:: wikimiki.org ::
| Deuxième Période Intermédiaire égyptienne |
Deuxième période intermédiaire égyptienne
2e période intermédiaire 2e période intermédiaire
La Deuxième période intermédiaire est une période d'instabilité dans l'histoire de l'Égypte antique qui se situe entre le Moyen Empire et le Nouvel Empire.
Bien que la tradition véhiculée par Manéthon en fasse une coupure nette avec le Moyen Empire en raison de l'invasion de la Basse-Égypte par les Hyksôs, les études tendent à montrer qu'il n'en est rien.
En effet, le passage entre la reine-pharaon Néférousébek (dernier souverain de la ) et Sékhemrê-Khoutaoui (le premier pharaon de la XIII) semble se faire sans heurt. De plus, jusqu'au roi Ougaf, les pharaons de cette dynastie semblent régner sur l'ensemble du territoire (Delta et Nubie compris). Ce n'est que progressivement, avec l'affaiblissement du pouvoir central, que les pharaons perdront du terrain. C'est sous le règne de Néferhotep Ier, qu'apparaît dans le Delta, la qui se créé dans le sixième nome de Basse-Égypte et dont la capitale est Xoïs. Peu de temps après, une autre dynastie prendra naissance à Avaris, à l'est du Delta. Cette dynastie, la XV, est formée par les Hyksos (qui signifie « chefs des pays étrangers ») dont on ignore l'origine exacte mais qui devaient être, soit un peuple du moyen orient, soit une coalition des peuples qui avaient immigré dans le Delta depuis le Moyen Empire. Les pharaons de la XIIIe dynastie gouvernent sur le reste du pays jusqu'à Dédoumésiou I. À cette époque, le souverain Hyksos Salitis s'empare d'une grande partie du pays, grâce notamment à leur avance technologique en matière d'armement que représente la cavalerie, la charrie, les cuirasses ou encore, les cimeterres.
Toutes les provinces font allégeance aux souverains Hyksos. Même Thèbes, qui sera plus tard le foyer de la rebellion, semble s'y plier. Les XIII et XIV dynastie ne s'éteigne pas pour autant, mais perdent une part de leurs autonomies. C'est à cette époque que né à Thèbes la issu d'une branche locale de la XIII dynastie et dont le premier représentant est le pharaon Rahotep. La dynastie règnera sur les huit premiers nomes de Haute-Égypte. Sous Sobekemsaf II (XVIIe), la XIII dynastie (dont Montouemsaf est le dernier représentant ?) s'éteint, alors que Nédjeh fonde un royaume nubien entre Éléphantine et la deuxième cataracte dont la capitale est Bouhen. La XIVe dynastie de Xoïs s'éteindra elle aussi quelques décennies plus tard.
La situation restera figé jusqu'au règne de Taà Ier et de son concurrent Hyksos, Apophis. C'est en effet au cours de leurs règnes qu'une longue guerre de libération s'est engagée. Elle serra poursuivi par Taà II, puis Kamosé qui repoussera la frontière Nord de son royaume jusqu'au delta du Nil. Elle sera achevée par Amhosé qui en plus de chasser les Hyksos jusqu'en Asie mineure, se rendra également maître de la Nubie, mettant fin à la XVe dynastie Hyksos et au royaume Kouchite de Bouhen (où il installera une importante garnison). Avec lui s'ouvre la et le Nouvel Empire.
L'histoire de la reconquête du pays par les rois thébains nous est connue par deux sources littéraires : un comte du Nouvel Empire, la Querelle d'Apophis et de Séqénenrê (Papyrus Sallier I, British Museum) et le récit funéraire d'un vétéran de cette guerre, Ahmès fils d'Abana.
Succession des dynasties
Note : Il ne s'agit ici que de montrer la succession des dynasties et non une chronologie homogène. La durée de chaque phase n'est pas représentée dans ce tableau.
Catégorie:Index égyptologiqueIndex des articles relatifs à l'Égypte antique.
Catégorie:Égypte antique
Égypte antique
Bien que l'on puisse définir temporellement l'Égypte antique comme la période de l'histoire égyptienne allant de l'invention de l'écriture à la fin de l'Antiquité, cette notion se rapporte plus particulièrement à la civilisation qui vécut sur les bords du Nil durant cette période de près de quatre mille ans d'Histoire. Du rassemblement des tribus égyptiennes pour la création du premier empire pharaonique jusqu'à son effondrement au début de l'ère chrétienne, l'Égypte antique a été le théâtre d'événements majeurs qui ont profondément influencés la culture d'une grande partie des peuples d'Afrique, de la Méditerranée et du Moyen Orient.
Histoire
C'est vers la fin du Néolithique que des tribus commencent à se rassembler dans la fertile vallée du Nil, pour aboutir à la constitution de deux royaumes distincts politiquement mais étroitement liés par une culture commune : la Haute Egypte, au Sud, et la Basse Egypte, au Nord (le Nil coule du Sud vers le Nord d'où ces appellations). La tradition attribue au royaume du Sud l'unification du pays (qui devient ainsi le premier état du monde) et l'établissement des premières institutions pharaoniques (par le Pharaon Narmer, pensent de nombreux spécialistes).
Le découpage de l'histoire de l'Égypte en grandes périodes et en 31 dynasties est héritée du prêtre-historien Manéthon (IIIe siècle av. J-C), même si les Egyptiens antérieurs ne faisaient pas cette distinction : pour eux la monarchie était continuelle.
- Période prédynastique : période précédant l'unification du pays ;
- Période thinite : les premières dynasties pharaoniques (capitale This, près d'Abydos);
- Ancien Empire : considéré par les anciens Égyptiens eux-mêmes comme l'Age d'or de leur civilisation avec, entre autre, la construction des plus grandes pyramides ;
- I période intermédiaire : période d'instabilité politique et de morcellement du pays en deux royaumes rivaux ;
- Moyen Empire : période faste, stable et de grande activité artistique ;
- II période intermédiaire : période de troubles graves, occupation du pays par les Hyksos ;
- Nouvel Empire : période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne. Elle se caractérise par un renouveau culturel et artistique dont l'apogée est atteinte avec les XVIIIe et XIXe dynasties. C'est l'époque des Touthmôsis, des Amenhotep (en grec : Aménophis) et des Ramessides ;
- III période intermédiaire : période de guerre civile, les rois-prêtres, domination libyenne puis éthiopienne (royaume de Koush), invasion assyrienne ;
- Basse époque : dynastie saïte, occupation perse, dernières dynasties autochtones puis domination hellénistique (Alexandre, les Ptolémées).
La fin de l'histoire égyptienne antique varie en fonction du point de vue adopté. Elle s'achève :
- d'un point de vue ethnologique, à la mort du dernier pharaon autochtone, Nectanébo II en 343 avant l'ère chrétienne;
- d'un point de vue politique, à la mort du dernier souverain autonome, Ptolémée XV (Césarion) en 30 avant l'ère chrétienne;
- d'un point de vue culturel, lors de la conversion du dernier temple égyptien en église copte, le temple d'Isis à Philae en 535 de l'ère chrétienne (fermeture en 551).
Histoire résumée
L'unité de l'Égypte pharaonique pendant ses 3000 ans d'histoires n'est pas une affaire de frontières géographiques. Sur ce plan elle connut de nombreuses situations en possédant tout d'abord la Nubie puis se dirigeant vers le Moyen Orient avant de régresser de façon générale pendant la basse époque. Pourtant on ne peut nier que certains caractères géographiques sont inséparables de l'identité égyptienne. Ainsi le Nil a modelé le mode de vie et la civilisation de l'Égypte.
On peut plutôt observer que de grands principes se sont maintenus tout au long de l'histoire de Kemit. Il y a toujours eu un pouvoir central fort en la personne du roi. Quand celle ci devenait faible on assistait à des crises comme la première période intermédiaire à la mort de Pépi II où règnent simultanément plusieurs familles. Le système où tous les pouvoirs étaient détenus par le pharaon évolua. Il se complexifia en une administration importante. Sous Sesostris III, la fonction de vizir fut dédoublé pour assurer une meilleure gestion. Mais pendant tout ce temps fut maintenu l'institution pharaonique même en cas de domination étrangère. Celle ci permettait en effet une légitimité au pouvoir en place.
Ce n'est pas par hasard si les Hyksos, les Perses, Alexandre le grand puis ses généraux grecs se firent nommer pharaon. Le fait de suivre l'antique coutume leurs conféraient une légitimité par rapport aux Égyptiens. La même idée est valable pour toutes les dynasties issues d'Égypte, la fonction de Pharaon réfère à un symbole prépondérant. En effet les dynasties ne se suivaient pas par filiation. L'état de pharaon permet la réduction de ce fossé familial. Ainsi Ramsès I avant d'être couronné était un général et vice roi.
Mais peut être cette unité dans la conception du pouvoir n'aurait pas duré autant si la fonction de pharaon ne renvoyait pas à un idéal spirituel. Le pharaon est un lien entre le terrestre et le divin. Sa fonction ne se limite pas au temporel, il est le premier prêtre d'Égypte. Bien sur, sur le plan historique, ce n'est pas si simple. Ainsi on a pu voir la rupture avec la période Atonienne ou la progressive prise de pouvoir au cours des siècles du clergé d'Amon. Mais pour les pharaons ayant un réel pouvoir, leurs fonctions en faisaient les garants du divin. Encore une fois c'est une sorte de légitimité. Sans entrer directement dans la sphère purement culturelle que nous allons maintenant aborder.
Voir l'article détaillé : Histoire de l'Égypte antique.
Géographie
La géographie de l'Égypte antique, que ce soit d'un point de vue climatique que géopolitique, est assez proche de celle de l'Égypte contemporaine. L'Égypte est un pays au climat semi-désertique dont seule la bande fertile de part et d'autre du Nil, le Delta et quelques oasis éparses, sont propres à l'implantation humaine. Le reste est recouvert par le désert Libyque à l'ouest, le désert Arabique à l'est et le Sinaï au nord-est. Les frontières « traditionnelles » de Égypte antique sont assez semblables aux frontières de l'Égypte moderne. Ainsi, dans l'Ancien Empire, le pays est délimité au nord par la Méditerranée, au sud par la première cataracte du Nil, a l'ouest par le désert libyque et à l'est par la mer rouge et le désert du Sinaï. Le territoire égyptien était découpé en régions administratives, les nomes, qui étaient gouvernées, au nom de pharaon, par des nomarques.
Voir l'article détaillé : Géographie de l'Égypte antique.
Agriculture
Il existe un étonnant paradoxe entre l'image que les Égyptiens de l'Antiquité avaient de leur agriculture et l'image qu'en avaient les visiteurs étrangers. Ainsi, alors que les scribes dépeignent le métier d'agriculteur comme le plus harassant et ingrat des travaux manuels, les voyageurs grecs comme Hérodote et Diodore de Sicile s'extasiaient devant cette terre où les plantes semblaient pousser sans grand effort.
Voir l'article détaillé : Agriculture dans l'Égypte antique.
Organisation politique
L'Égypte antique est une théocratie. Bien plus qu'un roi, le Pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte. En effet, Pharaon avait une mission à remplir : mettre en œuvre la règle de Maât sur la Terre; c'est-à-dire assurer l'harmonie entre les hommes et le ciel, être garant de la morale de son peuple, contribuant ainsi à assurer son éternité.
Voir l'article détaillé : Organisation politique de l'Égypte antique.
Voir aussi :
- Pharaon.
Art égyptien
L'Art de l'Égypte antique est caractérisé par une idée d'ordre : des lignes claires et simples, associées à des formes simples et des aplats de couleur. Les artistes utilisaient des lignes perpendiculaires, verticales et horizontales, pour former un quadrillage et donner des proportions correctes à leurs travaux. L'art reflétait l'importance sociale, religieuse et politique. La hauteur des personnages dépendait par exemple de leur rôle dans la société : les plus importants étaient les plus grands - il n'y avait par ailleurs pas de perspective. Le pharaon est ainsi toujours représenté comme le plus grand des hommes ; et de même les dieux sont plus ou moins imposants selon qu'ils sont considérés plus ou moins puissants.
Voir l'article détaillé : Art égyptien.
Voir aussi :
- Hiéroglyphe;
- Papyrologie;
- Textes de l'Égypte antique.
Mythologie égyptienne
Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer par le prisme de leur croyance séculaire. La notion la plus importante pour eux est celle de cycle :
- le cycle du jour avec le soleil renaissant chaque matin,
- le cycle des années avec l'inondation annuelle qui pouvait être source de joie comme de malheurs (en cas de trop faible ou trop forte crue du Nil),
- le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts.
Voir l'article détaillé : Mythologie égyptienne.
Voir aussi :
- Dieux égyptiens;
- Concepts égyptiens.
L'Égypte antique dans les arts
Architecture
- Maison égyptienne, place du Caire à Paris, construite en 1805 et dont la façade reprend une frise et des têtes égyptiennes.
- Egyptian Hall à Londres en 1812
Peinture
- Hubert Robert (1733-1808) fait de nombreuses peintures dont le décor rappelle l'Égypte antique.
Musique
- Aïda, opéra de Guiseppe Verdi
Littérature
- Le roman de la momie de Théophile Gautier
- Le Nabab d'Alphonse Daudet
- La première pyramide deBernard Simonay
En bande dessinée on peut citer :
- la série Papyrus http://www.egypteinedite.be;
- Le Mystère de la grande pyramide d'Edgar P. Jacobs
- La Foire aux immortels, d'Enki Bilal
- Astérix et Cléopâtre
Cinéma
- Cléopâtre est un film de Joseph Mankiewicz, de 1963.
- Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre, une adaptation par Alain Chabat de la bande dessinée, de 2001.
Jeux de rôle
- Égypte : 1156 av. J.-C. L'énigme de la tombe royale (© 1997 Réunion des Musées Nationaux, Canal+ Multimédia, Cryo Interactive)
- Kémi, Aventures en terre d'Egypte
- GURPS Egypt
Articles connexes
- Bématiste
- Égyptologie,
- Égypte d'aujourd'hui,
- Voir aussi : Projet égyptologique de Wikipédia.
Lien externe
- [http://dmoz.org/World/Français/Sciences/Sciences_humaines_et_sociales/Archéologie/Archéologie_historique/Egyptologie/ Égypte antique sur Dmoz]
-
Egypte
Egypte antique
-
Egypte
ja:古代エジプト
Moyen Empire égyptien
Moyen empire Moyen empire
Le Moyen empire est une période de l'histoire antique de l'Égypte qui suit la I période intermédiaire et précéde la II période intermédiaire.
Le Moyen empire couvre une période allant des environs de 2033 à 1786 avant notre ère et est formé de quatre dynasties :
- (2106 à 1963 avant notre ère) Ce n'est que sous Montouhotep II, vers 2033 av. J.-C., lorsque le pays est réunifié, qu'on considère que la première période intermédiaire prend fin et, par voie de conséquence, que débute le Moyen Empire.
- (1963 à 1786 avant notre ère)
C'est une période prospère. La capitale principale est souvent Thèbes (puis à Itshtaouy), d'où sont originaires les rois, dont Montouhotep II, qui réunifia le pays.
Le dieu impérial de l'époque est Montou, le faucon belliqueux adoré à Erment et à Thèbes, mais aussi Amon. La première construction thébaine à lieu sur la rive ouest de Thèbes, avec le temple funéraire de Montouhotep II qui bâtit son temple funéraire dans le cirque rocheux de Deir el-Bahari.
C'est une période ouverte sur le Moyen-Orient, et de nombreuses expéditions y sont envoyées. Les principaux souverains sont les Sésostris et les Amenemhat.
Dans cette époque sont construites les fondations de Karnak, par Sésostris. Mais les rois du Nouvel empire détruiront celles-ci pour construire la Karnak actuelle.
L'art du Moyen empire
Après une première période intermédiaire agitée, le Moyen empire marque un retour au calme et un nouveau chapitre dans l'art égyptien. La pyramide a toujours cours pour les inhumations royales, et on connaît quelques exemples de temples non funéraires. Les modèles gagnent en hauteur et en diversité, et des bijoux, trouvés dans une tombe inviolée à Dahchour, sont de magnifiques exemples d'une orfèvrerie quasiment disparue.
Voir l'article détaillé sur l'art du moyen empire.
ManéthonManethon de Sebennytos
Manethon de Sebennytos
Manethon de Sebennytos
Manethon de Sebennytos
Manethon de Sebennytos
Manéthon de Sebennytos (), prêtre égyptien qui a écrit en grec, à la demande de Ptolémée Ier Sôter, l'histoire de l'Égypte (Ægyptiaca) en trente volumes.
Celle-ci n'est malheureusement connue que par des citations fragmentaires et souvent déformées, données principalement par Flavius Josèphe, historien juif, et par les historiens chrétiens Sextus Julius Africanus (vers 202 ap. J.C.) et Eusebius (vers 325 ap. J.-C.).
C'est à Manéthon que nous devons la division en dynastie des souverains d'Égypte, une division toujours utilisée par les égyptologues, avec quelques modifications.
Il est considéré comme l'un des pères de l'égyptologie.
Voir aussi
Articles connexes
- Historiens célèbres
- Égyptologie
Lien externe
- [http://www.angelfire.com/ma/mhetjf/manethon/Manethon.html Manethon]
Moyen Empire égyptien
Moyen empire Moyen empire
Le Moyen empire est une période de l'histoire antique de l'Égypte qui suit la I période intermédiaire et précéde la II période intermédiaire.
Le Moyen empire couvre une période allant des environs de 2033 à 1786 avant notre ère et est formé de quatre dynasties :
- (2106 à 1963 avant notre ère) Ce n'est que sous Montouhotep II, vers 2033 av. J.-C., lorsque le pays est réunifié, qu'on considère que la première période intermédiaire prend fin et, par voie de conséquence, que débute le Moyen Empire.
- (1963 à 1786 avant notre ère)
C'est une période prospère. La capitale principale est souvent Thèbes (puis à Itshtaouy), d'où sont originaires les rois, dont Montouhotep II, qui réunifia le pays.
Le dieu impérial de l'époque est Montou, le faucon belliqueux adoré à Erment et à Thèbes, mais aussi Amon. La première construction thébaine à lieu sur la rive ouest de Thèbes, avec le temple funéraire de Montouhotep II qui bâtit son temple funéraire dans le cirque rocheux de Deir el-Bahari.
C'est une période ouverte sur le Moyen-Orient, et de nombreuses expéditions y sont envoyées. Les principaux souverains sont les Sésostris et les Amenemhat.
Dans cette époque sont construites les fondations de Karnak, par Sésostris. Mais les rois du Nouvel empire détruiront celles-ci pour construire la Karnak actuelle.
L'art du Moyen empire
Après une première période intermédiaire agitée, le Moyen empire marque un retour au calme et un nouveau chapitre dans l'art égyptien. La pyramide a toujours cours pour les inhumations royales, et on connaît quelques exemples de temples non funéraires. Les modèles gagnent en hauteur et en diversité, et des bijoux, trouvés dans une tombe inviolée à Dahchour, sont de magnifiques exemples d'une orfèvrerie quasiment disparue.
Voir l'article détaillé sur l'art du moyen empire.
HyksôsLes Hyksôs (démotique : heka khasewet, grec : Υκσως) formaient autrefois un groupe pluriethnique vivant dans l'Asie de l'ouest, et qui arriva à l'est du delta du Nil au cours de la seconde période intermédiaire.
Ils chassèrent les dirigeants de la XIII dynastie, qui siégaient à Memphis, et fondèrent la XV et la XVI dynastie d'Égypte (entre -1674 et -1548), régnant sur la Basse et la Moyenne Égypte durant plus d'un siècle.
Traditionnellement, seuls six dirigeants de la XV dynastie sont appelés "Hyksôs". Les Tanach se qualifient eux-mêmes de Cananéens, déscendants de Ham, fils de Noa. Les noms Hyksôs sont très proches des noms cananéens, et certains archéologues pensent que les Hyksôs et les Phéniciens sont un seul et même peuple. Les Hyksôs introduisirent de nouveaux armements en Égypte, notamment l'arc composite, le cheval et le char.
Les nombreux princes de la XVI dynastie sont en partie Hyksôs, en partie sémites, en partie asiatiques et en partie égyptiens. Les noms des princes de la XV dynastie nous sont parvenus grâce aux œuvres et aux monuments égyptiens, ainsi que par l'Histoire d'Égypte de Manetho, rédigée sous Ptolémée III.
Les Hyksôs
Le terme "Hyksôs" vient de l'expression démotique heka khasewet (Maitres des Terres Etrangères), utilisée par les Égyptiens, notamment dans la Liste de Turin qui recense les dirigeants des pays alentour. On note l'apparition de cette expression sous l'ancien Empire, s'adressant notamment à de nombreux chefs nubiens, et jusqu'aux débuts du Moyen Empire, renvoyant cette fois aux bédouins de Syrie-Palestine. On pense aujourd'hui que seuls six des Pharaons de la XV dynastie étaient réellement des Hyksôs, non seulement parce qu'ils portaient la couronne égyptienne, mais également parce que Manetho les appelait lui-meme "Hyksôs". Au total, les Hyksôs ont régné 108 ans sur le Royaume d'Égypte.
Wolfgang Helck posa l'hypothèse selon laquelle les Hyksôs étaient une partie des Hurriens et Indo-Aryens, ayant migré vers l'Est. Toujours d'après Helck, les Hyksôs vivaient dans l'empire Hurrien qui s'étendant sur la plupart de l'Asie Orientale. Aujourd'hui cependant, on considère plus volontiers que les Hyksôs étaient un peuple sémitique.
Les noms, l'ordre et le nombre total des Pharaons de la XV dynastie ne sont pas connus avec certitude. Les noms sont cités sous la forme de hiéroglyphes sur les monuments, sur des petits objets et des bijoux, sur des vases. Dans les cas où le Prenomen (le 4 nom du Pharaon, qui suit le titre royal n-sw-bit, "Roi de la Haute et de la Basse Égypte") et le Nomen (le 5 nom du Pharaon, qui suit le titre royal sa Ra, "Fils de Râ") n'apparaissent pas ensemble sur un même objet, on ne peut donc pas affirmer que les deux, réunis, appartiennent à une seule personne.
Cette période de l'Histoire égyptienne est, pour les archéologues et les historiens, un véritable cauchemar chronologique. Seuls de nouveaux éléments pourraient résoudre cette ignorance généralisée. L'Histoire d'Égypte de Manetho n'est connue qu'à travers les œuvres d'autres auteurs, tels que le romain Flavius Josephus. Ces sources indirectes ne donnent pas le nom des dirigeants Hyksôs dans le même ordre. Pour encore compliquer le problème, les orthographes sont tellement divergentes les unes des autres qu'elles sont inutilisables : Beon/Bnon, Apachnan/Pachnan, Annas/Staan, Assis/Archles...
Les noms des Pharaons Hyksôs de la XV dynastie retrouvés sur les différents monuments historiques sont :
:1. Sa-kha-en-ra Shalik1
:2. Ma-ib-ra Sheshy1, 2
:3. Mer-woser-ra Yaqob-her
:4. Se-woser-en-ra Khayan
:5. Apopi (entre autres noms possibles : Aawoserra, Aaqenenra, et Nebkhepeshra)
:6. Aa-sech-ra Khamudy 1
1 Chaque partie du nom a été retrouvée sur un objet ou un monument différent : l'unité du nom n'est pas garantie.
2 On n'a aucune certitude quant à l'exactitude du nom, il est fortement probable que ce ne soit pas le nom complet.
Bien que le nom sémitique "Jacob" puisse apparaître sous la forme "Yaqob-her", mais la parenté directe comme indirecte entre ce nom et les peuples sémites est plus que discutable.
On a retrouvé, par exemple dans le cas n°5 de la liste ci-dessus, le nom de certains dirigeants sur un seul objet ou un seul monument. On ne sait pas, cependant, s'il s'agit d'un seul ou de trois pharaons différents. On sait par exemple que "Aweserra" Apophis a eu pour successeur un second "Apophis", qui pris le Prenomen "Aa-qenen-re". Hayes suggère que les dirigeants cités dans la liste en n°1 et n°2 puissent être un seul et même personnage, liste à laquelle il ajoute Apophis II. Le CAH (Cambridge Ancient History) reprend l'ordre du Grec Josephus, qui reprit lui-même Manetho, et reprend également l'ancienne forme erronée, "Apophis".
Gardiner, en revanche, prétend qu'il y a eu trois rois Apopi. Ce problème n'a, à ce jour, aucune solution, et on ne sait pas s'il y eu un, deux ou trois Apopi.
L'invasion Hyksôs
Manetho décrit l'invasion Hyksôs comme une horde de barbares étrangers qui firent tomber sans effort les contrées qu'ils traversaient, et soumirent les peuples à leur volonté par la supériorité militaire.
Quand on voit en effet que les Hyksôs ont apporté l'arc composite, le char, des nouvelles flèches, de nouveaux boucliers, sabres, dagues, casques et cottes de mailles, on est en droit de croire qu'ils étaient une force militaire inconstestable. Cependant, rien ne prouve qu'ils en aient fait usage : on sait juste qu'ils avaient de leur côté un potentiel militaire impressionnant, et des années d'avance sur l'armement des autres pays - de quoi faire fléchir plus d'un roi.
Helck soutient l'idée d'une invasion, en partie liée à son hypothèse Hurrienne. Cependant, on considère aujourd'hui que l'"invasion" n'a jamais eu lieu, que les Hyksôs se sont infiltrés au sein de différents groupes, notamment les sémites, et arrivèrent au pouvoir vers la fin du Moyen Empire quand celui-ci était en pleine décadence - il est même possible qu'ils aient été les esclaves des Égyptiens. Von Beckerath prétend même que toute invasion sémite est parfaitement impossible, car les tribus n'étaient ni assez nombreuses, ni assez développées pour vaincre l'armée égyptienne. Le Royaume Hyksôs n'a pas pu non plus être une extension de l'Empire Hurrien, contrairement aux théories de Helck, car il est possible que l'Empire Hurrien n'ait... tout simplement jamais existé. On pense donc que les Hyksôs, partie de la civilisation égyptienne, mais appartenant à une minorité, ont étendu leur pouvoir sur l'Égypte.
Les preuves principales étayant la théorie de l'Empire Hyksôs étaient principalement des petits objets de style Hyksôs trouvés en Palestine, un vase à Cnossos et un petit lion de granite à Bagdad, autrefois Babel. On a retrouvé des inscriptions de noms Hyksôs jusqu'à Kerma, au Soudan. On a prouvé que ces petits objets étaient le fruit du commerce, n'impliquant aucun pouvoir politique ou militaire de la part des futurs dirigeants.
Étendue et nature du règne Hyksôs
Le Royaume Hyksôs fut centré au niveau de l'est du delta du Nil et de la Moyenne Égypte, n'atteignant jamais la Haute Égypte, encore sous le controle des dirigeants de Thèbes. Les relations entre les Hyksôs et le sud semblent n'avoir été que commerciales, bien que les princes de Thèbes aient apparemment reconnu les Hyksôs et leur aurait payé un tribut pour un temps. Les Hyksôs de la XV dynastie établirent leur capitale à Memphis, et leur résidence secondaire à Avaris.
Von Beckerath étudia notamment les écritures de leurs noms, en hiéroglyphes, révélateurs semble-t-il d'une acceptation du rôle de Roi d'Égypte "à l'ancienne", adoptant le dieu Seth pour représenter leur propre déité - les Hyksôs semblaient s'intégrer à la vie égyptienne plus que le contraire.
Par ailleurs, l'administration des Hyksôs était loin d'être remise en cause, ils étaient même soutenus par une grande partie de leurs sujets. Mais, en dépit de la prospérité et de la situation relativement stable sous leur règne, les princes égyptiens voyaient encore les Hyksôs comme de détestables envahisseurs asiatiques.
Ils vivaient dans une paix relative, préservant un certain statu quo, jusqu'à la reconquête par le sud des Princes de Thèbes. Quand ils furent finalement chassés d'Égypte, toutes les traces de leur occupation de Hyksôs furent détruites. Les dirigeants de la nouvelle XVIII dynastie réécrirent une partie de l'histoire à leur avantage. Il s'ensuivit une guerre raciale contre les Hyksôs.
L'offensive des princes de Thèbes
Sous Sekenenra Tao II
La guerre contre les Hyksôs commenca vers la fin de la XVII dynastie, à Thèbes. Des écrits plus récents du Nouvel Empire font intervenir Seqenenra Tao II, un prince de Thèbes. Il aurait contacté un de ses contemporains Hyksôs, Aauserra Apopi. La tradition prit la forme d'un conte, dans lequel le roi Hyksôs Apopi envoya un messager à Seqenenra à Thèbes, demandant que le bassin des hippopotames soit détruit à cause du bruit qui l'empêchait de dormir - la réalité historique que l'on peut retirer de cette version pour enfants est la division de l'Égypte, la quasi-totalité du territoire devant payer le tribut aux quelques Hyksôs du nord.
Seqenenra Tao II tenta une approche diplomatique, qui alla probablement au-delà des échanges d'insultes avec les rois Hyksôs : il aurait envoyé à plusieurs reprises des troupes attaquer les Hyksôs, batailles au cours desquelles il aurait finalement perdu la vie. Son fils et successeur, Wadjkheperra Kamose, le dernier représentant de la XVII dynastie de Thèbes, tentera à son tour la reconquête de l'Égypte du nord.
Sous Kamose
Montet (1964, Égypte Éternelle) supposa que l'origine de la guerre contre les Hyksôs est une guerre de religion : Amon contre Seth. Rien cependant ne semble étayer cette hypothèse - il est plus probable que la domination, perçue comme étrangère par les princes de Thèbes, ait déclenché le conflit.
Kamose attaqua et détruisit la garnison sud des Hyksôs à Nefrusy, cité au nord de Cusae (aujourd'hui Asyut), puis mena son armée au voisinage de la ville d'Avaris. Sans réussir toutefois à prendre la cité, les troupes égyptiennes ravagèrent les champs, les cultures et les villages alentour.
A la fin du règne d'Aawoserra Apopi, l'un des derniers rois Hyksôs de la XV dynastie, les forces Hyksôs en déroute en Moyenne Égypte se retirèrent au nord, et se réfugièrent chez le roi Fayyum, à Atfih. Ce grand roi Hyksôs dépassa son rival, le prince Sekenenra Tao II, et était encore sur le trône à la mort de Kamose.
Les derniers rois Hyksôs de la XV dynastie ont régné relativement peu de temps, avant l'arrivée au pouvoir du successeur de Kamose à la mort de ce dernier, Ahmose, premier roi de la XVIII dynastie.
Sous Ahmose
Ahmose, premier roi de la XVIII dynastie, a siégé sur le trône de Thèbes avant de continuer la guerre envers les Hyksôs.
On retrouve les détails de ses campagnes militaires sur les murs de la tombe d'un autre Ahmose, un soldat d'El-Kab - petite ville de Haute Égypte - dont le père a servi Seqenenra Tao II, et issu d'une famille noble. Plusieurs campagnes, semble-t-il, ont été nécessaires pour vaincre les Hyksôs, qui furent finalement chassés de Basse Égypte. On n'a aucune certitude quant à l'époque des faits.
Certains datent l'expulsion des Hyksôs à la quatrième année du règne d'Ahmose, d'autres à sa quinzième (D. Redford). Le soldat Ahmose précisa qu'il suivait à pied le char du roi Ahmose - c'est la première fois qu'il est fait mention de chevaux et de chars par les Égyptiens. Dans les différents combats autour d'Avaris, le soldat captura des prisonniers et serra de nombreuses mains, ce qui lui valut après la bataille de nombreuses récompenses, notamment l' "Or des Braves" à trois reprises.
Après la chute d'Avaris, les Hyksôs fuyant l'Égypte furent poursuivis par l'armée égyptienne jusqu'au Sinaï et en Palestine. Là, dans le désert du Negeb, entre Rafa et Gaza, la ville fortifiée de Sharuhen qui les héberga subit, d'après le soldat, trois années de siège. Nous n'avons, là encore, que peu d'éléments chronologiques fiables permettant de dater avec certitude ces évènements.
Voir aussi
Références et bibliographie
- Sir Alan Gardiner : L'Égypte des Pharaons (Egypt of the Pharaohs, 1964, 1961).
- William C. Hayes :
- The Cambridge Ancient History, Revised Edition. Cambridge, 1964.
- The Cambridge Ancient History, Revised Edition (1965, fascicule 6)
- Wolfgang Helck : Die Beziehungen Ägyptens zu Vorderasien im 3. und 2. Jahrtausend v. Chr. (1962)
- Jürgen Beckerath : Untersuchungen zur politischen Geschichte der zweiten Zwischenzeit in Ägypten (1965)
- William A. Ward : Orientalia 33 (1964), pages 135-140.
- Erik Hornung : Untersuchungen zur Chronologie und Geschichte des Neuen Reiches (1964)
- T.G.H James : The Cambridge Ancient History, Revised Edition (1965, fascicule 34)
- Pierre Montet : Éternelle Égypte (1964).
- James B Pritchard : Ancient Near Eastern Texts Relating to the Old Testament, (3e édition, 1969).
- Donald B. Redford :
- History and Chronology of the Eighteenth Dynasty of Egypt: Seven Studies. (1967).
- The Hyksos Invasion in History and Tradition, Orientalia 39 (1970).
- John Van Seters : The Hyksos: A New Investigation (1967).
- H.E. Winlock : The Rise and Fall of the Middle Kingdom in Thebes (1947).
Liens externes
- [http://ancientneareast.tripod.com/Hyksos.html La Dynastie Hyksos en Égypte]
Catégorie:Index égyptologique
Néférousébek
Après Nitokris à la , Néférousobek est, à la XII dynastie, la deuxième femme pharaon connue de l'Histoire de l'Égypte antique.
Elle porte le nom du dieu crocodile, Sobek, symbole de beauté pour les Égyptiens. Son nom peut être traduit comme « les perfections de Sobek » ou « la beauté de Sobek ».
Transcription : nfr.w sbk.
Translittérations : Néférousébek, Neferou-Sobek, NefrouSobek, Sobek-Néférou, Sobekneferou.
Codage : nfr-nfr-nfr-sbk
<-nfr-nfr-nfr-sbk->
Règne
Fille d'Amenemhat III et sœur d'Amenemhat IV, elle monte probablement sur le trône à la mort de celui-ci (autre version: elle serait montée sur le trône entre leurs deux règnes). Le papyrus de Turin lui donne trois ans de règne, alors que Manéthon (qui la nomme Skémiophris) lui en donne quatre. Les égyptologues modernes lui attribuent une durée de règne qui varie de cinq ans au maximum à moins d'un an si l'on inclut ou non dans le décompte les années de règne au côté de son mari. On situe son règne aux alentours de 1790 à 1780 avant notre ère.
Le règne de Néférousobek s'achève sur une période de troubles connue sous le nom de deuxième période intermédiaire. La fin de son règne marque également la fin de la XII dynastie et le début de la XIII.
Une statue de Néférousobek est au musée du Louvre, identifiée par son cartouche, car hélas seul subsiste le torse de cette statue. Elle est néanmoins fondamentale car c'est la seule preuve matérielle de l'existence de Néférousobek en tant que pharaon.
Titulature
Le nom d'Horus
Le nom de Nebty
Le nom d'Horus d'or
Le nom de Nesout-bit
Le nom de Sa-Rê
Neferousobek
Neferousobek
Neferousobek
Égypte antique, XIIIe dynastie
La XIII dynastie est la première de la II période intermédiaire, il est possible que la se juxtapose partiellement.
Bien que les informations sur cette dynastie soient très parcellaires, il semble qu'elle ait réussi à conserver le contrôle sur la haute et la basse Égypte. L'appareil étatique continue à marcher et il n'y a pas de rupture dans le style des monuments et des inscriptions.
Cependant alors que la XII dynastie constituait une unité familiale, la XIII dynastie se compose d'une soixantaine de pharaons qui se succèdent en un siècle et demi, la plupart n'occupant le trône que quelques années. Nombre de ses pharaons sont des roturiers, des militaires ou des étrangers. C'est le principe même de la succession qui semble en crise. Les raisons de cette crise nous échappent : élection des pharaons par un collège de haut dignitaires, influence de l'armée?
Paradoxalement alors que le trône est agité de soubresauts incessants, les hauts fonctionnaires restent en place poursuivant l'administration du royaume. C'est pourquoi certains spécialistes préfèrent faire débuter la Deuxième période intermédiaire vers -1650 et la prise de Memphis par les Hyksos.
Les pharaons de la XIII dynastie règnent de -1785 à -1630 avant l'ère chrétienne. La liste chronologique n'est pas connue de manière précise. Pour certain on ignore l'emplacement de leur tombe.
La liste suivante n'est qu'hypothétique.
- De -1785 à -1750 une quinzaine de rois peu significatifs dont :
- Ougaf
- Amény Antef IV
- Hor ...
- De -1750 à -1685 un groupe de pharaons moins inconnus
- Sobekhotep II
- Kendjer
- Sobekhotep III
- Néferhotep Ier
- Sobekhotep IV
- Aÿ
- De -1685 à ? -1630 la situation se dégrade, l'art entre en décadence
- Néferhotep II ...
13 dynastie
13 dynastie
13 dynastie
OugafCatégorie:Index égyptologique catégorie:Pharaon catégorie:XIIIe dynastie égyptienne
Le pharaon Ougaf () règna de -1782 à -1778.
Nome (Égypte antique)Catégorie:Index égyptologique
catégorie:Géographie de l'Égypte antique
Les Nomes (du grec νομοι, nomoi, qui signifie district, en démotique : sepat) sont les divisions territoriales qui permettaient, dans l'antiquité, de découper l'Égypte en provinces. La première division territoriale était la limite qui séparait le nord du sud, la Haute et la Basse-Égypte. Les nomes, au nombre de trente-huit à quarante-deux (selon les époques) avaient leur capitale et leur propre emblème. Aux époques ptolémaïque et romaine, les nomes devinrent des régions administratives.
Les nomes étaient administrés au nom de pharaon par des gouverneurs appelés les Nomarques.
La division de l'Égypte en nomes semble remonter à la période prédynastique, vers le . Ces nomes, à l'origine des cité-états autonomes, se sont unifiées, unification achevée par Ménès.
Les nomes n'ont pas seulement existé pendant 3000 ans; leurs noms, leurs surfaces et leur ordre sont restés remarquablement stables. Certains, comme Xois dans le delta, ou Khent en Haute-Égypte, cités sur la Pierre de Palerme, gravée sous la V dynastie; d'autres, comme le nome de Bubastis, datent du Nouvel-Empire. La plupart des pharaons d'Égypte ont régné sur 42 nomes.
La Basse-Égypte comptait 20 nomes, centralisés par la capitale de l'Ancien Empire, Memphis. La numération suit l'écoulement du nil, les nomes de l'est ayant les nombres les plus grands.
La Haute-Égypte était divisée en 22 nomes. De même, la numération suit l'écoulement du Nil.
Les nomarques
A la tête de chaque nome, on trouvait un nomarque. Cette position était normalement héréditaire, mais le Pharaon pouvait ordonner la personne qu'il souhaitait à cette place. Généralement, quand la gouvernement national était puissant, c'est le Pharaon qui choisissait les différents nomarques. Dans les autres cas, par exemple lors d'invasions ou de guerres civiles, les nomes s'organisaient eux-mêmes, faisant succéder les fils à leurs pères. Des conflits fratricides concernant cette succession héréditaire étaient monnaie courante durant la Première période intermédiaire, période durant laquelle le pouvoir central faiblit, notamment entre la VI et la XI dynastie.
La survie des nomes
Les nomes ont été conservés durant la période ptolémaïque et jusqu'aux temps romains. Sous la domination romaine, des nomes frappaient leur propre monnaie, les "pièces de nome". Les nomes gardèrent leur importance administrative en tant que division unitaire du pays, jusqu'à la refonte complète de la bureaucracie sous Dioclétien et Constantin I.
Depuis -307, les nomes ont été remplacés par des subdivisions plus petites, les pagi, gouvernés par un pagarque. Son rôle était surtout celui de collecteur d'impôts, puis de commandeur des armées locales. Les pagarques étaient le plus souvent de riches propriétaires qui régnaient déjà financièrement sur le pagi qu'il dirigaient.
Voir aussi
Articles connexes
- Égypte
Références
- Alan K. Bowman (1990) Egypt After the Pharaohs, Oxford University Press.
Liens externes
- [http://www.touregypt.net/featurestories/nomes.htm Les nomes]
Taà Ier
Senakhtenre Taa 1
Senakhtenre Taa 1
catégorie:XVIIe dynastie égyptienne
Après le règne d'Antef VII, monte sur le trône un roi du nom de Senakhtenrê Taâ qui épouse Tétichéri. C'est à partir de son règne et sous ceux de ses descendants que l'Égypte va se libérer du joug Hyksôs.
Taà IISeqenenre Taa 2
Seqenenre Taa 2
Seqenenre Taa 2
Seqenenrê Taa II est un pharaon de la XVII dynastie (vers -1600). Comme ses obscurs prédécesseurs, il régnait sur la Haute Égypte depuis Thèbes alors que les Hyksos régnaient sur le delta.
L'élément le plus célèbre concernant ce pharaon est sa momie : elle a été embaumé à la hâte après une mort manifestement très violente ; le crâne de Taa II porte encore de nombreuses blessures (coup de lance, de flèche, de massue ou de hache...). La signification de cette mort au combat a été interprétée de deux façons : soit Taa II a tenté de reconquérir le nord, mais il est mort au combat, soit il a été attaqué lui-même et vaincu. Toujours est-il que cet évènement n'a pas arrêté son successeur direct, Kamosé, vainqueur de ces mêmes Hyksos.
Kamosé
Dernier représentant de la de Thèbes, Kamosé tentera à son tour la reconquête de la Basse-Égypte (l'Égypte du nord).
Kamosé attaqua et détruisit la garnison sud des Hyksôs à Nefrusy, cité au nord de Cusaé (aujourd'hui Asyut), puis mena son armée au voisinage de la ville d'Avaris, capitale des occupants. Sans réussir toutefois à prendre la cité, les troupes égyptiennes ravagèrent les champs, les cultures et les villages alentour.
Ahmose, premier Roi de la , lui succèda.
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:Pharaon
Catégorie:XVIIe dynastie égyptienne
Amhosé
Ahmosis est un pharaon de la et fonde la (Nouvel Empire). Son lien avec son prédécesseur Kâmosis n'est pas établi avec certitude ; par contre, il est le père de son successeur Aménophis I.
Il chasse la dynastie Hyksôs (« Rois des Pays Etrangers » dont l'origine est encore incertaine), terminant ainsi le reconquête de l'Égypte commencé par ses prédécesseurs. Son règne triomphe en outre de deux rebellions.
Ahmosis (ou Ahmose) signifie « Né de la Lune » ou « fils de Iâh » (dieu lunaire), il est le fils de la reine thébaine Iâhhotep « la Lune est en paix ». A noter que même si leur transcription sont différentes, le nom Ahmosis contient la même racine mss « né de » que les Ramsès « né du soleil (Rê) ».
<-ra:nb-F9:t - t-> .. <-iaH-ms-s->
Autres transcriptions : Ahmosé, Ahmose ou Amasis.
Les restes de sa pyramide ont été découverts à Abydos en 1899 et ont été identifié en tant que siens en 1902. Cette pyramide et les structures relatives ont été fouillé de nouveau en 1993 par une expédition commanditée par le Pennsylvania-Yale-Institute of Fine Arts sous la direction de Stephen Harvey.
Liens externes
- [http://www.thotweb.com/encyclopedie/roi_ahmosis.php Article et bibliographie sur Thotweb].
Catégorie:Index égyptologique
catégorie:Pharaon
catégorie:XVIIe dynastie égyptienne
Nouvel Empire égyptienNouvel Empire Nouvel Empire
Introduction
Le Nouvel Empire est la période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne.
C'est une période de raffinement et d'évolutions qui s'étale sur un peu plus de cinq siècles.
L'initiateur est Iâh-mosis (né de la lune), premier roi de cette époque. Chasseur des Hyksôs (Indo-européens), il va mettre en place les fondations du Nouvel Empire en compagnie de sa mère Iâh-Hotep (la lune est en sagesse) et de son épouse Ahmès-Néfertari (La belle entre les belles).
Le Nouvel Empire couvre une période allant des environs de environ 1500 à 1000 avant notre ère et est formé de trois dynasties :
- (1552 à 1292 avant notre ère) ;
- (1292 à 1186 avant notre ère) ;
- (1186 à 1069 avant notre ère) ;
Parmi les personnages illustres de cette époque, il faut retenir les noms de :
- Amenhotep ;
- Thoutmosis ;
- Hatchepsout ;
- Akhénaton ;
- Toutânkhamon ;
- Horemheb ;
- Ramsès ;
- Séthi ;
- Taousert ;
- Sethnakht ;
C'est une période très ouverte vers le monde extérieur, comme la Crète, le Hatti (ennemi un certain temps), etc.
C'est de cette époque que nous viennent les plus beaux témoignages architecturaux (temple de Louxor, tombe de Séthi I, Ramesséum, Abou Simbel, etc.)
C'est pour nous la période la plus connue de l'histoire égyptienne : expansion territoriale, et surtout beaucoup de personnalités connues.
Cette période commença par la fin du règne Hyksôs qui occupaient la Basse Égypte. Vers 1570 avant J.-C., le roi Hyksôs ne contrôlait plus que le nord de l'Égypte depuis Avaris, sa capitale. Ce sont les révoltes des princes thébains qui mirent fin à l'occupation des Hyksôs en Égypte. D'abord sous Kamosis qui les repoussa vers le nord, leurs prenant les territoires de Moyenne Égypte. Le roi Hyksôs essaya en vain de s'allier avec des souverains nubiens de Kerma, mais son messager fut fait prisonnier sur la route des Oasis.
Ahmosis, futur roi thébain prit la ville de Memphis lors d'une seconde attaque et plaça ses troupes devant la ville d'Avaris qu'ils prirent. Après trois ans de siège, la dernière place forte des Hyksôs (Sharouhen, dans le sud de la Palestine) fut prise par les Egyptiens. Il en était fini des Hyksôs, les territoires anciennement égyptiens avaient été remis sous contrôle.
C'est par l'expulsion des Hyksôs hors d'Égypte et par l'unification de la Haute et de la Basse Égypte par Ahmosis que commence le Nouvel Empire d'après les égyptologues. Au début du Nouvel Empire, on note surtout de grandes expansions (notamment Vers l'Asie Mineure et la Nubie) qui amenèrent les frontières de l'Égypte du cœur de l'actuel Soudan (près d'Abou Hamed, au nord de la cinquième cataracte) jusqu'à un pays appelé Naharina (près de l'Euphrate, au Nord Est du pays).
Ainsi, l'Égypte avait acquis une sorte de réputation mondiale. Cependant, les territoires au-delà de la vallée du Nil n'était pas bien contrôlés (notamment les principautés palestiniennes qui, bien que contrôlées par un conseiller égyptien, restait sous la domination des populations autochtones). De nombreux témoignages montrent que l'Égypte souhaitait quand même dominer le monde «jusqu'à ses limites », cela restant utopique, surtout quand on sait que l'Égypte n'a jamais su pacifier la région de la Syrie septentrionale et centrale où il rivalisèrent d'abord avec les princes du royaume du Mitanni puis avec les Hittites.
La politique intérieure au début de Nouvel Empire
Ahmosis, puis Aménophis I (ou Amenhotep) imposèrent l'unification des deux Terres, indispensable à la prospérité du pays. Pour cela, ils engagèrent des réformes telles que l'homogénéité de l'administration, de la législation, du calendrier et du culte. Aménophis 1er fut élevé au rang de dieu à sa mort pour ces actes.
À cette époque, on renforça l'importance de la famille royale au sein du culte divin. Par exemple, c'était à une princesse de la famille royale que revenait le titre d'Epouse du dieu Amon, à Thèbes. Cette fonction «était très importante car elle était susceptible d'apporter beaucoup d'influence politiquement (à cause de l'oracle d'Amon). Cette époque vit aussi Amon, dieu à l'origine seulement local, élevé au rang de dieu dynastique (constructions de temples dans tout le pays)
Hatchepsout et Thoutmôsis III
À la mort de Thoutmôsis II, c'est le fils d'une épouse secondaire, Thoutmôsis III, qui monte sur le trône. En raison de son jeune âge, la régence revint à sa tante et belle-mère, Hatchepsout, fille de Thoutmôsis I et épouse de Thoutmôsis II.
Hatchepsout s'imposa au niveau politique. Elle dressa de nombreux obélisques dans le temple de Karnak et construisit un magnifique temple funéraire sur la rive Ouest de Thèbes, au lieu-dit Deir el-Bahari. Dans ce temple, on peut voir des scènes de théogamie, où est relatée la naissance divine du pharaon.
L'histoire retiendra une Hatchepsout pacifique et un Thoutmôsis III belliqueux et parfois même un peu trop énergique : au cours d'une chasse de cent vingt éléphants dans une plaine de l'Oronte, le roi avait fait une démonstration personnelle de son audace, mais un officier avait dut intervenir pour le tirer d'une situation périlleuse.
Les campagnes de Syrie et de Palestine
Thoutmosis III et Hatchepsout étaient déjà partis sous les acquis de Thoutmosis Ier qui avait conquis le Sud de la Palestine, et avait imposé l'autorité égyptienne sur la Syrie au roi du Mitanni. Durant le règne d'Hatchepsout, le prince de Qadesh profita de son pacifisme pour réunir des détracteurs au pouvoir égyptien ; de plus, les conflits surtout commerciaux ne cessaient de croître. À la mort de la femme pharaon, les troupes de Thoutmosis III atteignirent Gaza. Après un siège de sept mois, la ville de Mégiddo se rendit, suivi de nombreuses principautés qui reconnurent la suprématie égyptienne (par exemple, le souverain d'Assour, ennemi du Mitanni, qui établit des liens avec le pharaon). Les vingtaines d'années suivantes furent occupées par des campagnes visant à asseoir l'emprise égyptienne sur la Syrie centrale. Pour intervenir rapidement contre une rébellion possible à Qadesh, deux bases furent établies, à l'embouchure de l'Oronte, à Gaza et peut être aussi à Damas.
Les campagnes vers le Sud
Des la fin de l'occupation des Hyksôs, on s'empressa de reconquérir les territoires du Sud. Notamment dans la région d'Eléphantine et en Basse Nubie où les princes de quelques cités avaient conclu des accords avec le souverain de Kerma. Thoutmosis Ier, comme Ahmosis avant lui, attaqua le centre du pouvoir de Kerma ; la ville fut assiégée et le royaume ennemi anéanti (vers 1500 avant J.-C.).
Pour continuer à contrôler ces territoires, la région fut mise sous contrôle d'un vice-roi égyptien nommé «fils royal de Koush » et dont le pouvoir s'étendait jusqu'à proximité d'El Kab, dans la région du désert oriental. Tout comme ceux des princes d'Asie du Nord, les fils des princes nubiens furent emmenés à la cour égyptienne, et élevés parmi les jeunes princes égyptiens afin de préserver leur loyauté future. Le tribut reçu du Sud était administré par le temple d'Amon à Thèbes.
On introduisit le culte du roi et de ses ancêtres dans les régions du Sud en édifiant de nouveaux temples au sud de Kerma (notamment à Saïs, Soleb et Napata). On voua ainsi des cultes à Amon, Ptah et Horus. Pour protéger les massives arrivées d'or nubiens, si précieuses aux yeux de l'Égypte qui en avait besoin pour consolider son prestige, des forteresses furent édifiées à la sortie du Ouadi Allaqi.
Avec les tributs du Nord ajoutés à ceux du Sud, déposés au trésor royal de Thèbes, l'influence économique de l'Égypte était devenue incontestable. Avec la fin du monopole maritime Minoen en Crète (du à l'irruption d'un volcan sur l'île de Santorin, sûrement), et la prise de pouvoir par Mycènes, l'Égypte eut l'occasion de pratiquer plus amplement des échanges commerciaux avec les autres royaumes.
Les produits égyptiens (dont l'or était très apprécié des royaumes étrangers) n'eurent pas de mal à ce répandre dans toute l'Égée. Mais l'Égypte importait aussi beaucoup de produits finis, ainsi que de matières premières et de la main d'œuvre : des artisans syriens, d'Asie mineure et de Crète venait travailler sur les chantiers navals royaux du port de Memphis.
Le fer provenait du Liban, près de Koumidou et les turquoises, des mines de Sérabit el-Khadim, dans le Sinaï. Cette ouverture sur le monde méditerranéen modifia profondément les modes et les goûts. L'ascendant des conseillers étranger auprès du roi ne cessa de croître et de nombreux mots d'origine sémite furent introduits dans la langue égyptienne.
Aménophis II et Thoutmosis IV
Aménophis II, fils de Thoutmosis III poursuivit les campagnes en Syrie et Thoutmosis IV, son petit-fils imposa sa politique avec le soutien de l'armée, car il avait reçu une formation militaire. Le souverain du Mitanni, qui craignait une nouvelle menace d'une grande puissance hittite aspira à des rapprochements avec l'Égypte, et permis à Thoutmosis IV d'installer son propre dirigeant sur le trône du pays de Noukhassé, au sud d'Alleppo.
Aménophis III n'eut qu'à poursuivre la politique militaire déjà bien installée en Syrie et n'eut à faire que quelques campagnes en Nubie. Il se maria avec une fille d'officier influent dans la cour de la région d'Achmim. À dix huit ans, il eut une épouse secondaire, Giloukhépa, fille d'un souverain du Mitanni, avec en dot, d'importants territoires syro-palestiniens. D'autres mariages politiques eurent ainsi lieu, notamment avec les filles des rois de Babylone, d'Assour et d'Arzawa en Anatolie.
Les campagnes militaires finies, le roi put se consacrer à son pays, et prit de grandes décisions lors de sa fête-Sed (cérémonie royale en l'honneur des trente ans de règne du souverain). D'abord, il construisit un immense ensemble palatial à Malqata, sur la rive gauche du Nil, qui disposait de son propre port. Il était alors vénéré quotidiennement à la cour comme l'incarnation du soleil. Amenhotep, fils de Hapou, érigea pour le roi un imposant temple funéraire.
Cette époque est aussi celle de la naissance du culte d'Aton, dont le nom est habituellement donné au disque solaire. D'après l'idéologie, le roi et le dieu se mêle la nuit pour qu'au matin, le roi apparaisse sous l'incarnation d'une divine forme humaine. Aton faisait de l'ombre à Amon qui était contesté par la cour, et ainsi naquit une dispute entre celle-ci et les grandes familles égyptiennes.
Akhénaton, l'hérétique
Amenophis IV, fils d'Amenophis III et de Tiyi, épousa Nefertiti, d'origine étrangère. Il a sans doute baigné depuis sa plus tendre enfance dans les discussions sur le culte dynastique du roi et de son dieu Aton. Ainsi, on peut supposer qu'il a préparé depuis longtemps le remplacement du culte d'Amon par celui du dieu solaire, ce qu'il fit effectivement, six ans après son couronnement : il supprima le culte d'Amon à Karnak, mais, au lieu de supprimer le temple, il l'utilisa au profit de son dieu. Sa femme, Nefertiti, et sa fille, Meritaton, exerçaient la fonction sacerdotale des anciennes épouses du dieu. Petit à petit, on supprima le nom d'Amon dans les lieux de cultes égyptiens, et la propriété d'Amon changea de culte.
C'est à partir de l'an V du règne d'Akhénaton que la reine mère ainsi que la cour au complet déménagea pour le palais de l'actuelle Tell el-Amarna, en Moyenne-Égypte. Akhetaton («horizon d'Aton ») était le nom de cette ville, destinée à la fonction de capitale. En changeant de capitale, il changea son nom pour être plus connu sous le nom d'Akhénaton, probablement par provocation aux règles religieuses précédentes ; il centralisa le culte solaire au palais royal avec le temple du palais d'Aton et un temple funéraire, et sa tombe fut volontairement édifiée loin de celles des fonctionnaires de la cour dans le désert oriental. Souvent on représente Akhénaton par des statues relativement laides au niveau de l'expression, ceci étant dû à la modification des canons artistiques, et non forcément la réalité physique.
En architecture comme en sculpture on note de profondes modifications, notamment au niveau de la coupe des blocs de pierres (probablement des nouveaux modules utilisés pour tailler la pierre). Des expressions populaires font leurs apparitions dans des documents officiels, on parle alors de néo-égyptien. Des représentations du pharaon et de sa famille remplacèrent aussi les représentations des dieux locaux dans tout le pays.
Ce radicalisme s'adoucit vers l'an XII de son règne, car Akhénaton devait faire face de nouveau aux Hittites qui tentaient d'exercer de l'influence sur Qadesh. Cette menace n'était pas prise à la légère par les Égyptiens comme le prouve les différentes correspondances en écriture cunéiforme retrouvées à ce propos, et les différentes mises en garde données à l'Égypte par le roi de Byblos contre le souverain de Qadesh. Pour pallier ce problème, le pharaon envoya d'abord des troupes nubiennes en Palestine pour assurer la sécurité de l'administration égyptienne, mais il finit par régler la situation par un mariage diplomatique en épousant une fille du roi kassite de Babylone.
On suppose que Kiya, une reine représentée sur les monuments de l'époque, serait une fille du roi du Mitanni. Lors de sa mort et de celle de Nefertiti, on suppose que c'est Meritaton, la fille d'Akhénaton, qui aurait pris la place de Grande Epouse royale.
Akhenaton mourut sans successeur, on abrogea rapidement ses réformes et Amon retrouva sa place à Karnak. Le gouvernement revint à Memphis, quittant Akhetaton, et la tombe du successeur d'Akhenaton fut construite comme à l'habitude à Thèbes.
La veuve d'Ankhkhéperourê (ou Semenkhkarê), demanda après la mort de son mari - ce qui mit fin à son règne bref – au roi hittite un prince destiné à devenir son époux. Après de multiples vérifications pour s'assurer de l'authenticité de la demande, le roi fit envoyer un prince qui fut assassiné à la frontière égyptienne, donnant aux hittites une raison valable de marcher sur la Syrie du Nord.
C'est sous l'influence d'Aÿ que Ankhésenamon, une des filles d'Akhénaton et de Nefertiti, épousa le jeune Toutankhamon. Son règne fut bref, et il reste pourtant un des personnages les plus connus de l'Égypte ancienne. Pourquoi ? Tout simplement parce sa tombe est restée par chance inviolée. À cette mort, c'est le vieux Aÿ qui monta sur le trône, mais très peu de temps avant sa mort.
Les ramessides
Le haut commandant Horemheb, chef de l'armée à Memphis, prit le pouvoir après le règne controversé d'Aÿ, et se fit confirmer cette prise de pouvoir par un oracle d'Amon à Thèbes. Ramsès, son suppléant militaire fut désigné comme son successeur, et de son règne commencera la seconde moitié du Nouvel Empire, nommée époque ramesside (XIXe et XXe dynasties).
Horembeb, puis Ramsès Ier et Séthi Ier effectuèrent de multiples réformes à l'intérieur du pays. Séthi réhabilita le nom d'Amon dans d'anciens sanctuaires et fit déclarer Akhenaton roi hérétique. Stratégiquement, la capitale fut déplacée à la ville de Pi-Ramsès, dans le Delta oriental, proche de l'ancienne capitale Hyksôs, permettant par ses points d'eaux et ses forteresses un point de départ sûr vers la Palestine. La ville avait une taille imposante et des activités éclectiques comme des palais, des installations militaires, divers temples destinés aux dieux de l'Empire, des écuries et des manufactures d'armes. Ces dernières fabriquaient des boucliers hittites pour des troupes auxiliaires grâce au cuivre tiré des mines de Timna en Israël. Pi-Ramsès était aussi un point militaire stratégique, permettant une action rapide des troupes égyptiennes en cas de révoltes en Palestine ou en Syrie par exemple. Il y avait là des troupes nomades, les Hapirou (dont le nom se rapproche de l'actuel «hébreux »), qui gênaient le commerce par leurs guerres incessantes. Pour finir, une intervention militaire dans le pays d'Amourou (dont le centre est Qadesh) était devenue inévitable depuis qu'ils étaient passé ouvertement du coté Hittite.
C'est ce que fit Ramsès II, le successeur de Séthi Ier en engageant une importante guerre contre Qadesh. L'armée égyptienne eut la chance de pouvoir s'enfuir lors d'une embuscade. L'armée hittite était en effet dispersée par des pillages. L'Égypte perdit alors le pays d'Amourrou, et bien que la bataille de Qadesh ne fut remportée par personne, on peut remarquer sur les murs des temples égyptiens des inscriptions attribuant la victoire aux égyptiens. Cette bataille marque cependant un tournant dans l'histoire des relations entre l'Égypte et le Proche-Orient : le roi Hittite, ayant des problèmes de politiques interne, de famines et d'épidémies, convint avec le pharaon qu'une victoire totale n'était pas possible et signa un accord de paix. Plus tard, Ramsès II épousa une princesse hittite.
Ramses mourut à quatre-vingt-dix ans, après un règne bien occupé. Hormis les victoires, il fit des nombreux sanctuaires portant son nom dans tous les centres d'habitation du pays, souvent grâce à l'or obtenu par l'exploitation intensive de l'or nubien. Parmi ses quatre-vingt-dix enfants, Khâemouaset, un de ses fils, eut la tâche de réintroduire les anciens cultes et certaines de ses filles occupaient la fonction de Grande Epouse royale. Malgré cet apogée apparent, l'édification des temples, les victoires successives cachent une entrée dans une crise économique dévastatrice pour l'Égypte.
A l'ouest du pays, les Libyens s'activent en voyant apparaître des bateaux contenant les fameux «Peuples de la Mer ». Sous le règne de Mérenptah, ils s'étaient associés en attaquant dans le Delta, en vain.
Après le règne de celui-ci, la Haute-Égypte fut déchirée par une guerre civile nord-sud, et la situation se dégrada sous le règne de Ramsès III.
Le royaume hittite était tombé aux mains des Peuples de la Mer, dévastant tout sur le leur passage : les cités d'Asie Mineure et de Chypre, les villes du pays d'Alalakh, Ougarit et Karkémish. L'Égypte était assiégée de toute part, d'après les sources, par des Shardanes (Sardes ?), de Lyciens, de Touresh, d'Akhiyaouas (Achéens), de Péléset (Philistins), etc. ; malgré une attaque à l'ouest menée par les Libyens, elle fut repoussée par les Égyptiens.
Grâce à cette victoire et son butin correspondant, Ramsès III put entreprendre la construction du temple de Médinet-Habou qui était aussi une forteresse de par ses imposantes murailles. Les échanges commerciaux et les tributs cessèrent peut à peu, et ainsi s'installèrent les Philistins à Gaza et à Ashod, aux portes de l'Égypte.
Avec la perte des tributs et la demande constante de l'entretien de troupes de mercenaires (et peut être aussi une baisse du rendement de l‘or nubien) l'Égypte s'enfonça dans un déclin économique. Pour couronner le tout la main-d'œuvre travaillant aux tombes royales se mit en grève et Ramsès III, alors très âgé, fut victime d'une conspiration du harem.
Les successeurs de Ramsès III ne purent qu'observer la chute de l'Égypte : les troupes libyennes profitaient du déclin égyptien pour piller les temples thébains et le vice-roi de Nubie, Panéhési, entama une guerre privée contre Aménophis, le Grand Prêtre d'Amon à Thèbes. Plein d'espoir, la fête du Renouvellement des naissances de Ramsès XI, qui a pour but de définir une nouvelle orientation politique et d'instaurer une situation stable, n'eut pas de réelles retombées et le pharaon dut assister à l'effondrement du pouvoir thébain.
C'est alors que Hérihor-Siamon (Grand Prêtre d'Amon) instaura une dictature fondée sur une théocratie et définie par l'oracle thébain.
半截篮半截篮是篮球运动的一项技术。一般指三秒线附近的定点投篮,也可泛指中距离的定点投篮。
这项技术为篮球的技术,虽然不华丽,但很实用,是很受推崇的一项技术。
Category:篮球
rozstpy hotels Vienna nauka Bramy garaowe alojamientos en edimburgo
|
|
|
| :: RELATED NEWS :: |
|
Rolls-Royce Eagle
The Rolls-Royce Eagle V12 was a 12 cylinder 60 degree V12 aero engine of 20 Liters capacity. The engine first ran in 1915, was liquid cooled, had overhead camshafts and produced 360 hp (268 kW) at 1800 rpm whilst weighing 408 kg (900lb). It was not supercharged. Bore and stroke were 5.5" x 6.5" (140 x 165 mm). 4,681 were built, production ceasing in 1928.
There is an example of this engine in the Pirates of the Caribbean (disambiguation).
Pirates of the Caribbean (disambiguation)
Pirates of the Caribbean is one of the best-known attractions at Disneyland, the Magic Kingdom, Tokyo Disne
|
Cardhalla
Cardhalla is a charity event that has been held at Gen Con since 1999.
During the convention a city is constructed out of donated cards from trading card games. The motto is: "Build. Donate. Destroy."
Build
Attendess may help in the building process using the cards that are donated. They may come and go as they wish, as the event is a 24 hour event hosted for free. The usual style of building consists of folding cards and stacking them. However, cutting a card to make a fit or eve
|
|
Classic VB
Classic VB is a term coined by [http://vb.mvps.org/ Karl E. Peterson] to define what he also refers to as VB.COM. (vs. VB.NET) in his [http://vb.mvps.org/articles/go200505.asp Petition to Microsoft] on March 31 2005. Karl built a website for that petition at [http://classicvb.org/ http://classicvb.org/].
Classic VB refers to versions of Visual Basic that were based on a foundati
|
|