands personnages de l'État, dont l'édification remonte pour la grande majorité au tout début de l'Égypte antique, la forme pyramidale de pierre accueille une ou plusieurs chambres internes reliées par des couloirs. La grande pyramide de Gizeh, construite par Khéops, fait partie des sept merveilles du monde antique.

Des mastabas aux pyramides

sept merveilles du monde antique] sept merveilles du monde antique La mastaba, construction quai-rectangulaire, étaient la sépulture des souverains de l'Ancien Empire. Les raisons du passage des mastabas aux pyramides ne sont pas clairement établies, mais on évoque généralement le souhait d'atteindre des hauteurs de plus en plus importantes pour manifester l'importance et la puissance du pharaon défunt. Les premiers mastabas, à étage unique, ont tout d'abord évolué vers des mastabas à deux étages permettant d'accueillir de nouvelles structures funéraires, le second étage étant moins large et moins haut que le premier. Avec les débuts de la (vers 2700 à 2600 av. J.-C.), les mastabas sont devenus des pyramides dites à degrés, constituées de plusieurs étages successifs ayant la forme globale d'un « escalier gigantesque » s'élevant vers le ciel. La première et la plus célèbre de ces pyramides à degrés est la pyramide de Djoser à Saqqarah, dont l'architecte était Imhotep. Imhotep voulut ériger une pyramide à degrés s'élevant, tel un escalier gigantesque, vers le ciel afin de symboliser l'ascension du défunt du « monde souterrain » vers les « Cieux ». L'étape suivante de l'évolution des pyramides à degrés fut l'édification par le roi Snéfrou d'une pyramide dite rhomboïdale sur le site de Daschour. La pyramide rhomboïdale est une étape intermédiaire entre les pyramides à degrés et les pyramides à faces lisses. La pyramide rhomboïdale est une pyramide dont les faces lisses constituent une pente par morceaux dont l'inclinaison est différente. Le fait que la pente ne soit pas uniforme tout au long de la pyramide, mais rhomboïdale, provient de ce que les architectes à l'origine de cette pyramide pensaient que la pente initiale était trop prononcée et fragilisait la construction ; ils la transformèrent donc suivant la forme décrite précédemment. Ce type de pyramide est donc la dernière étape menant au stade ultime de l'évolution des pyramides d'Égypte vers les pyramides à faces lisses de la (vers 2573 à 2454 av. J.-C.), parmi les plus célèbres on trouve les pyramides de Kheops, Khéphren, et Mykérinos, à Gizeh au Caire.

La construction

Les pyramides montrent, pour leur époque, le grand savoir (notamment mathématique et physique) des ingénieurs égyptiens capables de faire s'élever de tels monuments avec des moyens très rudimentaires. Il existe de nombreuse théories sur la méthode de construction des pyramides égyptiennes mais les spécialistes s'accordent généralement sur de nombreux points. La plupart des blocs de pierre étaient taillés dans des carrières proche du site de construction. D'autres étaient importés du sud à l'aide de gigantesques radeaux. Les blocs étaient ensuite posés sur des traîneaux et charriés à la force des bras jusqu'à leur emplacement. Ils étaient élevés au-dessus des autres à l'aide de rampes de briques crues (ou peut-être de levier pour les moins gros). De l'huile était déposée sur le sol pour aider à faire glisser les traîneaux.

Mystères et fantasmes

rampe De tout temps, ces gigantesques constructions de pierre ont excité l'imaginaire des gens. La raison principale tient peut-être au fait que rarement dans l'histoire de l'humanité, les éléments ayant permis leurs constructions ne se réuniront à nouveau : un pouvoir théocratique tout-puissant, un pays riche et prospère, une main d'œuvre nombreuse, une administration très développée et un grand savoir empirique. Dans ces conditions, il est plus valorisant pour les civilisations qui contempleront ces « merveilles », de leurs attribuer une origine extra-ordinaire que d'admettre ses propres limites. L'égyptologie naissante du posant plus de questions qu'elle ne pouvait apporter de réponses, des mythes modernes ont vite rempli les trous qu'elle avait laissés. Il faudra de longues années aux égyptologues pour faire tomber ces mythes un à un, mais malgré tout, ils restent encore bien vivaces dans la culture contemporaine. Ce qu'il reste de « mystères », ne sont en fait que questions n'ayant pas encore de réponses unanimes. On peut citer : l'existence ou non de chambres cachées dans la pyramide de Khéops (avec les « trésors » qu'elles pourraient contenir), le protocole exact de construction des pyramides (si tant est qu'il fut unique) ou encore la symbolique qu'avaient ces monuments aux yeux des Égyptiens de l'Antiquité.

Les dix plus grandes pyramides d'Égypte

Le classement ci-dessus utilise comme référence la longueur de la base de la pyramide. #Khéops (IV) : 230 m, #Snéfrou (IV) : 219 m, #Khéphren (IV) : 215 m, #Snéfrou (IV, pyramide rhomboïdale) : 189 m, #Snéfrou (IV, pyramide de Meïdoum) : 144 m, #Djoser (III) : 123 x 107 m, #Sékhemkhet (III) : 119 m, #Rênéféref (V) : 108 m, #Djedéfrê (IV) : 105 m, #Sésostris I (XII) : 105 m.

Articles connexes


- Mastaba ;
- Grande pyramide de Gizeh ;
- Théories sur la méthode de construction des pyramides égyptiennes.

Moyen empire

Moyen empire Moyen empire Le Moyen empire est une période de l'histoire antique de l'Égypte qui suit la I période intermédiaire et précéde la II période intermédiaire. Le Moyen empire couvre une période allant des environs de 2033 à 1786 avant notre ère et est formé de quatre dynasties :
- (2106 à 1963 avant notre ère) Ce n'est que sous Montouhotep II, vers 2033 av. J.-C., lorsque le pays est réunifié, qu'on considère que la première période intermédiaire prend fin et, par voie de conséquence, que débute le Moyen Empire.
- (1963 à 1786 avant notre ère) C'est une période prospère. La capitale principale est souvent Thèbes (puis à Itshtaouy), d'où sont originaires les rois, dont Montouhotep II, qui réunifia le pays. Le dieu impérial de l'époque est Montou, le faucon belliqueux adoré à Erment et à Thèbes, mais aussi Amon. La première construction thébaine à lieu sur la rive ouest de Thèbes, avec le temple funéraire de Montouhotep II qui bâtit son temple funéraire dans le cirque rocheux de Deir el-Bahari. C'est une période ouverte sur le Moyen-Orient, et de nombreuses expéditions y sont envoyées. Les principaux souverains sont les Sésostris et les Amenemhat. Dans cette époque sont construites les fondations de Karnak, par Sésostris. Mais les rois du Nouvel empire détruiront celles-ci pour construire la Karnak actuelle.

L'art du Moyen empire

Après une première période intermédiaire agitée, le Moyen empire marque un retour au calme et un nouveau chapitre dans l'art égyptien. La pyramide a toujours cours pour les inhumations royales, et on connaît quelques exemples de temples non funéraires. Les modèles gagnent en hauteur et en diversité, et des bijoux, trouvés dans une tombe inviolée à Dahchour, sont de magnifiques exemples d'une orfèvrerie quasiment disparue. Voir l'article détaillé sur l'art du moyen empire.

Art amarnien

L'art amarnien est une forme d'art de l'Égypte antique qui révolutionna les canons artistiques classiques en place depuis plusieurs siècles. C'est sous le pharaon Amenophis III que le style amarnien naît, style qui se développera surtout sous le règne de son successeur, Akhénaton. Il se caractérise d'une part par un art délicat où abondent les plantes, les fleurs et les oiseaux, et d'autre part par la représentation plutôt réaliste des personnages poussant parfois même jusqu'à la caricature (alors que l'art traditionnel était plutôt idéaliste). C'est surtout dans la nouvelle capitale d'Akhénaton, Akhetaton, que cet art se développa. On le retrouve par exemple dans les sépultures des nobles qui furent enterrés dans les environs. Le nom arabe d'Akhetaton est Tell el-Amarna, d'où l'adjectif « amarnien ». Image:Pharaoh Akhenaten.jpg|Statue d'Akhénaton (Musée égyptien du Caire) Image:Ägyptischer Maler um 1360 v. Chr. 002.jpg|Deux filles d'Amenophis IV (El-Amanara) Image:PrincesseAmarna.jpg|Une fille d'Akhénaton (Musée du Louvre)

Articles connexes


- Art
- Égypte antique
- Art de l'Égypte antique catégorie:Index égyptologique catégorie:Art de l'Égypte antique

Aton

Aton est un dieu éphémère de la mythologie égyptienne du Nouvel Empire. Amenophis III (le bâtisseur) donna à Aton un rôle prédominant durant son règne. Mais c'est son fils, Amenophis IV, qui fera de la personnification du disque solaire, Aton, le dieu unique de l'Égypte. Amenophis IV prendra le nom de Akhénaton (celui qui est utile à Aton) et construira pour lui une nouvelle capitale : Akhetaton, lHorizon d'Aton, (Tell el-Amarna en arabe). Akhénaton fait du culte d'Aton une véritable révolution ésotérique. Aton, « père et mère de toute création », est un dieu unique (à l'époque, le polythéisme est de rigueur dans tout le monde connu) et universel (il ne limite pas ses bienfaits à l'Égypte). De plus, Aton n'a pas de forme, et les fidèles n'ont pas besoin de prêtres pour faire l'intermédiaire entre eux et le dieu. Certains pensent que le culte d'Aton est à l'origine du judaïsme qui lui emprunte beaucoup de ses concepts et qui verra le jour dans la population juive d'Égypte moins d'un siècle plus tard (c'est la thèse de Sigmund Freud dans L'homme Moïse et la religion monothéiste). Autrefois représenté sous les traits d'un homme à tête de faucon, Aton sera, sous le règne d'Akhénaton, représenté sous la forme d'un disque solaire, dont les rayons terminés par des mains, tendent la clef de vie (Ankh) aux humains. Il est le symbole du soleil, et ses rayons sont les rayons divins qui transmettent la vie sur terre. Les intercesseurs entre Dieu-Aton et le peuple est le couple royal: toute prière à « Dieu » doit passer par les enfants du Soleil. Le culte rendu à l'astre était bien trop abstrait dans la mentalité des égyptiens: ils n'étaient pas prêts. Considéré comme le créateur du monde (au même titre que Amon), il se heurta au puissant clergé traditionaliste et ne put s'imposer que grâce au pouvoir du pharaon Akhénaton qui interdit le culte des anciens dieux et retira aux prêtres d'Amon le pouvoir et les richesses qu'ils avaient accumulés. À la mort d'Akhénaton (ou sous le règne du jeune Toutankamon), le culte d'Aton retourne dans l'oubli et le culte d'Amon est rétabli. La ville d'Akhetaton est abandonnée et la cour retourne à Thèbes. Le premier monothéisme officiel du monde aura duré huit ans, mais il est probable que ce culte ait été transmis de génération en génération, bien qu'on en ait aucune preuve. Transcriptions : ἰtn. Codage : i-t:n-N5 i-t:n-N5 Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne ja:アテン

Hiéroglyphe

Catégorie:Écriture Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Symbolique Catégorie:Hiéroglyphe Catégorie:Ancien égyptien Catégorie:Ancien égyptien] Un hiéroglyphe est la représentation graphique d'un caractère du système d'écriture de l'Égypte antique servant à noter la langue égyptienne.

Définition

Le mot hiéroglyphe est formé à partir du mot grec ἱερογλύφος / hieroglúphos, composé à partir des racines grecques ἱερός / hierós (« sacré ») et γλύφειν / glúphein (« graver »). Les Grecs nommèrent ainsi l'écriture égyptienne qu'ils rencontrèrent gravée sur les parois des monuments (stèles, temples et tombeaux). Le mot ἱερογλύφος désignait en grec « celui qui trace des hiéroglyphes » et non les hiéroglyphes eux-mêmes, qui se disaient τὰ ἱερογλυφικά (γράμματα) / tà hierogluphiká (grámmata), c'est-à-dire « les (lettres) hiéroglyphiques ». Hiéroglyphe provient du reste de l'adjectif hiéroglyphique. Ces mots nous ont été transmis par le latin. Les Égyptiens de l'Antiquité, eux, nommaient leur écriture Medouneter (« les paroles divines ») soit, en transcription scientifique mdw nṯr : R8-S43-Z3 Par extension, on qualifie souvent de hiéroglyphique une écriture utilisant le principe logographique propre à celle des Égyptiens. Ainsi, on parle de hittite hiéroglyphique. Il est cependant incorrect de dire des caractères chinois qu'ils sont des hiéroglyphes.

Histoire et évolution

On fait remonter l'apparition des premiers hiéroglyphes vers 3500 av. J.-C. D'abord exclusivement figurative, l'écriture hiéroglyphique s'enrichit avec le temps de signes en rendant la lecture symbolique. Alors qu'il existe environ 700 hiéroglyphes à l'époque archaïque, on n'en dénombre pas moins de 5000 à l'époque la plus tardive (époque gréco-romaine). Quelle que soit leur fonction, les hiéroglyphes sont tous figuratifs, c'est-à-dire qu'ils représentent quelque chose de tangible, assez souvent facilement reconnaissable, même pour quelqu'un qui en ignore le sens d'utilisation. Les égyptiens de l'Antiquité ont puisé les dessins des hiéroglyphes dans leur environnement : objets du quotidien, animaux, plantes, parties du corps. Les détails nécessaires à la différenciation de tel ou tel hiéroglyphe (par exemple reconnaître deux oiseaux différents) étaient cependant tellement importants qu'ils limitèrent leur utilisation aux domaines où l'esthétique avait une grande importance (fresques, textes officiels). Une version simplifiée des hiéroglyphes vit donc rapidement le jour, ce sont les hiéroglyphes linéaires. Ils conservent leurs aspects représentatifs, mais réduisent le nombre de traits au minimum pour que l'on puisse les écrire plus rapidement et plus facilement sur des surfaces autres que la pierre. Pour rédiger les nombreux rapports nécessaires à la vie économique de l'Égypte antique, les scribes eurent recours à une version cursive des hiéroglyphes encore plus simplifiée, qui leur fit perdre du coup leur aspect figuratif. C'est le hiératique. hiératique L'écriture hiéroglyphique a été utilisée pendant 3400 ans pour les textes monumentaux, essentiellement religieux et politiques. Le hiératique, écriture de la vie courante, a été détrônée à l'époque saïte où le démotique a pris le dessus. L'écriture hiératique n'a alors plus été utilisée que pour noter les textes anciens (essentiellement religieux), en concurrence avec les hiéroglyphes. C'est à l'époque Ptolémaïque que, peu à peu, le grec a remplacé le démotique comme langue administrative ; à partir de 146 av. J.-C. les contrats écrits uniquement en démotique ont perdu leur valeur légale. Le dernier nom de pharaon écrit en hiéroglyphes se trouve dans le temple d'Esna et date de 249 ap. J.-C. La dernière inscription hiéroglyphique connue est datée du 24 août 394, et se trouve au temple de Philae. Le copte, langue issue de l'égyptien, est encore utilisé de nos jours mais uniquement comme langue liturgique. Bien qu'assez éloigné de la langue des pharaons, c'est cependant son unique descendant. Il s'écrit au moyen de l'alphabet copte, graphie particulière de l'alphabet grec auquel on a ajouté quelques signes tirés de la démotique pour en combler les lacunes. Si l'écriture égyptienne n'est aujourd'hui plus utilisée pour noter quelque langue moderne que ce soit, il faut noter que c'est elle qui aurait inspiré l'ancêtre possible de la grande majorité des écritures du Monde, hormis l'Extrême-Orient, via le proto-sinaïtique, alphabet tiré de formes simplifiées de hiéroglyphes.

Le système d'écriture

Les hiéroglyphes sont tous, ou peu s'en faut, figuratifs : ils représentent des éléments concrets et tangibles, souvent stylisés et simplifiés, qui peuvent cependant ne plus être compris comme tel car les égyptologues ne peuvent pas déterminer pour chaque hiéroglyphe ce qu'il désigne. Pour certains, c'est cependant très évident. Champollion, que beaucoup considèrent comme le père de l'égyptologie et le déchiffreur des hiéroglyphes, donne une très bonne définition du système hiéroglyphique : :« C'est un système complexe, une écriture tout à la fois figurative, symbolique et phonétique, dans un même texte, une même phrase, je dirais presque dans un même mot. », Champollion, Lettre à M. Dacier, 27 septembre 1822. En effet, un même caractère peut, selon le contexte, être interprété de diverses manières, que l'on peut regrouper en deux types de lectures : la lecture phonétique (le caractère note principalement un ou des sons et non un sens seul) et la lecture sémantique (il donne un sens, parfois sans lien avec quelque son que ce soit). Note : dans les parties qui suivent, les hiéroglyphes seront transcrits selon la notation scientifique détaillée dans l'article consacré. Le lecteur s'y reportera pour en comprendre le fonctionnement parfois déroutant.

Lecture phonétique

article consacré On l'a dit, la lecture phonétique constitue la majorité des cas. On lit le caractère indépendamment de son sens, selon le principe du rébus. Il fournit un certain nombre de consonnes : une (signes dit unilitères, qui constituent le pseudo-alphabet hiéroglyphique ; voir plus bas), deux (signes bilitères) ou trois (trilitères), selon les hiéroglyphes et, parfois, selon le contexte. On peut approximativement chiffrer le nombre de caractères servant (pas exclusivement) de phonèmes :
- 30 unilitères ;
- 80 bilitères ;
- 50 trilitères. Il faut donc bien noter que les hiéroglyphes s'apparentent à un abjad et ne notent pas les voyelles, ou du moins pas de manière directe. Les hiéroglyphes constituent une écriture défective. Par exemple, l'hiéroglyphe représentant un canard se lit z3 car telles étaient les consonnes du mot pour désigner cet animal. On peut cependant utiliser le signe du canard sans rapport avec le sens pour représenter les phonèmes z et 3 à la suite (indépendamment des voyelles qui pourraient s'intercaler entre ces consonnes) et ainsi écrire des mots comme z3, « fils » ou, en complétant avec d'autres signes phonétiques et autres qu'on détaillera plus loin, z3w, « surveiller », z3ṯ.w, « terre ferme » :
-
-
-
-

L'« alphabet » hiéroglyphique

Ainsi, on peut obtenir une sorte d'« alphabet » hiéroglyphique, qui, cependant, n'a jamais été utilisé comme tel en remplacement des autres hiéroglyphes, bien que c'eût été possible : en effet, tous les mots égyptiens pourraient être écrits au moyen de ces seuls unilitères. Les Égyptiens, cependant, n'ont jamais franchi le pas de la transformation de leur écriture complexe en alphabet : seuls quelques mots s'écrivent exclusivement ainsi. Le pseudo-alphabet égyptien est donc composé de caractères ne notant qu'une seule consonne bien qu'à l'origine ils aient pu en transcrire plus et que ce soit le cas quand on désigne ce qu'ils représentent. Cet « alphabet » est constitué de signes très fréquents. Le voici dans l'ordre alphabétique des dictionnaires et les grammaires :
Image:Pseudo_alphabet_hieroglyphique.png

Les compléments phonétiques


-
- La présence de compléments phonétiques permet de savoir quelle lecture suivre :
- st :
  -
  -
- ws :
  -
- ḥtm :
  -
  - Enfin, il arrive parfois que des mots aient changé de prononciation entre l'ancien égyptien et le moyen égyptien : dans ce cas, il n'est pas rare que l'écriture adopte un compromis dans la notation phonétique : les deux lectures sont indiquées conjointement. Par exemple, l'adjectif bnj, « doux » est devenu bnr.

Lecture sémantique

Outre une interprétation phonétique, les caractères peuvent être lus pour leur sens : on parle de sémogrammes. On doit distinguer plusieurs cas de figure.

Logogrammes

Un hiéroglyphe utilisé comme logogramme (signe unique notant un mot) désigne ce qu'il représente directement (les logogrammes sont donc le plus souvent des noms) ; dans ce cas, l'hiéroglyphe est souvent accompagné d'un trait vertical muet indiquant sa valeur de logogramme (l'utilisation du trait vertical est détaillée plus bas) ; en théorie, tout hiéroglyphe pourrait servir de logogramme. Ils peuvent être accompagnés de compléments phonétiques. Voici quelques exemples :
-
-
-
- Dans quelques cas, le rapport sémantique est indirect (métonymique ou métaphorique) :
-
-
-

Déterminatifs

Entrent dans la catégorie des sémogrammes les déterminatifs, caractères muets servant à préciser le domaine sémantique du mot, à préciser son sens : les cas d'homophonies étant très fréquents (d'autant plus que seules les consonnes sont écrites), le recours aux déterminatifs est primordial. Les caractères servant de déterminatifs peuvent aussi jouer le rôle de logogrammes ou de phonogrammes. Les déterminatifs se placent le plus souvent en fin de mot. On peut se représenter ce procédé à celui qui consisterait à faire suivre les mots d'un indice qu'on ne lirait pas pour préciser leur sens : « vers [poésie] » et « vers [animal] » seraient ainsi distingués. Voici quelques exemples d'utilisation des déterminatifs empruntés à l'ouvrage Je lis les hiéroglyphes de Jean Capart permettant d'illustrer leur importance dans l'interprétation des homophones :
- Le mot possède deux déterminatifs :
-
-
-
- Notons que le dictionnaire du vieil égyptien de Carl Richard Lepsius compte 113 mots se lisant nfr.

Exemple de la richesse de caractères

[En préparation]

Sens de lecture

Le point suivant à connaître est le sens dans lequel on doit lire les hiéroglyphes : ceux-ci s'écrivent indifféremment de la droite vers la gauche ou de la gauche vers la droite. Le lecteur, pour connaître le sens de lecture, doit considérer la direction dans laquelle sont tournés les hiéroglyphes asymétriques : c'est la direction de départ. Par exemple, quand les figures humaines et les animaux, facilement repérables même par le profane, sont tournés vers la gauche, c'est qu'il faut lire de gauche à droite, et inversement. D'autre part, les mots ne sont pas séparés ; certains signes apparaissant cependant surtout en fin de mot, il est parfois possible de les distinguer par ce biais. Seule la connaissance de la langue et de sa syntaxe permet de découper un texte en mots.

Le quadrat

Les hiéroglyphes ne sont cependant pas écrits de manière entièrement linéaire : ils doivent, en effet, se répartir harmonieusement dans un carré virtuel (c'est-à-dire non tracé), ou quadrat (aussi écrit cadrat), à la manière de celui des sinogrammes. À la différence des sinogrammes, cependant, tout caractère ne remplit pas entièrement le quadrat : On doit donc procéder à divers aménagements de l'espace en superposant les signes. Ainsi, dans un texte écrit de gauche à droite, on lit en réalité l'enchaînement des quadrats de gauche à droite et les signes constituant un quadrat de gauche à droite et de haut en bas. Cette répartition en quadrats permet d'autre part l'écriture verticale : dans ce cas, les quadrats sont simplement empilés les uns sur les autres.

Contraintes calligraphiques et religieuses

Il existe plusieurs contraintes calligraphiques qu'il faut connaître, dont voici les principales : # les caractères doivent se répartir en quadrats (voir plus haut) ; # pour éviter que des quadrats soient incomplets, on inverse parfois des signes afin de rendre l'ensemble plus compact. De même, on choisit avec soin les compléments phonétiques, fussent-ils redondants ; # on inverse parfois les hiéroglyphes d'oiseaux tenant en un quadrat suivis d'un signe d'un quart de quadrat de façon à ce que l'oiseau soit après le petit caractère, qui occupera alors tout le quadrat ; # on peut omettre des signes, surtout ceux notant les phonèmes 3 et j ; # les signes désignant les dieux sont placés en tête d'énoncé, de syntagme ou de mot composé, par déférence. Dans tous les cas, même si les hiéroglyphes sont inversés, la lecture, elle, n'en tient pas compte, ce qui constitue l'une des difficultés pour la transcription.

Signes annexes

Trait de remplacement
transcription Les caractères offensants, funestes, tabous, rares ou complexes peuvent être remplacés par un trait :
Cartouche
D'autre part, on place dans un cartouche les noms de dieux et de rois :
Trait de remplissage
On fait usage du trait de remplissage pour terminer un quadrat qui serait, sinon, incomplet.
Signes agglutinés
Il existe des signes qui sont la contraction de plusieurs autres. Ils ont cependant une existence propre et fonctionnent comme de nouveaux signes.
Redoublement
Le redoublement d'un signe indique son duel, le triplement son pluriel.
Signes grammaticaux

- Le trait de lecture pictographique ;
- Les deux traits du duel et le trois de pluriel ;
-

L'orthographe

La notion d'orthographe pour l'écriture hiéroglyphique est assez différente que celle touchant les écritures latines. On trouve :
- les omissions de graphèmes : bien qu'elles soient souvent intentionnelles;
- les substitutions d'un graphème par un autre : mais il est parfois difficile de reconnaître les fautes des orthographes « alternatives »;
- les erreurs ou omissions dans le tracé : d'autant plus problématique que l'écriture est cursive. Le problème de l'orthographe, c'est surtout posé pour l'écriture hiératique ou la schématisation extrême des images rend chaque trait d'autant plus important (surtout au regard du très grand nombre de glyphes).

Divers


- code ISO 15924 : Egyp
- Lexique d'égyptien hiéroglyphique

Annexes

Articles connexes


- Système d'écriture dérivés :
  - hiératique ;
  - démotique ;
- Pour en savoir plus :
  - transcription des hiéroglyphes ;
  - translittération des hiéroglyphes ;
  - lexique d'égyptien hiéroglyphique ;
  - grammaire d'égyptien hiéroglyphique ;
  - tracé des hiéroglyphes ;
  - classification des hiéroglyphes ;
  - exemples de Hiéroglyphes ;
- Égypte antique ;
- pictogramme, idéogramme, logogramme ;
- écriture ;
- SignWriting
- module d'insertion de hiéroglyphes dans les articles de Wikipédia.

Liens externes


- [http://www.lib.uchicago.edu/cgi-bin/eos/eos_page.pl?DPI=100&callnum=PJ1135.C45&ident=1 Grammaire égyptienne de Champollion en ligne] (Édition 1836)
- [http://aoineko.free.fr/ Convertisseur] ja:ヒエログリフ ko:이집트 상형문자 th:เฮียโรกลิฟ

Hiératique

Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Hiéroglyphe Catégorie:Hiéroglyphe Dans l'Égypte antique, l'écriture hiératique permettait aux scribes d'écrire rapidement en simplifiant les hiéroglyphes et était utilisée dans l'administration. L'écriture hiératique est en fait le deuxième niveau de simplification des hiéroglyphes, le premier étant les hiéroglyphes linéaires, qui sont des versions simplifiées des hiéroglyphes, mais qui gardent leur valeur représentative. Les caractères hiératiques, eux, ne représentent plus des objets, mais uniquement des signes arbitraires à la manière des lettres d'un alphabet.
image:Hieratique.png
Exemples de passage de hiéroglyphes aux caractères hiératiques (par Champollion)

Divers


- code ISO 15924 : Egyh

Articles connexes


- écriture
- hiéroglyphe
- démotique ja:ヒエラティック ko:신관문자

Textes de l'Égypte antique

Catégorie:Index égyptologique catégorie:Littérature de l'Égypte antique En égyptologie, ce que l'on nomme « livre » ou « textes », sont en fait des recueils répartis en plusieurs chapitres, mais qui ne sont pas forcement utilisés comme une entité indivisible. Certains passages peuvent être peints ou gravés sur les parois des temples et des tombeaux. Les Textes de l'Égypte antique les plus connus:
- Les Textes des pyramides, le plus anciens corpus religieux connus ;
- Les Textes des sarcophages, dérivé des Textes des pyramides ;
- Le Livre de ce qu'il y a dans l'au-delà ;
- Le Livre de la vache et du ciel, le mythe égyptien du Déluge ;
- Le Livre des portes, texte funéraire post amarnien ;
- Le Livre des rêves, interprétation des rêves ;
- Le Livre des morts, nom donné par Champollion au livre funéraire dont le titre peut être traduit par « Livre pour sortir le jour » ou « Livre pour sortir à la lumiere » ;
- Le Livre des demeures secrètes (ou Livre de l'Amdouat), livre funéraire qui décrit le voyage du défunt au travers des douze heures de la nuit ;
- Le Livre des cavernes ;
- Les Lettres d'Amarna, tablettes d'ordre diplomatiques, retrouvées sur le site de Tell el-Amarna ;
- L'Hymne à Aton, chant d'amour et de ferveur, sans doute composé par Akhénaton.

Techniques de gravure égyptienne

Il existait de multiples techniques de gravure employées par les Égyptiens de l'Antiquité.

Les bas-reliefs

Dans les bas-reliefs, la gravure se détache légèrement du fond. Pour cela, on enlève de la matière, sauf dans les parties constituant les motifs. Cette technique est tellement courante qu'on associe souvent (à tort) le mot bas-relief à toutes les techniques de gravures égyptiennes. bas-relief]

Les hauts-reliefs

Dans les hauts-reliefs, la gravure se détache nettement du fond (les trois quarts du volume). C'est une technique qui demande donc beaucoup plus de travail que les autres. hauts-reliefs Dans l'image ci-dessus, le dieu , représenté avec une tête de rapace, est gravé en haut-relief. De part et d'autre, le pharaon Ramsès II faisant offrande de Maât est, lui, en relief en creux.

Les reliefs en creux

La technique du relief en creux consiste à créer des volumes par le creusement en profondeur. Les parties normalement les plus saillantes sont creusées le plus profondément. Apparus à l'époque amarnienne, les reliefs en creux subsisteront durant la période ramesside. C'est la technique la moins coûteuse. Elle a aussi l'avantage de bien « accrocher » la lumière et est donc souvent préférée aux autres pour les reliefs exposés à la lumière du jour. On trouve parfois, dans une même scène, des reliefs en creux associés à des bas-reliefs.

Premier exemple

Variante très courante : période ramesside Ici, le relief est dans le mur, il n'en dépasse pas. Le relief est donné en marquant les contours des motifs, ce qui est beaucoup plus simple que de dégager toute la surface autour du sujet comme pour les bas-reliefs et hauts-reliefs.

Deuxième exemple

période ramesside On pourrait utiliser le relief comme un moule. Si on verse du plâtre ou de l'or, on obtient un moulage qui ressemble au modèle.

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- Gravure
- Art égyptien
- Sculpture
- Hiéroglyphe Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Art de l'Égypte antique

Catégorie:Art de l'Égypte antique

Art Catégorie:Art antique

Manganelli

Giorgio Manganelli (
- 15. November 1922 in Mailand; † 28. Mai 1990 in Rom) ist ein italienischer Schriftsteller, Essayist, Kritiker, Journalist und Literaturwissenschaftler.

Leben

Manganelli wurde 1922 in Mailand geboren. Nach einem Studium der englischen Philologie arheitete er von 1947 bis 1953 als Schullehrer in Mailand, von 1953 bis 1971 in Rom. Mit dem Roman Hilarotragoedia (dt. Niederauffahrt) gelingt ihm 1964 ein Überraschungserfolg, der seinen literarischen Ruhm begründet, obwohl er stets ein gewisses Außenseiterverhätlnis zur italienischen Litraturszene beibehält. Italo Calvino ist sein wichtigster Freund und Förderer. Zahlreiche Reisen nach Indien, Malaysia und China führen zu postmoderner Reiseliteratur; weitere Schriften widmen sich dem Islam. Er war Mitglied der avantgardistischen ‚Grupo 63’, der auch Eco und Sanguinetti zugerechnet werden, löste sich jedoch bald von deren Programm des Neorealismus. Viele Jahre widmete als Literaturkritiker dem Corriere della Sera. Manganelli starb 1990 in Rom.

Werk

Manganellis Prosawerk ist gekennzeichnet von einem neo-manieristischen Formalismus, der sich durch zahlreiche Exkurse, Abschweifungen und Randbemerkungen, und durch die literarische Konstruktion einer künstlichen Welt des Unter- oder Überbewußten und des Surrealen auszeichnet - einer imaginierten Welt, die parallel zur realen existiert und in der sich die Paradoxa und Widersprüche der realen auflösen können. In Deutschland wurde Manganelli insbesondere bekannt durch die Centuria (dt.: Irrläufe). Es handelt sich um eine Sammlung von einhundert Romanen, die jeweils nur eine Seite lang sind. Zunächst scheint die Themenwahl willkürlich; aber im Fortgang zeigt sich, daß die einzelnen Romane ein komplexes Netzwerk bilden. Wiederkehrende Themen sind: Sinnkrisen; Gespenster; die Hölle; Mörder; Dinge, die nicht existieren; Räuber; Prinzessinen; Tyrannen; Toilettenfrauen. Der Narr ist in seinem oft sperrigen Werk eine immer wiederkehrende Figur; er wird zur eigentlichen literarischen Person, zum ewigen Geschichtenerzähler, zur personifizierten Literatur. In Encomio del tirano wird der Narr Hauptfigur, Antagonist des ebenso prototypischen ‚Tyrannen’ – eine Beziehung, in der sich der Konflikt Autor – Leser widerspiegelt. Seine literaturtheoretischen Werke sind La letteratura come menzogna (1967), Angosce di stile und Laboriose inezie (1986). Seine Zeitungsglossen und Reisereportagen finden sich wieder in Cina e altri orienti (1986). Darüberhinaus ist Manganelli auch als Übersetzer, besonders der Werke Poes hervorgetreten.

Werkverzeichnis


- Hilarotragoedia. Mailand 1964. (dt.: Niederauffahrt. Berlin 1967.)
- La letteratura come menzogna" (Mailand 1967)
- Nuovo commento. Turin 1969, (dt.: Omegabet. Berlin 1970)
- Agli dei ulteriori. Turin 1972 (dt.: An künftige Götter. Berlin 1983)
- Lunario dell’Orfano Sannita. Turin 1973
- Cina e altri orienti Turin 1974.
- Pinocchio : un libro parallelo. Turin 1977.
- Centuria. Mailand 1979. (dt.: Irrläufe. Hundert Romane in Pillenform. Berlin 1980.)
- Angosce di stile" Mailand 1981.
- Discorso dell’ombra e dello stemma o del lettore e dello scrittori considerati come dementi. Mailand 1982.
- Amore. Mailand 1981. (dt.: Amore. Berlin 1982).
- Discorso dell'ombra e dello stemma (1982).
- Dall'inferno (1985).
- Laboriose inezie (1986).
- Rumori o voci (1987).
- Tutti gli errori (1987).
- Antologia privata(1989).
- Improvvisi per macchina da scrivere (1989).
- Encomio del tiranno (1990)
- Esperimento con l'India (1992)
- La palude definitica (1992)
- Il rumore sottile della prosa. (1994)
- La notte.(1996)
- La penombra mentale. Interviste e conversazioni 1965-1990 (2001)
- L’infinita trama di Allah. Viaggi nell’Islam. 1973-1987. (2002)
- Manganelli furioso. Handbuch für unnütze Leidenschaften. Berlin 1987. Manganelli, Giorgio Manganelli, Giorgio Manganelli, Giorgio Manganelli, Giorgio Manganelli, Giorgio Manganelli, Giorgio Manganelli, Giorgio Manganelli, Giorgio Manganelli, Giorgio

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Þorgerður Ingólfsdóttir (fædd 5. nóvember 1943) er tónlistarkennari og kórstjóri. Hún stofnaði Kór Menntaskólans við Hamrahlíð og síðar Hamrahlíðarkórinn
Piparhólmi
Piparhólmi (danska: Peberholm) er manngerð eyja á Eyrarsundi, rétt sunnan við Salthólma. Eyjan tilheyrir danska sveitarfélaginu Tårnby. Gerð hennar hófst