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Basse époque égyptienneBasse époque Basse époque
La basse époque est une période de l'histoire de l'Égypte antique allant des environs de 750 à 30 avant l'ère chrétienne. Elle début par la réunification du pays par un roi d'origine Koushite, Piankhy, et se termine traditionnellement par l'assassinat de Ptolémée XV, dit Césarion, fils de Jules César et de Cléopâtre VII. On y trouve les six dernières dynasties décrites par Manéthon, qui est lui-même un contemporain des premiers Ptolémées.
Dynastie de la basse époque
- Koushite
- Saïs
- Perse
-
-
-
- Dynastie perse
- Dynastie des Ptolémées
La Basse époque est une période de forte instabilité qui se caractérise par des prises de pouvoir successives de souverains étrangers, entrecoupée de courtes périodes d'indépendances. Ses souverains, bien que de cultures très différentes, s'adapteront au modèle égyptien et respecteront ses valeurs fondamentales tout en y intégrant des éléments de leurs cultures. Ils se feront proclamer pharaon et choisiront une titulature royale souvent calquée sur celles des anciens rois. Certains, notamment les rois saïtes de la XXVI dynastie, chercheront même à retourner vers un archaïsme architectural et lyrique tout droit issu de l'Ancien et du Moyen Empire. L'art et la religion sont également fortement marqués par la double influence de l'extérieur et la tendance à l'archaïsme. C'est ainsi que l'on voit apparaître de nouveaux thèmes dans les décorations ainsi que des divinités hybrides (Bastet en oiseau avec une tête de chat, la divinité Toutou, etc.). La vénération des temps glorieux (et lointains) entraîne la divinisation de plusieurs grandes figures de l'histoire égyptienne comme Imhotep, Amenhotep fils de Hapou ou encore Horemheb. Du côté religieux, le culte des animaux (comme le taureau Apis) gagne en popularité : le Sérapeum de Memphis est agrandi pour que les fidèles affluent. Saqqarah devient un centre religieux important (notamment les nécropoles d'animaux). Le culte d'Osiris et d'Isis se développe considérablement, la raison de ce vif succès étant certainement la souffrance endurée par les Égyptiens lors des occupations.
La Basse époque commence par la réunification du pays par Piankhy qui inaugure la Période éthiopienne et met fin à la III période intermédiaire. Elle perdra le contrôle du pays après l'invasion assyrienne qui laissera de profondes blessures dans l'esprit des égyptiens, les assyriens pilleront en effet des temples et brûleront certaines villes comme Thèbes. Ne pouvant gérer le pays, il favoriseront la dynastie saïte d'origine libyenne. Les Perses s'emparent du pays vers 525 avant l'ère chrétienne. La première occupation perse, n'est en aucune façon médiocre pour les autochtones, du moins au début, et malgré les malheurs et autres maux dont sont accusés les premiers pharaons perses, le peuple est respecté. Le seul roi de la est Amyrtée, Égyptien qui reprend les rênes du pays en chassant provisoirement les Perses : la est un mélange de gouverneurs égyptiens sans pouvoirs bien prononcés. Nectanébo II est bien le dernier pharaon autochtone du pays et celui qui entreprend la construction du temple d'Isis à Philae (portique). Par la suite, l'Égypte redeviendra une province, d'abord de l'empire perse puis des Macédoniens.
Pharaons significatifs de la basse époque
- Piânkhy (747 ~ 716)
- Nékao [610 ~ 595]
- Cambyse II [525 ~ 522]
- Amyrtée [404 ~ 399]
- Néphéritès [399 ~ 393]
- Nectanébo [380 ~ 362]
- Artaxerxès III [341 ~ 338]: Dynastie perse
- Alexandre le Grand: Égypte macédonienne [332~305]
- Ptolémée Ier (Sôter) [305 ~ 285]
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Catégorie:Égypte antique
PiankhyCatégorie:Index égyptologique catégorie:Pharaon
Piankhy est le premier pharaon de la XXV dynastie (Basse époque), dite koushite. Il envahit et soumit l'Égypte vers 740 av. J.-C. mettant fin à la dynastie des rois de Tanis. Sa tombe en forme de mastaba est située dans sa capitale, Napata, en Nubie.
Chabaka lui succède à sa mort en 715 avant l'ère chrétienne.
Ptolémée XV
Ptolémée XV Philopator Caesar, dit Césarion, est le fils de Cléopâtre VII et présumé de Jules César. Né en 47 av. J.C, il meurt très jeune (17 ans) et gouverne l'Egypte avec sa mère (-44/-30).
Il sera assassiné par Octave, le futur Auguste, premier empereur de Rome. Selon certaines théories, celui-ci n'aurait pas admis que la descendance mâle de Cléopâtre survive.
Il aurait fait assassiner Alexandre Hélios (né en -40/disparu depuis -30) et Ptolémée Philadelphe (né en -36/disparu depuis -30) laissant cependant la vie à la jumelle d'Alexandre Hélios, Cléopâtre Séléné (-40/6), tous trois nés de l'union de Marc Antoine et de Cléopâtre VII.
Cependant, selon Appien et Pausanias, les demi-frères de Césarion sont élevés avec Cléopâtre Séléné par Octavie, sœur d'Octave, ex-épouse de Marc Antoine et mère de leur deux demi-sœurs Antonia l'Aînée et Antonia la Jeune, et vécurent quelque temps avec leur sœur et leur beau-frère Juba II avant que l'on perde leur trace.
Le rapport entre Auguste, fils adoptif de Jules César, et Césarion était différent : ce dernier était son frère adoptif, et donc un rival politique direct.
Ptolémée XV apparaît sur un relief de Dendérah en compagnie de sa mère.
Avec lui, disparaissent les dynasties pharaoniques, puisque lui succède l'occupation romaine de l'Égypte.
La redécouverte de cette période faste de l'Égypte pharaonique ne se fera qu'après l'expédition d'Égypte de Napoléon Bonaparte, accompagné de nombreux scientifiques et archéologues en 1798.
Ptolemee 15
Ptolemee 15
Ptolemee 15
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Ptolemee 15
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Cléopâtre VII
Cléopâtre VII est une reine d'Égypte de la famille des Lagides qui gouverne son pays entre 51 av. J-C. et 30 av. J-C., successivement avec ses frères et époux Ptolémée XIII et Ptolémée XIV puis avec le général romain Marc-Antoine. Elle est considérée comme le dernier pharaon de l'Égypte antique avant la conquête romaine.
Cléopâtre est un personnage dont la légende s'est emparée, de son vivant même, et le tragique de sa mort n'a fait que renforcer la tendance au romanesque qui entoure le personnage et qui parfois gêne l'historien dans une approche objective de cette reine d'Égypte, sans doute la femme la plus célèbre de l'Antiquité.
Nous disposons de peu de sources et les principales, Plutarque, Suétone et Appien, n'évoquent Cléopâtre que pour autant qu'elle prenne place dans l'histoire romaine. C'est ainsi que nous ne savons pratiquement rien de ce qu'elle fait à Rome aux lendemains de l'assassinat de César, ni à Alexandrie durant l'absence de Marc Antoine entre 40 et 37 av. J.-C.
De plus l'historiographie antique lui est globalement défavorable car inspirée par le vainqueur de Cléopâtre, l'empereur Auguste et son entourage dont l'intérêt est de noircir la reine afin d'en faire l'adversaire malfaisant de Rome et le mauvais génie de Marc Antoine. Ainsi ce jugement de l'historien du , Flavius Josèphe : « Elle fit d'Antoine l'ennemi de sa patrie par la corruption de ses charmes amoureux ». Cela explique la prudence des historiens actuels et l'enthousiasme des cinéastes ou romanciers pour un tel personnage.
Origines
Cléopâtre est née sans doute en 69 av. J-C probablement à Alexandrie. Elle est l'une des trois filles (connues) de Ptolémée XII Aulète, roi d'Égypte et vraisemblablement d'une concubine, puisque Strabon affirme que Ptolémée XII n'eut qu'une seule fille légitime, Bérénice IV, qui régna de 58 av. J.-C. à 55 av. J.-C.
Cette bâtardise n'est pas un handicap, Ptolémée XII lui-même est un fils illégitime de Ptolémée IX, mais elle entretient le mystère sur les origines maternelles de Cléopâtre, avec l'hypothèse d'une ascendance égyptienne. C'est l'un des facteurs, outre le fait qu'elle parle égyptien, qu'avancent certains historiens pour expliquer le curieux titre de la reine, philopatris (« qui aime sa patrie »), lequel surprend dans une dynastie qui privilégie plutôt les liens dynastiques (« qui aime son père… sa mère… sa sœur… », etc.) que l'attachement aux pays et aux peuples qu'ils gouvernent. Mais peut-être ne faut-il y voir qu'une attention plus marquée, rare chez ses prédécesseurs si l'on excepte Ptolémée VIII dit Physcon, à l'Égypte indigène.
La femme
Ptolémée VIII
Il est difficile de cerner la véritable personnalité de Cléopâtre, qu'un certain romantisme a contribué à déformer, mais elle avait à l'évidence beaucoup de courage et fut suffisamment puissante pour inquiéter les Romains.
Aucune source sûre ne vient nous éclairer sur son aspect physique qui échappe à un classement esthétique banal. Certaines pièces de monnaies donnent l'image d'une femme aux traits lourds et au nez assez proéminent. En revanche, on sait qu'elle avait une présence forte et du charme, qu'elle dégageait une puissante séduction et que tout cela était complété par une voix ensorcelante ainsi qu'un esprit brillant et cultivé.
En effet alors que l'éducation des filles, même de familles royales, est négligée dans le monde grec ou hellénistique, Cléopâtre bénéficie apparemment de l'enseignement de pédagogues cultivés qui, sur un esprit intelligent, donne d'excellents résultats. C'est ainsi que Cléopâtre est une véritable reine polyglotte et parle, outre le grec, l'égyptien (première et dernière de sa dynastie à faire cet effort encore qu'il y ait un doute pour Ptolémée VIII dit Physcon !), l'araméen, l'éthiopien, le mède, l'arabe, sans doute aussi l'hébreu et la langue des Troglodytes, un peuple vivant aux abords de la mer Rouge. De tels dons ne durent pas la laisser non plus longtemps démunie face au latin encore que des Romains aussi cultivés que César parlaient un grec parfait.
La prise du pouvoir
La jeunesse
Nous ignorons tout de son enfance et de ses années d'adolescence. Tout au plus pouvons nous imaginer qu'elle dut observer les évènements du règne chaotique de son père avec une grande acuité. La puissance de Rome, qui intervient militairement pour rétablir Ptolémée XII en 55 av. J.-C. renversé par sa fille aînée Bérénice IV trois ans plus tôt, est certainement un élément compris et assimilé par la jeune Cléopâtre. Les tribulations du règne précédent apprennent aussi à la future reine à utiliser tous les moyens pour se débarrasser de ses adversaires ou de ceux qui gênent ses projets comme son jeune frère Ptolémée XIV en 44 av. J.-C. Elle imite en cela l'exemple paternel, Ptolémée XII n'ayant pas hésité à faire exécuter sa fille Bérénice IV en reprenant le pouvoir en 55 av. J.-C.
L'accès au trône
Le testament du roi Ptolémée XII, mort en 51 av. J.-C., désigne comme ses successeurs Cléopâtre et un frère cadet de celle-ci, Ptolémée XIII, d'une quinzaine d'années environ, à qui elle est nominalement mariée car selon la coutume ptolémaïque, elle ne peut régner seule. Rien ne prouve que Cléopâtre ait voulu exercer la totalité du pouvoir à l'époque, en tout cas les titulatures de cette période lui accordent toujours la seconde place.
À l'automne 49 av. J.-C. les relations se dégradent entre les deux souverains. Les causes de cette rupture sont ignorées. Toujours est-il qu'à partir de cette date le nom de la reine figure dans les textes officiels avant celui de Ptolémée XIII. En fait c'est une véritable guerre qui éclate entre les deux monarques puisqu'à l'été 48 av. J.-C. ils se font face à Péluse. Il semble que Cléopâtre se trouve en difficulté car elle doit fuir en Syrie puis à Ascalon où elle trouve de l'aide.
César et Cléopâtre
L'assassinat de Pompée
C'est alors qu'intervient la puissance romaine. En effet Pompée, vaincu par Jules César à Pharsale au début du mois de juin 48 av. J.-C., tente de trouver refuge en Égypte. Le jeune roi Ptolémée XIII et ses conseillers jugent sa cause perdue et pensent s'attirer les bonnes grâces du vainqueur en le faisant assassiner, dès qu'il pose pied sur le sol égyptien le 28 juillet 48 av. J.-C., sous les yeux de son entourage. César, qui débarque deux jours plus tard, est semble t-il furieux de ce lâche forfait et n'éprouve pour le pharaon que mépris.
La rencontre avec César
Cependant Cesar reste en Égypte pour des raisons privées peu glorieuses, bien qu'il évoque les vents contraires pour différer son retour. En effet il tente d'obtenir le remboursement de dettes que Ptolémée XII avait contractées auprès d'un banquier romain et qu'il a reprise à son compte. Il juge pour cela indispensable de réconcilier le couple royal et tente à s'y employer à la fin de l'année 48 av. J.-C. Les deux souverains sont convoqués au palais royal d'Alexandrie. Ptolémée XIII s'y rend après diverses tergiversations ainsi que Cléopâtre. C'est à ce moment que se déroule, s'il est authentique, l'épisode du tapis dans lequel la reine se serait fait enroulée afin de parvenir auprès de César. Celui-ci tente d'imposer le statu quo ante c’est-à-dire le retour au testament de Ptolémée XII ce qu'accepte semble t-il Cléopâtre mais pas son frère guère impressionné par les faibles effectifs de César (environ 7000 hommes). Celui-ci se retrouve même prisonnier dans Alexandrie à la fin de 48 av. J.-C. sans renforts. Seule la noyade accidentelle de Ptolémée XIII dans le Nil le 15 janvier 47 av. J.-C. met fin au conflit.
Le séjour à Rome
Cléopâtre épouse alors un autre de ses frères cadets, Ptolémée XIV sur l'injonction de César. Cependant elle est la seule à détenir réellement le pouvoir et le protocole enregistre cette prépondérance en plaçant le nom de la reine en tête des actes officiels. Sa liaison avec César n'est un mystère pour personne. Ce dernier cependant doit bientôt quitter Alexandrie pour combattre le roi du Pont, Pharnace, puis les derniers partisans de Pompée en Afrique. De retour à Rome il convoque les souverains lagides en 46 av. J.-C. Les raisons de cette convocation sont imprécises. César, lui-même marié, souhaite-t-il retrouver sa maîtresse qu'il loge dans sa propriété de la rive droite du Tibre ? Veut-il impressionner par l'éclat des quatre triomphes qu'il célèbre durant l'été 46 av. J.-C. ? A-t-il comme objectif de montrer ce qu'il en coûte de se révolter contre Rome en faisant figurer dans son triomphe la sœur de Cléopâtre et de Ptolémée XIV, Arsinoé, qui s'était fait reconnaître reine par les troupes de Ptolémée XIII ? Difficile de trancher pour une hypothèse plutôt qu'une autre. On connaît peu de chose sur ce séjour de deux ans à Rome et le seul geste officiel de César en sa faveur est de faire placer une statue dorée de la reine dans le sanctuaire de Vénus Genetrix ancêtre mythique de la gens Iulia dont il est issu.
Cléopâtre seule souveraine
Au moment où elle se prépare à rentrer sur Alexandrie, au début de l'année 44 av. J.-C. César est assassiné. Elle quitte alors Rome à la mi-avril, fait escale en Grèce où elle accouche d'un garçon nommé César (en général le nom de Césarion est utilisé pour le distinguer de son glorieux géniteur), puis fait voile vers Alexandrie où elle arrive en juillet 44 av. J.C. Elle profite de la situation confuse qui suit la mort de César pour rétablir l'autorité de l'Égypte sur Chypre, qui avait été cédé à Rome par Ptolémée XII en 59 av. J.-C.
À peine de retour dans son pays elle fait assassiner Ptolémée XIV, à la fois monarque inutile et rival potentiel. La naissance de son fils lui assure un successeur éventuel et elle prend donc seule le titre de reine.
Marc Antoine
Des années difficiles
Cléopâtre, enfin seule souveraine d'Égypte, même si c'est au nom de son fils, est confrontée à des années difficiles. En 43 av. J.-C. une famine s'abat sur son pays, puis la crue du Nil fait défaut deux années consécutives (41/42 av. J.-C.). Il semble que la reine se soit préoccupée essentiellement de l'approvisionnement de sa capitale, qui est le vrai centre de son pouvoir et prompt à se rebeller. De plus il lui faut compter avec les quatre légions romaines installées par son défunt amant qui se livrent à des exactions jusqu'à leur départ en 43 av. J.-C.
La guerre que se livrent les assassins de César, Cassius et Brutus et ses héritiers, Octave et Marc Antoine, oblige la reine à des contorsions diplomatiques. En effet Brutus tient la Grèce ainsi que l'Asie mineure tandis que Cassius s'installe en Syrie. Le gouverneur de Cléopâtre à Chypre, Sérapion, aide donc Cassius avec sans aucun doute l'assentiment de la reine quels que soit les sentiments que lui inspire l'un des assassins de César. Sérapion sera officiellement désavoué plus tard. Dans le même temps Cléopâtre envoie une flotte aux partisans de César, qui reconnaissent Césarion pour roi. Cette flotte est victime d'une tempête au large de la Libye mais le geste place la reine dans le camp des vainqueurs quand en 42 av. J.-C. les républicains sont écrasés à Philippes.
La rencontre avec Marc Antoine
Nous ignorons depuis quand Cléopâtre, âgée de 29 ans en 41 av. J.-C. et le général romain, qui a une quarantaine d'années, se connaissent. Nous savons que Marc Antoine était l'un des officiers qui avaient participé au rétablissement de Ptolémée XII en 55 av. J.-C. mais il est peu probable qu'ils se soient fréquentés, Cléopâtre n'ayant à l'époque qu'une quinzaine d'années. Il est plus vraisemblable qu'ils se soient fréquentés lors du séjour à Rome de la reine. Pourtant lors de leur rencontre en 41 av.J.-C. ils semblent assez mal se connaître.
Dans le partage du monde romain intervenu après l'écrasement des républicains, l'orient est dévolu à Antoine. Il reprend alors le projet de César avant sa mort, c'est-à-dire une grande expédition contre les Parthes. Pour cela il convoque les souverains des royaumes clients à Tarse, en Cilicie, y compris la reine d'Égypte. Celle-ci connaît au moins un des défauts de l'officier, sa vanité et son amour du faste, aussi arrive-t-elle dans un navire à la poupe dorée et aux voiles pourpres, siégeant sous un dais d'or entourée d'un équipage déguisé en Nymphes, Néréides et Amours. Puis elle invite Marc Antoine à son bord pour un somptueux banquet. Commence alors une liaison de dix ans, sans doute l'une des plus célèbres de l'Histoire.
La reconstitution d'un grand royaume lagide
Dans un premier temps Marc Antoine suit Cléopâtre à Alexandrie où il passe l'hiver 41 av. J.-C./40 av. J.-C. laissant son armée. C'est à ce moment qu'une vaste offensive des Parthes leur permet de s'emparer de la Syrie, du sud de l'Asie mineure, et de la Cilicie. Antigone, un prince de la famille des Asmonéens, hostile aux Romains est installé sur le trône de Jérusalem. Marc Antoine mène une courte contre-offensive depuis Tyr puis est obligé de rentrer à Rome (été 40 av. J.-C.) où s'affrontent ses partisans et ceux d'Octave. Il conclut avec ce dernier la paix de Brindes en octobre 40 av. J.-C. et épouse sa sœur, Octavie. Pendant ce temps à Alexandrie Cléopâtre accouche de jumeaux, un garçon Alexandre Hélios et une fille Cléopâtre Séléné.
La séparation dure trois ans, du printemps 40 av. J.-C. à l'automne 37 av. J.-C. et nous ne savons rien ou presque de l'action de la reine durant cette période. Au retour d'Antoine, les deux amants se retrouvent à Antioche à l'automne 37 av. J.-C., celui-ci entame une politique nouvelle. Alors que ses officiers et ses alliés ont chassé les Parthes il substitue là ou c'est possible des États clients, qui lui sont fidèles, à une administration directe de Rome. C'est ainsi qu'Hérode devient roi de Judée avec l'appui direct d'Antoine. C'est un phénomène identique qui se déroule en Galatie, dans le Pont et en Cappadoce. Cléopâtre en tire un bénéfice immédiat puisqu'elle se voit confirmer la possession de Chypre, qui est en fait effective depuis 44 av. J.-C., mais aussi de villes de la côte syrienne, du royaume de Chalcis, au Liban actuel, et de la côte cilicienne. Elle reconstitue ainsi une partie de la thalassocratie des premiers rois lagides.
La guerre contre les Parthes
En 37 av. J.-C./36 av. J.-C. Marc Antoine entame une campagne contre les Parthes qui tourne au désastre en grande partie causé par un hiver rigoureux dans les montagnes d'Arménie et du nord-ouest de l'Iran actuel. Antoine lui-même en réchappe de peu. Cléopâtre est restée à Alexandrie pour accoucher d'un troisième enfant du couple, Ptolémée Philadelphe. Après 37 av. J.-C., on commence à voir à Rome dans l'alliance entre Antoine et Cléopâtre une menace contre l'Empire et contre Octave. Celui-ci envoie sa sœur Octavie, la femme légitime d'Antoine et la mère de ses deux filles Antonia l'Aînée (la future grand-mère de Néron) et Antonia la jeune (future mère de Germanicus et de Claude) au début du printemps 35 av. J.-C. rejoindre son mari. Antoine ordonne à sa femme, lorsque celle-ci parvient à Athènes, de rebrousser chemin. Octavie, sans montrer extérieurement le moindre signe de contrariété ordonne aux troupes qui l'accompagnent, des renforts de son frère pour son époux, de poursuivre leur chemin vers Alexandrie.
Antoine projette en effet de faire oublier son échec militaire de 36 av. J.-C. et lance en 35 av. J.-C. une seconde expédition plus chanceuse. L'Arménie, la Médie font acte d'allégeance et Antoine célèbre un triomphe, non à Rome, mais à Alexandrie où Cléopâtre et ses enfants sont associés. Un peu plus tard Césarion est proclamé roi des rois, Alexandre Hélios reçoit en partage l'Arménie et les terres au delà de l'Euphrate, Ptolémée quant à lui se voit confier, nominativement bien sûr car il a environ deux ans, la Syrie et l'Asie Mineure. Enfin Cléopâtre Séléné se retrouve à la tête de la Cyrénaïque. Il semble que le caractère hasardeux et chimériques de ces projets grandioses et irréalistes, une partie non négligeable de ces royaumes ne sont pas réellement sous le contrôle de Marc Antoine, n'échappe pas à Cléopâtre qui se contente plus prosaïquement de réclamer à son amant, en vain, la Judée.
L'échec final
Actium
Les relations avec Octave s'enveniment de nouveau en 32 av. J.-C. et les poussent à l'affrontement. Nul doute qu'Octave craint Marc Antoine et sa popularité, encore forte au sénat, mais le triomphe d'Antoine en 35 av. J.-C. et la désignation de Ptolémée XV/Césarion comme roi des rois lui font envisager un danger plus vaste encore. Après tout ce jeune homme est le seul fils de César et il pourrait un jour lui venir l'idée, si les circonstances s'y prêtent, de venir réclamer son héritage paternel. Aussi Octave va s'employer à dénigrer Marc Antoine par tous les moyens et surtout Cléopâtre, l'Égyptienne, celle qui le tient sous ses charmes et qui l'oblige à des abandons qu'Octave estime désastreux pour Rome. La plupart de ces accusations sont de mauvaise foi et de la propagande auprès de l'opinion publique romaine mais sont aussi pour beaucoup à l'origine de la « légende noire » de Cléopâtre chez beaucoup d'auteurs antiques.
La guerre voit l'Égypte fournir une part importante de l'effort de guerre, plus de 200 trières, ainsi que les royaumes alliés, à l'exception notable de l'habile Hérode qui visiblement fait le pari d'une victoire d'Octave. Il est vrai que c'est son intérêt car il sait que la reine d'Égypte lorgne sur son royaume depuis fort longtemps. Mais Marc Antoine mène la guerre en dépit du bon sens, sans énergie et alors qu'Octave peine à constituer son armée il lui laisse le temps de s'organiser. Octave n'est guère un grand chef de guerre mais il compte avec Agrippa un officier compétent qui lui donne rapidement l'avantage. Lorsque éclate la bataille navale d'Actium (septembre 31 av. J.-C.), Cléopâtre comprend rapidement l'issue finale de la guerre et rompt le combat avec sa flotte. Cette fuite, seul moyen de sauver ce qui peut l'être, est évidement exploitée par Octave auprès des officiers et des hommes d'Antoine dont beaucoup changent d'allégeance.
La fin
31 av. J.-C.)]]
Les derniers mois sont assez mal connus. Antoine retourne en Égypte et ne prend pratiquement aucune mesure pour lutter contre l'avancée de plus en plus triomphale d'Octave. Il consume ses forces en banquets, beuveries et fêtes somptueuses sans se soucier de la situation. Que fait Cléopâtre ? Les sources manquent. Certaines affirment qu'elle cherche à séduire Octave. L'anecdote est-elle crédible, difficile à dire. Il est probable que les charmes de la reine approchant de la quarantaine et après au moins quatre maternités avaient faibli. Il semble qu'elle ait surtout cherché à mettre Césarion à l'abri en l'expédiant à Méroé, au Soudan.
Vers août 30 av. J.-C. Octave arrive à Alexandrie. À la fausse annonce du suicide de Cléopâtre, Marc-Antoine met fin à ses jours en se jetant sur son épée. Mourant il est transporté par Cléopâtre dans son propre tombeau. Celle-ci est conduite devant Octave qui la laisse se retirer avec ses servantes. Cette attitude est curieuse de la part du futur Auguste car il semble ne prendre aucune précaution pour prévenir un suicide de la reine dont il a pourtant besoin pour figurer à son triomphe. Craint-il qu'à l'instar de sa sœur Arsinoé, figurant au triomphe de Jules César en 46 av. J.-C., elle n'inspire aux Romains que compassion plutôt que haine. Il n'est pas impossible qu'Octave ait espéré le suicide de Cléopâtre, qui pouvait passer pour une lâcheté supplémentaire accréditant la thèse défendue par sa propre propagande.
Cléopâtre se donne la mort, selon Plutarque dans sa Vie d'Antoine, en se faisant porter un panier de figues contenant deux aspics venimeux. Si Césarion est exécuté sur ordre d'Octave les trois autres enfants d'Antoine et Cléopâtre sont emmenés à Rome et élevés par Octavie, restée fidèle à la mémoire de son mari. Cléopâtre Séléné épousera le roi et savant berbère Juba II de Maurétanie, comme elle orphelin de guerre élevé à Rome.
Le personnage de Cléopâtre
Outre la réflexion de Blaise Pascal qui considérait que Le nez de Cléopâtre, s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé, la reine d'Égypte a inspiré de très nombreuses représentations.
Peinture
La scène de la mort de Cléopâtre a été le sujet de nombreux tableaux et dessins, notamment par Reginald Arthur, Augustin Hirschvogel, Guido Cagnacci , Johann Liss, John William Waterhouse et Jean André Rixens
Littérature
- évocation par Plutarque dans ses Vies parallèles des hommes illustres.
- Une nuit de Cléopâtre est une nouvelle de l'auteur français Théophile Gautier, écrite en 1845.
- Sa présence est aussi très forte dans le livre La Momie de Anne Rice, étant l'un des personnages clés du livre.
Scène
- Cléopâtre captive est une tragédie d'Étienne Jodelle repésentée en 1552.
- Antoine et Cléopâtre est un drame de William Shakespeare, représenté en 1623.
- Cleopatra e Cesare est un opéra baroque du compositeur allemand Carl Heinrich Graun composé en 1742.
- Cléopatre est un pièce du dramaturge français Victorien Sardou, écrite en 1890.
- Cesar and Cleopatra est une pièce de George Bernard Shaw, écrite 1898, publiée en 1901 et mise en scène en 1906. La pièce fut notamment reprise à Londres en 1946 avec Vivien Leigh dans le rôle de la reine.
Cinéma
Cléopâtre a été représentée de nombreuses fois au cinéma et cela dès les débuts de ce nouvel art. C'est ainsi que la première actrice jouant le rôle de Cléopâtre est une française, Jeanne d'Alcy, pour un film de Georges Méliès de deux minutes en 1899 (voir : Cléopâtre). Sur ce film, longtemps considéré disparu et retrouvé en 2005, on voit la profanation du tombeau de la reine, sa momie carbonisée et de la fumée surgir Cléopâtre, immortelle.
Deux autres films de l'époque du cinéma muet utilisent comme thèmes la fameuse reine d'Égypte et en particuliers sa rencontre avec Marc Antoine. Ainsi Marcantonio e Cléopatra du réalisateur italien Enrico Guazzoni en 1913 et surtout, en 1917 le réalisateur américain J.Gordon Edwards qui dans Cléopâtre offre le rôle à l'une des première « vamps » de la Fox, Theda Bara.
L'un des premiers films du cinéma parlant est en 1934 de nouveau un Cléopâtre réalisé par Cecil B. De Mille, avec dans le rôle phare une actrice à la fois gracieuse et aguichante, Claudette Colbert. Le rôle est repris par Vivien Leigh en 1946 dans une adaptation anglaise, de Gabriel Pascal, de la pièce de George Bernard Shaw César et Cléopâtre.
Mais l'actrice qui incarne pour des générations de cinéphiles Cléopâtre est bien entendu Elizabeth Taylor dans le film de Joseph Mankiewicz tourné en 1963, avec Rex Harrisson dans le rôle de Jules César et surtout Richard Burton dans celui de Marc Antoine. La qualité du scénario et de l'interprétation, la médiatisation de la star et de ses 64 robes à l'écran, de ses amours avec Richard Burton, sans compter la quasi-faillite de la Fox entraînée par ce film, superposent sans doute pour longtemps le visage de l'actrice et celui de la reine d'Égypte.
Le personnage de Cléopâtre apparaît aussi dans quelques films pornographiques, souvent incarné par des actrices aux canons physiques proches de Liz Taylor, mais aussi dans certains films comiques ou parodiques tels Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ de Jean Yanne en 1982 et, pour le public français en tout cas, avec le visage de Monica Belluci dans le film d'Alain Chabat, Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre en 2001.
Voir aussi
Bibliographie
- C. Préaux, Le Monde hellénistique, P.U.F., 1989, 2 tomes ;
- P.-M. Martin, Antoine et Cléopâtre, la fin d'un rêve, Albin Michel, 1991 ;
- M. Chauveau, Cléopâtre. Vie et mort d'un pharaon, Gallimard, collection « Découvertes », 1993 ;
- Revue L'Histoire, numéro 238, décembre 1999 :
- M. Sartre, Portrait d'une inconnue, pp. 32-40,
- Claude Aziza, Cléopâtre l'immortelle, p. 36.
Liens externes
- [http://www.geocities.com/christopherjbennett/ptolemies/genealogy.htm Généalogie de Cléopâtre VII] (en anglais)
Cleopatre 07
Cleopatre 07
Cleopatre 07
Cleopatre 07
Cleopatre 07
ja:クレオパトラ7世
simple:Cleopatra
th:คลีโอพัตรา
Égypte antique, Dynastie perseDynastie perse
Il y eut deux périodes perses dans l'Égypte antique : Une avant la dynastie des derniers pharaons autochtones (la XXVII) et l'autre avant la venue du roi Alexandre III le Grand (la XXXI). Durant ces périodes, l'Égypte devient une satrapie de l'empire perse.
Les Perses sont souvent considérés comme ayant été de cruels barbares qui ont tenu d'une main de fer le pays d'Égypte. Même si les Perses ont détruit, et ont exercé une dictature oppressive sur le pays, ils ont cependant rendu hommage aux divinités en construisant le temple d'Hibis à Kharga, qui est une synthèse des dieux et déesses.
La domination perse sur l'Égypte s'achève avec la victoire d'Alexandre le Grand qui ouvre la période macédonienne de l'Égypte.
Rois des deux dynasties perses
:
- Cambyse II (525 à 522)
- Smerdis (522)
- Darius (522 à 486)
- Xerxès (486 à 465)
- Artaxerxès Ier (465 à 424)
- Xerxès II (424)
- Sogdianos (424)
- Darius II (424 à 404)
- Artaxerxès II (404)
:
- Artaxerxès III (341 à 338)
- Arsès (338 à 336)
- Darius III (336 à 332)
Voir aussi
- Artaxerxès III Ochos
- Arsès, dynastie des Achéménides
- Darius III
Dynastie des PtoléméesPtolemees Catégorie:Lagides Ptolemees Ptolemees
La dynastie des Ptolémées (ou dynastie ptolémaïque) ou Lagides (voir paragraphe suivant) est une dynastie pharaonique qui naquit à l'effondrement de l'empire d'Alexandre le Grand en 305 avant l'ère chrétienne et qui durera jusqu'à l'an 30 avant l'ère chrétienne, suite au suicide de la dernière représentante de la dynastie, Cléopâtre VII.
Cette période de l'histoire égyptienne est nommée « période lagide », du nom du père de Ptolémée I (fondateur de cette dynastie), Lagos, un des généraux d'Alexandre qui s'était approprié l'Égypte à la mort de celui-ci.
Cette dynastie marquera un renouveau dans la culture égyptienne avec d'un côté une ouverture vers la civilisation grecque et d'un autre côté, la restauration des rites égyptiens ancestraux. Les pharaons de cette dynastie sont à l'origine de nombreuses constructions :
- la ville d'Alexandrie (Ptolémée I) ;
- la ville de Ptolémaïs (Ptolémée I) ;
- le phare d'Alexandrie (Ptolémée II) ;
- la bibliothèque d'Alexandrie ;
- le temple d'Horus à Edfou ;
- le temple d'Isis à Philaé.
Cartouche des Ptolémées :
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Liste des pharaons et pharaonnes de la dynastie des Ptolémées avec leurs dates de règne :
- Ptolémée I Sôter (Sauveur), de -305 à -285
- Ptolémée II Philadelphe (Époux de sa sœur), de -285 à -246
- Ptolémée III Évergète (Bienfaiteur), de -246 à -222
- Ptolémée IV Philopator ([Fils] aimant de son père), de -222 à -205
- Ptolémée V Épiphane, de -204 à -180
- Ptolémée VI Philométor ([Fils] aimant de sa mère), de -180 à -145
À partir de Ptolémée VI la nomenclature des divers souverains varie selon que l'on comptabilise ou non Ptolémée VII et Ptolémée Apion ; de plus, autrefois, on donnait souvent le numéro VIII à Ptolémée VII, fils de Ptolémée VI, et le numéro VII à Ptolémée VIII, oncle et assassin du précédent.
- Ptolémée VII Néos Philopator ([Fils] aimant de son père) ou Eupator (Né d'un père illustre), de -145 à -144
- Ptolémée VIII Évergète II (Bienfaiteur), de -144 à -116
- Ptolémée IX Sôter II (Sauveur), de -116 à -107, puis de -88 à -81
- Ptolémée X Alexandre, de -107 à -88
- Ptolémée XI Alexandre II, en -80
- Ptolémée XII Néos Dionysos (Nouveau Dyonisos) ou Aulète (Le joueur de flûte), de -80 à -58, puis de -55 à -51
- Bérénice IV, de -58 à -55
- Cléopâtre VII, de -51 à -30
- Ptolémée XIII Dionysos, de -51 à -47
- Ptolémée XIV Philopator II ([Fils] aimant de son père), de -47 à -44
- Ptolémée XV Césarion, de -44 à -30
ja:プトレマイオス朝
Titulature du pharaonCatégorie:Index égyptologique
La titulature pharaonique comporte à l'origine un puis, deux, trois, et enfin cinq noms de couronnement.
Place pharaon sous la protection de l'oiseau sacré Horus, fils et successeur du dieu-soleil Rê, et maître d'Hiérakonpolis d'où est issu Narmer, le premier Roi. C'est le nom le plus ancien. Il commence toujours par le hiéroglyphe du faucon Horus (Her), encore appelé Horus sur la muraille.
Jusqu'à l'Ancien Empire, le nom d'Horus était généralement inscrit a l'intérieur d'un Serekh.
Exemple:
- Toutânkhamon : « Her ka nakht tout mesout » (Horus, Taureau puissant, celui qui est beau de naissance)
- Amenhotep III : « Her ka ouser khâe em Maât » (Horus, taureau puissant qui apparaît radieux avec Maât)
- Nekhtnebef Ier : « Her chema » (Horus, le vigoureux)
Certains pharaons (surtout les plus anciens) ne sont connus que par leur nom d'Horus.
nom de Nebty
« Les deux maîtresses » ou « Les deux dames »
Place le roi sous la protection des deux déesses tutélaires, Nekhbet, le vautour blanc de Haute-Égypte et Ouadjet, le cobra de Basse-Égypte. Commence par le hiéroglyphe nebty (ou nubti).
Exemple:
- Toutânkhamon : « Nebty néfer-hépou-segereh-taouy sehetep-netcherou nebou » (Nebty dont les lois sont parfaites, qui pacifie les Deux Terres et satisfait tous les dieux)
- Amenhotep III : « Nebty semene hep segereh taoue » (Nebty qui établit les lois et apaise le Double Pays)
- Nekhtnebef Ier :
(à partir de Kheops)
Lie le roi à l'Horus solaire et céleste. Commence par le hiéroglyphe Her-ne-neb.
Exemple:
- Toutânkhamon : « Her-ne-neb outjes-khaou sehetep-netcherou » (L'Horus d'Or qui porte les couronnes, qui réjouit les dieux)
- Amenhotep III : « Her-ne-neb âa khepesh houe Setye » (L'Horus d'Or à la grande puissance qui terrasse les Asiatiques)
- Nekhtnebef Ier : « Her-ne-neb Ir meret netchru » (L'Horus d'Or qui agit selon le désir des dieux)
« Celui qui appartient au jonc et à l'abeille »
Traduit par les égyptologues par « Roi de Haute et Basse Égypte ». Assimile le roi à la flore et à la faune symboliques des deux parties du royaume. Ce nom, qui commence par les hiéroglyphes du jonc (sout) et de l'abeille (bit) est suivi d'un nom en rapport avec le dieu Rê et protégé par un cartouche.
Exemple:
- Toutânkhamon : « Neb kheperou Rê » (Le maître des transformations de Rê)
- Amenhotep III : « Neb Maât Rê » (Rê est le seigneur de la vérité)
- Nekhtnebef Ier : « Kheper ka Rê » (L'esprit de Rê renaît)
- Hatchepsout : « Maàt ka Ré » (L'esprit de Ré est Justice)
nom de Sa-Rê
« Le fils de Rê » (à partir de Khéphren)
Rattache charnellement pharaon à la puissance cosmique de l'univers. Ce nom commence par les hiéroglyphes du canard (sa) et le soleil (Rê), et est suivi du nom de naissance du pharaon inscrit dans un cartouche.
Exemple:
- Toutânkhamon : « Toutânkhamon héqa iounou shemaou » (Image vivante d'Amon, Souverain de l'Héliopolis du sud)
- Nekhtnebef Ier : « Nekht neb ef » (Nekhtnebef)
- Amenhotep III : « Imen hetep héqa Ouaset » (Amenhotep Héqaouset)
Image:Sa-re.png
Les trois premiers noms constituent le programme ou l'idéologie politique du pharaon. À partir de Khéphren, les deux derniers noms, le nom et le prénom, sont dans un cartouche, Shen « entourer, encercler », cordelette nouée, symbolisant l'univers.
Articles Connexes
- Hiéroglyphe
ToutouCatégorie:Index égyptologique Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne
Toutou est une des divinités les plus récentes du panthéon égyptien. Il est le commandant des forces de destructions. Envoyé par Sekhmet pour détruire les impurs, Toutou est un dieu qu'on peux qualifer (comme pour Sarapis) d'inventé. Il mêlange plusieurs styles protecteurs qui sont d'une dégradance certaine. Ainsi il est déjà représenté en sphinx, coiffé du némès, surmonté de la coiffure hathorique, le regard de face, ailé, une tête de faucon sur le dos, un ouadjet représentant sa queue de sphinx, et d'autres animaux mythiques le couvrant de ridicules.
ImhotepCatégorie:Index égyptologique Catégorie:Architecte égyptien Catégorie:Divinité égyptienne
Imhotep, (Imouthes en grec) dont le nom signifie « celui qui vient en paix », est un personnage historique emblématique de l'Égypte antique. Il vécut entre 2800 et 2700 avant l'ère chrétienne et fut un homme aux multiples facettes.
Vizir et architecte du roi Djoser (III dynastie), on le dit également médecin et philosophe. Son œuvre architecturale la plus connue est sans conteste le complexe funéraire qu'il édifia à Saqqarah (près du Caire) pour Djoser et plus particulièrement la plus ancienne pyramide à degrés du monde.
Imhotep a apporté à l'Égypte quelques innovations :
- La généralisation de l'utilisation de la pierre comme matériau de construction des temples et tombeaux funéraires alors qu'ils étaient faits autrefois de briques de terre cuite.
- Il innove architecturalement avec l'invention de la pyramide à degrés comme tombeau (« demeure d'éternité ») du roi.
- Il réforme (semble-t-il sans heurt) la religion égyptienne et introduit le mythe osirien.
Sur le socle d'une statue du roi Djoser (aujourd'hui au musée du Caire), il est présenté comme « Le chancelier du roi de Basse-Égypte, le premier après le roi de Haute-Égypte, administrateur du grand palais, noble héréditaire, grand prêtre d'Héliopolis, Imhotep, le constructeur, le sculpteur. ».
Personnage historique de la IIIe dynastie, il sera ensuite associé à Thot dieu de la connaissance et de l'écriture. À la Basse époque il sera divinisé et adoré surtout à Deir-el-Bahari. Mais son apogée fut à Memphis où il détrôna Néfertoum pour être le fils du puissant Ptah. Plus tard encore il finit par le surpasser et reçut le titre de dieu Memphite, reléguant Ptah à la seconde place.
À Philae, un temple lui sera consacré près de celui de la déesse Isis.
Isis
ms:Imhotep
AmenhotepAmenophis Amenophis Amenophis
Aménophis est la transcription grecque du nom Amenhotep (imn htp) porté par des pharaons et des personnalités de l'Égypte antique.
Les pharaons Aménophis
Durant la , quatre pharaons ont porté le nom d'Aménophis.
- Aménophis Ier 1526 - 1506
- Aménophis II 1425 - 1401
- Aménophis III 1390 - 1352
- Aménophis IV (qui change son nom pour Akhénaton) 1352 - 1338
Le nom Amenhotep entrait dans la composition de la titulature royale en tant que nom de Sa-Rê ou nom.
Hiéroglyphes
Amenhotep divinisés
Il y eut plusieurs Amenhotep divinisés. En grec le nom de ces pharaons est Aménophis.
Amenhotep I et Ahmès-Néfertari
Ce sont les premiers saints patrons, ils ont reçu un culte particulier sur la rive ouest de Thèbes, et plus précisément à Deir el-Médineh, le village des artisans de Pharaon ; Amenhotep I est considéré comme le constructeur du village, ainsi que sa mère la grande reine Ahmès-Néfertari, épouse du défunt pharaon Iah-mosis. Leur culte fut un réel succès, bien que la mère dépassa le fils dans le cœur des Égyptiens.
Amenhotep fils de Hapou
Il vécut sous le règne du grand roi Amenhotep III. Il est le bâtisseur de son temple des millions d'années, sur la rive ouest de Thèbes. Selon les écrits, ce monument aurait été le plus vaste de tous les temples funéraires, aujourd'hui ne restent que les deux gardiens de la nécropole, les colosses dits de Memnon.
Amenophis IV/Akhénaton et Néfertiti
Ce pharaon hérétique qui installa sa capitale à Akhetaton (Tell-el-Amarna) et adora Aton, le dieu unique, n'effaça pas en revanche la nature divine du roi. Ainsi, quiconque voulait prier Aton devait passer par le couple royal, c'est-à-dire la belle Néferet-Ihy et le roi Akh-en-aton. Ils furent en quelque sorte des intermédiaires divins. Mais le roi dut avoir une envie de diviniser sa reine car on peut voir qu'elle remplace Isis et Nephtys dans les rôles funéraires. Le pharaon a donc voulu installer la triade Amarnienne composée d'Aton, Akhénaton et de Néfertiti. Une cosmogonie on aurait dit, qui est terminée par les six filles du couple, très chères aux yeux de leurs parents.
La triade ne dura pas en tous cas dix ans. Et Amon reprit ses droits.
HoremhebCatégorie:Index égyptologique
Catégorie:Pharaon
Catégorie:XVIIIe dynastie égyptienne
Horemheb « Horus en fête » (1340-1314 av. J.-C.), ancien général et ami d'Akhénaton. Ce souverain, comme Ramsès II plus tard, tente de faire disparaître toute trace de l'époque « monothéiste ». Il renie son ancienne religion atonienne et tente d'en effacer les traces.
Horemheb a un règne qui marque deux fins, celle de la et celle de l'Époque amarnienne. Ses premières traces remontent lorsqu'il était général des armées du roi Aménophis IV (Akhénaton). Il soutint le chétif Toutankhamon sur le trône avec l'aide du grand prêtre divin Aÿ. À la mort de l'enfant-roi vers 18 ans, d'une blessure à la tête, Aÿ se proclame pharaon et prend pour épouse la femme de Toutankhamon.
Le prêtre-pharaon est déjà vieux, et il s'efface très vite, et on perd la trace de la jeune Ankesenamon (aurait-elle trahi sa patrie? Se serait-elle suicidée?) .
Entre en scène Horemheb, légitimé par son mariage avec Moutnedjemet, peut-être la sœur de Néfertiti.
Il signe la paix avec Mursil II le roi des hittites. Il endigue la misère générale en réprimant avec rigueur la corruption administrative.
Le pouvoir passe des pharaons « civils » aux pharaons « militaires », c'est-à-dire issus du corps des généraux (comme après lui Ramsès Ier). La réorganisation administrative — reprise en main du pouvoir — est gravée sur la stèle dite du rétablissement, stèle vraisemblablement usurpée à Toutankhamon.
Note
Un roman de l'égyptologue Christian Jacq, La Reine Soleil, raconte la vie et la fin (possible) d'Ankesenamon.
Memphis
Memphis est le nom grec de la ville antique, capitale du premier nome de Basse-Égypte (Ineb Hedj : « La muraille blanche »). Le site se trouve aujourd'hui près de la ville de Mit-Rahineh au sud du Caire.
Le nom Memphis est la déformation grecque du nom égyptien de la pyramide de Pépi I (), Men-nefer. La ville fut fondée par le roi Ménès vers 3000 avant notre ère et fut la capitale de l'Égypte durant tout l'Ancien Empire.
Memphis est sous la protection du dieu Ptah, le patron des artisans, dont le temple était l' Hout-ka-Ptah, le « château du ka de Ptah ». C'est de ce terme qui qualifie la maison du dieu, que serait dérivé en grec le mot aegyptos prototype du nom du pays en latin.
On sait peu de choses de la cité de l'Ancien Empire et il faut probablement situer la ville des premières dynasties plus au nord vers Abousir, non loin de Saqqarah nord ou l'on situe les mastabas des premières dynasties. Selon Manéthon les sources évoquent le « Mur Blanc » (Ineb Hedj) comme établissement initial, fondé par Ménès le premier roi ayant reformé l'union des Deux Terres. Qualifié dans certains textes de Forteresse du Mur Blanc, il est probable que le roi s'y installa afin de mieux contrôler cette nouvelle union des deux royaumes rivaux des temps prédynatiques. L'enceinte du complexe de Djeser de la pourrait alors être l'écho funéraire de l'enceinte primitive et royale abritant tous les éléments nécessaires à la royauté. Temples et sanctuaires, cours cérémonielles, palais et casernes. La ville aurait alors suivi l'établissement des sanctuaires funéraires royaux au fur et à mesure de leurs édifications et du changement de site. L'étymologie du nom de la ville elle-même est étroitement liée au nom de la pyramide de Pépi I de la qui se trouve à Saqqarah sud, et semble en effet le supposer. La ville se serait alors développée au gré des sites choisis pour l'édification du tombeau royal. A Gizèh, nécropole royale de la , située en face d'Héliopolis, les fouilles récentes ont révélés les établissements portuaires et civil et un palais démontrant que l'activité essentielle du royaume était bien centrée à cette époque sur l'édification du tombeau royal.
Quoiqu'il en soit le périmètre s'agrandit avec le temps et le centre se déplaça certainement vers un sanctuaire situé plus au sud, l'actuelle Mit-Rahineh, fixant ainsi la cité du Moyen Empire puis la métropole du Nouvel Empire.
Le développement actuel et connu de ce sanctuaire remonte pour l'essentiel à cette époque.
Ce temple et son enceinte occupaient une grande partie de la ville antique. Ses vestiges ont été fouillés et exposés dans un musée en plein air à proximité du grand colosse de Ramsès II qui marquait l'axe sud du temple. De nombreux colosses, stèles et éléments d'architecture y sont entreposés. Des centaines d'ex-voto en forme d'oreilles, dédiés à « Ptah-qui-écoute-les-prières » ont été retrouvés dans l'enceinte du temple. Les tables d'embaumement du taureau sacré Apis ont été retrouvées au sud ouest à l'intérieur de l'enceinte. Hérodote nous rapporte que cette partie du temple fut aménagée sous Psammetique de la qui « fit faire pour Héphaistos (Ptah), à Memphis, le portique orienté du côté du vent du sud et il fit bâtir pour Apis en face du portique, la cour dans laquelle on le nourrit une fois qu'il s'est révélé ; elle est entourée d'une colonnade et toute ornée de figures ; les colonnes y sont remplacées par des colosses hauts de douze coudées. » L'un des cultes les plus populaires de Memphis était consacré à Apis, hypostase vivante de Ptah incarné dans un taureau sacré. À sa mort il était momifié et inhumé en grandes pompes avec tous les honneurs dus à un dieu dans la nécropole de Saqqarah.
A l'ouest de l'enceinte le temple formait un autre axe avec une salle hypostyle imposante de Ramsès II précédée d'un grand pylône qui ouvrait sur les nécropoles. Cette salle présente un plan inhabituel comparé aux grandes salles hypostyles de Karnak ou du Ramesseum. De plan basilical comme elles, celle du temple de Ptah possède une double rangée de colonnes centrales qui soutenaient le toit et les claustra. Les bas côtés constitués de 34 colonnes entourent cette allée centrale sur trois côtés au lieu des deux côtés latéraux comme dans les exemples thébains.
Seules les fondations et bases de colonnes subsistent et laissent imaginer cette grandiose introduction au sanctuaire.
Plusieurs chapelles ont été dégagées dans le même état dont un petit temple de Ramsès II dédié à « Ptah qui est au Sud de son Mur », une chapelle de Sethi I dédiée à deux hypostases de Mennefer la ville elle-même divinisée, un temple reposoir (?) d'Hathor, le tout au sud de l'enceinte principale le long d'une voie processionnelle qui devait relier un autre téménos consacré à Hathor-Sekhmet.
Au nord de l'Hout-ka-Ptah se trouvait une autre grande enceinte comprenant un temple de Neith et un palais d'Apries de la XXVI dynastie.
Enfin à l'est un grand portail précédé de colosses ouvrait sur la zone des palais dont celui de Merenptah, treizième fils et successeur de Ramsès II a pu être fouillé ainsi qu'un petit temple dédié à Ptah qu'il édifia à proximité.
L'histoire et le destin de la ville furent étroitement liés à la royauté, les couronnements et jubilés (Heb Sed, la fête-Sed) étaient célébrés dans le temple de Ptah. Les premières représentations de ce jubilé ont été retrouvées dans la tombe de Djoser à Saqqarah.
Memphis occupait également une place stratégique à l'entrée du Delta, et de ce fait portait également le nom de « Balance des Deux Terres ».
La légende rapportée par Manéthon dit que Mènes, premier Pharaon à réunir les Deux Terres, fonda sa capitale en détournant le fleuve par des digues. L'importance de la ville à l'Ancien Empire est égale à l'importance de sa nécropole qui de Meidoum à Gizeh, en passant par Daschour et Saqqarah, est un véritable « négatif » de la cité antique.
Au Moyen Empire, la capitale et la cour de Pharaon furent déplacées à Thèbes puis dans le Fayoum laissant pour un temps Memphis dans l'ombre. Au Nouvel Empire, en effet, elle devint la véritable capitale administrative et princière du pays. L'école du Kep, qui éduquait les princes royaux s'y trouvait certainement et de nombreux palais pouvaient accueillir la famille royale.
Enfin, emplacement stratégique parce que verrouillant l'accès au Delta, Memphis garda de tout temps un rôle militaire et commercial que seule Alexandrie put rivaliser aux alentours de l'ère chrétienne sous l'empire romain. Lors de la troisième Période Intermédiaire puis à la Basse époque, Memphis fut souvent le théâtre des luttes de libération des dynastes locaux contre l'occupant qu'il soit koushite, assyrien ou perse. Les enceintes des temples furent reconstruites voire fortifiées comme le palais d'Apries de la XXVI dynastie l'atteste. Alexandre le Grand se fit couronner pharaon dans le temple de Ptah et la cité garda un statut important, notamment religieux, durant toute la période qui suivit la prise de pouvoir par un de ses généraux, Ptolémée. Avec l'arrivée des romains, à l'instar de Thèbes, la cité perdit sa place au profit d'Alexandrie ouverte sur l'empire et finalement abandonnée peu à peu à l'époque copte puis arabe la ville devint une carrière pour construire les nouvelles cités de l'Égypte, notamment la nouvelle capitale, le Caire, édifiée plus au nord en face des pyramides de Gizeh.
Au , un chroniqueur arabe visitant le site, le décrivit nous laissant un témoignage impressionné sur la grandeur des ruines de Memphis.
Les savants de Bonaparte ne trouvèrent que des ruines éparses six siècles plus tard et il faudra attendre les travaux de Flinders Pétrie au pour dégager les restes de l'ancienne capitale de l'Égypte et lui rendre un peu de sa splendeur passée.
Voir aussi
Articles connexes
- Égypte antique
- Nome
Homonymie
- La ville de Memphis, dans le Tennessee.
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:Patrimoine mondial en Égypte
Catégorie:Ville d'Égypte antique
Catégorie:Site égyptologique
PiankhyCatégorie:Index égyptologique catégorie:Pharaon
Piankhy est le premier pharaon de la XXV dynastie (Basse époque), dite koushite. Il envahit et soumit l'Égypte vers 740 av. J.-C. mettant fin à la dynastie des rois de Tanis. Sa tombe en forme de mastaba est située dans sa capitale, Napata, en Nubie.
Chabaka lui succède à sa mort en 715 avant l'ère chrétienne.
Égypte antique, IIIe période intermédiaire3e période intermédiaire 3e période intermédiaire
A la fin de la XIXe dynastie, Ramsès XI (1098-1069)a perdu tout pouvoir et le pays se divise : à partir de 1080 environ, Hérihor, grand prêtre d'Amon à Thèbes, devient une sorte de pseudo-pharaon, à Thèbes alors que Ramsès XI dirige le nord du pays.
À sa mort, Smendès, un inconnu peut-être apparenté à Hérihor, fonde la XXI dynastie qui ne règne que sur la Basse-Egypte, il installe sa capitale dans le Nord-Est du delta, à Tanis. Le clergé d'Amon continue de régner sur la Thébaïde, dans une vassalité toute théorique à l'égard du pharaon. Ainsi se déroule la dynastie. A noté que le seul pharaon digne d'intérêt est Psousennès Ier (vers 1040-993), dont la tombe est la seule a avoir été découverte totalement inviolée.
Pendant ce XIe siècle, des tribus libyennes, les "Machaouach", s'infiltrent en Egypte et forment des chefferies dans l'ouest du delta. Vers 950, un pharaon d'origine libyenne, Chechonq Ier, monte sur le trône de Tanis après avoir épousé la fille due dernier paharaon de la XXIe dynastie. Il fonde ce qu'on appellera la XXII dynastie, dite dynastie libyenne. Une partie du clergé d'Amon se réfugie alors en Haute Nubie, plus précisément à Napata. Parmi les pharaons de cette dynastie, on citera Osorkon II, connu en particulier grâce à la magnifique « triade » qui figure au musée du Louvre.
Vers 818, un autre pharaon libyen fonde la XXIII dynastie et installe sa capitale à Bubastis, également située dans la partie est du delta. Ainsi deux pouvoirs se partagent le delta ; ils s'ajoutent au pouvoir thébain au sud et à celui de Napata en Haute Nubie, plongeant ainsi le pays dans la division et l'anarchie.
Osorkon III (XXIII dynastie) essaie d'affaiblir le pouvoir du grand prêtre en confiant la charge de « divine adoratrice d'Amon » (voir l'article sur la place de la femme en Égypte) à une princesse de sang royal pour réconcilier sa dynastie et le clergé : ce sera en vain.
Tentative de réunification venant du sud cette fois, Piânki, nubien et roi de Napata, conquiert la Haute Égypte et cherche à s'emparer du delta : c'est aussi un échec. À cette époque cohabitent les XXIV dynastie « libyenne » dans le delta et XXV dynastie « kouchite » ou « éthiopienne » dans le sud.
La division du pays, les guerres intestines, affaiblissent profondément l'Égypte. Les Assyriens en profitent et, en 667, Assurbanipal impose sa suzeraineté aux roitelets égyptiens.
C'est hélas le début d'une longue série d'invasions qui se poursuivront, après la fin de la « 3e période intermédiaire », tout au long de la Basse Époque. Ainsi peut-on dire que la décadence de l'empire égyptien a commencé dès la fin de la XX dynastie et du règne des Ramessides.
Égypte antique, XXVIe dynastie
Profitant des ennuis des Assyriens, un des gouverneurs, Psammétique (663-609) réussit à les expulser grâce à des mercenaires lydiens et grecs. Psammétique refait l'unité du pays. Son règne et ceux de ses successeurs sont marqués par la « renaissance saïte » : ils vont imiter le Moyen Empire et même l'Ancien Empire.
Néchao va tenter de soumettre le royaume de Juda, ce qui l'amène à se heurter aux Babyloniens qui le battent à Karkemish. Il a été un précurseur du canal de Suez. Il a fait creuser un canal reliant le Nil à la mer Rouge et qui a fonctionné avant d'être ensablé. Il a aussi demandé à des marins phéniciens de partir du Delta et de faire un périple le long de la côte africaine.
Le dernier grand roi de cette dynastie s'appelle Amasis (568-525) qui doit faire face aux réactions xénophobes de la population. Il va édifier dans le Delta la ville de Naucratis, réservée aux Grecs. Il va installer, sur l'île d'Éléphantine, une sorte de ghetto pour les Juifs. Mais il sent monter le danger perse, c'est pourquoi il resserre ses relations avec les Grecs, les Lydiens (546) et les Babyloniens (539). Il est aussi le plus philhellène des rois d'Égypte ; il paye, par exemple, la reconstruction du temple d'Apollon.
Cambyse II le roi perse, vainc les Lydiens et s'empare de l'Égypte en 525 av. J.-C.
Economie & société
Plus que jamais la société égyptienne, et tout particulièrement l’armée, apparaît très cosmopolite et métissée. Grecs et Cariens s’ajoutent aux Nubiens et Libyens anciennement intégrés et aussi aux contingents juifs, syriens et phéniciens, ces derniers très présents, avec les Grecs d’Ionie, dans la marine militaire, comme dans la flotte marchande. On note le développement d’un armement et d’un négoce international d’initiative privée, surtout d’origine orientale. Dans l’armée, l’influence des clans militaires d’origine libyenne reste réelle, mais est équilibrée par ces nouvelles forces mercenaires. Cette ouverture accrue sur la Méditerranée entraîne un renforcement des liens militaires et commerciaux avec les Grecs (comptoir commercial de Naucratis). L’Etat saïte profite de ces évolutions : pour assurer sa sécurité et sa prospérité économique, il perçoit des taxes avantageuses sur le négoce international. Il le favorise aussi en aménageant le canal du Ouadi Toumilat, qui permet de relier ma Méditerranée à la mer Rouge par le delta. La bureaucratie saïte réussit à encadrer cette expansion économique fructueuse entre importations de l’Egée et du Proche-Orient et exportation Egyptienne de céréales, tissus de lin et papyrus.
Art & culture
Renaissance culturelle pendant la période saïte (-664/-525). L’art d’État, qui avait repris sous les Couchites, se développe grâce à la restauration de l’ordre et à la prospérité économique. On voit réapparaître sur les sarcophages des notables des séquences des anciens « Textes des pyramides », et le déplacement du centre du pouvoir de Saïs à Memphis fait du classicisme memphite de l’Ancien Empire le modèle artistique plus que jamais imité pour affirmer la grandeur retrouvée. L’activité monumentale est forte à Memphis, où le Serapeum de Saqqarah est agrandi, alors que culmine le culte du taureau Apis, dans le mouvement général de dévotion aux animaux sacrés, réceptacles de la puissance divine incarnée sur terre, substituts d’une royauté sujette à tant de soubresauts, pour garantir la marche de l’univers.
Les constructions sont nombreuses aussi à l’intérieur du delta, en particulier à Saïs, berceau de la dynastie, où le grand temple de la déesse Neith devient un des principaux centres de la vie religieuse et culturelle, spécialement réputé pour son école de médecine. C’est auprès de la Maison de vie du temple de Neith, qu’au milieu du , Hérodote cherche à pénétrer le savoir des scribes. C’est aussi à l’époque saïte que se codifient nombre de grands corpus de textes religieux et funéraires (recension saïte du Livre des Morts développé au Nouvel Empire).
Pharaons de la XXVI dynastie
- Néchao (672 à 664)
- Psammétique (664 à 610)
- Néchao II (610 à 595)
- Psammétique II (595 à 589)
- Apriès (589 à 570)
- Amasis (571 à 526)
- Psammétique III (526 à 525)
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AmyrtéeCatégorie:Index égyptologique catégorie:Pharaon
Amyrtée est un pharaon qui combattit contre les Perses et assurra l'indépendance de l'Égypte pour une courte période. Amyrtée est la forme grecque du nom égyptien Amenirdis, nom généralement féminin. Il portait peut-être également le nom de Psammétique, on le reconnait alors comme le pharaon Psammétique IV, à moins que Psammétique IV ne soit en fait un concurrent d'Amyrtée, comme plus tard Néphéritès. Peut-être descendant des Saïtes (XXVI dynastie), il fonde la XXVIII dynastie dont il sera l'unique représentant. Après son règne viennent les deux dernières dynasties gouvernées par des autochtones, dont le dernier représentant est Nectanébo II.
Période de règne approximative : 404 à 398 avant Jésus-Christ.
Nectanébo IICatégorie:Index égyptologique Catégorie:Pharaon Catégorie:XXXe dynastie égyptienne
Nectanébo II (360-343) règne durant 18 ans au cours desquels il multiplie constructions et restaurations de temples. Malgré l'influence montante de la Macédoine, l'Empire perse a repris le contrôle de l'Asie Mineure et il ne lui manque que la reconquête de l'Égypte.
En 343, Artaxerxès III marche sur l'Égypte. Nectanébo II doit s'enfuir, marquant la fin de l'indépendance égyptienne.
Philae
Philaé est une ville antique du premier nome de Haute-Égypte. Philaé est surtout connu pour le temple d'Isis que renferme cette petite île près de Assouan. Construit tardivement, il est aussi l'un des mieux conservé d'Égypte. Philaé, grâce au (plus) célèbre temple d'Isis, possédait à une époque énormément de terres. Les édifices actuels (Temple d'Isis, kiosque et porte d'Hadrien, temple de Maât-Hathor, mammisi, portique...) remontent au crépuscule de la civilisation égyptienne, étant commencés par les derniers pharaons autochtones (Nectanébo) et terminés par les empereurs romains, malgré les petites touches coptes. Philaé était fréquentée jusqu'au sixième siècle de notre ère par les Blemmyes, peuple de la lointaine Nubie.
Vers 550, l'empereur Justinien interdit le culte d'Isis au temple de Philaé, qui sera transformé en église. Cf. Pierre Loti La mort de Philae.
Pierre Loti
Histoire
Les monuments de Philaé sont relativement tardifs, les premiers datent des derniers pharaons au avant J.C. et les derniers de l’époque romaine, en passant par les Ptolémées. Le temple principal est consacré à la déesse Isis.
Il est difficile de déterminer quand débuta le culte d’Isis sur l’île de Philaé. La déesse Hathor était elle aussi vénérée sur l’île. Maîtresse de la Nubie, c’est sous la forme de la lionne Tefnout venant du sud brûlant qu’elle se serait reposée là pour la première fois, en terre égyptienne. Sur l’île voisine de Bigeh se trouvait le tombeau d’Osiris.
Le plus ancien édifice connu remonte au règne de Nectanébo Ier.
De nombreux pélerins venaient au temple d’Isis durant les périodes ptolémaïques et romaines. En dehors de l’Égypte, le culte d’Isis était très populaire parmi les peuplades du Nord Soudan : la déesse était vénérée par les tribus nubiennes des Nobades et des Blemmyes qui, au début du , harcelaient dans la vallée la frontière sud de l’empire romain d’Orient. Malgré ces luttes, l’île de Philaé demeurait un terrain de rencontre pacifique entre les deux camps opposés. Les prêtres de ces tribus pouvaient, dans son temple, adorer la déesse Isis. En 453, même, fut conclu un traité autorisant les Blemmyes et les Nobades à emprunter pour un temps déterminé, et à emporter dans leur pays la statue de la déesse.
Le culte d’Isis fut, parmi les cultes rendus aux vieilles divinités pharaoniques, celui qui se maintint le plus longtemps dans l’Égypte chrétienne. C’est seulement sous le règne de l’empereur byzantin Justinien — qui s’occupa de manière active de la christianisation de la Nubie — que les temples furent fermés sur son ordre.
Il faut se rappeler qu’un certain pape appelé Théodose II avait décrété en 426 après J.C. que la civilisation grecque était impie et avait donné l’ordre de détruire tous leurs temples. En Égypte, ils décidèrent de transformer les temples en églises ! Ainsi, à coté de la porte d’entrée du temple d’Isis, se trouvait un bas-relief représentant Amon. La tête a été effacée et sculptée d’une croix copte à la place ! On trouve donc un personnage avec une croix copte en guise de tête surmontée des deux plumes d’Amon !
Le spectacle Son et Lumières de Philaé écrit par André Castelot permet de revivre sous la nuit étoilée, les mystères d’Isis ainsi que les dernières grandes heures de l’Égypte pharaonique.
André Castelot
Le sauvetage de Philaé
Après la construction par les Anglais, en 1894, du premier barrage d’Assouan, les temples de Philaé furent en partie immergés par le Nil dix mois sur douze. Pendant 70 ans donc, la visite du temple de Philaé en barque, était un spectacle où le pittoresque s’alliait à la beauté.
En 1979, on commença à construire le second barrage, un travail représentant une masse de quarante trois millions de mètres cubes de matériaux, projet constituant une menace pour Philaé. Il prévoyait, en effet, entre les deux barrages, l’établissement d’un bief. Or, Philaé se trouverait dans la nappe ainsi créée, entre l’ancienne construction en aval, et la nouvelle en amont. Certes, dans ce lac de retenue, le niveau serait inférieur à celui qu’il devait atteindre derrière la nouvelle digue, et inférieur même à la hauteur maxima actuelle. On aurait une sorte de palier. La masse d’eau incluse n’atteindrait le pylône principal du temple d’Isis qu’à la moitié de sa hauteur environ. Ce n’était pas un progrès. Ainsi l’île ne serait jamais plus découverte complètement au cours d’une partie de l’année. Elle n’aurait plus de saison sèche ! D’autre part — et là résidait le péril de mort — la masse d’eau devait subir des oscillations quotidiennes d’une amplitude de six mètres. Il en résulterait un mouvement de bas en haut et de haut en bas qui finirait par limer les murs qui s’aminciraient jusqu’à l’écroulement.
Alors se posait toujours la lancinante question : comment sauver Philaé ? Une solution finit par s’imposer : démonter le temple et le transporter sur l’îlot Aguilkya à trois cents mètres vers l’aval et que les eaux du Nil ne recouvrent jamais.
La gigantesque opération fut menée sous les auspices du ministère de la Culture égyptien, des services d’archéologie du Caire ainsi que de l’Unesco, Mme Christiane Desroches-Noblecourt étant la cheville ouvrière de tous les sauvetages.
En premier lieu il a fallu construire autour de Philaé deux parois métalliques de 17 mètres de haut et distantes de 12 mètres constituées de 850 rideaux d’acier pesant 1276 tonnes qui, une fois remplies de 200 000 mètres cubes de sable, formeraient une protection efficace contre la pression de l’eau environnante. Ensuite l’eau qui se trouvait à l’intérieur de l’enceinte a été pompée et rejetée dans le lac. L’île asséchée, la vase enlevée, commença l’enregistrement. Le moyen consiste à employer des paires d’appareils photographiques de très haute précision afin de donner des photos tridimensionnelles de chaque monument que l’on peut ensuite reproduire à l’aide d’un appareil particulier à la stéréophotographie, permettant de tracer une ligne continue de toutes les constructions sur la surface du monument; le dessin de contour résultant de cette opération est alors tellement précis qu’il donne l’indice de guide nécessaire pour la reconstruction du monument dans son aspect primitif.
Le cadastre photogrammétrique du temple de Philaé fut effectué par l’IGN qui a exécuté approximativement six cents enregistrements photogrammétriques représentant environ 95% de toutes les surfaces des temples.
Les temples ont ensuite été découpé en blocs et extrait du site à l’aide de barges qui ont emmené les morceaux pour les mettre à l’abri, le temps de les reconstruire sur leur nouveau site d’accueil : l’île d’Aguilkia, 300 mètres plus au nord. L’île a été arasée de 30 mètres et remodelée afin de lui donner l’aspect de l’île de Philaé originale, celle d’un oiseau nageant sur le Nil. Le transport des temples commença le 9 septembre 1974 et s’acheva deux années plus tard.
Le gouvernement Égyptien, qui avait déjà contribué pour plus de moitié aux frais nécessaires pour sauver les deux temples d’Abou Simbel, envisagea la question de fournir les montants requis. Vingt-trois états ont cotisé à la caisse de l’Unesco; à ces subsides sont venus s’ajouter les revenus des expositions des trésors égyptiens qui ont sillonné le monde. Le total de toutes ces participations a atteint un montant de plus de 15 millions de dollars.
Galerie
Image:Egypt_Philae2.jpg|Temple d'Isis à Philaé la nuit.
Image:Egypt_Philae4.jpg|Petit kiosque sur l'île de Philaé.
Image:PavillonTrajan3.jpg|Pavillon de Trajan, temple de Philaé, Assouan.
Image:Philae, Trajan's Kiosk, Aswan, Egypt, Oct 2004.jpg|Autre vue du pavillon de Trajan
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:Temple égyptien
Catégorie:Patrimoine mondial en Égypte
Catégorie:Ville d'Égypte antique
Catégorie:Site égyptologique
ja:フィラエ神殿
Nékao
Nekao Nekao
Nékao, pharaon de la , régnant de 672 à 664 av. J.-C.
Prince local du Delta d'origine libyenne, il fut reconnu Pharaon par les envahisseurs Assyriens.
Il fut tué lors d'un affrontement avec Tanoutamon, roi de Napata qui tenta de reprendre le pouvoir mais fut aussitôt vaincu et chassé d'Égypte par Assurbanipal.
Soutenu par les Assyriens, son fils Psammétique I lui succède.
AmyrtéeCatégorie:Index égyptologique catégorie:Pharaon
Amyrtée est un pharaon qui combattit contre les Perses et assurra l'indépendance de l'Égypte pour une courte période. Amyrtée est la forme grecque du nom égyptien Amenirdis, nom généralement féminin. Il portait peut-être également le nom de Psammétique, on le reconnait alors comme le pharaon Psammétique IV, à moins que Psammétique IV ne soit en fait un concurrent d'Amyrtée, comme plus tard Néphéritès. Peut-être descendant des Saïtes (XXVI dynastie), il fonde la XXVIII dynastie dont il sera l'unique représentant. Après son règne viennent les deux dernières dynasties gouvernées par des autochtones, dont le dernier représentant est Nectanébo II.
Période de règne approximative : 404 à 398 avant Jésus-Christ.
NéphéritèsNepherites 1 Nepherites 1
Néphéritès Ier, était sans doute un militaire issu de la ville de Mendes
On ne sait pas grand chose de la façon dont Néphéritès Ier succède à Amyrtée rien n'indique qu'il y ait eu des violences à travers le pays, bien qu'un document unique, un papyrus araméen conservé au Musée de Brooklyn, laisse entendre qu'il y aurait eu lutte ouverte entre le fondateur de la et son prédécesseur : Néphéritès aurait capturé Amyrtée et l'aurait fait mettre à mort à Memphis avant d'établir sa capitale dans sa ville natale Mendes.
Artaxerxès IIIArtaxerxes 03 Artaxerxes 03 Artaxerxes 03
Artaxerxes 3
Artaxerxès III Ochos est un roi de Perse de la dynastie des Achéménides, mort en 338.
Il est le quatrième fils d'Artaxerxès II Mnémon et parvient au pouvoir en 358, à la mort de son père, après le décès dramatique de ses frères aînés. L'une de ses premières actions est d'ailleurs de faire tuer tous ses frères survivants afin de s'assurer la totalité du pouvoir. Ce souverain énergique et impitoyable va restaurer provisoirement la puissance de l'empire achéménide passablement amenuisée sous le long règne de son père.
Dans un premier temps, de 358 à 350 environ, il mate la rebellion des divers satrapes d'Asie Mineure qui s'étaient taillé des principautés quasi-indépendantes à partir de 365. Ainsi en 354 ses troupes battent les deux mercenaires Grecs Mentor et Memnon de Rhodes et chassent le satrape Artabaze en Macédoine.
Il échoue une première fois contre l'Égypte et le pharaon Nectanébo II en 351. Cet échec entraine une révolte de Chypre, la Phénicie mais qui échoue du fait de la trahison du roi de Sidon. En 343 il lance une nouvelle offensive contre Nectanébo avec l'aide de Mentor de Rhodes qui maintenant combat pour le souverain perse depuis 346). Nectanébo, malgré l'aide de mercenaires grecs, est battu et doit se réfugier en Haute-Égypte ou il résiste encore deux ans.
Adversaire attentif et inquiet des progrès de la Macédoine il aide Périnthe et Byzance assiégées par Philippe II de Macédoine et fait alliance avec Athènes. Mais en 338, il est assassiné par son ministre, l'eunuque égyptien Bagoas, qui le remplace provisoirement par Arsès puis par Darius III, ce qui plonge l'empire dans une grave crise laquelle détruit les aspects positifs du règne d'Artaxerxès III.
Bibliographie
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Onyxx (comics)
Onyxx is a fictional character, a mutant in the Marvel Universe, one of the student body in the Xavier Institute. His first appearance was in X-Men (2nd series) #171.
Onyxx is a student at Xavier Institute assigned to Gambit's training squad. Onyxx had a romantic interest in a new student at the Institute by the name of Foxx. It was later revealed that Foxx was actually long time adversary of the X-Men, Mystique. She infiltrated the school to destabilize the relationship between Gambit and her foster daughter Rogue. After having revealed herself to the X-Men, Onyxx attacked Mystique for not returning his affection. Mystique escaped and, with the help of an accomplice, injured Onyxx.
Powers
Onyxx has a craggy granite body which gives him superhuman strength and greater resistance to physical injury.
Category:Marvel Comics mutants
Category:Xavier Institute Student Body
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