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Hubert Robert

Hubert Robert

Hubert Robert est un peintre français né en 1733 et mort le 15 avril 1808 à Paris. Il est parfois surnommé « Robert des ruines » Le père de Hubert Robert, Nicolas Robert, était au service de François Joseph de Choiseul, marquis de Stainville. Cette relation servit la carrière de Hubert Robert. Il suivit des études classiques chez les jésuites au collège de Navarre entre 1745 et 1751. Il étudia chez Michel-Ange Slotz, qui lui enseigna la perspective et le dessin et le décida à se tourner vers la peinture. En 1754, il partit pour Rome, avec Étienne François de Choiseul (le fils de son patron), récemment nommé ambassadeur de France à Rome. Hubert Robert passa onze ans à Rome, une période remarquablement longuepour un jeune homme sans poste officiel à l'Académie de France à Rome. Il rencontra les collectionneurs et les artistes (entre autres, Piranèse, qui eut une grande influence sur lui). Bien que n'ayant pas gagné le Prix de Rome, il fut autorisé à se joindre aux pensionnaires du palais Mancini. Il y rencontra le jeune Jean Honoré Fragonard, et l'abbé de Saint-Non, un amateur distingué qui leur commanda des dessins de villes italiennes, d'antiquités et d'œuvres d'art en vue de les publier. L'abbé de Saint-Non emmena Hubert Robert à Naples en avril 1754 pour visiter les fouilles de Pompéi, ce qui alimenta ses capriccii. Hubert Robert resta à Rome jusqu'en 1754. À son retour à Paris, il rencontra un succès rapide. L'année suivante, il était agréé et reçu par l'Académie Royale. Ses peintures montre qu'il était capable d'interprétations poétiques de paysages, de vues de Rome, de Paris, d'Île-de-France. Il a peint également des fantaisies, par exemple la grande galerie du Louvre en ruines. Il fit cependant des croquis d'après nature (et des tableaux en atelier) de l'incendie de l'Hôtel Dieu (en 1772), et de la démolition du pont Notre-Dame. Il exposait souvent aux Salons, et aimait travailler pour les collectionneurs et les aristocrates. Pendant les années 1780, il aménagea les parcs du Roi, de plus, il aménagea les jardins de Méréville pour le Marquis de Laborde et d'Ermenonville pour le Marquis de Girardin. Pendant la Révolution, il est arrêté en octobre 1793. Détenu à la prison Sainte-Pélagie et à la prison Saint-Lazare, il y a survécu en peignant des assiettes et des scènes de vie carcérale, avant d'être libéré après la chute de Robespierre. Hubert Robert est mort d'apoplexie le 15 avril 1808.

Œuvres


- Galeries en ruines, au musée Jacquemart-André, Paris
- La Maison carrée, les arènes et la tour Magne à Nîmes, au musée du Louvre, Paris
- L’Atelier du peintre, musée Boymans-van Beuningen, Rotterdam
- Le pont du Gard, au musée du Louvre, Paris
- La Bastille dans les premiers jours de sa démolition, musée Carnavalet, Paris [http://www.v1.paris.fr/musees/musee_carnavalet/collections/regard_oeuvres/peintures/regard_oeuvre_peinture_bastille.htm voir] Robert, Hubert Catégorie:Peintre en R Robert, Hubert Robert, Hubert

Peintre


- Peintre est une commune française du Jura ;
- Voir peinture pour le métier de peintre ou d’artiste-peintre.

Voir aussi


- Liste de peintres par ordre alphabétique

15 avril

ko:4월 15일 ja:4月15日 simple:April 15 th:15 เมษายน Catégorie:Jour de l'année Le 15 avril est le 105 jour de l'année (106 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.

Évènements


- 1450 : Bataille de Formigny.
- 1589 : Martin Ruzé de Beaulieu installe au nom d'Henri III Philippe Duplessis-Mornay dans la charge de gouverneur de Saumur.
- 1798 : Genève perd son indépendance
- 1877 : Premier vol d'hélicoptère de l'ingénieur italien Enrico Forlanini
- 1912 : Naufrage du Titanic.
- 1940 : Début du débarquement du corps expéditionnaire britannique (13 000 hommes) en Norvège, à Namsos et Andalsnes, au Nord et au Sud de Trondheim.
- 1952 : En Bolivie, coup d'État de Víctor Paz Estenssoro.
- 1955 : Ouverture du premier restaurant McDonald's à Des Plaines (Illinois).
- 1989 : 95 personnes périssent écrasées ou étouffées contre les grilles du stade Hillsborough à Sheffield (Grande-Bretagne) lors de la demi-finale de la Coupe d'Angleterre de football opposant les équipes de Liverpool et de Nottingham Forest.
- 1994 : Signature des accords de Marrakech.
- 1999 : Abdelaziz Bouteflika devient le 7e président de l'Algérie indépendante.
- 2005 : Funérailles du prince Rainier III de Monaco, mort le 6 avril 2005.

Naissances


- 1452 : Léonard de Vinci, peintre, architecte, sculpteur, ingénieur et théoricien italien († 1519)
- 1684 : Catherine Ire de Russie († 1727)
- 1707 : Leonhard Euler, mathématicien († 1783)
- 1772 : Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, naturaliste français, († 1844).
- 1812 : Théodore Rousseau, peintre français, († 1867)
- 1832 : Wilhelm Busch, dessinateur anglais
- 1843 : Henry James, écrivain américain
- 1858 : Émile Durkheim, sociologue français
- 1894 : Bessie Smith, chanteuse américaine
- 1901 : René Pleven, homme politique français
- 1930 : Vigdís Finnbogadóttir, présidente de la République d'Islande de 1980 à 1996
- 1933 :
  - Elizabeth Montgomery, actrice américaine, († 1995).
  - David Hamilton, photographe britannique.
- 1936 : Raymond Poulidor, cycliste français
- 1939 : Claudia Cardinale, actrice italienne
- 1949 : Alain Minc, sociologue français
- 1952 : Josiane Balasko, actrice et réalisatrice française
- 1959 : Emma Thompson, actrice et scénariste britannique
- 1962 : Nawal El Moutawakil athlète marocaine

Décès


- 1205 : Louis de Champagne (33 ans), comte de Blois et de Clermont, lors de la bataille d'Andrinople.
- 1865 : Abraham Lincoln, Président des États-Unis
- 1927 : Gaston Leroux, écrivain français
- 1967 : Totò, acteur et chanteur italien (° 1898, 69 ans)
- 1980 : Jean-Paul Sartre, écrivain et philosophe français
- 1990 : Greta Garbo, actrice suédoise
- 1998 : Pol Pot, dictateur du Cambodge
- 2001 : Joey Ramone, chanteur du groupe punk Ramones

1808

Catégorie:1808 Cette page concerne l'année 1808 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Création par Napoléon Bonaparte du Grand Duché de Varsovie.
- Définition d'un statut des villes en Prusse dont les conseils municipaux seront élus par les bourgeois résidents.

France


- Pose de la première pierre de la Bourse de Paris.

Guerres Napoléoniennes


- Napoléon envahit l'Espagne et installe son frère Joseph comme roi. Début de la guerre de résistance espagnole (fin en 1814).
- 14 juillet : victoire de Medina del Rio Seco
- 19 juillet : Les Français sont défaits à Bailen en Espagne.
- 27 août : Entrevue d'Erfurt avec les empereurs d'Autriche et de Russie, et le roi de Prusse (27 sep-14 oct).
- 30 août : Les Français sont défaits à Cintra au Portugal.

Afrique


- Actuelle île de la Réunion, l'île Bonaparte subit un blocus britannique.

Amériques

Amérique du Nord


- 1 janvier : L'importation d'esclaves aux États-Unis est interdite.

Amérique latine


- Début des guerres d'indépendance dans les Amériques centrale et du Sud (fin en 1825).
- Brésil : le roi du Portugal, réfugié au brésil, s'installe à Rio de Janeiro.

Asie

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & Monde arabe


- Début du sultanat ottoman de Mahmud II (fin en 1839).

Arts & cultures


- Sixième symphonie de Ludwig van Beethoven.

Sciences et techniques


- Le physicien français Étienne Malus découvre la polarisation de la lumière par réflection.

Naissances en 1808


- 15 février : Anton Menge, naturaliste allemand († 1880).
- 26 février : Honoré Daumier, sculpteur, lithographe et peintre français.
- 17 mars : Robert Alfred Cloyne Godwin-Austen, géologue anglais.
- 20 avril : Louis-Napoléon Bonaparte futur président de la République.
- 22 mai : Gérard de Nerval, écrivain et poète romantique.
- 13 juin : Edme Patrice Maurice de Mac-Mahon, futur maréchal de France et futur président de la république française.
- 8 juillet : George Robert Gray, zoologiste et écrivain britannique († 1872).
- 15 septembre : John Hutton Balfour, botaniste écossais († 1884).
- 2 novembre : Jules Barbey d'Aurevilly, écrivain français.
- 29 décembre : Andrew Johnson, futur Président des États-Unis.

Décès en 1808


- 3 mars : Johan Christian Fabricius, entomologiste et économiste danois1745). __NOTOC__ ko:1808년 ms:1808 simple:1808

Jésuite

:Pour les articles homonymes de jésuite, voir Jésuite (homonymie). Jésuite (homonymie)
Jésuite (homonymie) La Compagnie de Jésus — abrégée s.j. : société de Jésus — est un ordre catholique fondé par Ignace de Loyola et reconnu depuis 1540. On appelle ses membres les jésuites.

Vœux

Tous les membres de la Compagnie professent les trois vœux habituels des religieux catholiques : ceux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance à leur supérieur. À cela, les profès prononcent un quatrième vœu, celui d'obéissance au pape : :« Il est bon de rappeler dans quelle intention la Compagnie a fait le vœu d'obéir, sans alléguer d'excuse, comme au Souverain Vicaire du Christ : il s'agissait d'être envoyé parmi les fidèles ou les infidèles, partout où il jugerait que ce serait utile pour une plus grande gloire divine et un plus grand bien des âmes. » :(Septima pars, I, 603)

Spiritualité

La spiritualité de la Compagnie repose sur les Exercices spirituels composés par Ignace de Loyola et se caractérise par une obéissance stricte et un grand zèle apostolique.

Histoire

Le 15 août 1534 Ignace et six autres étudiants, dont François Xavier et Pierre Favre premier prêtre ordonné de la Compagnie, se retrouvent à Montmartre, firent vœu de pauvreté et de chasteté, et fondèrent la Societas Iesu (s.j.), connue en français sous le nom de « Compagnie de Jésus ». Ils partirent en 1537 pour l'Italie pour obtenir la reconnaissance de leur ordre par le pape, ce qu'ils obtinrent par la bulle Regimini militantis en 1540. Si la Compagnie à ses débuts s'occupait essentiellement d'activités missionnaires, elle se tournera dès 1547 vers l'enseignement, qui deviendra l'activité principale vers la fin du siècle. La devise de la Compagnie : Ad majorem Dei gloriam (« Pour la plus grande gloire de Dieu »), explique la diversité des tâches auxquelles s'adonnent les jésuites. Outre l'enseignement, qui s'étend à tous les niveaux, ils pratiquent la prédication, sont missionnaires, directeurs de conscience, étudient la théologie, effectuent des recherches scientifiques, etc. En 1582, les Jésuites arrivent en Chine. À la mort d'Ignace de Loyola (1556), la Compagnie comptait plus d'un millier de membres. Soixante ans plus tard, elle en regroupait treize mille dans toute l'Europe. Elle lutta contre l'influence protestante, en Extrême-Orient et en Amérique. Très engagée dans la Contre-Réforme, elle se retrouva farouchement opposée à Galilée. Elle dut à son tour faire face à de violentes persécutions dues à sa nouveauté, à son soutien inconditionnel au pape, à l'efficacité de son organisation centralisée, à son influence sur les rois et la haute noblesse, à ses positions théologiques et à ses méthodes missionnaires d'assimilation. Les Jésuites furent chassés du Portugal en 1759, de France en 1764, d'Espagne en 1767 et suscitèrent une telle opposition que le pape Clément XIV supprima l'ordre en 1773. La bulle débutait par la clause ad perpetuam rei memoriam et on pouvait y lire: « Il est à peu près impossible que, la société des Jésuites subsistant, l'Église puisse jouir d'une paix véritable et permanente ». L'Ordre sera cependant rétabli en 1814, mais les attaques continuèrent tout au long du :
- En France, ils seront chassés en 1880, puis à nouveau en 1901.
- En Suisse, c'est seulement en 1973 que fut abrogée l'interdiction constitutionnelle de l'activité des jésuites. L'interdiction remontait à 1848 et fut à l'origine de la Guerre du Sonderbund et de la Suisse moderne. Avec le Kulturkampf pour toile de fond, le banissement des jésuites avait été confirmé par les articles d'exception lors de la révision constitutionnelle de 1874.

Les Jésuites aujourd'hui

La Compagnie de Jésus regroupe 19 850 membres dans le monde au 1er janvier 2005 [http://www.fides.org/fra/news/2005/0503/31_3821.html]. En France, elle publie régulièrement ses travaux dans plusieurs revues dont les plus connues sont Études, Christus et Projet. Elle est également active dans l'éducation scolaire (17 établissements) et supérieure (5 établissements). Elle possède ses propres facultés de théologie et de philosophie, regroupées dans le Centre Sèvres, à Paris. L'actuel préposé général des Jésuites est, depuis 1983, Peter Hans Kolvenbach, d'origine hollandaise. Il succède à Pedro Arrupe.

Rôle des jésuites

De nombreux jésuites ont joué un rôle important dans les sciences, notamment en histoire naturelle. De nombreux jésuites partent dans des contrées lointaines où ils étudient la faune et la flore locale. C'est le cas de Juan Ignacio Molina (1740-1829) ou Ethelbert Blatter (1877-1934) en Inde. D'autres, sans quitter l'Europe, ont été des scientifiques de premier plan comme Philippo Buonanni (1638-1725) ou Athanasius Kircher (1601 ou 1602-1680).

Controverse

Les jésuites sont souvent soupçonnés par certains catholiques (Jansénistes)et par de nombreux protestants d'être à la source de conspirations (Cf. le Juif Errant d'Eugène Sue). Ils sont, entre autres, accusés de diriger le Vatican en sous-main; aucun pape n'a jamais été jésuite, mais on sait que le Général de l'Ordre a reçu le surnom de «pape noir». La Compagnie de Jésus avait pour devise «Ad majorem Dei gloriam» (Pour la plus grande gloire de Dieu), dont les initiales A.M.D.G. servaient d'épigraphe à la plupart des livres qui émanaient d'elle. Pierre Larousse a écrit à ce sujet: :«Au temps où florissaient à Montrouge et à Saint-Acheul les maisons d'éducation de la Compagnie de Jésus, la célèbre devise jouait un rôle important dans la discipline. Le révérend père fouetteur (ceux qui ont été placés sous sa main pourraient l'attester) avait fait graver les quatre initiales sur le manche du terrible martinet. La gent écolière était fouettée ad majorem Dei gloriam, gloire dont elle se serait sans doute fort bien passée.»

Voir également

Articles connexes


- liste des congrégations catholiques
- Liste de jésuites cités sur Wikipédia

Liens externes


- [http://www.jesuites.com Le site de la province de France]
- [http://www.jesuits.ca/site/home/home.html Annuaire mondial des sites jésuites]
- [http://www.revue-etudes.com Études]
- [http://www.revue-christus.com Christus]
- [http://www.ceras-projet.com/lodel/index.php Projet]

Bibliographie


- Alain Guillermou, Les Jésuites. Paris : PUF, coll. « Que sais-je ? », 1999. ISBN 2130443346
- Alain Woodrow et Albert Longchamp, Les Jésuites. Histoire de pouvoirs. Paris : Jean-Claude Lattès, 1984. ISBN 2010181107 Catégorie:Catholicisme
-
ja:イエズス会 ko:예수회 zh-min-nan:Iâ-so·-hōe

1751

Catégorie:1751
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Années 1730 | Années 1740 | Années 1750 | Années 1760 | Années 1770
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---- Cette page concerne l'année 1751 du calendrier grégorien.

Événements


- Bulle de Benoît XIV condamnant la Franc-Maçonnerie.
- Diderot et d'Alembert publient le premier volume de l'Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers.
- Début de l'occupation chinoise au Tibet et dans le bassin du Tarim (fin en 1759).
- Début du règne d'Adolf-Frédéric, roi de Suède (fin en 1771).
- Robert Clive défait les Français à Arcot. C'est la fin de l'influence française à Madras. Le siège de Tiruchirapalli par les Français est un échec.
- Le savant français Jean-Étienne Guettard produit les premières cartes géologiques de France.
- Édition du premier journal au Canada nommé le Halifax Gazette.
- Début de la publication de l'Encyclopédie de Diderot.

Arts

Sciences et techniques


- Le nickel est isolé par Axel Fredrik Cronstedt.

Naissances en 1751


- 16 mars : James Madison.
- 17 mars : Anders Dahl, botaniste suèdois († 1789).
- 10 décembre : George Shaw, botaniste et zoologiste britannique († 1813).

Décès en 1751


- 17 janvier : Tomaso Albinoni, compositeur italien.
- 29 juillet : Benjamin Robins ingénieur et mathématicien britannique inventeur du pendule balistique. ko:1751년 ms:1751

Perspective

) mettant en scène un effort tout particulier dans les bâtiments de l'arrière-plan pour les représenter en perspective]] La perspective est une technique de dessin qui vise à représenter un objet en volume sur une surface en donnant une impression de relief. La perspective linéaire consiste à marquer exactement par des traits et des lignes la figure et la grandeur des objets dans l'éloignement où ils sont. Il existe différentes techniques pour représenter une perspective en dessin.

La perspective axonométrique

C'est une projection orthogonale sur un plan, elle n'utilise pas de point de fuite, et les rapports de grandeur sont conservés selon les directions. Aujourd'hui, elle est majoritairement utilisée en conception (CAO, architecture). On en distingue plusieurs types :
- perspective isométrique : les angles entre les axes du système de coordonnées cartésiennes orthonormé sont de 120° dans la projection, les rapports de grandeur sont conservés entre les trois axes.
- perspective cavalière : originalement créée par les militaires pour étudier la balistique et les fortifications (pour savoir à quel moment on peut tirer au canon sur les cavaliers). Le plan vertical (xOz) est en vraie grandeur, et la profondeur (Oy) est à 45°.

La perspective cônique

La perspective cônique a été inventée par Filippo Brunelleschi en 1415 à devant le baptistère de Florence. Cette invention a ouvert la voie à la Renaissance artistique. Il s'agit une projection selon un faisceau de droites passant par un même point (l'œil, ou l'observateur) sur une surface (le tableau). La perspective cônique est en parfait accord avec l'humanisme (pensée qui apparaît pendant la Renaissance. Elle consiste à valoriser l’Homme, à le placer au centre de son univers) : l'Homme (ici l'œil de l'observateur) au centre de l'univers (la perspective). humanisme]] On distinguera plusieurs cas :
- si le tableau est un plan, on obtiendra :
  - une perspective à un point de fuite (si le tableau est parallèle à l'objet à représenter, dans ce cas, certaines droites parallèles seront parallèles dans la perspective),
  - une perspective à deux points de fuite (si le tableau n'est pas parallèle à l'objet à représenter, seules les verticales resteront parallèles entre elles dans la perspective),
  - une perspective à trois points de fuite (si le tableau n'est pas vertical, alors les verticales ne seront plus parallèles dans la perspective). :Ces distinctions sont valables dans le cas où on voudrait représenter des objets orthogonaux, elles n'ont en fait pas lieu d'être, car le principe reste le même, la grosse différence est d'ordre pratique (les perspectives à un point de fuite sont plus faciles à monter à la main, et les perspectives à trois points de fuite sont un casse-tête assez prenant) ; l'informatique traite ces cas indifféremment.
- si le tableau est un cylindre, on parlera de perspective cylindrique. On en trouve des prémices dès le Moyen-Âge, M. C. Escher en a fait un de ses outils de prédilection, ils sont indispensables dans les décors lors de travelling en dessin animé. Il s'agit de plans allongés, où 2 points de fuites se trouvent à des points opposés du rectangle du plan. Les points les plus proches ne sont pas reliés au point de fuite par des droites mais par des courbes (arcs de sinusoïdes), les verticales restent verticales dans la perspective. La perspective cylindrique est aussi utilisée pour faire des panoramiques qui peuvent atteindre 360°. Il existe des logiciels qui assemblent plusieurs photos (perspectives planes) pour obtenir un panoramique (perspective cylindrique).
- si le tableau est une sphère, on parlera de perspective sphérique. La perspective sera alors sur une sphère, on ne peut pas la « déplier » comme le cylindre pour le présenter à plat, il faut encore effectuer une projection qui s'apparente à la projection cartographique. Ce type de perspective n'est raisonnablement pas envisageable sans le recours à l'ordinateur. :ex: un panoramique 360° dans les sens vertical et horizontal en photo, le logiciel quicktimeVR.

Utilisations de la perspective

La perspective est utilisée dans de nombreux domaines
- Le trompe-l'œil
- le décor de théâtre
- l'architecture, avec la perspective accélérée qui visent à faire paraître plus longue une pièce qu'elle n'est en réalité

Traités de perspective


- 1435 : Leone Battista Alberti De pictura (De la peinture), première étude scientifique de la perspective.
- 1545 : Sebastiano Serlio
- 1583 : Giaccomo Barozzi da Vignola

Voir aussi


- Illusion d'optique Catégorie:Technique artistique Catégorie:Peinture Catégorie:Géométrie ja:遠近法 ko:원근법

Peinture

Les peintures sont des matériaux servant à recouvrir d'autres matériaux, soit pour des raisons esthétiques, soit pour les protéger. Elles se présentent en général sous forme liquide, et sont appliquées en couches fines avec un pinceau, un rouleau ou par projection. Elles peuvent aussi être sous forme pâteuse et s'appliquer avec un couteau (petite truelle). Dans la pratique artistique, elles s'appliquent à la main et ce de tout temps (Lascaux, Renaissance, art contemporain). Industriellement, on utilise aussi des peintures en poudre, appliquées par projection électrostatique puis cuites. La peinture comporte en général trois composants :
- le pigment, qui donne la couleur et l'opacité (Terre de Sienne, par exemple) ;
- le liant ou médium, qui lie le pigment et donne la consistance et la transparence (huile de lin, résines, gomme arabique ...) ;
- le diluant, qui rend la peinture liquide et permet une application facile (essence de térébenthine) ; après application, le diluant s'évapore et la peinture durcit (on dit qu'elle sèche). En dehors des pigments et des liants, on trouve dans la peinture divers produits qui améliorent l'élasticité ou la résistance de la peinture. On peut trouver aussi des siccatifs (produits améliorant le séchage). On peut reconnaître des courants artistiques aux choix des solvants et siccatifs (très sombre au Nord de l'Europe, très clair en Italie). Les peintures en poudre n'ont pas de solvant. Le liant est souvent un produit qui se transforme en polymère, la peinture forme alors une couche de plastique protectrice ; cette polymérisation peut se faire par l'évaporation du solvant, ou bien par exposition à la chaleur (cuisson dans un four). On appelle souvent « sans solvant » les peintures acryliques ou vinyliques dont le solvant est de l'eau. Cependant, les peintures ne contenant pas de solvant hydrocarbure (ex: white spirit) peuvent contenir des additifs comme les éthers de glycols pouvant eux aussi nuire à l'environnement. La première utilisation des peintures avait des buts sacrés et religieux, puis artistiques. Par métonymie, le terme « peinture » désigne également la discipline artistique. Avec l'apparition de la photographie et de la vidéo la discipline évolue et les termes art plastique ou art visuel tendent à remplacer celui de peinture.

Types de peinture

Types de peinture
- l'aquarelle
- l'acrylique
- la gouache
- la peinture à l'huile
- l'encre de chine

Par technique

Types de peinture
- la complémentarité des couleurs
- la composition
- transparences
- aplats : c'est l'application d'un champ coloré uniforme
- liquide : peinture fluidifié à l'aide de médium ou d'eau et qui permet d'avoir des effets liés
- brossage : on met de la peinture sur un pinceau brosse, un chiffon et on le frotte sur un support afin de perdre une partie de la peinture, quand on peindra ensuite on aura un effet evanescent de la couleur.
- projections
-
- grattage/scarifications : consiste à l'aide d'un outil abrasif, coupant à préléver de la matière, du médium et de mettre à jour les couches inférieures, voire le support même, qui peut être ainsi même attaqué, troué.
- irisations
- peindre à la « fraîche »
- peindre avec tout son corps
-

Par support


- Murale : peinture murale, Fresque, peinture murale en trompe-l'œil
- Toile : Il ya plusieurs manière de peindre sur une toile, selon qu'elle est fixée ou non sur un support. Habituellement l'on peint sur une toile enduite de colle, et recouverte d'un apprêt, elle est tendue sur un chassis. Jackson Pollock fait partie de ceux qui ont travaillé sur des toiles sans chassis, elle peut reposer sur le sol, supporter des traitements, des pressions, tensions qu'une toile tendue ne pourrait pas encaisser.
- Bois
- Papier
- Carton
- Cuivre
- Ivoire (ancien) il peut aussi y avoir des styles de peinture comme l'art baroque, l'abstrait etc...etc...

Matériel de peinture


- Médiums
- Outil de peinture
- Supports

Mouvements, peintres et œuvres


- La couleur selon Johannes Itten
- Préhistoire : art sacré vs art déco
- La Renaissance artistique
- Jusqu'au
- Les courants de l'art moderne
- Les courants de l'art contemporain ()
- La peinture et les femmes
- La Peinture chinoise
- La représentation du nu dans l'art

Genres


- Portrait et autoportrait
- Nature morte et vanités
- Paysage et marine
- Peinture d'histoire et scène de genre
- Peinture religieuse et peinture profane ou mythologique Voir l'article particulier Thèmes de la peinture.

Mouvements picturaux

Voir l'article détaillé : Mouvements en peinture occidentale

Peintres par ordre alphabétique


- Louise Aubé
- Maurice Boitel
- Bernard Buffet
- Claude Monet
- Edouard Manet
- Pablo Picasso
- Pierre-Paul Rubens

Voir aussi

Articles connexes


- Brossage à sec
- Quelques chefs-d'œuvre de la peinture
- Camaïeu

Liens externes


- Techniques picturales: les couleurs complémentaires et les harmonies : http://nagchampa.blogspirit.com/techniques_picturales/
- [http://www.almanart.com l'almanach sélectif et didactique d'art contemporain]
- Le Web Muséum (projet libre) : http://www.ibiblio.org/wm
- La Réunion des Musées Nationaux (France) : http://www.rmn.fr
- Webexhibits (anglais) : http://webexhibits.org
- Les Grands Peintres - Musée virtuel : http://www.grandspeintres.com
- [http://www.bergerfoundation.ch/index_french.html La fondation Berger]
- [http://mucri.univ-paris1.fr/index.html Musée critique de la Sorbonne]
- [http://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm La base Joconde, de la Direction des musées de France] : 137 500 notices et 24 000 images...
- [http://www.wga.hu/ Web Gallery of Art] : la peinture européenne de 1100 à 1800 - 12 400 images - biographies (en anglais)
- [http://www.museeduluxembourg.fr/ les expositions de peinture du Musée du Luxembourg]
-
De la peinture considérée dans ses effets sur les hommes en général, et de son influence sur les mœurs et le gouvernement des peuples, George-Marie Raymond
- The Athenaeum (anglais) : 21 375 documents : Collection classée par le nombre de reproductions d'un artiste. En tête Pierre Auguste Renoir avec 1072, Monnet 1061, Pissaro 776 etc http://67.18.136.122/art/count_by_artist.php
- [http://www.artabus.com/ Artistes contemporains] : biographies et oeuvres d'artistes de tous pays
- [http://perso.wanadoo.fr/wakaziva/toile/ Retrouver La Vue de Delft de Vermeer ?]
- [http://www.artclair.com Le Journal des Arts, L'Œil]: actualité picturale en France et dans le monde
- [http://www.midan.org Musée International D'Art Naïf] Catégorie:histoire de l'artCatégorie:art contemporainCatégorie:arts plastiquesCatégorie:art visuel catégorie:polymère
-
ja:絵画 ko:회화 ms:Lukisan


Étienne François de Choiseul

Étienne-François, comte de Stainville puis duc de Choiseul, né le 28 juin 1719 et mort le 8 mai 1785, ambassadeur puis secrétaire d'État de Louis XV.

Biographie

Fils aîné de François Joseph de Choiseul, marquis de Stainville (1700-1770), il prend d'abord le titre de son père. Il s'engage dans l'armée où il participe aux campagnes de Bohême en 1741 et d'Italie, notamment la bataille de Coni, pendant la guerre de Succession d'Autriche. Choiseul possède à la fois des capacités aux affaires et de l'assiduité au travail, mais il manque de ténacité contre ses opposants. Physiquement il était petit et laid. De 1745 à 1748 il est aux Pays-Bas pendant les sièges de Mons, Charleroi et Maastricht. Il atteint le rang de lieutenant-général. En 1750 il épouse Louise Honorine, fille de Louis François Crozat, marquis du Châtel (d. 1750), qui lui apporte une large fortune et se montre très dévouée. Choiseul obtient la faveur de Madame de Pompadour en lui procurant des lettres que Louis XV a écrit à sa cousine Madame de Choiseul-Romanet, avec laquelle le roi eu une aventure galante ; et après avoir été pendant un bref moment bailli des Vosges il est nommé ambassadeur à Rome en 1753, où il mène les négociations concernant les troubles provoqués par la bulle papale Unigenitus. Il agit avec efficacité et en 1757 sa patronne lui obtient un transfert à Vienne, où on le charge de cimenter la nouvelle alliance entre la France et l'Autriche. Sa réussite lui permet de devenir secrétaire d'État aux affaires étrangères (1758-1761/1766-1770) comme successeur de Antoine Louis Rouillé et donc la direction de la diplomatie française pendant la guerre de Sept Ans. Il est fait alors duc de Choiseul et pair de France. En 1761, il devient également secrétaire d'État à la Guerre et à la Marine, transférant le secrétariat d'État à son cousin Choiseul-Praslin. En 1766 il reprend les Affaires Étrangères, Choiseul-Praslin prenant la Marine. Arrivant au pouvoir au milieu de la démoralisation après les défaites de Rossbach et Crefeld, il cherche à finir rapidement le conflit, signant le traité de Paris de 1763 qui transfère à l'Angleterre le Canada et l'Inde. Dans l'espoir qu'un nouveau conflit, cette fois-ci victorieux, pourra rétablir l'équilibre des puissances en Europe, il réforme avec énergie l'armée et la marine. Il investit dans les colonies des Antilles notamment Saint-Domingue, fait l'achat de la Corse et de la Lorraine. Sa gestion intérieure est jugée favorablement par les encyclopédistes qu'il soutient en bannissant les Jésuites. C'est une des raisons de sa chute, avec son soutien à La Chalotais, et l'opposition des parlements provinciaux à sa politique. Ses ennemis menés par madame du Barry, maîtresse du roi, et le chancelier Maupeou, ont raison de lui en 1770 il reçoit l'ordre de se retirer sur son domaine à Chanteloup. Les intrigues contre lui avaient, cependant, augmenté sa popularité, laquelle était déja grande, et durant son bannissement qui dura jusqu'en 1774 il est visité par des personnages puissants. À son regret Louis XVI ne le rétablit pas dans son poste mais lui permet de revenir à Paris.

Bibliographie


- Anne Brienne, Le duc de Choiseul. La France sous Louis XV, Albatros, Paris, 1986 ;
- Jean de Choiseul, Les Choiseul et l'histoire, éd. du Papyrus, 1988 ;
- Guy Chaussinand-Nogaret, Choiseul (1719–1785). Naissance de la gauche, Perrin, coll. « Histoire », Paris, 1998 (ISBN 2262012784). Choiseul, Étienne François de Choiseul, Étienne François de Choiseul, Étienne François de

Prix de Rome

Le Prix de Rome est une bourse d'étude pour les étudiants en art. Il fut initié en 1663 en France sous le règne de Louis XIV sous la forme d'une récompense annuelle pour de jeunes artistes prometteurs (peintres, sculpteurs et architectes) qui prouvaient leurs talents en effectuant des concours éliminatoires très difficiles. Le prix était organisé par l'Académie royale de peinture et de sculpture est était ouvert à ses élèves. Le lauréat gagne un séjour de quatre ans au Palais Mancini à Rome aux frais du roi de France, Le séjour pouvait être prolongé si le directeur de l'institution le jugeait utile. Les concours étaient organisés en peinture, sculpture, architecture et gravure, et en 1803, fut ajoutée la composition musicale. Le gagnant du « Premier Grand Prix » était envoyé pour trois ans à l'Académie de France à Rome fondée par Jean-Baptiste Colbert en 1666. Il existait selon les années des « Seconds Prix » qui permettaient également de partir à Rome mais pour une durée moindre. Eugène Delacroix, Edouard Manet, et Edgar Degas font partie des artistes qui tentèrent le Prix de Rome et n'obtinrent jamais la moindre récompense. Jacques-Louis David tenta même de se suicider après avoir échoué trois années de suite. Le concours fut supprimé en 1968 par André Malraux. Cette compétition est, depuis, remplacée par une sélection sur dossier et les Académies, réunies au sein de l'Institut de France, ont été supplantées par l'État et le ministère de la Culture. Les pensionnaires sélectionnés se voient accorder la possibilité de se perfectionner pendant un séjour de six à dix-huit mois (exceptionnellement deux ans) à l'Académie de France à Rome (actuellement hébergée par la Villa Médicis).

Liste de lauréats en architecture

voir :Catégorie:Prix de Rome Architecture
- 1786 - Charles Percier
- 1823 - Félix Duban
- 1824 - Henri Labrouste
- 1833 - Victor Baltard
- 1840 - Théodore Ballu
- 1848 - Charles Garnier
- 1864 - Julien Guadet
- 1870 - Albert-Félix-Théophile Thomas
- 1878 - Victor Laloux
- 1880 - Louis Girault
- 1881 - Henri Deglane
- 1886 - Albert Louvet - premier second grand prix
- 1892 - Guillaume Tronchet
- 1899 - Tony Garnier
- 1923 - Jean-Baptiste Mathon

Liste de lauréats en peinture


- 1682 - Hyacinthe Rigaud
- 1720 - François Boucher
- 1734 - Jean-Baptiste Pierre
- 1758 - Jean-Honoré Fragonard
- 1768 - François-André Vincent
- 1771 - Joseph-Benoît Suvée
- 1772 - Pierre-Charles Jombert, Anicet Charles Gabriel Lemonnier - second grand prix
- 1773 - Pierre Peyron
- 1774 - Jacques-Louis David
- 1775 - Jean-Baptiste Regnault
- 1784 - Jean-Germain Drouais
- 1787 - François-Xavier Fabre
- 1789 - Girodet-Trioson
- 1790 - Jacques Réattu (1760-1833)
- 1801 - Jean Auguste Dominique Ingres
- 1807 - François Joseph Heim
- 1832 - Antoine Wiertz
- 1837 - Thomas Couture
- 1844 - Félix-Joseph Barrias
- 1849 - Gustave Boulanger
- 1850 - William-Adolphe Bouguereau, Paul Baudry
- 1858 - Jean-Jacques Henner
- 1865 - André Hennebicq
- 1891 - Hubert-Denis Etcheverry - second grand prix
- 1924 - René-Marie Castaing
- 1925 - Odette Pauvert (1903-1966) (premier prix de Rome obtenu par une femme)
- 1950 - Paul Collomb - premier second grand prix
- 1960 - Pierre Carron

Liste de lauréats en sculpture


- 1812 - François Rude
- 1832 - François Jouffroy
- 1855 - Henri-Michel-Antoine Chapu
- 1864 - Louis-Ernest Barrias
- 1901 - Henri Bouchard (1875-1960)

Liste de lauréats en gravure

Le prix de gravure en taille-douce a été créé en 1804 et supprimé en 1968 par décision d'André Malraux, ministre de la Culture.
- 1906 - Henry Cheffer
- 1910 - Jules Piel
- 1911 - Albert Decaris
- 1921 - Pierre Gandon
- 1952 - Claude Durrens

Liste de lauréats en composition musicale


- 1803 - Albert Androt
- 1805 - Ferdinand Gasse - premier grand prix - Victor Dourlen - second grand prix
- 1806 - Victor Bouteiller
- 1884 - Claude Debussy
- 1830 - Hector Berlioz
- 1879 - Sylvain Dupuis
- 1886 - André Gedalge - second grand prix
- 1908 - Nadia Boulanger - second grand prix
- 1913 - Lili Boulanger
- 1919 - Jacques Ibert - premier grand prix
- 1923 - Robert Bréard - Second grand prix
- 1938 - Henri Dutilleux ----

Lien externe


- Tous les prix de Rome en musique : [http://www.musimem.com/prix-de-rome.html]
- http://www.culture.gouv.fr/rome/Rome_VF.html

Anecdote

Thomas Couture s'y est repris à sept fois avant de réussir en 1837 dans la catégorie peinture. Catégorie:Histoire de l'art Rome
-
Catégorie:Rome ko:로마대상

Jean Honoré Fragonard

Jean-Honoré Fragonard (5 avril 1732, Grasse - 1806, Paris) est un peintre français. Il est fils de François Fragonard, garçon gantier, et de Françoise Petit. Après le décès, à dix mois, de son petit frère Joseph, Jean Honoré restera enfant unique.

Sa vie

Jean Honoré Fragonard quitte sa ville natale à l'âge de six ans, pour s'installer avec sa famille à Paris, où se déroulera la plus grande partie de sa carrière. Les dispositions artistiques de Fragonard sont précoces et, après avoir quelque temps travaillé avec Jean Siméon Chardin, il entre, à l'âge de 14 ans, dans l'atelier de Boucher. En 1752, il est lauréat du grand prix de peinture et entre à l'école royale des élèves protégés, dirigée par Carle Van Loo, puis il part pour l'Académie de France à Rome. En 1805, Fragonard est expulsé du Louvre par décret impérial. Il s'installe alors chez son ami Veri, au Palais Royal. L'année suivante, il décède, apparemment terrassé par une congestion cérébrale. Il est inhumé dans l'ancien cimetière de Montmartre où sa tombe n'est plus visible. La famille de Fragonard comprenait de nombreux artistes :
- sa belle-sœur et élève, Marguerite Gérard, remarquable peintre intimiste ;
- Marie-Anne Gérard, son épouse, miniaturiste charmante ;
- Alexandre Fragonard, son fils ;
- et son petit-fils, Théophile Fragonard, fils d'Alexandre. Son cousin, Honoré Fragonard, est un anatomiste célèbre dont les « écorchés » sont conservés dans le musée Fragonard (Ecole Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort)

Son œuvre

À l'instar de François Boucher, Fragonard est considéré comme le peintre de la frivolité, du Rococo. C'est un peu injuste puisqu'il a peint dans bien d'autres registres : grands paysages inspirés de peintres hollandais, peintures religieuses ou mythologiques, notamment. D'un trait virtuose, Fragonard savait montrer le tourbillonnement du monde par des gestes expressifs et gracieux ou des drapés pleins de vigueur. Fragonard est le dernier peintre d'une époque sur le déclin, ses scènes de genres seront bientôt rendues obsolètes par la dureté néo-classique de David, par la cruauté de la Révolution et celle de l'Empire. Les scènes de genre de Fragonard sont volontier putassières comme par exemple Les hasards heureux de l’escarpolette, fantasme d'un commanditaire libidineux (M. de Saint-Julien, receveur général des biens du clergé) qui donna à l'artiste des conseils de mise en scène : «Je désirerais que vous peignissiez Madame sur une escarpolette qu'un évêque mettrait en branle. Vous me placerez de façon, moi, que je sois à portée de voir les jambes de cette belle enfant et mieux même, si vous voulez égayer votre tableau.» Mais même ces scènes effectivement frivoles peuvent être lues à un niveau différent, on peut y voir percer, souvent, une inquiétude, un sentiment de fin de fête parfois (et cela rappelle Watteau ou encore le roman Point de lendemain par Vivant-Denon), ou encore une menace diffuse : les couples dans l'intimité, les belles qui s'épouillent, les endormies, tout ce petit monde de grâce et de sympathie est observé par un peintre qui nous rappelle que la jeunesse ne dure pas et que les moments de tendresse lascive sont fugaces et rares.

Exposition récente


- Jean-Honoré Fragonard, dessins du Louvre, Musée du Louvre, du 3 décembre 2003 au 8 mars 2004.

Sources


- Jean-Pierre Cuzin, Fragonard, 2003

Galerie

Image:Fragonard, The Bathers.jpg|Les Baigneuses, 1765 Image:Fragonard, Inspiration.jpg|Inspiration, 1769 Image:Jhfragonard1.jpg|illustration pour les Contes de La Fontaine. Lavis au bistre. Image:Jhfragonard2.jpg|le coucher des ouvrières. Lavis au bistre.
Fragonard, Jean-Honoré Catégorie:Peintre en F Fragonard, Jean-Honoré Fragonard, Jean-Honoré Fragonard, Jean-Honoré Fragonard, Jean-Honoré Catégorie:Grasse ja:ジャン・オノレ・フラゴナール

1754

Catégorie:1754
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Années 1730 | Années 1740 | Années 1750 | Années 1760 | Années 1770
1749 | 1750 | 1751 | 1752 | 1753 | 1754 | 1755 | 1756 | 1757 | 1758 | 1759
---- Cette page concerne l'année 1754 du calendrier grégorien.

Événements


- Début du ministère whig du Thomas Pelham-Holles, duc de Newcastle, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1756).
- Début du sultanat ottoman de Osman III (fin en 1757).
- L'architecte italien Bartolommeo Rastrelli conçoit le Palais d'Hiver de Saint-Petersbourg.
- L'ébéniste anglais Thomas Chippendale crée un nouveau style qui portera son nom.
- Le Royal and Ancient Golf Club est créé à Saint-Andrews en Écosse.
- Le peintre français François Boucher fait le portrait de Madame de Pompadour.
- Le savant et homme politique américain Benjamin Franklin compose un projet de constitution.
- Les douanes intérieures sont abolies dans tout l'Empire russe.
- Une attaque française contre les Anglais sur la piste de l'Ohio entraîne le début de la dernière guerre franco-indienne.

Naissances en 1754


- 2 février : Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, homme d'État français.
- 30 mars : Jean-François Pilâtre de Rozier, premier aérostier français.
- 23 août : Louis XVI, futur roi de France.
- 26 novembre : Georg Forster, botaniste et artiste polonais d'origine allemande († 1794).

Décès en 1754


- ko:1754년 ms:1754

Rome

Rome (en italien Roma) est le chef-lieu de la région du Latium et la capitale de l'Italie. Elle est située sur le Tibre, à 22 km de la mer Méditerranée. Elle est parfois appelée la ville aux sept collines (Aventin, Cælius, Capitole, Esquilin, Palatin, Quirinal et Viminal) ou la Ville éternelle. Rome est le siège de Pierre, une des capitales de la chrétienté. D'après la mythologie romaine, Rome doit son nom à son fondateur, Romulus. La date mythique de sa fondation est -753, point de départ du calendrier romain, comptant ab Urbe condita, « depuis la fondation de Rome ». Cette date est confirmée par l'archéologie et aujourd'hui les historiens considèrent qu'effectivement un synœcisme a eu lieu à cette date. La Rome antique n'a cessé d'inspirer.

Cité de Varennes-Jarcy

La cité de Varennes-Jarcy est une enclave extra-territoriale incluant la basilique Saint-Pierre, ainsi que d'autres bâtiments romains. Elle constitue l'État de la cité du Vatican. Le pèlerinage de Rome est, avec ceux de la Terre Sainte (Jérusalem en particulier) et de Compostelle, l'un des trois principaux pèlerinages chrétiens. On arrive à la ville par la via Francigena ; dans Rome, le pèlerinage inclut généralement les quatre basiliques majeures (Saint-Pierre, au Vatican, Saint-Paul-hors-les-Murs, Saint-Jean-de-Latran et Sainte-Marie-Majeure) et souvent trois autres basiliques mineures, constituant le "Tour des sept églises".

Monuments romains

Tour des sept églises Rome, par son histoire, est très riche en monuments, musées et points de vue. C'est ainsi la deuxième ville la plus visitée au monde après Paris, avec laquelle elle est d'ailleurs jumelée, avec environ 10 millions de visiteurs annuels. Voici quelques-uns des monuments et musées les plus connus :

Rome antique

Voir aussi Liste des monuments de la Rome antique
- l'arc de Constantin
- l'arc de Titus
- le Colisée
- le Forum romain et les Forums impériaux
- le Capitole et les musées capitolins
- les thermes : thermes de Caracalla, thermes de Dioclétien
- le Panthéon
- l'Ara Pacis Augustæ
- les catacombes
- le Circus Maximus
- les monuments et sites paléochrétiens

Rome médiévale


- le ghetto romain
- le tombeau d'Hadrien, devenu château Saint-Ange
- les églises : Saint-Barthélémy-en-l'île, Saint-Laurent-hors-les-murs

Rome renaissance et baroque


- les places : la piazza Navona, la piazza del Popolo, la piazza di Spagna
- les musées : palais Altemps, Galerie Borghèse, Galerie Doria-Pamphili, Galerie Barberini, palais Massimo alle Terme
- les églises : église Saint-Ignace, église du Gesù, basilique Saint-Jean du Latran, basilique Sainte-Marie-Majeure, église Saint-Louis-des-Français, église Saint-Nicolas-des Lorrains, église Saint-Yves-des-Bretons, église et abbaye de la Trinité-des-Monts, abbaye des trois fontaines, la chiesa nuova (Santa Maria in Vallicella)
- les fontaines : fontaine de Trevi, fontaine des Fleuves
- le palais Farnèse, ambassade de France
- la villa Médicis, siège de l'Académie de France à Rome
- la villa Bonaparte
- le Palazzo Chigi, siège du Gouvernement italien

Rome contemporaine

Palazzo Chigi
- le monument à Victor-Emmanuel II, plus connu sous le nom de « machine à écrire »
- le palais Montecitorio, siège du Parlement italien
- le palais de justice sur la place Cavour

Transports et économie

Rome est desservie par des lignes de bus et un métro depuis 1955
Les trains arrivent dans la gare centrale Termini
L'accès aérien se fait par l'aéroport de Fiumicino
et par l'aéroport de Ciampino

Personnages célèbres

À Rome sont nés :
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste À Rome sont décédés :
- Renato Castellani (1913 - 1985), réalisateur
- Pietro Germi (1914 - 1974), acteur, scénariste, réalisateur et producteur
- Elio Petri (1929 - 1982), réalisateur et scénariste

Voir aussi

Liens internes


- Rome antique
- Chronologie de Rome
- Villes d'Italie
- Liste des monuments de la Rome antique
- Jeux Olympiques d'été de 1960

Liens externes


- [http://www.compart-multimedia.com/virtuale/fr/rome/rome.htm Rome la ville eternelle] : Virtual panoramas and photo gallery (ita/ing/fr)
- [http://www.comune.roma.it/ Site officiel de Rome]
- [http://www.wikitravel.org/fr/article/Rome Rome sur Wikitravel] Jeux Olympiques d'été de 1960
-
als:Rom ja:ローマ ko:로마 simple:Rome

1754

Catégorie:1754
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---- Cette page concerne l'année 1754 du calendrier grégorien.

Événements


- Début du ministère whig du Thomas Pelham-Holles, duc de Newcastle, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1756).
- Début du sultanat ottoman de Osman III (fin en 1757).
- L'architecte italien Bartolommeo Rastrelli conçoit le Palais d'Hiver de Saint-Petersbourg.
- L'ébéniste anglais Thomas Chippendale crée un nouveau style qui portera son nom.
- Le Royal and Ancient Golf Club est créé à Saint-Andrews en Écosse.
- Le peintre français François Boucher fait le portrait de Madame de Pompadour.
- Le savant et homme politique américain Benjamin Franklin compose un projet de constitution.
- Les douanes intérieures sont abolies dans tout l'Empire russe.
- Une attaque française contre les Anglais sur la piste de l'Ohio entraîne le début de la dernière guerre franco-indienne.

Naissances en 1754


- 2 février : Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, homme d'État français.
- 30 mars : Jean-François Pilâtre de Rozier, premier aérostier français.
- 23 août : Louis XVI, futur roi de France.
- 26 novembre : Georg Forster, botaniste et artiste polonais d'origine allemande († 1794).

Décès en 1754


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Paris

Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France. Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens. Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ». La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .

Histoire

Attila] Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .

Origine du nom de Paris

Paris doit son nom à la tribu des Parisii. L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.

Préhistoire

Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine. Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.

Antiquité

chasséenne]] C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre. La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.

Époque médiévale

Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings. Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri. L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir). rue d'Aboukir

De Henri IV à la monarchie de Juillet

Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville. C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police. Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.

Le Paris moderne

Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares. Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers. Adolphe Thiers]] Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900. En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris. L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit. En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste. En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis. Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.

Démographie

Paris 2012 Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde. Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy,