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Néolithique

Néolithique

ko:신석기 시대 Le Néolithique (Âge de la pierre polie ou Âge de la pierre nouvelle), terme inventé en 1865 par le préhistorien John Lubbock, est la dernière période de la préhistoire et la plus courte. Il succède au Mésolithique, dont il est séparé par la "révolution néolithique", qui introduit de nombreux changements dans les modes de vie humains : sédentarisation le plus souvent, introduction de l'élevage et de l'agriculture. Selon les régions, le néolithique débute à des périodes différentes ; dans les premières régions touchées, il commence il y a 10 000 ans et coïncide avec la fin de la dernière glaciation. Il se termine avec la protohistoire, soit au moment de l'invention de la métallurgie pour les premiers peuples avant l'invention de l'écriture, ou avec la description des peuples néolithiques par des cultures connaissant l'écriture. On peut donc dire que le néolithique n'a pris fin partout que fort récemment avec l'entrée des dernières peuplades isolées dans l'histoire. Le néolithique marque un véritable changement en ce sens qu'il est le commencement du contrôle par l'Homme de son environnement là où, auparavant il était dépendant de ressources alimentaires indépendantes de sa volonté. Cette révolution a permis l'explosion démographique humaine qui se poursuit encore aujourd'hui. En effet, devenu maître de son alimentation, l'Homme a pu devenir une espèce dominante. On a pu parler de Révolution néolithique pour ce passage du nomadisme à la sédentarisation, le début du travail des métaux comme le cuivre, puis la métallurgie avec le bronze, ainsi que de nouvelles techniques agricoles. Ce terme, coïncidant avec changement radical de l'humanité et de ses activités, est assez ambitieux. Il ne prend guère en considération l'évolution chaotique et assez mal connue du mésolithique. Elle se caractérise par une série d'inventions et de changements. Le terme a été proposé en 1920 par l'Australien Vere_Gordon_Childe. Cela tend à souligner une des étapes majeures de l'aventure humaine, comme la domestication du feu ou la Révolution industrielle.

Progrès techniques

Pierre polie

La taille de la pierre se perfectionne, et le polissage est inventé : il permet d'obtenir des outils plus fins et plus efficaces. Toute une variété de nouveaux outils plus fins sont inventés à cette époque. Pour plus de détails sur l'outillage et le néolithique dans les différentes régions du monde, voir l'article néolithique.

Âge des métaux

Une autre évolution est d'outils en métal, dans une période parfois différenciée sous le nom de chalcolithique. Il ne s'agit au départ que de cuivre utilisé à l'état natif, simplement martelé pour lui donner une forme : à ce stade, on l'utilise plus comme une pierre malléable que comme un métal. Les techniques de transformation du cuivre évolueront par la suite, et l'on passera réellement alors à l'âge du fer.

Invention de la céramique

L'invention de la céramique est une étape majeure de développement des techniques humaines : la céramique (un matériau tiré de la terre cuite) est en effet le premier matériau transformé par la femme, tout comme la domestication des plantes, dont la transformation est irréversible. En effet, on ne peut pas obtenir de nouvelle argile à partir d'une terre cuite, car la structure moléculaire en a été irrémédiablement modifiée, alors que la pierre taillée reste du silex, et que les outils en métal, même des alliages, peuvent à nouveau fournir les métaux qui les constituent. Elle fut inventée probablement à Jarmo, dans le Kurdistan Irakien, vers 5400 av. J.-C., au même moment qu'en Anatolie.

Invention de l'agriculture

C'est le principal changement de la période, par toute une série de bouleversements qu'il occasionne par la suite. À partir de 8000 av. J.-C., les hommes abandonnent leur économie de chasse et de cueillette et commencent à semer et à récolter des graines : le choix se fixe rapidement sur quelques céréales accompagnées de légumineuses. Chaque région collecte d'abord des plantes indigènes, puis les sème : mil au Sahara, orge et engrain, une variété de blé au Moyen-Orient, le millet Setaria italica dans le bassin du Fleuve Jaune et le riz dans le bassin du Fleuve Bleu en Chine, plantes à tubercule en Asie du Sud-Est, sorgho au Sahel, etc. Le changement climatique qui intervient à cette période (fin des glaciations) favorise la croissance des plantes, et la réussite de cette stratégie de subsistance. La chasse et la pêche sont cependant encore longtemps utilisées parallèlement à la culture et à l'élevage. À la même période, les animaux commencent à être domestiqués, pour leur viande, mais aussi pour leur force de travail (comme animaux de trait, de bât, de selle) et leurs productions complémentaires : lait, laine, cuir. De la même façon, après différents essais, le choix se porte sur quelques espèces, les plus dociles : mouton possible dès 9000 av. J.-C. au Zagros, cochon vers 6500 av. J.-C. en Anatolie, Europe balkanique, Crimée et Mésopotamie, oiseaux de basse cour, et de façon plus limitée, chèvre et âne. Mais là encore, l'élevage peut se développer dans une société de chasseur-cueilleur : le chien est ainsi domestiqué 10 000 ans av. J.-C. en Europe du Nord-Ouest, le cheval en Ukraine 4000 ans av. J.-C.

Bouleversements de la société

Sédentarisation et apparition des premières villes

La découverte de l'agriculture n'entraîne pas toujours la sédentarisation complète, celle-ci ayant même pu précéder l'invention de l'agriculture dans de nombreux cas, lorsque l'environnement apportait une subsistance suffisante tout au long des saisons : bords de rivières ou de lacs, rivages maritimes. L'agriculture impose de se fixer au moins quelques mois, le temps de récolter, au même endroit. Le plus souvent, c'est quelques années, le temps que la terre s'épuise. Il existe ainsi le cas des communautés d'agriculteurs nomades, qui ne restent que le temps d'une récolte sur un territoire donné : il en subsiste encore en Inde et en Amazonie. Des constructions durables apparaissent avec cette fixation des communautés humaines, en torchis et en pierre, remplaçant les huttes de peaux des chasseurs-cueilleurs. Les premières cités humaines sont construites dans des marécages, près des lacs ou des cours d'eau, ce sont les cités lacustres. Quand ces constructions se regroupent, naît alors le village. Quand le village est suffisamment durable et grand, c'est une ville : la première serait Jéricho, il y a 9000 ans, peu de temps avant Jarmo et Khirotikia, à Chypre. L'agglomération de Çatal Hüyük, en Turquie, est l'exemple le plus éclatant d'une sédentarisation aboutie : ville de 12 hectares, maisons à un étage en briques crues, toits en terrasses, peintures murales, il y a environ 8500 ans.

Apparition des États

La gestion des travaux de la terre faits en commun, celle des réserves de grain, la direction de la défense du territoire contre les voisins dans un monde devenu trop plein, tout ceci conduit à l'apparition d'administrations et d'États.

Changement de la religion et des rapports sociaux

Bien que dans ces domaines, il faille rester prudent devant l'absence de sources écrites, et d'autant plus qu'on ignore beaucoup du mésolithique, il semble que les bouleversements survenus et attestés au néolithique se propagent aussi dans ces domaines. La territorialité renforcée provoque des tensions, et accroît le rôle de la force musculaire de l'homme qui la défend. La compréhension des mécanismes de fécondation font intervenir le mâle ; ceci se dénote sous forme mythique, par l'exemple du labour de la terre, assimilé à un rapport sexuel (ceci se fait jour dans l'œuvre d'Hésiode, notamment les Travaux et les jours), ou par le biais de l'élevage. La place de la feminité dans le culte de la fécondité s'en trouve restreinte, et le sens de la religion modifié, provoquant l'apparition de nouvelles divinités. La place et le rôle omnipotent ou presque de la féminité et de la masculinité, au point de rendre cette dernière prépondérante. Le rôle de la femme de gardienne du feu, c'est-à-dire du foyer, devient moins important ; l'importance de la fécondité féminine diminue, au profit de la force et du rôle fertilisant du mâle. Dieux-rois et dieux tout-court apparaissent, se substituant aux deux cultes, primordiaux semble-t-il, de la déesse-mère, la « grande déesse », symbolisée par les nombreuses Vénus et en particulier par la Vénus aurignacienne que l'on retrouve présente de l'Atlantique à l'Oural durant tout le paléolithique, d'une part, et le Maitre des animaux.

L'art

Le passage du paléolithique au néolithique nous est raconté, du point de vue artistique, par un des plus grands auteurs d'histoire de l'art, Elie Faure. « Au début, tout, pour le primitif, est naturel, et le surnaturel n’apparaît qu’avec le savoir.” nous dit-il. Mais la religion estompe l'art pour établir sa supériorité. C’est sans doute ce qui arrivera au néolithique, environ 6000 ans après l’engloutissement, sous les eaux du déluge, de la civilisation du renne. Des changements climatiques interviennent, la planète à nouveau se réchauffe, les glaciers fondent et les eaux montent. Quand enfin de nouvelles conditions climatiques se stabilisent et que renaît la civilisation, c’est sous une autre forme. Celle du chasseur de renne est morte à jamais. Nous sommes au néolithique, l’homme est plus agriculteur que chasseur. Graines et animaux sont domestiqués, les tribus reconstituées se sédentarisent, les premières grandes cités apparaissent au Moyen-Orient et en Anatolie. Voici surgir l'aube d’une nouvelle civilisation, “ glacée par une industrie plus positive, une vie moins puissante, une religion déjà détournée de la source naturelle », nous dit Elie Faure. “ Une civilisation à tendance scientifique prédominante ”, n'est-ce pas déjà la nôtre ? Les belles formes mouvantes peintes sur les parois des cavernes du paléolithique disparaissent à jamais. Dans ce monde de la pierre polie qui succède à celui de la pierre simplement éclatée déjà se profile le rationalisme du futur âge industriel. Il y a comme une marque de réprobation et probablement d’interdiction religieuse dans ce tabou vis-à-vis des formes humaines et animales. La religion nouvelle, outre à faire naitre autant de dieux que d'hommes, se base sur l'astronomie davantage que sur la vie. L'esprit est tout, la forme dédaignée, avant d'être maudite parce qu'on y voit quelque « mauvais esprit » ou « mauvais œil », obstacle à la libération morale à venir au cours des millénaires jusqu'à nous, héritiers directs du néolithique. Mais bien sûr, moi, je veux en savoir plus sur les pratiques religieuses des hommes du néolithique!!! « Une silhouette de mammouth à demi effacée sur la paroi d’une caverne nous en dit plus sur l’esprit de l’homme qui l’y a gravée en quelques heures, qu’une plaine couverte de mégalithes sur des foules qui ont mis des siècles à les dresser », dira Elie Faure. Cette période prend fin avec l'apparition de la métallurgie et l'âge du bronze. Au Proche-Orient, cela coïncide avec l'invention de l'écriture et la fin de la préhistoire.

Voir aussi


- Site Clovis, aux États-Unis, où l'on a retrouvé des outils néolithiques.
- Le Tableau synoptique des principales cultures préhistoriques du Vieux Monde
- Travois

Lien externe


- [http://perso.wanadoo.fr/atil/atil/neolith.htm Un site sur les populations et les langues durant la période néolithique] Catégorie:Préhistoire Catégorie:Néolithique

Préhistorien

Archéologue qui étudie la préhistoire.

Liste de préhistoriens

Angleterre


- Sir John Lubbock, 1er baron d'Avebury.

Liens

Classement encyclopédique


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  - Archéologie
    - Préhistoire
-


Préhistoire

ko:선사시대 ja:先史時代 th:ยุคก่อนประวัติศาสตร์

Définition

Selon la définition généralement retenue, la préhistoire est la période qui s’étend de l’apparition de l’homme jusqu’à l’apparition des premiers documents écrits ou premières sources historiques. S’agissant d’une civilisation particulière, la préhistoire s’achève dès lors que des sources historiques, même postérieures, sont disponibles sur cette civilisation. Ainsi, en Égypte, la préhistoire s’achève vers -3500, alors qu’en Nouvelle-Guinée, elle se termine vers 1900. La transition avec l’Histoire se fait avec la protohistoire, période durant laquelle les sources historiques existent, mais sont soit postérieures, soit extérieures. Le terme de préhistoire montre aussi l’importance de l’écrit dans la civilisation occidentale. S’il peut paraître inconcevable de découper l’Histoire, que ce soit celle de l’humanité ou de l’univers, par rapport à l’apparition de l’écriture, c’est pourtant ce que trahit l’usage du terme de préhistoire en attendant une nouvelle façon de concevoir l’Histoire.

Chronologies

Voir le Tableau synoptique des principales cultures préhistoriques du Vieux Monde La chronologie de la préhistoire a commencé à être établie au , faisant suite aux travaux des grands systématiciens du siècle précédent, Linné, Buffon, qui avaient largement fait reculer l’origine de la vie sur Terre. On considère que cette chronologie, initiée par les découvertes de Boucher de Perthes fut établie en 1912 par l’abbé Breuil à la suite des nombreuses fouilles de la deuxième moitié du XIX siècle. La préhistoire se découpait initialement en trois âges correspondant à l’usage successif de trois technologies différentes : la pierre, le bronze et le fer.
- les âges de la pierre ;
- l’Âge du bronze ;
- l’Âge du fer. Ces âges furent à leur tour subdivisés en plusieurs périodes de durées très inégales pour répondre aux besoins des préhistoriens. Le découpage en périodes s’explique par la diversité des « cultures matérielles » existant pour chaque âge; certains sites archéologiques très riches (ou simplement parce qu’ils étaient les premiers d’un nouveau type à être découverts) ont alors servi de référence pour une période, comme Hallstatt ou La Tène pour l’âge du fer.
- les âges de la pierre :
  - paléolithique :
    - paléolithique archaïque (Afrique) ;
    - paléolithique inférieur ;
    - paléolithique moyen ;
    - paléolithique supérieur ;
    - paléolithique final (Afrique).
  - mésolithique :
    - épipaléolithique ;
    - post-glaciaire.
  - paléoindien (Amérique du Nord)
  - formatif (Amérique du Nord)
  - jomon (Japon)
  - néolithique (les périodes suivantes entrent aussi dans la Protohistoire)
- l’Âge du bronze
  - Bronze ancien
  - Bronze moyen
  - Bronze final
- l’Âge du fer
  - Hallstatt
  - La Tène Ces catégories basées sur l’étude des vestiges durables (outillage de pierre essentiellement, puis productions de céramique et métallurgie) se sont beaucoup affinées avec les outils de recherche modernes. D’autres catégories, de moindre durée, existent mais sont non reconnues pour l’ensemble des régions du globe ou par l’ensemble de la communauté scientifique. C’est le cas, par exemple, de l’Âge du cuivre ou du Chalcolithique. Récemment, les périodes de la préhistoire ont commencé à s’effacer devant la notion de cultures. Cette subdivision, plus fine, est la plus récente. Elle prend davantage en compte les limites géographiques des aires culturelles et répond à une connaissance accrue de la préhistoire. Selon les préhistoriens français et pour la France, 13 cultures sont connues pour l’âge de la pierre :
- Les premières civilisations
- l’Abbevillien
- l’Acheuléen
- le Moustérien
- le Châtelperronien
- l’Aurignacien
- le Gravettien
- le Solutréen
- le Magdalénien
- les civilisations post-glaciaires
- le Cardial
- le Danubien
- le Chasséen
- le Néolithique En plus des cultures matérielles, l’étude de la préhistoire est aujourd’hui inséparable de l’étude de l’environnement à chaque époque. L’étude des modifications des climats et en particulier des glaciations, des modifications de la faune et de la flore, permettent de restituer les différentes cultures et migrations humaines dans leur contexte. Quand cela est possible la dendrochronologie permet à partir des cernes des arbres de donner des datations exactes pour la période du néolithique par exemple. La datation au carbone 14, ou basée sur d’autre isotopes radioactifs, permet de remonter dans le temps.

Étapes importantes de la préhistoire


- Paléolithique
  - Il y a 5 millions d’années : apparition d’Australopithèque,
  - Il y a 3 millions d’années : apparition d’Homo habilis souvent considéré comme le premier Homme (1),
  - Il y a 400 000 ans : domestication du feu,
  - Il y a 80 000 ans : les premières sépultures,
  - Il y a 30 000 ans : Homo sapiens est la seule espèce humaine restant après la disparition de l’homme de Néandertal,
  - Il y a 20 000 ans : peintures de Lascaux.
- Néolithique
  - Vers -12 000 / -10 000 : dolmens et menhirs,
  - Vers -10 000 : premiers villages (Çatal Hüyük en Turquie),
  - Vers -3 000 : invention de l’écriture et fin de la préhistoire. (1) De récentes découvertes de fossiles au Tchad remettent cette datation en cause et montreraient que le premier homme est apparu il y a 7 millions d’années.

Définition problématique

La définition « classique » de la préhistoire pose plusieurs problèmes aussi bien sur le choix des critères que sur la datation de ses limites temporelles.

Critères du commencement de la préhistoire

La préhistoire commencerait avec l' « apparition » de l’Homme, or l’Homme n’est que le fruit d’une lente évolution depuis certaines espèces de singes supérieurs. Sa date d' « apparition » est donc non seulement inconnue, mais peu probable. La problématique qui vise à déterminer quand l’homme moderne est apparu sur terre, en déterminant quelle est la première espèce à s’être distinguée des grands singes, est connue sous le nom du chaînon manquant.

Datation du commencement de la préhistoire

Le genre Homo commence traditionnellement avec Homo habilis qui, par la marche, la course et la création d’outils, possède des talents qu’on pensait absents chez ses ancêtres. Or, de récentes découvertes ont montré que l’Australopithèque (son ancêtre admis) aurait également possédé de pareils dons (à un stade plus primitif). Considérer l’Homo habilis comme le premier Homme fait remonter la préhistoire à 3 millions d’années alors que si l’on considère l’Australopithèque comme le premier Homme, elle remonte à plus de 5 millions d’années. La datation usuelle, toutefois, est de 1,5 millions d’années.

Critères de la fin de la préhistoire

Accepter l’apparition de l’écriture comme critère de la fin de la préhistoire revenait à considérer que l’ensemble des civilisations anciennes de tradition orale, comme celles d’Amérique précolombienne ou d’Afrique noire, étaient des civilisations préhistoriques. Les découvertes récentes qui ont montré le raffinement de ces civilisations ont amené à réviser les critères de passage de la préhistoire à l’histoire. On considère désormais que le passage de la préhistoire à l’histoire s’est fait selon plusieurs critères propres à une civilisation. Exemples de critères autres que l’apparition de l’écriture :
- sédentarisation avancée (modification de l’habitat, agglomération, etc.),
- socialisation avancée (hiérarchisation, pouvoir administratif, etc.),
- économie avancée (monnaie, échanges commerciaux, etc.).

Datation de la fin de la préhistoire

La fin de la préhistoire doit s’entendre pour une civilisation particulière. Il est donc impossible de donner une date absolue. Il est toutefois admis que les débuts de l’écriture, vers -3500 / -3000, marquaient l’entrée de l’homme dans l’Histoire.

Annexes


- Évolution de l’Homme
  - Vers l’ancêtre commun à l’Homme et au Singe

Liens

Classement encyclopédique


- Sciences humaines
  - Archéologie

Liens externes


- [http://www.mnha.public.lu/collections/prehistoire/index.html Section Préhistoire du Musée National d'Histoire et d'Art du Grand-Duché de Luxembourg]
- [http://www.hominides.com. La Préhistoire, la chronologie et les hominidés]
- [http://www.culture.gouv.fr/culture/arcnat/fr/ Le site culturel français sur la préhistoire]
- [http://www.culture.fr/Groups/archeologie/home Lien vers www.culture.fr/archéologie ]
- [http://site.voila.fr/lapita/index.html Lapita Préhistoire de l'Océanie ]

Voir aussi


- Lexique de l'archéologie Catégorie:HistoireCatégorie:Préhistoire

Mésolithique

ko:중석기시대 Catégorie:Préhistoire Le Mésolithique est une période de transition de la Préhistoire qui succède, à la fin du Paléolithique, à l'épipaléolithique il y a 11 000 ans et qui dure jusqu'au Néolithique, entre le VIIIe et le IVe millénaires av. J.-C. Le Mésolithique est surtout caractérisé par des innovations techniques qui concernent les « armatures microlithiques » en silex. C'est-à-dire que de petits éclats de silex sont de plus en plus employés pour réaliser les outils. Ces éclats sont fixés sur de l'os ou du bois. Le Mésolithique connaît, entre autres, un développement des armes de jet. L’emploi de l’arc et de la flèche, en particulier, se généralise sur le continent européen. Cela correspond à des changements importants dans la nature du gibier (disparition des grands migrateurs), changements qui s'expliquent par un climat en réchauffement. L'Europe devient au Mésolithique une région tempérée dans laquelle l'Homme, adapté à un nouvel environnement de forêts, connaît une croissance démographique sans précédent.

Liens externes:

[http://www.membres.lycos.fr/rozoyprehistoire/Travaux/mdviemeso/cadre] Catégorie:Préhistoire
-


Glaciation

Catégorie:Changement climatique Catégorie:Géographie Une glaciation est une période géologique de la Terre pendant laquelle les glaces recouvrent une région plus ou moins importante ; au cours d'une telle période glaciaire ou ère glaciaire, des calottes de glace de plusieurs kilomètres d'épaisseur s'étendent sur les régions continentales, depuis les régions polaires vers les régions équatoriales. Les périodes glaciaires se caractérisent par une température moyenne basse, d'importantes précipitations et d'importantes calottes glaciaires. Dans les régions montagneuses, les glaciers recouvrent des terrains autrement libres de glaces et se trouvent à des altitudes et des latitudes moins élevées. Durant une glaciation, le niveau de la mer baisse, car une grande quantité d'eau se trouve utilisée par les glaciers et les calottes polaires. La circulation océanique est fortement perturbée, sans que les scientifiques aient pu trancher pour savoir quel phénomène est la cause de l'autre. La période actuelle correspond à un minimum glaciaire et la Terre semble avoir été libre de glaces, même aux latitudes élevées, sauf durant de rares maximums glaciaires, comme celui qui eut lieu vers le XVIe millénaire avant J.-C. Les causes des glaciations ont été l'objet de nombreux débats depuis que le phénomène a été clairement identifié au . Les théories modernes retiennent souvent une relation avec les oscillations périodiques de l'orbite de la Terre (les paramètres de Milanković), des variations hypothétiques et périodiques dans le rayonnement solaire ou les effets d'un déplacement d'importantes masses continentales vers les régions polaires. Les périodes de glaciation connues sont:
- le Huronien (2,4 milliards d'années - 2,1 milliards d'années)
- le Cryogénien (950 millions d'années - 570 millions d'années)
- l'andéen-saharien (450 millions d'années - 420 millions d'années)
- le Karoo (360 millions d'années - 260 millions d'années)
- le Cénozoïque (30 millions d'années - aujourd'hui) Bien sûr, chacune des années de ces intervalles ne fit pas partie d'une glaciation complète ou même partielle. Les glaciations du cénozoïque semblent s'être déroulées en quatre parties (la dernière étant la glaciation de Würm). Malheureusement chaque avancée glaciaire a tendance a détruire les indices laissés par la précédente, sauf dans les parties du globe où la nouvelle glaciation ne recouvre pas l'ancienne. Il est donc probable que plus de glaciations que celles déjà mises en évidence ont existé. La glaciation Varanger fut particulièrement importante et pourrait s'être étendue jusqu'à l'équateur.

Périodes glaciaires de l'ère quaternaire

La petite glaciation

L'hémisphère nord a connu un refroidissement notable des températures depuis la deuxième moitié du , avec un minimum au et dont les effets se sont faits sentir jusqu'au début du . Appelée petite glaciation ou le « minimum de Maunder » (1645-1715 proprement dit), cette période correspond à une très faible activité du Soleil et peu de visibilité de ses taches. Elle fut marquée par une série d'hivers particulièrement rigoureux accompagnés de disettes et de famines. Le climat en Islande et au Groenland qui était ainsi tout à fait agréable pendant les 300 premières années qui suivirent la colonisation se dégrada nettement ensuite.

Voir aussi

Lien interne


- Changement climatique

Liens externes


- [http://www.civilization.ca/cmc/archeo/hci/arctic/farc10.htm La petite glaciation et ses effets sur l'habitat eskimo]
- [http://www.obs-nice.fr/vigouroux/chp5/subsection2_5_1_2.html Le minimum de Maunder] sur le site de l'observatoire de Nice

Métallurgie

ko:금속공학 ja:金属工学 La métallurgie est la science des matériaux qui étudie les métaux, leurs élaborations, leurs propriétés, leurs traitements. Le terme désigne aussi l'industrie chargée de la fabrication des métaux :
- Extraction du minerai
- Recyclage des métaux
- Fonderie (hauts-fourneaux et affinage)
- Fabrication de produit brut par les laminoirs.
- Transformation des produit bruts en produit semi-fini.
- Fabrication de matériel et produit fini pour l'industrie, le bâtiment le transport.

Histoire

L'histoire de la métallurgie est étudiée par l'archéométallurgie. Le premier métal travaillé fut le cuivre. En fait, le cuivre n'était alors considéré que comme un type de bronze. En effet, le mot "cuivre" signifie étymologiquement "bronze de Chypre" de l'endroit où furent créées les premières carrières de cuivre dans l'antiquité et la fin de la préhistoire. Les hommes commencèrent probablement par travailler le cuivre natif (c'est-à-dire présent naturellement sous forme métallique) par martelage, et ils s'aperçurent sans doute qu'il était plus facile de le travailler lorsqu'il était chauffé (phénomène de recuit : élimination des dislocations par la restructuration et éventuellement recristallisation). Puis, en chauffant de plus en plus, ils s'aperçurent qu'il fondait et que l'on pouvait donc le mouler. Ceci constitua l'Âge du cuivre, vers -4000. Le premier alliage fut le bronze (alliage de cuivre et d'étain). L'Âge du bronze s'étendit d'environ -2500 à -1000 bien que l'on pensait alors que le cuivre était un type de bronze. Le cuivre natif étant rare, ils travaillèrent avec des minerais de plus en plus pauvres en cuivre natif, et ils s'aperçurent probablement que le fait de faire chauffer des minerais permettait non seulement d'extraire le cuivre par fusion, mais aussi de « transformer » le minerai en métal (réduction) ; c'est sans doute ainsi que sont nés les bas fourneaux, vers -1200. Vers -1000 commença l'Âge du fer. Le fer fondant à beaucoup plus haute température que le cuivre (1535 °C contre 1084 °C), la réduction du minerai dans les bas fourneaux donnait une sorte d'éponge (le massiot) que l'on martelait pour la débarasser de ses impuretés. Il est à noter que les premiers à utiliser le fer furent les Hittites. Dans toute la suite de l'antiquité seuls quelques métaux furent utilisés et pour certains seulement travaillés. Étaient connus l'or, le mercure, le plomb, l'argent et l'étain. Il faudra attendre 1450 et la découverte du bismuth pour voir la découverte d'un nouveau métal et 1735 pour le cobalt, premier métal vraiment utilisé. L'utilisation de moulins à eau pour assurer le soufflage permit d'atteindre de plus hautes températures. C'est ainsi que vers 1450 en Europe on réalisa la première coulée de fonte avec un haut-fourneau. Mais la sidérurgie connaît son plus fort développement à la fin du , ce qui permit la révolution industrielle. La production en masse d'acier permit la réalisation de machines à vapeur et donc le pompage des eaux dans les mines. De nos jours, de nombreuses recherches se font sur les traitements appliqués aux métaux plus que sur la préparation de ceux-ci notamment sans passer par des hauts-fourneaux. Par exemple, d'un point de vue biomédical, le titane est biotoléré. Des traitements chimiques ou physiques tels le sablage permettent de le rendre biocompatible et font de lui le métal référence pour les prothèses osseuses.

Liens externes


- [http://www.soudeur.com/ Soudeur.com : Le site portail francophone du soudeur, de la soudure et du soudage]

Voir aussi


- Alliage
- Lingot
- Tôle
- Corrosion
- Cristallographie
- Cristallite
- Ductilité
- Mécanique des milieux continus
- Métallurgie des poudres
- Sidérurgie Catégorie:Métallurgie Catégorie:Mécanique

Écriture

ja:文字 zh-min-nan:Bûn-jī hē-thóng L'écriture est un système de représentation graphique d'une langue, au moyen de signes inscrits ou dessinés sur un support. L'invention de l'écriture par l'homme correspond au passage de la préhistoire à l'histoire en une transition de plusieurs millénaires. En effet, l'homme a appris à compter avant d'inventer un quelconque système d'écriture. Le comptage est attesté vers -40 000 ans pour la quantification de transactions commerciales. Tandis que, si l'écriture, comme l'histoire, « commence à Sumer » (pour citer Noah Kramer), c'est-à-dire si elle est attestée à partir d'une date approximative (vers -3 000, à Sumer), ceci ne signifie pas qu'elle était inconnue auparavant. Ainsi, en 1961, on a découvert à Tartaria (Roumanie) trois tablettes d'argile présentant des signes proches des pictogrammes sumériens, datées par carbone 14 de plus de sept mille ans : mille ans avant le début du rayonnement de Sumer. L'homme n'a très probablement pas écrit « spontanément » sur des tablettes d'argile sans essais préalables. Il ne fixe l'écriture pour l'éternité (pense-t-il) qu'à partir du moment où il la maîtrise suffisamment. Avant de la fixer sur des matériaux pérennes, il emploie des matériaux périssables, tels que peaux d'animaux, bois ; et sans doute commença-t-il par tracer des signes sur la terre battue ou le sable.

Systèmes d'écriture

Un système d'écriture correspond généralement à la langue parlée. Il est alors dit logographique (on prononce ce qu'on lit); cependant, ce n'est pas le cas des systèmes pictographiques. Un même système peut servir à plusieurs langues et une même langue peut être représentée par plusieurs systèmes. Les graphèmes fondamentaux d'une écriture peuvent être complétés par l'utilisation de diacritiques, de ligatures, de graphèmes modifiés. graphèmes modifiés
- Écritures alphabétiques
  - Caractères arabes (abjad à variantes contextuelles)
  - Caractères berbères (tifinagh)
  - Caractères coréens (le Hangul) : système alphabétique groupant les lettres par blocs de deux à quatre signes.
  - Caractères cyrilliques
  - Caractères hébraïques
  - Caractères helléniques
    - Alphabet grec
    - Alphabet gotique
  - Caractères latins
    - Alphabet latin
    - Romanisations
  - Alphabets de l'Inde (semi-syllabaires la plupart du temps à variantes contextuelles)
    - Devanâgarî
    - Bengalî
    - Gujarâtî
    - Tamoul
    - Télougou
    - Gurmukhî
  - Autres alphabets issus du brahmique
    - Khmer
    - Laotien
    - Thai
    - Tibétain
  - Caractères scandinaves (les runes)
    - Futhark
    - Nouveau Futhark
    - Les runes pointées
- Écritures syllabiques
  - Linéaire B
  - Syllabaire inuktitut
  - Syllabaire cherokee
  - Caractères japonais kanas
    - Hiragana
    - Katakana
- Écritures logographiques (ou apparentées)
  - Caractères chinois ou sinogrammes (chinois, Hanzi) : Utilisés également par les Japonais qui les appellent Kanji. Les Coréens les utilisent pour écrire les noms propres. Cette écriture n'est pas réellement idéographique, car à un signe ne correspond pas toujours une idée. Elle est monosyllabique en chinois.
  - Caractères tangoutes
  - Caractères égyptiens
    - Les hiéroglyphes
    - Les hiéroglyphes linéaires
    - L'écriture hiératique (ces caractères ont presque perdu leur aspect représentatif)
    - L'écriture démotique
  - Les hiéroglyphes mayas
  - Les hiéroglyphes hittites
- Écritures cunéiformes
  - Caractères sumériens
  - Caractères akkadiens

Bibliographie


- Calvet (Louis-Jean), (1996), Histoire de l'écriture, Hachette (rééd. de 1998), ISBN 2-01-278887-4
- Daniels (Peter T.), Bright (William) (1996), The World's Writing Systems, Oxford University Press, ISBN 0195079930

Voir aussi


- boustrophédon
- Braille
- calligraphie
- chiffre
- diacritique
- écriture littéraire
- les Écritures, en religion
- épigraphie
- Expert en écritures et documents
- graphologie
- lettre
- ligature
- paléographie
- papyrus
- stoïchédon
- typographie
- variante contextuelle Liens externes
- [http://classes.bnf.fr/dossiecr/chr-ecri.htm Brève chronologie de l'écriture, dossier réalisé par la BNF] ;
- [http://www.omniglot.com Omniglot, un site très complet et sérieux sur la question]. EcritureEcriture

Nomadisme

Catégorie:Société Le nomadisme est un mode de production économique, un mode de peuplement et par conséquent un mode de vie. La quête de nourriture motive les déplacements des hommes : une économie de cueillette et de chasse peut en être à l'origine, mais les plus grandes sociétés nomades pratiquent l'élevage pastoral, où la recherche de pâturages et le déplacement des animaux fondent la mobilité des hommes. L'humanité a vécu à l'état nomade durant tout le paléolithique, le mésolithique durant lequel elle est devenue peu à peu semi-nomade pour commencer à se sédentariser durant le néolithique. Le nomadisme est souvent associé à une organisation sociale de type tribal ou à ce que les anthropologues appellent "une société segmentaire" c'est-à-dire une société structurée en lignages, clans, tribus et éventuellement confédérations tribales : de nos jours, seul ce type de sociétés pratique une économie nomade ou semi-nomade. Les peuples du désert que sont les Bédouins et les Touaregs ou ceux des steppes d'Asie centrale pratiquent encore ce mode de vie, guère adapté au système économique actuel, même si les états qu'ils traversent tentent le plus souvent de les sédentariser. De nombreux groupes du peuple Tzigane pratiquent également ce mode de vie, et d'autres groupes humains l'ont pratiqué dans un passé relativement récent et le pratiquent encore. Pour cela, les tziganes utilisent en général des roulottes En outre, les grandes transhumances estivales du monde moderne durant lesquelles les deux-tiers de l'Europe contemporaine se déplacent pour plusieurs semaines par an d'un bout à l'autre de l'Europe relève du mode de vie nomade; celui-ci faisant partie intégrante de la vie humaine.

antonymie


- sédentaire

Voir aussi


- Gens du voyage

Métal

Catégorie:Composé minéral Catégorie:Métallurgie Un métal est un élément chimique qui peut former des liaisons métalliques et perdre des électrons pour former des cations (ions positifs) (et des liaisons ioniques dans le cas des alcalins). Les métaux sont un des trois groupes d'éléments distingués par leurs propriétés d'ionisation et de liaison chimique ; les deux autres sont les métalloïdes et les non-métaux. Bien que les métaux puissent être définis par leurs propriétés physico-chimiques (voir plus loin), il est également possible de les catégoriser en employant une caractérisation de leur structure de bande : les métaux possédent des bandes de valence et de conduction qui se recouvrent. Cette définition permet d'intégrer à la catégorie des métaux les polymères métalliques et autres composés organo-métalliques. Ce n'est cependant pas un critère toujours suffisant. Par exemple, le carbone n'est pas un métal mais il possède une phase nommée graphite (c'est d'ailleurs sa phase alpha) qui correspond à cette définition.

Les métaux dans le tableau périodique

Dans le tableau périodique des éléments la diagonale partant du bore (B) et allant jusqu'au polonium (Po) sépare les éléments métalliques (en bas à gauche) des éléments non métalliques (en haut à droite). Les éléments placés sur cette ligne sont des métalloïdes. De plus, le caractère métallique des éléments d'une même colonne augmente avec le nombre d'électrons (c'est à dire lorsque l'on descend dans le tableau). Par exemple, le carbone-diamant (Z=6) est un isolant, le silicium (Z=14) est un semi-conducteur et l'étain (Z=50) est un métal.

Propriétés physico-chimiques

Les métaux sont en général des solides cristallins ; le mercure est toutefois une exception notable puisqu'il est le seul métal à l'état liquide dans les conditions normales (20 °C sous pression atmosphérique). Ils sont en général malléables et ductiles (on peut les déformer par exemple en les étirant ou en les martelant), ils conduisent bien la chaleur et l'électricité (mais pas tous), et ils reflètent la lumière (éclat métallique) sauf lorsqu'ils se recouvrent d'oxyde (corrosion). La plupart du temps, les métaux sont extraits sous forme minérale plus ou moins cristallisée (cristal) dans leurs minerais et presque toujours combinés à un ou plusieurs autres atomes. Ils sont souvent présents à l'état naturel sous forme d'oxyde, dans des minerais : bauxite pour l'aluminium, hématite pour le fer, ilménite ou rutile pour le titane... Il est à noter que l'ilménite, principal minerai du titane est un oxyde mixte de titane et de fer (pourcentage des deux métaux entre 30 et 70%). D'autres peuvent se présenter sous forme de sulfures pyrite pour le fer ou de sulfates voire même sous forme plus compliquées et même sous plusieurs formes différentes comme on l'a vu pour le fer. Certains métaux sont présents à l'état non-oxydé, comme les métaux précieux (or, platine) ou bien dans des roches d'origine météoritique (nickel-fer). On les appelle alors natifs.

Propriétés électriques

Les métaux conduisent généralement bien l'électricité. En tête l'or, le cuivre et l'argent. C'est d'ailleurs uniquement du point de vue du coût que le cuivre fut utilisé pour les cables électriques car l'or est meilleur conducteur. La conduction électrique dans les métaux peut être analysée de manière microscopique ou macroscopique . D'un point de vue microscopique, la principale raison vient de la liaison métallique. Les atomes métalliques forment des structures 2D ou 3D qui se répètent, appelées mailles. A l'intérieur, des électrons à peu près libres circulent entourés des atomes dont ils sont issus. C'est ce mouvement électronique qui est responsable de la bonne conduction et plus ces électrons sont libres plus le métal est bon conducteur. Ces électrons plus ou moins libres sont appelés "électrons de conduction". D'un point de vue macroscopique, c'est la théorie des bandes d'énergie qui fournit la réponse. En effet, dans les métaux la bande d'énergie la plus haute occupée et la plus basse vacante se chevauchent, tout du moins se touchent. Il faut ainsi peu d'énergie pour exciter un métal et plus il est facile de l'exciter plus un métal pourra céder un atome meilleur conducteur il sera!

Propriétés optiques

Propriétés magnétiques

Astronomie

On appelle métaux les produits de réaction qui ont lieu au cœur des étoiles, ce qui signifie que, astronomiquement parlant, tous les éléments sauf l'hydrogène sont des métaux. (bien que sous certaines conditions de température et de pression l'hydrogène peut avoir un comportement métallique)

Liste des principaux métaux


- aluminium (Al)
- argent (Ag, métal précieux)
- cuivre (Cu)
- étain (Sn, du latin stanium)
- fer (Fe)
- mercure (Hg, du latin hydragyrium la planète Mercure))
- nickel (Ni)
- or (Au, métal précieux, du latin aureum)
- platine (Pt, métal précieux)
- plomb (Pb)
- titane (Ti)
- zinc (Zn) Les mélanges de métaux forment des alliages, comme l'acier (alliage fer-carbone), les alliages de cuivre (bronze, laiton), les amalgames (alliages de mercure)... Beaucoup de métaux sont toxiques directement ou par l'intermédiaire de leurs composés, en particulier les métaux lourds (plomb, mercure...).

Voir aussi


- métallurgie Liens externes
- [http://www.sfc.fr/Donnees/metaux/ssmetaux.htm Base de donnée] de la Société Française de Chimie (SFC) ja:金属 ko:금속 simple:Metal th:โลหะ

Cuivre

Catégorie:Élément chimique Catégorie:Métal de transition Le cuivre est un élément chimique de symbole Cu et de numéro atomique 29.

Caractéristiques

Métal de couleur rougeâtre, il possède une haute conductivité thermique et électrique (à température ambiante, le seul métal pur ayant une meilleure conductivité électrique est l'argent). Le cuivre pourrait bien être le premier métal à avoir été utilisé, étant donné que des pièces datant de 8700 avant J.-C. ont été trouvées.

Minerai de cuivre

Le cuivre est un des rares métaux qui existe à l'état natif. Ce fait d'ailleurs expliquant probablement qu'il fut le premier métal utilisé par les hommes. L'occurrence du cuivre natif est cependant assez faible. On le trouve le plus fréquemment sous forme de sulfure ou de sulfo-sel.

Sulfures


- La chalcopyrite : Cu2S, Fe2S3
- La bornite : 3Cu2S, Fe2S3
- La covelline : CuS
- La Chalcosine : Cu2S

Sulfo-sel


- l’énargite 3Cu2S, As2S5

Oxydes


- Mélancolise ou ténorite CuO
- Cuprite : Cu2O

Carbonates


- Azurite : 2CuCO3, Cu(OH) 2
- Malachite : CuCO3,Cu(OH) 2

Silicates


- Chrysocolle : SiO3Cu,2 H2O

Sulfate et chlorure


- Brochantite : Cu4(SO4)(OH) 6
- Atacanite : Cu2Cl(OH) 3

Propriétés biologiques

Autrefois on considérait le cuivre comme un poison mortel, notamment sous sa forme oxydée vert-de-gris. Actuellement on sait au contraire qu'il s'agit d'un oligo-élément indispensable à la vie. Il est nécessaire à la formation de l'hémoglobine et possède des vertus bactéricides. Sa capacité à détruire les micro-organismes et les bactéries est utilisée dans les canalisations de distribution d'eau, dans la fabrication de la bière, la distillation de l'alcool, la confection de confiture et la fabrication des fromages à pâte cuite. Pour les applications marines, sa résistance à la corrosion s'ajoute à ces propriétés pour empêcher la prolifération et la fixation d'algues et d'organismes marins. Les sels de cuivre, comme le sulfate ou l'oxychlorure, présentent des propriétés fongicides mises à profit pour la viticulture et l'agriculture. Les peintures antifouling actuellement utilisées pour protéger les coques des navires tuent les bernacles lorsqu'elles sont encore dans leur stade larvaire en relâchant du cuivre, contaminant par la même occasion les eaux qu'elles traversent.

Applications en construction mécanique et électrique

Le cuivre est rarement utilisé pur, sauf pour les conducteurs électriques et dans le cas où l'on souhaite une grande conductivité thermique. Les alliages de cuivre, par contre, sont très largement utilisés dans de nombreux domaines.
- pièces de frottement et d'usure : voir l'article tribologie
- pièces devant résister à la corrosion,
- ...

Symbolique

Les noces de cuivre symbolisent les 32 ans de mariage dans le folklore français.

Voir aussi

Liens internes


- Les cuivres en tant qu'instruments de musique
- Âge du cuivre
- Âge du bronze
- Alliages de cuivre :
- Laiton :
- Bronze :
- Cuproaluminium :
- Maillechort

Liens externes


- [http://www.cuivre.org/ www.cuivre.org]
- [http://www.copperbenelux.org/ Copper Benelux] Maillechort]] ja:銅 ko:구리 simple:Copper th:ทองแดง

Bronze

Le bronze est le nom générique des alliages de cuivre et d'étain. Les bronzes sont normalement composés de plus de 60% de cuivre et contiennent en outre des proportions variables d'aluminium, plomb, béryllium, manganèse et tungstène, accessoirement du silicium et du phosphore, mais pas de zinc en quantité notable (ne pas confondre avec le laiton). Leurs caractéristiques principales sont une bonne résistance à l'usure et à la corrosion et une bonne conductivité électrique. On les utilise souvent comme matériau de frottement en face de l'acier. Ces alliages ont été pour la première fois utilisés pendant l'Âge du bronze pour fabriquer des outils, des armes et des armures plus robustes et résistants que leurs prédécesseurs en cuivre ou en pierre. Pendant l'âge de bronze, de l'arsenic était souvent ajouté au bronze (principalement sous forme d'impuretés) ce qui en augmentait la dureté.

Les alliages

A part quelques exception, les bronzes contiennent entre trois et vingt pour cent d'étain.

Les bronzes binaires cuivre-étain

Les alliages de cette famille ne contiennent que du cuivre et de l'étain. On distingue deux types basés sur les phases :
- les bronzes ne contenant que de la phase alpha (α) : jusqu'à environ 16% d'étain
- les bronzes contenant de la phase alpha (α) et delta (δ). Les premiers sont des alliages pour corroyage. Leurs caractéristiques mécaniques augmentent avec le taux de corroyage et avec la teneur en étain. Les deuxièmes sont des alliages de fonderie. Les bronzes utilisés pour la fabrication des cloches contiennent entre 20 et 25 % d'étain. C'est la phase delta qui donne la sonorité. Cette phase est dure. Les bronzes à miroir sont composés de 30 à 35% d'étain.

Les bronzes avec éléments d'addition

Dans certains alliages on ajoute : du phosphore, du zinc, du plomb. Le phosphore permet d'augmenter les caractéristiques mécaniques. Le zinc augmente la coulabilité ainsi que la malléabilité de l'alliage. Le plomb (jusqu' 6%) permet une meilleure usinabilité. Les bronzes utilisés pour les pièces de frottement peuvent contenir jusqu'à 30% de plomb.

Symbolique

Les noces de bronze symbolisent les 22 ans de mariage dans le folklore français.

Voir aussi


- Âge du bronze
- Bronze d'art
- Matériau
- Bronze, rivière de la Haute-Savoie, affluent de l'Arve. Catégorie:Alliage ja:青銅 ko:청동

Outil

Un outil est un objet finalisé utilisé par un être vivant dans le but d'augmenter son efficacité naturelle dans l'action. Cette augmentation se traduit par la simplification des actions entreprises, par une plus grande rentabilisation de ces actions, ou par l'accès à des actions impossibles sans cet outil. L'outil peut être compris comme un prolongement du corps, un intermédiaire d'action, voire comme une prothèse dans le sens où il remplace (ou même crée) un membre. Selon la définition ci-dessus, outil serait quasiment synonyme d'objet technique. Toutefois, le langage courant limite de façon assez peu précise le terme doutil à des objets répondant à cette définition en fonction de la taille (une faux est qualifiée sans discussion d'"outil", ce qui n'est pas le cas pour une moissonneuse) du degré d'automatisation (est qualifié d'outil le "manche à balai" des pilotes d'avion, plus discutablement le système de pilotage automatique)ou même du domaine d'application (les "outils" de cuisines sont plutôt denommés "ustenciles" les outils du dessinateur "instruments" etc.) Le terme d'outil peut donc difficilement s'utiliser pour définir une catégorie technique précise. La création de l'appellation "machine-outil" est révélatrice de cette imprécision. (si la perceuse électique portable est encore un outil, qu'en est-il de la perceuse à colonne d'établi du bricoleur ? Est-ce déjà une machine-outil ? A partir de quelle taille change-t-on de catégorie ?) Par extension, on qualifie aussi d'outil tout conceptmatériel ou virtuel permettant d'effectuer un travail, comme par exemple une matrice ou une liste de tâches. Le développement d'outils est une des caractéristiques essentielles de l'Homo sapiens.

Caractéristiques

L'outil peut :
- être plus constitué d'un matériau plus dur que le corps (par exemple en bois, en pierre ou encore en métal). Cela permet de travailler des matériaux que l'on ne peut modifier sans. Cela permet également d'éviter les blessures
- être plus long que le membres qui le manie. Il permet ainsi d'atteindre des choses hors de portée, de bénéficier d'un effet de levier (manivelle), d'éviter de se baisser, de toucher des choses qui sinon blesseraient (comme le feu, les produits toxiques, des personnes ou animaux agressifs)
- avoir une forme spécifique lui permettant d'assurer une fonction particulière. C'est par ailleurs un objet, une chose non vivante, sa dégradation pour effectuer une tâche est donc moralement acceptable, de plus il peut potentiellement être réparé.

L'outil et les animaux

moralement Bien que l'utilisation d'outil soit une des caractéristiques essentielles de l'Homme, il n'est pas le seul à l'utiliser. De nombreux animaux (principalement les primates) et même certains végétaux en utilisent. Ainsi on a pu observer des singes utiliser :
- des bâtons pour attraper des fruits, des insectes ou mesurer la profondeur d'une marre pour savoir s'il peuvent la franchir
- des cailloux pour casser des noix ou des coquillages

L'outil et l'Homme

Seul l'Homme fabrique des outils sophistiqués, les conserve entre deux usages et les fait évoluer dans le temps. Les armes sont certainement parmi les premiers outils, que l'Homme ait fabriqué. Outre leur importance intrinsèque pour la survie et la protection de l'espèce, cette classe d'outils a la particularité d'être utilisée en marchant ou en courant, face à un ennemi ou à la poursuite d'une proie, donc debout, alors que les autres outils primitifs ne pouvaient être utilisés qu'en position assise ou du moins statique. Ainsi, la station debout, la spécialisation des membres, et le développement de la main de l'Homme, sont peut-être liés à l'aptitude à la violence de ses ancêtres (ceci est une hypothèse discutée, voir par exemple la théorie de l'origine côtière de l'homme, qui constitue une autre hypothèse). Depuis qu'ils vivent, en groupe, puis en société, les humains se sont partagés les tâches et donc spécialisés en fonction souvent de leur aptitudes naturelles ou des besoins du moment. Cette organisation a permis à l'humanité de conserver, de divulguer, et donc de faire évoluer les techniques de fabrication des outils. L'outil est une marque de la sédentarisation des peuples. Le nomadisme impose une restriction en volume et en quantité d'objets à transporter. Il est donc vraissemblable d'imaginer que le passage de chasseur-cueilleur à celui de l'agriculteur ou éleveur ce soit produit dans la même période. On peut effectivement penser que l'agriculture a nécessité des outils facilement volumineux. L'outil est un moyen qui permet à son utilisateur un rapprochement avec son désir. Nous sommes passés des outils qui sont un rapprochement de nos mouvements (la massue, le laser, etc..), à des outils automatisés pouvant fonctionner sans la présence de l'Homme (les robots, les machines-outils, ou les ordinateurs) prolongeant ainsi notre volonté. Vu que le plaisir provoque un appaisement en nous, l'accomplissement de celui-ci est facilité par l'outil. Ainsi, lOutil Suprême
serait celui qui à l'extrême : « ferait ce que l'on voudrait en appuyant juste sur une touche ». Cette volonté d'accomplissement liée au désir est un principe qui a fait la force de l'Homo sapiens et sans doute ses ancêtres.

Voir aussi


- Liste des outils
-
ja:道具 simple:Tool

Néolithique

ko:신석기 시대 Le Néolithique (Âge de la pierre polie ou Âge de la pierre nouvelle), terme inventé en 1865 par le préhistorien John Lubbock, est la dernière période de la préhistoire et la plus courte. Il succède au Mésolithique, dont il est séparé par la "révolution néolithique", qui introduit de nombreux changements dans les modes de vie humains : sédentarisation le plus souvent, introduction de l'élevage et de l'agriculture. Selon les régions, le néolithique débute à des périodes différentes ; dans les premières régions touchées, il commence il y a 10 000 ans et coïncide avec la fin de la dernière glaciation. Il se termine avec la protohistoire, soit au moment de l'invention de la métallurgie pour les premiers peuples avant l'invention de l'écriture, ou avec la description des peuples néolithiques par des cultures connaissant l'écriture. On peut donc dire que le néolithique n'a pris fin partout que fort récemment avec l'entrée des dernières peuplades isolées dans l'histoire. Le néolithique marque un véritable changement en ce sens qu'il est le commencement du contrôle par l'Homme de son environnement là où, auparavant il était dépendant de ressources alimentaires indépendantes de sa volonté. Cette révolution a permis l'explosion démographique humaine qui se poursuit encore aujourd'hui. En effet, devenu maître de son alimentation, l'Homme a pu devenir une espèce dominante. On a pu parler de Révolution néolithique pour ce passage du nomadisme à la sédentarisation, le début du travail des métaux comme le cuivre, puis la métallurgie avec le bronze, ainsi que de nouvelles techniques agricoles. Ce terme, coïncidant avec changement radical de l'humanité et de ses activités, est assez ambitieux. Il ne prend guère en considération l'évolution chaotique et assez mal connue du mésolithique. Elle se caractérise par une série d'inventions et de changements. Le terme a été proposé en 1920 par l'Australien Vere_Gordon_Childe. Cela tend à souligner une des étapes majeures de l'aventure humaine, comme la domestication du feu ou la Révolution industrielle.

Progrès techniques

Pierre polie

La taille de la pierre se perfectionne, et le polissage est inventé : il permet d'obtenir des outils plus fins et plus efficaces. Toute une variété de nouveaux outils plus fins sont inventés à cette époque. Pour plus de détails sur l'outillage et le néolithique dans les différentes régions du monde, voir l'article néolithique.

Âge des métaux

Une autre évolution est d'outils en métal, dans une période parfois différenciée sous le nom de chalcolithique. Il ne s'agit au départ que de cuivre utilisé à l'état natif, simplement martelé pour lui donner une forme : à ce stade, on l'utilise plus comme une pierre malléable que comme un métal. Les techniques de transformation du cuivre évolueront par la suite, et l'on passera réellement alors à l'âge du fer.

Invention de la céramique

L'invention de la céramique est une étape majeure de développement des techniques humaines : la céramique (un matériau tiré de la terre cuite) est en effet le premier matériau transformé par la femme, tout comme la domestication des plantes, dont la transformation est irréversible. En effet, on ne peut pas obtenir de nouvelle argile à partir d'une terre cuite, car la structure moléculaire en a été irrémédiablement modifiée, alors que la pierre taillée reste du silex, et que les outils en métal, même des alliages, peuvent à nouveau fournir les métaux qui les constituent. Elle fut inventée probablement à Jarmo, dans le Kurdistan Irakien, vers 5400 av. J.-C., au même moment qu'en Anatolie.

Invention de l'agriculture

C'est le principal changement de la période, par toute une série de bouleversements qu'il occasionne par la suite. À partir de 8000 av. J.-C., les hommes abandonnent leur économie de chasse et de cueillette et commencent à semer et à récolter des graines : le choix se fixe rapidement sur quelques céréales accompagnées de légumineuses. Chaque région collecte d'abord des plantes indigènes, puis les sème : mil au Sahara, orge et engrain, une variété de blé au Moyen-Orient, le millet Setaria italica dans le bassin du Fleuve Jaune et le riz dans le bassin du Fleuve Bleu en Chine, plantes à tubercule en Asie du Sud-Est, sorgho au Sahel, etc. Le changement climatique qui intervient à cette période (fin des glaciations) favorise la croissance des plantes, et la réussite de cette stratégie de subsistance. La chasse et la pêche sont cependant encore longtemps utilisées parallèlement à la culture et à l'élevage. À la même période, les animaux commencent à être domestiqués, pour leur viande, mais aussi pour leur force de travail (comme animaux de trait, de bât, de selle) et leurs productions complémentaires : lait, laine, cuir. De la même façon, après différents essais, le choix se porte sur quelques espèces, les plus dociles : mouton possible dès 9000 av. J.-C. au Zagros, cochon vers 6500 av. J.-C. en Anatolie, Europe balkanique, Crimée et Mésopotamie, oiseaux de basse cour, et de façon plus limitée, chèvre et âne. Mais là encore, l'élevage peut se développer dans une société de chasseur-cueilleur : le chien est ainsi domestiqué 10 000 ans av. J.-C. en Europe du Nord-Ouest, le cheval en Ukraine 4000 ans av. J.-C.

Bouleversements de la société

Sédentarisation et apparition des premières villes

La découverte de l'agriculture n'entraîne pas toujours la sédentarisation complète, celle-ci ayant même pu précéder l'invention de l'agriculture dans de nombreux cas, lorsque l'environnement apportait une subsistance suffisante tout au long des saisons : bords de rivières ou de lacs, rivages maritimes. L'agriculture impose de se fixer au moins quelques mois, le temps de récolter, au même endroit. Le plus souvent, c'est quelques années, le temps que la terre s'épuise. Il existe ainsi le cas des communautés d'agriculteurs nomades, qui ne restent que le temps d'une récolte sur un territoire donné : il en subsiste encore en Inde et en Amazonie. Des constructions durables apparaissent avec cette fixation des communautés humaines, en torchis et en pierre, remplaçant les huttes de peaux des chasseurs-cueilleurs. Les premières cités humaines sont construites dans des marécages, près des lacs ou des cours d'eau, ce sont les cités lacustres. Quand ces constructions se regroupent, naît alors le village. Quand le village est suffisamment durable et grand, c'est une ville : la première serait Jéricho, il y a 9000 ans, peu de temps avant Jarmo et Khirotikia, à Chypre. L'agglomération de Çatal Hüyük, en Turquie, est l'exemple le plus éclatant d'une sédentarisation aboutie : ville de 12 hectares, maisons à un étage en briques crues, toits en terrasses, peintures murales, il y a environ 8500 ans.

Apparition des États

La gestion des travaux de la terre faits en commun, celle des réserves de grain, la direction de la défense du territoire contre les voisins dans un monde devenu trop plein, tout ceci conduit à l'apparition d'administrations et d'États.

Changement de la religion et des rapports sociaux

Bien que dans ces domaines, il faille rester prudent devant l'absence de sources écrites, et d'autant plus qu'on ignore beaucoup du mésolithique, il semble que les bouleversements survenus et attestés au néolithique se propagent aussi dans ces domaines. La territorialité renforcée provoque des tensions, et accroît le rôle de la force musculaire de l'homme qui la défend. La compréhension des mécanismes de fécondation font intervenir le mâle ; ceci se dénote sous forme mythique, par l'exemple du labour de la terre, assimilé à un rapport sexuel (ceci se fait jour dans l'œuvre d'Hésiode, notamment les Travaux et les jours), ou par le biais de l'élevage. La place de la feminité dans le culte de la fécondité s'en trouve restreinte, et le sens de la religion modifié, provoquant l'apparition de nouvelles divinités. La place et le rôle omnipotent ou presque de la féminité et de la masculinité, au point de rendre cette dernière prépondérante. Le rôle de la femme de gardienne du feu, c'est-à-dire du foyer, devient moins important ; l'importance de la fécondité féminine diminue, au profit de la force et du rôle fertilisant du mâle. Dieux-rois et dieux tout-court apparaissent, se substituant aux deux cultes, primordiaux semble-t-il, de la déesse-mère, la « grande déesse », symbolisée par les nombreuses Vénus et en particulier par la Vénus aurignacienne que l'on retrouve présente de l'Atlantique à l'Oural durant tout le paléolithique, d'une part, et le Maitre des animaux.

L'art

Le passage du paléolithique au néolithique nous est raconté, du point de vue artistique, par un des plus grands auteurs d'histoire de l'art, Elie Faure. « Au début, tout, pour le primitif, est naturel, et le surnaturel n’apparaît qu’avec le savoir.” nous dit-il. Mais la religion estompe l'art pour établir sa supériorité. C’est sans doute ce qui arrivera au néolithique, environ 6000 ans après l’engloutissement, sous les eaux du déluge, de la civilisation du renne. Des changements climatiques interviennent, la planète à nouveau se réchauffe, les glaciers fondent et les eaux montent. Quand enfin de nouvelles conditions climatiques se stabilisent et que renaît la civilisation, c’est sous une autre forme. Celle du chasseur de renne est morte à jamais. Nous sommes au néolithique, l’homme est plus agriculteur que chasseur. Graines et animaux sont domestiqués, les tribus reconstituées se sédentarisent, les premières grandes cités apparaissent au Moyen-Orient et en Anatolie. Voici surgir l'aube d’une nouvelle civilisation, “ glacée par une industrie plus positive, une vie moins puissante, une religion déjà détournée de la source naturelle », nous dit Elie Faure. “ Une civilisation à tendance scientifique prédominante ”, n'est-ce pas déjà la nôtre ? Les belles formes mouvantes peintes sur les parois des cavernes du paléolithique disparaissent à jamais. Dans ce monde de la pierre polie qui succède à celui de la pierre simplement éclatée déjà se profile le rationalisme du futur âge industriel. Il y a comme une marque de réprobation et probablement d’interdiction religieuse dans ce tabou vis-à-vis des formes humaines et animales. La religion nouvelle, outre à faire naitre autant de dieux que d'hommes, se base sur l'astronomie davantage que sur la vie. L'esprit est tout, la forme dédaignée, avant d'être maudite parce qu'on y voit quelque « mauvais esprit » ou « mauvais œil », obstacle à la libération morale à venir au cours des millénaires jusqu'à nous, héritiers directs du néolithique. Mais bien sûr, moi, je veux en savoir plus sur les pratiques religieuses des hommes du néolithique!!! « Une silhouette de mammouth à demi effacée sur la paroi d’une caverne nous en dit plus sur l’esprit de l’homme qui l’y a gravée en quelques heures, qu’une plaine couverte de mégalithes sur des foules qui ont mis des siècles à les dresser », dira Elie Faure. Cette période prend fin avec l'apparition de la métallurgie et l'âge du bronze. Au Proche-Orient, cela coïncide avec l'invention de l'écriture et la fin de la préhistoire.

Voir aussi


- Site Clovis, aux États-Unis, où l'on a retrouvé des outils néolithiques.
- Le Tableau synoptique des principales cultures préhistoriques du Vieux Monde
- Travois

Lien externe


- [http://perso.wanadoo.fr/atil/atil/neolith.htm Un site sur les populations et les langues durant la période néolithique] Catégorie:Préhistoire Catégorie:Néolithique

Métal

Catégorie:Composé minéral Catégorie:Métallurgie Un métal est un élément chimique qui peut former des liaisons métalliques et perdre des électrons pour former des cations (ions positifs) (et des liaisons ioniques dans le cas des alcalins). Les métaux sont un des trois groupes d'éléments distingués par leurs propriétés d'ionisation et de liaison chimique ; les deux autres sont les métalloïdes et les non-métaux. Bien que les métaux puissent être définis par leurs propriétés physico-chimiques (voir plus loin), il est également possible de les catégoriser en employant une caractérisation de leur structure de bande : les métaux possédent des bandes de valence et de conduction qui se recouvrent. Cette définition permet d'intégrer à la catégorie des métaux les polymères métalliques et autres composés organo-métalliques. Ce n'est cependant pas un critère toujours suffisant. Par exemple, le carbone n'est pas un métal mais il possède une phase nommée graphite (c'est d'ailleurs sa phase alpha) qui correspond à cette définition.

Les métaux dans le tableau périodique

Dans le tableau périodique des éléments la diagonale partant du bore (B) et allant jusqu'au polonium (Po) sépare les éléments métalliques (en bas à gauche) des éléments non métalliques (en haut à droite). Les éléments placés sur cette ligne sont des métalloïdes. De plus, le caractère métallique des éléments d'une même colonne augmente avec le nombre d'électrons (c'est à dire lorsque l'on descend dans le tableau). Par exemple, le carbone-diamant (Z=6) est un isolant, le silicium (Z=14) est un semi-conducteur et l'étain (Z=50) est un métal.

Propriétés physico-chimiques

Les métaux sont en général des solides cristallins ; le mercure est toutefois une exception notable puisqu'il est le seul métal à l'état liquide dans les conditions normales (20 °C sous pression atmosphérique). Ils sont en général malléables et ductiles (on peut les déformer par exemple en les étirant ou en les martelant), ils conduisent bien la chaleur et l'électricité (mais pas tous), et ils reflètent la lumière (éclat métallique) sauf lorsqu'ils se recouvrent d'oxyde (corrosion). La plupart du temps, les métaux sont extraits sous forme minérale plus ou moins cristallisée (cristal) dans leurs minerais et presque toujours combinés à un ou plusieurs autres atomes. Ils sont souvent présents à l'état naturel sous forme d'oxyde, dans des minerais : bauxite pour l'aluminium, hématite pour le fer, ilménite ou rutile pour le titane... Il est à noter que l'ilménite, principal minerai du titane est un oxyde mixte de titane et de fer (pourcentage des deux métaux entre 30 et 70%). D'autres peuvent se présenter sous forme de sulfures pyrite pour le fer ou de sulfates voire même sous forme plus compliquées et même sous plusieurs formes différentes comme on l'a vu pour le fer. Certains métaux sont présents à l'état non-oxydé, comme les métaux précieux (or, platine) ou bien dans des roches d'origine météoritique (nickel-fer). On les appelle alors natifs.

Propriétés électriques

Les métaux conduisent généralement bien l'électricité. En tête l'or, le cuivre et l'argent. C'est d'ailleurs uniquement du point de vue du coût que le cuivre fut utilisé pour les cables électriques car l'or est meilleur conducteur. La conduction électrique dans les métaux peut être analysée de manière microscopique ou macroscopique . D'un point de vue microscopique, la principale raison vient de la liaison métallique. Les atomes métalliques forment des structures 2D ou 3D qui se répètent, appelées mailles. A l'intérieur, des électrons à peu près libres circulent entourés des atomes dont ils sont issus. C'est ce mouvement électronique qui est responsable de la bonne conduction et plus ces électrons sont libres plus le métal est bon conducteur. Ces électrons plus ou moins libres sont appelés "électrons de conduction". D'un point de vue macroscopique, c'est la théorie des bandes d'énergie qui fournit la réponse. En effet, dans les métaux la bande d'énergie la plus haute occupée et la plus basse vacante se chevauchent, tout du moins se touchent. Il faut ainsi peu d'énergie pour exciter un métal et plus il est facile de l'exciter plus un métal pourra céder un atome meilleur conducteur il sera!

Propriétés optiques

Propriétés magnétiques

Astronomie

On appelle métaux les produits de réaction qui ont lieu au cœur des étoiles, ce qui signifie que, astronomiquement parlant, tous les éléments sauf l'hydrogène sont des métaux. (bien que sous certaines conditions de température et de pression l'hydrogène peut avoir un comportement métallique)

Liste des principaux métaux


- aluminium (Al)
- argent (Ag, métal précieux)
- cuivre (Cu)
- étain (Sn, du latin stanium)
- fer (Fe)
- mercure (Hg, du latin hydragyrium la planète Mercure))
- nickel (Ni)
- or (Au, métal précieux, du latin aureum)
- platine (Pt, métal précieux)
- plomb (Pb)
- titane (Ti)
- zinc (Zn) Les mélanges de métaux forment des alliages, comme l'acier (alliage fer-carbone), les alliages de cuivre (bronze, laiton), les amalgames (alliages de mercure)... Beaucoup de métaux sont toxiques directement ou par l'intermédiaire de leurs composés, en particulier les métaux lourds (plomb, mercure...).

Voir aussi


- métallurgie Liens externes
- [http://www.sfc.fr/Donnees/metaux/ssmetaux.htm Base de donnée] de la Société Française de Chimie (SFC) ja:金属 ko:금속 simple:Metal th:โลหะ

Chalcolithique

Catégorie:Préhistoire Catégorie:Néolithique Le nom Chalcolithique a été forgé par les préhistoriens à partir des racines grecques khalkos (cuivre) et lithos (pierre). Ainsi, le chalcolithique désigne la « période où un outillage principalement en pierre peut être complété par des objets en cuivre », ce qui est caractéristique, en archéologie, de certaines cultures ayant existé à la fin du Néolithique ou au début de l'Âge du bronze (vers -2300 à -1800 en Europe occidentale). Parfois utilisé dans un sens chronologique, le chalcolithique désigne alors un improbable « âge du cuivre », ce que dément formellement la juxtaposition de cultures contemporaines chalcolithiques, néolithiques et du bronze ancien sur des territoires voisins, notamment en France. Les archéologues italiens préfèrent quant à eux désigner l'équivalent sous le nom d' « énéolithique ».

Voir aussi


- Âge du cuivre

Bibliographie


- Dictionnaire de la Préhistoire, sous la direction d'A. Leroi-Gourhan, Paris, 1994. ko:순동기 시대



Céramique

Premier « art du feu » à apparaître (avant la métallurgie puis le travail du verre), la céramique désigne l’ensemble des objets fabriqués en terre qui ont subi au cours d’une cuisson plus ou moins élevée, une transformation physico-chimique irréversible.

Généralités

Le mot céramique provient du grec ancien κέραμος / kéramos, qui signifie « terre à potier », « argile ». Il a donné son nom à un quartier d'Athènes, le Céramique. On peut distinguer trois branches de la céramique :
- la céramique utilitaire, principalement la poterie, la plus ancienne des formes de céramique (elle est antérieure au travail des métaux) qui utilise les terres argileuses comme matériau de base ;
- la céramique d'art qui a dérivé de la précédente, et délaisse la fonction utilitaire pour se centrer sur le sens mystique ou sur l'esthétique ;
- la céramique industrielle, particulièrement développée au et qui utilise des matériaux à base d'oxydes, de carbures, de nitrures, etc. Un matériau céramique est solide à température ambiante et n'est ni métallique, ni organique. Les objets en céramique sont réalisés par solidification à haute température d'une pâte humide plastique, ou agglutination par chauffage d'une poudre sèche préalablement comprimée, sans passer par une phase liquide ; par extension, on désigne sous le terme « céramique » les objets eux-mêmes ainsi fabriqués.

Histoire de la céramique

Préhistoire

L'art céramique apparaît en Extrême-Orient vers le , au Proche-Orient au , et en Occident au

Asie et Extrême-Orient

L'histoire de la céramique chinoise est la plus riche du monde. Dès le , celles-ci étaient déjà très élaborées et la température de cuisson pouvait atteindre 1300 °C. Au , les porcelaines chinoises atteignent la perfection et permettent à la Chine de devenir le premier pays exportateur de céramique au Monde, place qu'elle conserve jusqu'au .

Europe et Proche-Orient

Chine D'abord basée sur du modelage, la technique de travail évolue pendant l'Antiquité avec l'invention du tour, sans doute originaire du Proche-Orient. Elle permet la production rapide de nombreux récipients. En Europe, la pose de vernis noir à base d'oxydes métalliques permet aux grecs antiques d'améliorer les techniques de décor. La technique est reprise dans le monde romain puis gallo-romain, notamment avec la technique de la terra sigillata dont un des centres principaux de production est le site de La Gaufresenque. :Voir aussi : Typologie de la céramique grecque et romaine Mais c'est la découverte du décor vitrifié (à base d'eau, de silice et de colorants), déjà employée dans l’Empire byzantin et en terre d’Islam, qui permet au le développement de la poterie vernissée. La technique de la terre vernissée arrive à son apogée en France entre le et le , notamment avec les travaux sur l'émail de Bernard Palissy. L'Espagne subit aussi l'influence artistique des Arabes et un art hispano-mauresque se développe vers la même période. Les techniques empruntées aux potiers Ottomans et Arabes permettent aussi aux italiens de découvrir le sgraffiato et les majoliques. Le décor à istoriato apparaît à Florence et à Faenza au et la faïence est fréquemment utilisée. La technique de la porcelaine est redécouverte et affinée, mais s'interrompt au début du . :Voir aussi : Art de la céramique en terre d'Islam. À partir du , l'art des potiers italiens se répand. Au , l'Europe subit deux influences: l’une italienne à Nevers, l’autre chinoise à Delft. La faïence française du , avec des décors cuits à température de petit feu, se développe avec des centres de production comme Marseille, Strasbourg, Niderviller. Le secret de fabrication de la porcelaine est réétudié. En 1709, un alchimiste allemand de Dresde, Böttger, découvre la recette de la porcelaine dure, alors que les principaux centres de production européens (Rouen, Saint Cloud, Chantilly, Vincennes et Sèvres) utilisaient une porcelaine tendre. Dès lors la fabrication devient intense, variée et abondante. La manufacture de Sèvres devient manufacture nationale en France. Au , ses collections sont alimentées par son directeur, Alexandre Brongniart.

Epoque moderne

Alexandre Brongniart]] L'industrialisation croissante à partir de la deuxième moitié du XIXe siècle modifie le rapport à la céramique. La généralisation de procédés de fabrication pour la production de masse, et les nouveaux moyens de transport (notamment le chemin de fer), signent l'arrêt de la pièce unique artisanale aux profit des arts appliqués. Les ateliers se transforment en fabriques et la petite industrie se développe dans des centres comme Limoges ou Vallauris. Au début du XXe siècle, l'art nouveau fait rentrer l'art — et en particulier la céramique — dans la majorité des foyers. Il est prolongé après la Première Guerre mondiale par l'