Paris
Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France.
Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens.
Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ».
La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .
Histoire
Attila]
Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .
Origine du nom de Paris
Paris doit son nom à la tribu des Parisii.
L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.
Préhistoire
Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine.
Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.
Antiquité
chasséenne]]
C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre.
La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.
Époque médiévale
Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings.
Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri.
L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir).
rue d'Aboukir
De Henri IV à la monarchie de Juillet
Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville.
C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police.
Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.
Le Paris moderne
Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares.
Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers.
Adolphe Thiers]]
Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900.
En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris.
L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit.
En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste.
En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis.
Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.
Démographie
Paris 2012
Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde.
Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque.
L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression])
Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York.
Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE.
Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants).
Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.
Organisation administrative
Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine.
Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales.
Le département de la Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795.
Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police.
Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin.
Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons.
Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë
Nombre de conseillers élus par arrondissement :
!Arrondissement
! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X
! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX
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!Conseillers d'arrondissement
| 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12
| 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26
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!Conseillers de Paris
| 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6
| 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13
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!Nombre total d'élus
| 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18
| 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39
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Capitale
Une capitale (du latin caput, capitis, tête) est une ville où siègent les pouvoirs, ou une ville ayant une prééminence dans un domaine social, culturel, économique ou sportif (Toulouse est la capitale du rugby).
On utilisera en général le terme capitale seul pour désigner la capitale d'un pays (ville où siègent les pouvoirs nationaux).
En France, les capitales des échelons locaux ont des dénominations précises :
- Préfecture de région pour la capitale d'une région,
- Préfecture pour la capitale d'un département.
Liste des capitales du monde
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Capitale est aussi un terme typographique désignant un format des lettres.
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Catégorie:Ville du monde
zh-min-nan:Siú-to· als:Hauptstadt ko:수도 (도시) ja:首都 simple:Capital (city) th:เมืองหลวง
France
La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.
Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme.
Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Géographie
Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France
Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.
Histoire
Article détaillé : Histoire de France
La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain.
La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse).
Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée.
La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie.
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse.
De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire.
En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses.
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement.
La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.
Politique
Article détaillé : Politique de la France
La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel.
Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif.
Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution).
En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
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Voir aussi : Liste des présidents de la République française
Économie
Article détaillé : Économie de la France
La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes.
Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005.
Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises
Démographie
Article détaillé : Démographie de la France
Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]
Religion
Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.
Culture
Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales
|+ Fêtes et jours fériés
! Date !! Nom !! Remarques
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| Jour de l'an
| Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II)
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| Lundi suivant le dimanche de Pâques.
| Lundi de Pâques
| Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps.
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| || Fête du Travail
| Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France
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| 8 mai
| Commémoration de la capitulation allemande en 1945
| Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.
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| Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension
| Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux
|-
| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant.
| Pentecôte (et Lundi de Pentecôte)
| Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération)
|-----
| 14 juillet || Fête nationale
| Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790.
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| 15 août || Assomption
| Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie
|-----
|
| Toussaint || Fête de tous les saints
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| 11 novembre
| Commémoration de l'armistice de 1918
| Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale
|-----
| 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ
|-----
| 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|-
| Avant-veille de Pâques || Vendredi saint
| rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin
|{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France
RégionCatégorie:Division administrative
Une région peut être soit :
- un territoire qui correspond à une division administrative dans certains pays.
- La Commission européenne a décomposé l'Europe en régions appelés aussi «NUTS» (Nomenclature d'Unités Territoriales Statistiques) :
- NUTS 1 : de 3 à 7 millions d'habitants,
- NUTS 2 : de 800 000 à 3 000 000 habitants (en France, ce sont les régions administratives),
- NUTS 3 : de 150 000 à 800 000 habitants (en France, ce sont les départements).
- La Belgique est composée de 3 régions: Région flamande, Région wallonne, Région de Bruxelles-Capitale.
- La France est composée de 26 régions françaises dont 22 en métropole et 4 outre-mer.
- La République du Congo est composé de 10 régions congolaises.
- une zone géographique d'un pays ou d'un continent, non clairement définie
Il est important de noter que les régions sont une interprétation humaine de l'espace géographique et que, par conséquent, les régions peuvent être de toutes tailles et que chacune est unique dans son genre.
Voir aussi
- biorégion
- écorégion
- régions françaises
- Régions de l'Union européenne
- administration territoriale
- Liste des provinces et territoires canadiens
- Classement des provinces de Chine par densité de population
- Classement des provinces de Chine par superficie
ja:地方
Seine
La Seine est un fleuve français qui traverse Troyes, Paris et Rouen. La Seine a une longueur de 780 kilomètres. Sa source se situe à 470 mètres d'altitude, à Saint-Germain-Source-Seine sur le plateau de Langres, en Côte-d'Or. Son cours a une orientation générale du sud-est au nord-ouest. Elle se jette dans la Manche, près du Havre. La superficie du bassin versant est d'environ 75 000 km². Celui-ci occupe une partie importante du bassin parisien.
Étymologie
Seine vient du latin Sequana, lui-même emprunté aux peuplades celtiques autochtones.
L'origine du nom Sequana est obscure. Certains y voient une erreur de transcription d'un ou de plusieurs mots celtes différents. D'autres un toponyme préceltique, au motif que le groupe 'kw' n'existe pas en celtique continental, où il a évolué en 'p' (exemple : pimp en gallois, cinq < indo-européen - kwenkw). Cependant, cette évolution a pu se produire postérieurement à l'attribution du nom Sequana par les premiers arrivants celtes : ceux-ci semblent en effet avoir parlé un « proto-celtique » où la mutation kw > p n'était pas encore réalisée, comme l'attesteraient certaines inscriptions celtibères retrouvées en Espagne.
Géographie
Espagne
La faible déclivité de la vallée de la Seine, en Île-de-France et en Normandie, a causé la formation de multiples et profonds méandres. Pour la même raison, les effets de la marée se font sentir sur une centaine de km, jusqu'à Poses (barrage le plus aval) et se manifestaient jusqu'à un passé récent, par le phénomène du « mascaret ».
La Seine est une voie navigable très importante, reliant Paris à la Manche. De ce fait, deux des plus importants ports fluviaux de France s'y trouvent : Paris (port de Gennevilliers) et Rouen qui est également un important port maritime permettant le transbordement (Premier Port céréalier d'Europe). Elle est navigable en amont de Paris jusqu'à Nogent-sur-Seine, important port céréalier. Autres ports fluviaux notables : Limay-Porcheville (agglomération de Mantes-la-Jolie), Montereau (sites gérés par le port autonome de Paris).
De nombreuses industries sont situées le long de la vallée de la Seine, notamment automobile (Poissy, Flins, Cléon, Sandouville), pétrochimie (Port-Jérôme, Gonfreville l'Orcher, Notre-Dame-de-Gravenchon, Petit-Couronne), centrales thermiques (Porcheville, Saint-Ouen), centrale nucléaire (Nogent-sur-Seine).
Le lac artificiel de la Forêt d'Orient, en amont de Troyes, a été créé dans les années 1960 pour régulariser le débit du fleuve.
lac artificiel de la Forêt d'Orient, Haute-Normandie]]lac artificiel de la Forêt d'Orient
Curiosité : Les sources de la Seine sont la propriété de la ville de Paris depuis 1864. Une grotte artificielle a été construite l'année suivante pour abriter la source principale et la statue d'une nymphe symbolisant le fleuve. Cependant, la capitale s'en est désintéressée depuis et la parcelle devrait revenir à la région Bourgogne qui souhaite valoriser le site. Celui-ci abrite également les vestiges d'un temple gallo-romain. Des objets témoignant du culte aux sources du fleuve (Dea Sequana) sont exposés au musée archéologique de Dijon.
Bourgogne
Bourgogne
Les principaux affluents de la Seine et leur longueur :
- l'Aube (D) - 248 km
- l'Yonne (G) - 293 km
- le Loing (G) - 166 km
- l'Essonne (G) - 90 km
- l'Orge (G) - 50 km
- la Marne (D) - 525 km
- l'Oise (D) - 302 km
- l'Epte (D) - 100 km
- l'Andelle (D) - 54 km
- l'Eure (G) - 225 km
- la Risle (G) - 140 km. Elle se jette dans l'estuaire de la Seine.
NB : D=Droite G=Gauche
La Seine et les peintres
Risle
Voir aussi
Liens internes
- Liste des fleuves de France
- Liste des ponts sur la Seine
- Liste des écluses de la Seine
- La Seine à Paris
Liens externes
- [http://www.sequana-normandie.com/ Sequana Normandie]
Catégorie:Seine
Catégorie:Fleuve
Catégorie:Cours d'eau de France
catégorie:Cours d'eau navigable
ko:센 강 ja:セーヌ川
Rive droiteSur une rivière, la rive droite est la rive située sur la droite, losque l'on circule depuis l'amont vers l'aval.
Par exemple, le canal de Brienne et le Capitole à Toulouse sont situés sur la rive droite de la Garonne.
Paris
À Paris, en France, le terme « rive droite » désigne la moitié nord de la ville, en raison de sa situation par rapport au cours de la Seine, par opposition à la rive gauche.
La rive droite contient les arrondissements suivants :
Voir aussi
- Rive gauche
Catégorie:La Seine à Paris
Sainte-Geneviève
- Sainte-Geneviève, commune française de l'Aisne
- Sainte-Geneviève, commune française de la Manche
- Sainte-Geneviève, commune française de Meurthe-et-Moselle
- Sainte-Geneviève, commune française de l'Oise
- Sainte-Geneviève, commune française de la Seine-Maritime
- Montagne Sainte-Geneviève à Paris
- Bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris
Voir aussi
- Sainte-Geneviève-de-Batiscan, municipalité de paroisse du Québec, Canada
- Sainte-Geneviève, ancienne ville sur l'Île de Montréal, maintenant dans l'arrondissement de L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève–Sainte-Anne-de-Bellevue, Montréal
- Sainte-Geneviève-des-Bois, commune française du Loiret
- Sainte-Geneviève-des-Bois, commune française de l'Essonne
- Sainte-Geneviève-lès-Gasny, commune française de l'Eure
- Sainte-Geneviève-sur-Argence, commune française de l'Aveyron
Histoire de l'urbanisme parisienCatégorie:Urbanisme parisien
Catégorie:Histoire de Paris
Catégorie:Histoire de Paris
Fluctuat nec mergitur : un fait central de l'urbanisme parisien est que la capitale française, depuis dix siècles, n'a jamais perdu son statut de grande capitale politique ou économique. La plupart des souverains français depuis le Moyen Âge ont tenu à laisser leur marque dans le sol parisien. De plus la ville n'a jamais été détruite, contrairement à d'autres métropoles européennes comme Londres en 1666 ou Lisbonne en 1755.
De cette histoire exceptionnelle dans sa richesse et dans sa continuité résulte une accumulation unique de monuments et surtout une tradition urbanistique et architecturale qui fait le « cachet » de Paris : alignement des immeubles le long d'avenues bordées d'arbres, hauteur égale sous l'influence des règlements d'urbanisme, façades rythmées par les ornements du deuxième étage et le balcon filant du cinquième…
Tout en conservant l'empreinte du passé le plus ancien dans le tracé de ses rues, Paris a élaboré au cours des siècles un style d'une rare homogénéité et a su se moderniser peu à peu, malgré les crises des deux derniers siècles et les incertitudes actuelles.
Paris antique
Si un village gaulois s'est peut-être installé sur l'Île de la Cité, les vestiges antiques concernent surtout la ville gallo-romaine, construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. La rue de Vaugirard est peut-être elle aussi d'origine antique.
Voir aussi
[http://www.paris.culture.fr/fr/ville_he_plan1.htm Une analyse du tracé des rues gallo-romaines]
Paris médiéval : la croissance radiale
Au Moyen Âge, Paris repousse régulièrement les enceintes qui l'entourent et absorbe ses faubourgs : d'abord celle de Philippe-Auguste, puis celle de Charles V.
Charles V
Ce Paris médiéval semble bien lointain au promeneur d'aujourd'hui qui voit surtout, dans le centre de Paris, des immeubles postérieurs à Henri IV. En fait il reste des immeubles anciens cachés sous les rénovations de façade. Cependant la principale marque que le Moyen Âge a laissée à Paris se voit sur un plan de la ville. On y reconnaît en effet les principaux axes du Paris médiéval, ces rues pas tout à fait droites (sauf l'ancien cardo maximus déjà cité) convergent vers les abords de l'île de la Cité et portent en général des noms de saints et : rue Saint-Honoré, rue Montmartre, rue Saint-Denis (ancienne Grand'rue), rue Saint-Martin, rue du Temple, rue Saint-Antoine, rue Saint-Jacques, axe de la rue de Buci...
En dehors de ces rues, la ville est souvent un labyrinthe de petites rues plus ou moins bien entretenues. Il n'est pas encore question de grandes avenues et de perspectives majestueuses.
Paris classique : l'émergence du plan cartésien
rue de Buci
Les opérations d'urbanisme commencent à se développer. Les nouvelles voies sont larges et, si possible, rectilignes. La place des Vosges, érigée au début du , sert de modèle à cette volonté d'ordre et d'harmonie. L'édit de 1607 et l'ordonnance de 1667 instaurent la tradition des règlements d'urbanisme à Paris en interdisant pour des raisons de sécurité les pans de bois apparents, en réglementant les saillies sur rue et en limitant la hauteur sur rue des immeubles.
Au , l'enceinte de Louis XIII englobe sur la rive droite l'ensemble couvert aujourd'hui par les quatre premiers arrondissements. Louis XIV détruit les fortifications sur la rive droite et construit sur leur emplacement de larges boulevards. Les immeubles gagnent en largeur. On peut en voir un exemple dans un ensemble construit entre 1669 et 1678 aux 2-14, rue de la Ferronnerie, à l'endroit même où Ravaillac avait assassiné Henri IV.
Henri IV]]
Il reste peu d'embelissements urbains du à Paris, il s'agissait en général d'interventions ponctuelles autour d'un monument, on peut citer en exemple le lotissement qui entoure le théâtre appelé aujourd'hui Odéon théâtre de l'Europe réalisé par Marie-Joseph Peyre et Charles de Wailly, sur des principes baroques inspirés de l'Italie (patte d'oie qui met en scène la façade du monument selon différents points de vue).
À la fin du , le mur des Fermiers généraux, que la Révolution prive de son rôle fiscal à peine sa construction terminée, enferme l'ensemble des onze premiers arrondissements actuels. Toutefois la ville bâtie occupe pour l'essentiel l'ancienne enceinte de Charles V, ainsi que des faubourgs qui s'étirent le long des routes.
Toute cette période se caractérise par un urbanisme d'accumulation. Jusqu'à Louis-Philippe, aucune opération d'envergure ne vient remettre en cause l'organisation médiévale du territoire. On ne remplace pas le labyrinthe des rues par des axes monumentaux et on ne redécoupe pas les parcelles existantes. Pour loger plus de monde sur le même espace, on se contente de construire de nouveaux corps de bâtiment au fond des cours intérieures, voire de surélever les immeubles d'un ou deux étages. Les innovations urbaines n'ont leur place que sur les espaces encore vierges ou récupérés. Ainsi, c'est sur l'emplacement d'une enceinte détruite que Louis XIV fait construire les grands boulevards. Au , des hôtels particuliers ou des couvents, à la périphérie de la ville d'alors, sont transformés en lotissements.
La « mixité sociale » est alors une réalité. Les hôtels particuliers voisinent avec les quartiers populaires. Dans les immeubles de rapport, il suffit de regarder la façade pour le constater : toutes les couches de la société se superposent depuis le deuxième étage, dit « noble », où loge le bourgeois, jusqu'au dernier étage des étudiants et des ouvriers.
Paris au XIXe siècle : le temps des grands aménagements
Pour beaucoup, l'urbanisme de Paris évoque d'abord l'action du préfet Haussmann. C'est en effet à l'époque de Napoléon III que Paris a pris son visage moderne. Le grand mouvement de rénovation urbaine avait toutefois été initié par ses prédécesseurs.
Restauration et Monarchie de Juillet : les premières grandes percées
La Révolution et le Premier Empire ont lancé peu de grandes opérations d'urbanisme. Ces deux périodes ont toutefois donné à Paris la perspective monumentale de la rue de Rivoli au niveau des Tuileries ou, sur un plan plus anecdotique, la décoration pittoresque à l'égytienne de la place du Caire.
Dans les années 1820, le retour de la paix et le renouveau de l'économie favorisent le lancement de vastes opérations de lotissement : quartiers de l'Europe, quartiers François-I, Saint-Vincent-de-Paul, Beaugrenelle autour de la place Violet, Passy autour de la place Victor-Hugo… Une planification urbaine nouvelle organise certains de ces quartiers autour de réseaux en étoile et distingue les voies principales des rues destinées à la desserte locale. Les lotissements de Beaugrenelle et de Passy couvrent une superficie de l'ordre du kilomètre carré.
Le préfet de la Seine, Gilbert de Chabrol de Volvic, confie la réalisation de ces opérations aux promoteurs privés. Les pouvoirs publics n'interviennent que pour faire respecter les règlements urbains sur l'alignement et la hauteur (gabarit) des immeubles. Toutefois la crise de la seconde moitié des années 1820 retarde leur réalisation.
Passy
En 1833, Claude Berthelot de Rambuteau remplace le comte de Chabrol. Plusieurs éléments déterminent une nouvelle orientation de l'urbanisme parisien. Les préoccupations hygiénistes commencent à souligner le problème des quartiers insalubres, mis en évidence par l'épidémie de choléra de 1832, tandis que les nouveaux modes de transport en commun permettent aux employés d'aller habiter plus loin de leur lieu de travail. Un siècle plus tard, ces deux questions occuperont encore une position centrale dans la réflexion des urbanistes modernes et en particulier de Le Corbusier.
Rambuteau s'appuie sur la loi d'expropriation pour cause d'intérêt public de 1841 pour lancer la rénovation de Paris. C'est lui, avant Haussmann, qui imagine les grands boulevards et avenues qui doivent assainir les quartiers centraux et faciliter les transports publics. La formule des boulevards-promenades de Louis XIV devient le principe structurant de l'ensemble de la trame urbaine. Rambuteau lance la restructuration des Halles, mais réalise surtout, de 1838 à 1844, la rue qui porte aujourd'hui son nom. C'est la première fois qu'on détruit un quartier pour percer une rue dans le centre de Paris. Sa largeur de 13 mètres est alors considérable. Elle passera pourtant au second plan lorsque Haussmann taillera des voies beaucoup plus larges dans le même quartier.
L'action de Rambuteau porte aussi sur les équipements urbains : plantation d'arbres le long des avenues, égouts, éclairage au gaz et même urinoirs. Sa devise est : « de l’eau, de l’air, de l’ombre ».
Le Second Empire et la transformation haussmannienne
égouts
Paris absorbe ses faubourgs jusqu'à l'enceinte de Thiers en 1860 (voir l'article Arrondissements de Paris). Le préfet Haussmann continue à une échelle beaucoup plus vaste les transformations de Rambuteau et dote Paris d'un réseau d'axes qui, aujourd'hui encore, constituent son ossature principale. Il bénéficie du soutien de Napoléon III qui participe même à certaines réalisations.
Avec la collaboration de Belgrand, il met en place le réseau moderne d'alimentation en eau de Paris.
Les travaux d'Haussmanniens, qui constituent le fait majeur de l'histoire de l'urbanisme à Paris, sont décrits en détail dans l'article : Transformations de Paris sous le Second Empire.
Paris au XXe siècle : expériences et hésitations
On ne peut comprendre la frénésie de construction qui a suivi la Seconde Guerre mondiale si on ne prend conscience de deux éléments qui ont aujourd'hui en partie disparu :
- l'obsession hygiéniste héritée du , choquée par la persistance de quartiers insalubres à Paris
- le relatif immobilisme de la première moitié du siècle, auquel s'est ajoutée la forte demande de logements du « baby boom ».
Les Trente Glorieuses lanceront alors des opérations dont l'ampleur provoquera un retour brusque, dans les années 1970 et 1980, à un urbanisme plus traditionnel.
Avant la Seconde guerre mondiale : le temps des projets
Une ville à assainir
En 1900, malgré les transformations d'Haussmann et de ses successeurs, Paris compte de nombreux quartiers délabrés. Plusieurs enquêtes (1904, 1918) amènent à recenser les îlots « tuberculeux » ou insalubres en se basant en particulier sur la fréquence des cas de tuberculose. Dans la Charte d'Athènes, Le Corbusier décrira ainsi les « taudis » que l'on trouvait à son époque :
« 1. Insuffisance de surface habitable par personne ; 2. Médiocrité des ouvertures sur le dehors ; 3. Absence de soleil (orientation au nord ou conséquence de l'ombre portée dans la rue ou dans la cour) ; 4. Vétusté et présence permanente de germes morbides (tuberculose) ; 5. Absence ou insuffisance des installations sanitaires ; 6. Promiscuité provenant des dispositions intérieures du logis, de la mauvaise ordonnance de l'immeuble, de la présence de voisinages fâcheux. »
Ces quartiers ne font toutefois pas encore l'objet d'opérations de rénovation d'envergure.
Les rêves des urbanistes
Entre les deux guerres, l'un des thèmes de réflexion dominants est l'idée d'un aménagement d'ensemble de la région parisienne. Il fait l'objet d'un concours en 1919 et d'une loi le 14 mai 1932, d'où découle un plan réalisé par Henri Prost en 1934. Ces plans reposent sur la réalisation de nouveaux axes ou l'élargissement d'axes existants afin de décongestionner le centre de Paris.
Pendant ce temps, des architectes indépendants multiplient les propositions pour résoudre les problèmes des villes en matière d'habitation et de circulation.
Le plus fameux plan d'urbanisme de l'entre-deux-guerres vise d'abord à provoquer et stimuler les esprits. En 1925, le jeune Le Corbusier, obsédé par l'insalubrité du vieux Paris, propose dans le plan Voisin de raser la plus grande partie des arrondissements I à IV pour construire à la place, dans un immense parc parcouru de voies rapides, une trentaine de gratte-ciels cruciformes capables d'héberger chacun plusieurs milliers d'habitants.
Les frères Perret, dont l'un, Auguste, reconstruira Le Havre après la guerre, dessinent à la même époque des projets de gratte-ciels pour le centre de Paris, aussi beaux que ceux de Manhattan mais sans leur juxtaposition chaotique. D'autres d'architectes veulent expérimenter les nouvelles techniques de construction dans les quartiers périphériques. Ils se heurtent à la rigueur du règlement de 1902, rédigé par Louis Bonnier : les constructions ne peuvent dépasser le gabarit traditionnel que le long d'une pente de 45 degrés vers l'intérieur de la parcelle. Henri Sauvage propose en conséquence de gigantesques immeubles à gradins, ziggourats modernes, dont il construit une esquisse au 26, rue Vavin.
Certains, constatant qu'il ne leur sera pas permis de faire pousser les immeubles vers le haut, proposent de creuser à l'intérieur du sol. Clément Tambuté veut relier la place Malesherbes à l'aéroport du Bourget par une liaison souterraine. Gaston Bardet veut enfouir les entrepôts et les voies rapides afin de rendre la ville de surface à « sa fonction première de promenade ». Ces projets n'ont guère laissé dans Paris que des souterrains sur les boulevards des Maréchaux au niveau des portes les plus importantes ; celui de la porte d'Italie vient d'être supprimé.
Pendant ce temps, les quartiers périphériques se dotent des dernières cités pavillonaires pittoresques (place de l'Abbé-Georges-Hénocque, Hameau du Danube…).
Après la Seconde Guerre mondiale : le temps des réalisations
Après la guerre, malgré les analyses, les plans et les rêves, aucune opération d'envergure n'a encore été menée. Les îlots insalubres existent toujours. La réflexion reprend autour des idées d'André Thirion et de Bernard Lafay. L'un des grands noms des années 1950 est Raymond Lopez. Il oppose le Paris « cristallisé » des premiers arrondissements au Paris à celui des arrondissements périphériques qui doit faire l'objet d'une profonde réorganisation. Cette transformation doit se baser sur une ceinture de voies rapides prenant la place de l'ancienne enceinte des Fermiers généraux et passant donc par Pigalle, Belleville et Montparnasse. Il ne s'agit plus, contrairement aux plans d'avant-guerre, de faciliter l'accès au centre de Paris, mais de permettre son contournement. Les automobiles ne traverseraient plus Paris par l'axe traditionnel du boulevard Saint-Michel et du boulevard de Sébastopol, mais emprunteraient une autoroute urbaine partant de la porte de Vanves ou de la porte d'Italie pour rejoindre la porte d'Aubervilliers en passant par le boulevard Richard-Lenoir.
Les conclusions de Raymond Lopez font l'objet d'un plan exposé en 1957, dans lequel il distingue les îlots « insalubres », qui doivent être reconstruits, des zones jugées « bien construites », à conserver. Un quart de la ville doit être rénové. Lopez envisage, pour les quartiers reconstruits, un urbanisme basé non plus sur l'alignement sur rue traditionnel, mais sur un « urbanisme d'ensemble » : les constructions, non soumises à l'exigüité des parcelles existantes, pourront exploiter des solutions nouvelles inspirées de certaines des théories exposées par Le Corbusier.
Contrairement aux analyses précédentes, l'analyse de Raymond Lopez et des autres urbanistes des années 1950 va connaître une réalisation partielle et spectaculaire. Il va bénéficier du soutien du nouveau régime du général de Gaulle, assez fort pour vaincre les inerties traditionnelles. L'objectif de modernisation de Paris ne soulève guère d'objections, pas plus que les moyens employés.
Le Plan d'urbanisme directeur rédigé en 1959 et appliqué dès 1961 transforme en projet concret la vision des urbanistes, qu'il résume en quelques mots : « La trame urbaine n'est plus définie par les rues, mais par l'ordonnance des constructions, elles-mêmes guidées par des considérations fonctionnelles ». La mise en œuvre la plus caractéristique de cette vision est l'opération des Olympiades (XIII arrondissement), dirigée par Michel Holley de 1969 à 1974.
C'est une rupture majeure dans l'urbanisme parisien basé sur l'alignement sur rue et le gabarit homogène des bâtiments, même si les architectes estiment que les nouvelles tours, qui ont toutes à peu près la même hauteur, reproduisent à un niveau plus élevé le gabarit traditionnel. Les deux principales opérations, à Paris intra muros, sont toutes deux situées sur la rive gauche : Italie 13 et Front-de-Seine.
L'opération Italie 13
Front-de-Seine
L'opération Italie 13, menée au cours des années 1960 et au début des années 1970, a transformé le sud du XIII arrondissement par la construction de nombreuses tours, en particulier autour du quartier sur dalle des Olympiades.
Les tours, au nombre de trente-cinq environ, ne présentent pas une grande diversité. Sauf quelques exceptions isolées, elles sont parfaitement identiques au sein d'un même quartier. Implantées de manière indépendante de la rue, elles ne s'en sont pourtant jamais vraiment affranchies. De plus, la rareté des espaces verts comme la concentration des tours entrait en contradiction avec les préceptes de Le Corbusier sur l'espacement nécessaire des habitations.
Ce quartier, implanté sur une hauteur et bien visible depuis les autres quartiers de Paris, a une part de responsabilité dans la méfiance que de nombreux Parisiens ressentent envers les tours, malgré l'image positive du quartier chinois, dont l'installation au milieu des tours a sauvé l'opération Italie 13 sur le plan immobilier.
Voyez l'article principal Italie 13.
Le Front-de-Seine
Le Front-de-Seine longe la Seine dans le XV arrondissement. Une vingtaine de tours y ont été construites, pour la plupart dans les années 1970, sur une dalle pavée de motifs dont on ne perçoit le dessin que depuis les étages élevés. Contrairement aux tours du XIII arrondissement, celles du Front-de-Seine sont de styles très variés : les deux tours les plus originales sont sans doute l'hôtel Novotel (ancien hôtel Nikko) avec ses fenêtres encadrées de rouge et la tour Totem, empilement de blocs vitrés.
Malgré un standing élevé dans les tours, la dalle s'est considérablement dégradée et le centre commercial s'est en partie vidé au cours du temps. Des plans de rénovation sont en cours d'étude.
L'époque contemporaine et le retour à la ville classique
Dès 1970 l'Atelier parisien d'Urbanisme (Apur) critique l'approche brutale de l'urbanisme sur dalle. François Loyer mène pour le compte de l'Apur une grande enquête sur le Paris du et réhabilite l'haussmanisme. Selon lui les réalisations haussmanienne assurait une meilleure hiérarchisation des espaces publics et privés, des voies et des constructions, conduisant à une plus grande cohérence des ensembles bâtis. Ce modèle, loin d'être dépassé, peut être réinterprété dans le cadre de l'architecture contemporaine.
En parallèle le public manifeste un fort sentiment de rejet envers les nouvelles tours qui surgissent, auxquelles ils reprochent une certaine inhumanité. L'uniformité des tours du XIII arrondissment, loin de représenter un nouveau visage du style traditionnellement homogène des quartiers parisiens, est vécu comme un appauvrissement du paysage urbain.
À partir de 1974, après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing, les grandes opérations sont annulées ou freinées à Paris. Seul le chantier de la Défense se poursuit ainsi que certaines opérations particulières comme l'édification du centre Georges-Pompidou.
L'îlot est réhabilité. Il n'est toutefois pas toujours fermé comme dans l'architecture haussmanienne. Dès la fin des années 1970, Christian de Portzamparc construit l'ensemble de la rue des Hautes-Formes, dans le XIII arrondissement. Deux tours étaient prévues : il les remplace par un ensemble de bâtiments plus bas, aux formes variées, dans lesquels il tente de mieux organiser la hiérarchie entre espaces publics, privés et semi-privés tout en s'opposant au modèle de la « construction en série » qui s'est exprimé dans les Olympiades toutes proches. C'est son thème d'« îlot ouvert » qui « reprend de la ville classique, le thème de la rue, et poursuit, de l'architecture moderne, le thème du bâtiment autonome ». Vingt ans plus tard le même Christian de Portzamparc continue à mettre en œuvre ce principe à Paris Rive Gauche, où il coordonne la construction d'un quartier au sud de la rue Neuve-de-Tolbiac.
La même opération Paris Rive Gauche, autour de l'an 2000, illustre une autre tendance de l'urbanisme moderne parisien : un retour à une organisation de type haussmanien de l'îlot : le long de l'avenue de France et surtout de son prolongement vers la gare d'Austerlitz (avenue Pierre-Mendès-France), l'alignement sur rue, l'harmonie des gabarits, une certaine uniformité des façades, des cours ou des jardins intérieurs se conjugent avec une architecture contemporaine de pilotis et de façades en verre.
Le XXI siècle : muséification de Paris ou retour des tours ?
Une proposition du maire de Paris, Bertrand Delanoë, de construire à nouveau quelques tours dans les quartiers périphériques, a rencontré l'enthousiasme des architectes mais l'opposition de nombreux particuliers. Les uns regrettent ce qu'ils considèrent comme un manque d'ambition architecturale de Paris, tandis que les autres soulignent la spécificité de Paris, faite d'un héritage architectural et urbanistique unique.
Tandis que de nouvelles tours continuent à sortir de terre dans le quartier d'affaires de La Défense, à Paris même les grands projets vont plutôt dans le sens d'un respect du tissu urbain et du patrimoine architectural, en particulier des dernières traces du passé industriel de Paris. Le rejet de la candidature parisienne à l'organisation des jeux Olympiques de 2012, en vue desquels la vaste zone des Batignolles devait être aménagée, risque à cet égard de réduire encore les perspectives de grands projets à Paris dans les années à venir.
L'organisation administrative de Paris fait elle aussi l'objet d'un débat récurrent. Certains, comme l'architecte Roland Castro, proposent la mise en place d'un « Grand Paris » en soulignant que la plupart des grandes capitales ont absorbé une partie de leur banlieue alors que Paris, dont les limites n'ont pour l'essentiel pas évolué depuis 1860, ne participe même pas à une structure intercommunale.
Voir aussi
Liens internes
- Enceintes de Paris
- Règlements d'urbanisme de Paris
- Îlots insalubres parisiens
Bibliographie
- François Loyer, Paris , l'immeuble et la rue, Hazan, 1980
- Philippe Panerai, Jean Castex et Jean-Charles Depaule, Formes urbaines, de l'îlot à la barre, éditions Parenthèses, 1997.
- Simon Texier, Paris contemporain, Parigramme, 2005.
- Jacques Lucan, [http://www.culture2000.tee.gr/paris/textes/apur0.htm Généalogie du regard sur Paris].
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ParisiiIl existe aussi une forme latine contractée Parisi et en français on emploie aussi les formes « Parisiens » et Parises.
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Les Parisii étaient un peuple gaulois vivant dans l'actuelle région parisienne. Leur nom viendrait peut-être du gaulois kwarisi. Leur ville principale (oppidum) était Lutetia (aujourd'hui Paris) selon César (53 av. n.e.). Ce peuple a émis des monnaies en or parmi les plus belles du monayage gaulois, le statère des Parisii. Mais il est étrange que le sous-sol de Paris intra-muros n'ait pas encore livré de mobilier protohistorique...
Les Parisii ont donné leur nom à Paris, Villeparisis, Cormeilles-en-Parisis, Fontenay-en-Parisis et toute la région du Parisis.
Une autre tribu Parisii était installée dans l'Ile de Bretagne, à l'Est d'York.
Bibliographie
- Venceslas Kruta, Les Celtes, histoire et dictionnaire, éditions Robert Laffont
- Xavier Delamare, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance
Catégorie:Peuples gaulois Catégorie:Histoire de l'Île-de-France
Catégorie:Histoire de Paris
Cheikh Anta Diop
Cheikh Anta Diop (1923-1986) est un historien et anthropologue sénégalais. Il a défendu avec vigueur une vision du monde connue sous le nom d'afrocentrisme, qui met l'accent sur l'apport de l'Afrique et en particulier de l'Afrique noire à la culture et à la civilisation mondiales. Il est considéré comme l'un des plus grands historiens de l'Afrique, bien que son œuvre ne soit pas entièrement acceptée dans les milieux scientifiques.
L'homme et l'œuvre
Cheikh Anta Diop est né le 29 décembre 1923 à Diourbel (Sénégal). A l'âge de 23 ans, il part à Paris pour étudier la physique et la chimie mais se tourne aussi vers l'histoire et les sciences sociales. Il suit en particulier les cours de Gaston Bachelard. Il adopte très rapidement un point de vue spécifiquement africain face à la vision européenne dominante de l'époque pour laquelle les Africains sont des peuples sans passé.
En 1951, Diop prépare sous la direction de Marcel Griaule une thèse de doctorat à l'Université de Paris, dans laquelle il affirme que l'Égypte ancienne était peuplée d'Africains noirs et que la langue et la culture égyptiennes se sont ensuite diffusées dans l'Afrique de l'Ouest. Il ne parvient pas à rassembler un jury pour examiner cette thèse. Elle rencontre pourtant un grand écho sous la forme d'un livre, Nations nègres et culture, publié en 1955.
Diop, qui adopte un ton volontiers polémique, met à profit sa formation pluridisciplinaire pour combiner plusieurs méthodes d'approche. Il s'appuie sur des citations d'auteurs anciens comme Hérodote et Strabon pour démontrer que les Égyptiens anciens présentaient les mêmes traits physiques que les Africains noirs d'aujourd'hui (couleur de la peau, aspect des cheveux, du nez et des lèvres). Des données d'ordre ethnologique (comme le rôle du matriarcat) et archéologique l'amènent à affirmer que la culture égyptienne doit plus aux cultures d'Afrique noire qu'à celles du Proche-Orient. Sur le plan linguistique, il considère en particulier que le wolof, parlé aujourd'hui en Afrique occidentale, présente de nombreuses similarités avec la langue égyptienne antique.
En parallèle, Diop milite en faveur de l'indépendance des pays africains et de la constitution d'un État fédéral en Afrique. Il poursuit dans le même temps une spécialisation en physique nucléaire au Laboratoire de chimie nucléaire du Collège de France.
Diop devient l'un des historiens les plus controversés de son époque. Il obtient finalement son doctorat en 1960, mais seulement avec la mention honorable. Il revient au Sénégal et poursuit ses recherches à l'Université de Dakar (aujourd'hui Université Cheikh Anta Diop). Il prend la tête d'un laboratoire de radiocarbone où il tente de déterminer la couleur de peau des anciens Égyptiens par des observations au microscope.
Dans les années 1970, Diop participe au comité scientifique qui dirige, dans le cadre de l'UNESCO, la rédaction d'une Histoire générale de l'Afrique. Il rédige le chapitre consacré aux origines des anciens Égyptiens. Dans le cadre de la rédaction de cet ouvrage, il participe en 1974 au Colloque international du Caire où il confronte son point de vue à celui des principaux spécialistes mondiaux.
Cheikh Anta Diop meurt dans son sommeil à Dakar, le 7 février 1986.
Postérité de l'œuvre de Cheikh Anta Diop
L'idée d'une Égypte ancienne avait déjà été avancée par d'autres auteurs, mais l'œuvre de Cheikh Anta Diop est fondatrice dans la mesure où elle a considérablement approfondi l'étude du rôle de l'Afrique noire dans les origines de la civilisation. Elle a donné naissance à une école d'égyptologie africaine en inspirant par exemple Théophile Obenga. Diop a participé à l'élaboration d'une conscience africaine libérée de tout complexe face à la vision Européenne du monde. Ses travaux et son parcours sont aujourd'hui une référence constante des intellectuels africains, plus encore peut-être que Léopold Sédar Senghor auquel Diop a reproché d'avoir aliéné la négritude en la basant sur un type de raison différent de la raison européenne.
La communauté scientifique, tout en reconnaissant que Diop a eu le mérite de libérer la vision de l'Égypte ancienne de son biais européocentriste, reste partagée sur nombre de ses conclusions. Certains chercheurs africains contestent l'insistance de Diop sur l'unité culturelle de l'Afrique noire et sur ses origines égyptiennes. Beaucoup estiment que son approche pluridisciplinaire et polémique l'amène à des rapprochements sommaires dans certains domaines comme la linguistique. De fait son approche, fortement biaisée par l'idéologie afrocentriste dont il reste marqué toute sa vie, l'a parfois conduit à des conclusions que la très grande majorité des chercheurs considèrent comme fantaisistes; elles entrent en effet en contradiction avec les enseignements de l'archéologie et de l'histoire de l'Afrique en général, et de l'Egypte en particulier. Toutefois, sur le plan linguistique, il faut lui reconnaître le mérite d'avoir initié l'étude diachronique des langues africaines. Il appartient à la jeune génération de linguistes d'approfondir cette démarche.
Liens externes
- [http://www.ankhonline.com/cheikh.htm L'œuvre de Cheikh Anta Diop sur ankhonline.com]
- [http://www.cesaire.org/CAD/CAD.htm La voix de C.A.Diop sur cesaire.org]
- [http://www.africamaat.com Site sur ses travaux]
Diop, Cheikh Anta
Diop, Cheikh Anta
Diop, Cheikh Anta
Diop, Cheikh Anta
IsisCatégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité romaine d'origine égyptienne Catégorie:Divinité égyptienne
Isis est le nom grec d'Aset (ou Eset), la déesse gardienne et magicienne de la mythologie égyptienne.
Elle fait partie de la grande Ennéade d'Iunu (Heliopolis), où grâce à ses pouvoirs magiques et avec l'aide de sa sœur Nephtys, elle réussit à ressusciter Ausar (Osiris) (son époux, tué par Seth) le temps d'une union d'où naquit le dieu Hor (Horus).
Elle est généralement représentée sous les traits d'une femme portant le signe hiéroglyphique du trône sur la tête. Assimilée à de nombreuses déesses, on la retrouve sous des formes très diverses.
- En tant qu'épouse d'Osiris, elle est associée aux rites funéraires. Elle retrouva treize des quatorze parties du corps de son bien-aimé (la manquante étant le pénis), assassiné et dépecé par Seth, son frère jaloux. Isis lui insufla le souffle de la vie éternelle, et lui donna un fils Horus.
- En tant que mère d'Horus, elle est dispensatrice de vie et déesse gardienne. Dans ce rôle, elle est souvent représentée portant l'enfant Horus dans ses bras. Isis représente la matrice, la coupe féminine qui reçoit le principe masculin.
- En tant que magicienne ayant ramené Osiris à la vie, elle est déesse guérisseuse. Les malades portaient parfois des amulettes à son effigie. Elle fut aussi assimilée au symbole de la féminité, par elle s'accomplit le mystère de la vie
Isis pris l'aspect de plusieurs autres déesses comme |