:: wikimiki.org ::
| Pharaon |
Pharaon)]]
L'image que le grand public a des pharaons fut fortement influencée par les péplums hollywoodiens des années soixante. Dans ces films, le pharaon incarne un roi tout puissant qui gouverne sans partage, ordonne à une cohorte de serviteurs et fait travailler des esclaves pour construire des monuments à sa gloire (comme dans Les Dix Commandements de Cecil B. De Mille en 1956).
Mais même si parfois les pharaons ont pu se comporter en despotes, on estime que dans leur majorité ils étaient bien loin de ce sombre tableau. Les 3000 ans d'histoire de l'institution pharaonique ont vu défiler sur le trône d'Égypte des hommes et des femmes aux aspirations bien différentes. Des mystérieux rois bâtisseurs des grandes pyramides de Gizeh, en passant par le pharaon poète Akhénaton ou le légendaire Ramsès II, c'est toute une palette d'individus aux caractères bien différents qui ont laissé leur empreinte dans l'Histoire.
Histoire
Il est bien difficile de dater avec précision les débuts de l'histoire pharaonique tant les témoignages de cette période sont peu nombreux et qu'ils se confondent avec l'aube de l'Histoire (et donc de l'écriture). La tradition égyptienne faisait de Ménès (Narmer en grec) l'unificateur du pays (alors divisé en deux royaumes) et le premier des pharaons humains après le règne du dieu Horus. Des témoignages archéologiques (comme la Palette de Narmer) semblent confirmer la réunification de Ménès aux alentours de 3100 avant l'ère chrétienne, mais les égyptologues pensent que l'institution pharaonique pourrait lui être antérieure.
Pour ce qui est du dernier des pharaons, on s'accorde à dire qu'il s'agit du dernier représentant de la dynastie des Ptolémées, Césarion (Ptolémée XV), le fils de César et Cléopâtre.
Étymologie
Cléopâtre)]]
Le mot français « pharaon » dérive du grec pharaô (Φαραώ), mot introduit dans cette langue par les israélites lors de l'écriture de la Bible. Il dérive de l'ancien égyptien per-aâ (en transcription scientifique).
pr:aA
Ce mot désignant à l'origine le palais royal et qui signifie « la grande (ʿ3) maison (pr) », n'a pris le sens de « souverain d'Égypte » qu'à l'époque tardive ou, n'ayant plus de pharaons régnants, ils ne pouvaient être désignés par leurs noms. Auparavant, les pharaons étaient désignés par leur titulature royale composé de cinq noms (titulature complexe apparue au cours de l'Ancien Empire).
Pour les Égyptiens de l'Antiquité, le nom (ren) est ce qui donne vie à la chose qu'il désigne. On comprend donc aisément l'importance qu'attachaient les pharaons aux noms qui les désignaient. Ainsi, dans les premiers temps de l'institution pharaonique (à l'époque pré-dynastique), alors que la titulature royale ne comportait qu'un nom (celui d'Horus), il était inscrit à l'intérieur d'un serekh représentant le palais du roi et pouvant être interprété comme un symbole de protection. Par la suite, avec l'apparition de la titulature complète, le serekh a disparu pour laisser place au cartouche protégeant les deux derniers noms royaux et ayant un rôle similaire.
Une expression très connue est souvent accolée au nom du pharaon :
anx-DA-s
Désigné par les égyptologues par l'acronyme V.S.F., elle est généralement traduite par « vie, santé, force » (bien qu'on lui préfère maintenant le sens « vie, prospérité, santé »). C'est une formule ayant pour but d'assurer le bien-être du pharaon
Jean-François Champollion fut le premier a utiliser ce mot en dehors du contexte biblique et ce bien avant sa lettre à M. Dacier. Il ne trouvera jamais la relation per-aâ = pharaon. Son utilisation actuelle est sans relation avec l'utilisation égyptienne.
La fonction pharaonique
Bien plus qu'un roi, le pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte. En effet, pharaon avait une mission à remplir : mettre en œuvre la règle de Maât sur la terre; c'est-à-dire assurer l'harmonie entre les hommes et le ciel, être garant de la morale de son peuple, contribuant ainsi à assurer son éternité.
Dans de nombreux cas, il revenait à Pharaon de choisir seul la politique à mener. En pratique, il déléguait souvent l'exécution de ses décisions à une cohorte de scribes, de conseillers et de chefs.
- aux scribes de répertorier les décrets, les transactions, le résultat des récoltes ;
- au général des armées d'organiser les campagnes de guerre que le pharaon décide ;
- au vizir de rendre la justice au nom du pharaon ;
- au simple prêtre de rendre hommage aux dieux en lieu et place du pharaon ;
- au Grand Prêtre d'organiser et de gérer les biens du clergé.
Selon la mythologie égyptienne, dans le corps du pharaon coulerait un sang divin provenant de son ancêtre, le dieu Horus. La fonction pharaonique est donc héréditaire, elle se transmet par le sang. Les Égyptiens ont parfois préféré être dirigés par une femme de sang divin (ex: Hatshepsout) plutôt que par un homme qui ne le soit pas. Cependant, les lignées pharaoniques ne réussirent jamais à perdurer dans le temps, et furent interrompues par des envahisseurs ou par des coups d'État.
Après de longues années de règne (trente ans normalement), le pharaon pouvait organiser une Fête-Sed pour régénérer ses forces et montrer au peuple qu'il était encore capable de gouverner le pays.
Chronologie
La première chronologie a été établie par le prêtre Manéthon à qui Ptolémée II avait demandé d'établir une histoire de l'Égypte.
Il en subsiste un abrégé fournissant une liste de rois classés en trente dynasties regroupées de la période thinite à la Basse Époque.
Selon les sources, on peut trouver quelques incohérences dans les dates de règnes, dues essentiellement à la méthode de datation utilisée par les anciens Égyptiens.
En effet, l'origine des années repartait à 1 lors de l'avènement d'un nouveau roi. Le changement d'année était marqué par le lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius).
- Au Moyen Empire, l'an I d'un roi était officiellement reporté au début de cette année "civile" qui suivait son avènement.
- Au Nouvel Empire l'an II commençait 365 jours après le jour de l'avènement.
- A la Basse Époque, il commençait le jour du lever sothiaque suivant l'avènement (l'an I pouvant être ainsi réduit à quelques jours).
Les dates mentionnées dans les écrits sont donc en référence au règne du roi. Certains rois ayant régné en parallèle, il faut donc trouver des événements communs pour synchroniser ces dates.
Par ailleurs, l'orthographe des noms est différent selon que l'on translitère les hiéroglyphes ou que l'on utilise le nom donné par les Grecs. Par exemple, le pharaon Amenhotep (nom issu de l'égyptien ancien) est le même que Aménophis (nom grec). De plus, dans certains noms, il y a une antéposition honorifique d'un nom de dieu dans le dessin des hiéroglyphes, mais l'habitude fait que l'on conserve également le nom tel que déjà connu par les premiers égyptologues. Par exemple, Raneb et Nebrê.
Liste des pharaons
Il est impossible de dresser une liste exacte des rois qui se sont succédé sur le trône d'Égypte durant 3000 ans, tant les informations qui nous sont parvenues sont fragmentaires. De plus, il existe des différences chronologiques entre les sources, ce qui explique pourquoi, dans les listes égyptologiques, certains règnes se chevauchent au lieu de se suivre. Pour finir, certaines périodes troubles de l'histoire ont laissé des trous dans la chronologie (parfois volontairement).
Malgré cela, une grande partie des pharaons, et semble-t-il les plus importants dans l'histoire pharaonique, nous sont assez bien connus.
Les listes suivantes sont inspirées des listes établis par le prêtre Manéthon :
- les Pharaons par ordre chronologique ;
- les Pharaons par ordre alphabétique.
Voir aussi
Liens internes
- aller plus loin :
- les attributs du pharaon,
- Titulature des pharaons, (façons de nommer un pharaon).
- l'Égypte :
- l'Égypte antique,
- l'Égypte d'aujourd'hui.
- [http://www.thotweb.com Thotweb] : Tous les souverains du Nouvel Empire. Cartouches, biographie, liens, bibliographie ;
- [http://perso.wanadoo.fr/bruno.lefebvre_egypte/histoire_egypte.htm Égypte Ancienne] : Définition, Cartouches (Ier ~ VIe dynastie) et Liste (Ier et IIe dynastie) ;
- [http://www.eg.ovh.org/rois.htm www.egyptologie.com] : Liste de Manéthon, Ramsès II et Cléopâtre ;
- [http://www.chez.com/egypte1 L'Égypte antique] : Liste des pharaons ;
- [http://www.desir-egypte.org/page6.htm Désir d'Égypte] : Définition très complète ;
- [http://users.skynet.be/bk159653/histoire/rois.html L'Égypte ancienne de Bastet] : Liste des pharaons.
:Note : Les documents extérieurs à Wikipédia sont tout droits réservés à leurs auteurs, sauf avis explicite.
Catégorie:Index égyptologique
ja:ファラオ
simple:Pharaoh
Années 1960 ko:1960년대 ja:1960年代 simple:1960s
Catégorie:Décennie
On trouve parfois en français la dénomination anglo-saxone : les sixties, compte tenu du rayonnement économique et culturel des États-Unis du Royaume-Uni au cours de cette décennie.
Événements
- Guerre du Viêt Nam
- Printemps de Prague
- Guerre d'Algérie
- Mai 1968
Personnages significatifs
- Charles de Gaulle
- Konrad Adenauer
- John F. Kennedy
- Martin Luther King
- Les Beatles
- The Rolling Stones
Inventions, Découvertes, Introductions
- Conquête de l'espace, premier homme sur la Lune
__NOTOC__
Cecil Blount De Mille
Cecil Blount DeMille, plus couramment appelé Cecil B. DeMille (1), né le 12 août 1881, mort le 21 janvier 1959 à Hollywood, est un réalisateur et producteur américain de cinéma, surtout connu pour son film monument Les Dix Commandements avec son acteur favori, Charlton Heston.
(1) Pas d'espace dans le nom entre « De » et « Mille ».
Filmographie sélective
- 1914 : The Virginian avec Dustin Farnum, Winifred Kingston
- 1915 : Forfaiture (The Cheat)
- 1921 : Le cœur nous trompe (The Affair on Anatol) avec Gloria Swanson, Wallace Reid
- 1923 : Les Dix Commandements (The Ten Commandments) avec Theodore Roberts, Charles de Rochefort
- 1927 : Le Roi des rois (The King of Kings) avec Joseph Schildkraut, Ernest Torrence
- 1934 : Cléopâtre (Cleopatra) avec Claudette Colbert
- 1935 : Les Croisades (The Crusades) avec Ian Keith, Joseph Schildkraut
- 1936 : Une aventure de Buffalo Bill (The Plainsman) avec Gary Cooper, Jean Arthur
- 1940 : Les Tuniques écarlates (Northwest Mounted Police)
- 1949 : Samson et Dalila (1949) avec George Sanders, Victor Mature
- 1956 : Les Dix Commandements [2 version] avec Charlton Heston, Yul Brynner, Anne Baxter
DeMille, Cecil Blount
DeMille, Cecil Blount
ja:セシル・B・デミル
Grande pyramide de Gizeh
ms:Piramid Besar Kufu
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:Sept merveilles du monde
Catégorie:Tombe
catégorie:Pyramide égyptienne
catégorie:Pyramide égyptienne
La grande pyramide de Gizeh, construite pour le pharaon Khéops, est une pyramide à faces lisses, située à Gizeh, à proximité du Caire, en Égypte.
Elle est considérée, depuis au moins 2 000 ans, comme la première des sept merveilles du monde. La grande pyramide de Khéops fait partie d'un complexe plus large, constitué de :
- Un temple funéraire en deux parties : une partie basse appelée « temple de la vallée » et une partie haute situé à proximité de la pyramide. Ces deux parties sont reliées par une galerie de communication ;
- Un sous-complexe composé de la pyramide de Khéops, et d'une pyramide satellite, était ceint d'une muraille. Ce sous-complexe était relié à la galerie de communication par l'intermédiaire de la partie haute du temple ;
- Un mastaba.
La pyramide de Khéops est entourée de deux autres pyramides à faces lisses que sont les pyramides de Khéphren et de Mykérinos. Ces trois pyramides, qui figurent parmi les pyramides les plus connues de nos jours, ont été construites pendant la (ancien Empire) suite aux initiatives du pharaon Djoser puis Snéfrou (père de Khéops) de construire des pyramides à degrés puis des pyramides à faces lisses, qui sont l'évolution des mastabas de la (ancien Empire). Ces pyramides furent construites à l'aide de pierres de calcaire polies pour le revêtement des faces, leur donnant cette couleur blanche typique (on retrouve encore une partie du revêtement d'origine de la pyramide de Képhren).
Au sein de la pyramide furent construites deux chambres funéraires, la chambre de la reine, et la chambre du roi, reliées par une grande galerie. La Barque solaire du pharaon Khéops était située autrefois au sein de la pyramide, mais elle fut découverte en pièces détachées au fond d'une fosse. Elle a été ré-assemblée et est actuellement conservée au « Musée de la barque solaire » à proximité de la pyramide.
Construction de la pyramide de Khéops
La construction de la « grande pyramide » a débuté vers 2650 av. J.-C. () et aurait duré environ une vingtaine d'années selon l'historien antique Manéthon (ce qui semble plausible pour les égyptologues modernes).
Diverses théories ont été avancées pour expliquer le mode de construction des grandes pyramides mais les égyptologues s'accordent généralement pour le protocole suivant :
- Les blocs de calcaires étaient taillés dans des carrières autour de la pyramide (le sommet du Sphinx représentant le niveau du plateau avant son aménagement);
- Les blocs de granite étaient acheminés sur de grosses péniches depuis les carrières du Sud (notamment Assouan);
- Les blocs de pierres (de 2 à 2,5 tonnes pour la plupart) étaient posé sur des traîneaux en bois et mus par la force des bras. De l'huile était déposé devant les patins pour faciliter la glissade;
- La pyramide aurait était construite par tranches (à l'image des mastabas empaillés des pyramides à degrés);
- Les blocs étaient élevés en empruntant des rampes allant de niveau en niveau. Les moins gros, notamment le parement, étaient peut-être élevés à l'aide de levier en bois.
Architecture de la pyramide de Khéops
- 233 mètres de côté (base de la pyramide) ;
- Hauteur initiale : 146 m, aujourd'hui 137 m ;
- Surface : 53 000 m² ;
- Volume : 2 600 000 m³ ;
- Chaque bloc de pierre calcaire poli pèse 2.5 t ;
- Main-d'œuvre estimée : cent mille hommes
L'architecture de la grande pyramide de Khéops est composée de trois niveaux principaux :
- L'entrée donne accès, par l'intermédiaire d'un long couloir en pente, à une chambre souterraine ;
- Au niveau au dessus, et également accessible depuis le couloir d'entrée, on accède à la chambre de la reine (qui n'appartient en fait pas à la reine puisqu'elle est enterré dans une pyramide annexe dont les restes sont à côté de la pyramide de Képhrèn) ;
- Enfin la chambre de la reine est reliée à la chambre du roi par l'intermédiaire de la grande galerie. Deux conduits, nord et sud, s'élèvent depuis la chambre du roi vers le sommet de la pyramide. Dans la mythologie égyptienne, ces conduits permettaient à l'âme du pharaon de s'élever vers les cieux pour atteindre le lieu du jugement de l'âme et peut-être gagner droit au repos éternel parmi les dieux.
Tourisme lié à la pyramide de Khéops
La pyramide de Khéops et la fiction
- Edgar P. Jacobs, Le Mystère de la grande pyramide (1954-1955), volumes 4 et 5 de la série Blake et Mortimer
- de Gieter, Le talisman de la grande pyramide, volume 21 des aventures de Papyrus
Voir aussi
- Mastaba
- Pyramides d'Égypte
Ramsès II
Ramsès II, aussi appelé "Ramsès le Grand", était un pharaon d'Égypte.
Ramsès II est né aux alentours de 1320 av. J.-C. et son long règne dura de 1290 jusqu'à sa mort en 1224 av. J.-C, soit 66 ans. Il est le fils de Séthi Ier et le petit-fils de Ramsès Ier et fait partie de la manéthonienne. Il a lutté contre les Hittites et construit les temples d'Abou Simbel en Nubie.
Son nom est parfois écrit Ramesès et il était connu des anciens grecs sous le nom de Sésostris. Il était le troisième roi de la XIX dynastie, fils et successeur de Séthi Ier et de sa reine Tuya. Après la bataille de Qadesh en -1286 contre l'armée de Muwatallis, empereur des Hittites la frontière sur l'Oronte est stabilisée. Son règne de 66 ans fut exceptionnellement long et marqua la dernière grande période de prospérité de l'Égypte ancienne. Il fut marié à 5 ou 6 « grandes épouses » dont la plus connue est Néfertari qu'il représenta sur de nombreux bâtiments. Il eut aussi de nombreuses concubines, on dit de Ramsès II qu'il eut plus de 200 enfants.
Ramsès II était aussi un grand bâtisseur, c'est lui qui construisit le port d'Alexandrie, le Ramesséum, le temple d'Abou Simbel c'est lui aussi qui fonda et dirigea la « capitale » à l'est du Delta du Nil : Pi-Ramsès. En revanche, il est établi aujourd'hui qu'il fit également enlever le nom de certains de ses prédécesseurs pour mettre le sien à la place quand il restaura leurs monuments.
Ramsès II est également connu du grand public pour une tout autre raison : la Bible l'indique comme ayant été le pharaon régnant au moment de la fuite des Hébreux, qui a été évoquée aussi dans de nombreux films, comme Les Dix commandements,
La dépouille (momifiée) de Ramsès II se trouve au musée du Caire.
Caire
La lutte contre les Hittites
Comme son père Séti 1er, il veut protéger l'Égypte à l'Est contre les Hittites d'Asie. Il attaque la ville de Qadesh mais ne remporte qu'une semi-victoire : Qadesh reste aux mains des Hittites. La 21 année de son règne, il signe un traité d'alliance : Hittites et Égyptiens s'engagent à ne plus se faire la guerre. Ramsès II épouse la fille aînée du roi des Hittites et à partir de ce moment là, il n'y aura plus de guerres égypto-hittites en Asie.
L'exploitation de la Nubie et la construction des temples d'Abou Simbel
Originaire du delta du Nil, Ramsès II y installe son palais et le centre administratif de L'Égypte à Pi-Ramsès. Mais il a aussi besoin de continuer, comme son père, d'exploiter les ressources de la Nubie (plus au Sud) : l'or pour enrichir les temples, mais aussi pour acheter des alliances en Asie (l'empire Hittite a disparu) ; du bois; du cuir; du bétail et surtout des hommes pour l'armée. En Nubie, Ramsès II construit les 2 magnifiques temples d'Abou Simbel : l'un est consacré à la reine Néfertari, l'autre, le plus grand aux dieux Amon et Rê mais aussi… à Ramsès II lui-même. Ramsès II s'y fait représenter sous forme d'un dieu à tête de faucon.
Si Ramsès II est si connu après sa mort, c'est en partie parce que lorsqu'il était vivant, il a tout fait pour qu'on le prenne pour un dieu.
Ramsès II a fait sculpter de très nombreuses statues à son image et il a fait graver son nom sur des temples d'autres pharaons, comme s'il les avait fait construire lui-même !
Ramsès II meurt après un règne de 66 ans, qui correspond à plus de la moitié de la XIX dynastie. Il a eu plus de 100 enfants des ses épouses légitimes ou secondaires. Son 13 fils, Mineptah, lui a succédé.
Articles connexes
- Ramsès
- Ramesséum
- Abou Simbel
Ramses 02
Ramses 02
Ramses 02
ja:ラムセス2世
Ménès
Menes Menes Catégorie:Ire dynastie égyptienne
Cet article concerne le pharaon. Pour le compagnon d'Alexandre du même nom, voir l'article Ménès de Pella.
<-mn:n i-> Ménès est un pharaon considéré comme le fondateur de la thinite vers 3190 av. J.-C.
Son règne se perd dans l'origine des mythes égyptiens qui font de lui le premier homme à avoir régné sur l'Égypte après le dieu Horus et les demi-dieux.
Ménès serait à l'origine de l'unification des royaumes de Haute et de Basse-Égypte.
Il est parfois assimilé au roi Narmer (son prédécesseur) ou au roi Hor-Aha (son successeur). Certains voient en lui celui qui a inspiré le mythe d'Osiris.
Titulature
Horus
Horus est le nom grec du dieu égyptien Hor, qui signifie (Celui qui est au-dessus) ou (Celui qui est loin), un dieu à multiples facettes de la mythologie égyptienne. Il a une tête de faucon portant la double couronne et auréolée d'un disque solaire.
Dans le mythe osirien, il est le fils d'Ausar (Osiris) et d'Aset (Isis). Osiris, assassiné par son frère Seth, est ramené à la vie, le temps d'une union, grâce aux efforts conjugés d'Isis et de Nephtys. C'est de cette union miraculeuse que naîtra Horus.
Pour venger la mort de son père Osiris, il affrontera son oncle Seth, le vaincra et recevra le trône d'Égypte en héritage, mais sera sans cesse remis en difficulté par Seth. Il est par-là même le premier des pharaons. Les rois d'Égypte sont considérés comme les incarnations du dieu Horus. À l'opposé de Seth qui représente le Mal, Horus incarne le principe du Bien, mais il ne faut pas réduire la vision complexe des égyptiens au dualisme moderne.
Lors de son combat avec Seth, il perdit son œil, mais le retrouva par la suite grâce à Thot. Appelé « Oudjat », cet œil représente la victoire du bien sur le mal. Porté sous forme d'amulette, il rendait invincible et apportait la clairvoyance.
Les quatre fils d'Horus représentés sur les vases canopes sont :
- Amset (L'homme)
- Hâpi (Le babouin)
- Douamoutef (Le chacal)
- Kébehsénouf (Le faucon)
Seth et Horus, une lutte sans fin !
Kébehsénouf
À Horus, fils et héritier d'Osiris, la couronne d'Égypte revient de droit. Mais Seth, jaloux, s'en empare par la force. Horus, appuyé de sa mère Isis, fait convoquer le tribunal des dieux à toute fin de régler ce contentieux. Rê préside, tandis que Thot tient le rôle du greffier.
Quatre-vingts ans s'écoulent pourtant sans que le débat ait progressé ! Le tribunal est même partagé entre les tenants de la royauté légitime (revenant à Horus), et Rê qui voit en Seth son perpétuel défenseur contre Apopis ! Les débats, qui tournent en rond, nécessitent un avis extérieur. C'est donc à Neith, déesse de Saïs, réputée pour son infinie sagesse, que Thot s'adresse. Sa réponse est sans ambiguïté : la couronne revient à Horus. Cependant pour ne pas pénaliser Seth, Neith propose de lui offrir les déesses Anat et Astarté comme épouses.
Si le tribunal se réjouit de cette solution, Rê, lui, reste sceptique. Horus ne serait-il pas un peu jeune pour assumer la direction du royaume ? Isis, excédée par tant de tergiversations, propose de déplacer les débats à Héliopolis devant Atoum et Képri. Le ton monte ! Seth, furieux, s'y oppose et ordonne que les débats se fassent en l'absence d'Isis. Mais c'était compter sans la ténacité de la déesse.
Elle se réintroduit dans l'enceinte du tribunal sous les traits d'une belle jeune femme qui ne manque pas d'attirer rapidement l'attention de Seth. Tous deux finissent même par converser. Troublé par tant de beauté, Seth s'égare dans des propos compromettants, reconnaissant même sous la cape la légitimité filiale d'Horus ! « La rusée » Isis se dévoile alors. Le coup de théâtre laisse Seth sans voix. Quant à Rê, il a pu juger de l'imprudence de Seth, qui se confia sans prendre garde à une inconnue. Aussi la couronne revient-elle à Horus des mains de Rê lui-même.
Mais Seth, éternel jaloux, ne semble pas décidé à en rester là. Il propose à Horus des jeux sportifs. Parmi eux, une épreuve aquatique où les deux dieux se transforment en hippopotames. À celui qui restera le plus longtemps sous l'eau de devenir roi ! Mais Isis, qui suit de près les mésaventures de son fils, perturbe la partie et s'attire au final le mécontentement des deux protagonistes ! Les trois dieux se déchirent en violentes disputes.
Rê, désespérant d'assister enfin à une réconciliation, les invite à faire la paix autour d'un banquet. Mais une fois encore, les réjouissances tournent court ! Les luttes ne cessent de se multiplier. Osiris, resté silencieux, intervient alors et met directement en cause le tribunal qu'il juge trop laxiste. En tant que dieu de la végétation, il menace de couper les vivres à l'Égypte ! Les dieux, bousculés par tant d'autorité, ne tardent pas à rendre un verdict favorable à Horus. Mais Seth n'est pas oublié. Placé aux côtés de Rê, il devient « celui qui hurle dans le ciel » pour que soit fait place devant le dieu créateur.
Les six rois-dieux sont dans l'ordre
# Rê,
# Shou,
# Geb,
# Osiris,
# Horus,
# Thot (incertain).
Voir aussi
- Astrologie égyptienne
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:Divinité égyptienne
ja:ホルス
ko:호루스
Palette de NarmerLa Palette de Narmer ou Grande Palette de Hiéraconpolis est une palette à fard en excellent état et conservée par le musée du Caire.
On a daté la palette aux environs du XXXIIe siècle avant l'ère chrétienne, marquée des écritures parmi les plus anciennes hiéroglyphes retrouvées, et relatant l'unification de la Haute et de la Basse Égypte par Narmer, lequel n'est mentionné ni par Manethon, ni par la Pierre de Palerme ou la Liste des Rois de Turin.
La palette, presque intacte, fut découverte de 1898 par l'archéologue anglais James Quibell lors d'une excavation des résidences royales de Nekhen (aujourd'hui Hiéraconpolis), l'ancienne capitale de la Haute Égypte.
Le verso de la palette représente le roi, menaçant d'une massue piriforme un homme à genoux. Derrière le roi et à l'arrière-plan est figuré un serviteur qui porte les sandales du roi. Sous ses pieds sont représentés deux personnages qui rappellent l'ennemi écrasé. La symbolique de la scène évoque une victoire du sud contre le nord. Le sud est représenté par un faucon qui extrait des papyrus (le nord) la tête d'un autre ennemi.
Le nom du roi est inscrit à l'aide des hiéroglyphes d'un poisson (nar) et de ciseaux (mr), représentation phonétique de son nom, Narmer.
Voir aussi
Articles connexes
- Narmer
Liens externes
- [http://nefertiti.iwebland.com/narmer/ La Palette de Narmer : Le roi victorieux du sud]
- [http://weber.ucsd.edu/Depts/Anthro/classes/tlevy/Tillah/narmer.html Narmer Palette Des photographies de la Palette de Narmer]
catégorie:Index égyptologique
catégorie:Antiquité égyptienne
catégorie:Période prédynastique égyptienne
Ptolémée XV
Ptolémée XV Philopator Caesar, dit Césarion, est le fils de Cléopâtre VII et présumé de Jules César. Né en 47 av. J.C, il meurt très jeune (17 ans) et gouverne l'Egypte avec sa mère (-44/-30).
Il sera assassiné par Octave, le futur Auguste, premier empereur de Rome. Selon certaines théories, celui-ci n'aurait pas admis que la descendance mâle de Cléopâtre survive.
Il aurait fait assassiner Alexandre Hélios (né en -40/disparu depuis -30) et Ptolémée Philadelphe (né en -36/disparu depuis -30) laissant cependant la vie à la jumelle d'Alexandre Hélios, Cléopâtre Séléné (-40/6), tous trois nés de l'union de Marc Antoine et de Cléopâtre VII.
Cependant, selon Appien et Pausanias, les demi-frères de Césarion sont élevés avec Cléopâtre Séléné par Octavie, sœur d'Octave, ex-épouse de Marc Antoine et mère de leur deux demi-sœurs Antonia l'Aînée et Antonia la Jeune, et vécurent quelque temps avec leur sœur et leur beau-frère Juba II avant que l'on perde leur trace.
Le rapport entre Auguste, fils adoptif de Jules César, et Césarion était différent : ce dernier était son frère adoptif, et donc un rival politique direct.
Ptolémée XV apparaît sur un relief de Dendérah en compagnie de sa mère.
Avec lui, disparaissent les dynasties pharaoniques, puisque lui succède l'occupation romaine de l'Égypte.
La redécouverte de cette période faste de l'Égypte pharaonique ne se fera qu'après l'expédition d'Égypte de Napoléon Bonaparte, accompagné de nombreux scientifiques et archéologues en 1798.
Ptolemee 15
Ptolemee 15
Ptolemee 15
Ptolemee 15
Ptolemee 15
Ptolemee 15
Jules César ko:율리우스 카이사르 ja:ガイウス・ユリウス・カエサル simple:Julius Caesar
Jules César (Caius Iulius Caesar) était un général, homme politique et écrivain romain, né à Rome le 13 juillet 101 ou 100 av. J.-C. et mort le 15 mars 44 av. J.-C., assassiné sur les marches du sénat de Rome, le coup fatal venant de son fils adoptif, Brutus. Les derniers mots de César furent pour ce dernier Kaï sù, tèknon, soit « Toi aussi, mon fils » en grec, langue d'apprentissage des riches romains, et donc langue de son enfance.
Il fut nommé dictateur et fut assassiné sous prétexte qu'il aspirait à la couronne (fait qui reste improuvé).
Biographie
Brutus
César affirmait avoir pour ancêtre Iule (ou Ascagne), fils d'Énée et de Créüse, amené en Italie par son père après la chute de Troie. Ce fondateur d'Albe la Longue était considéré comme le créateur de la vieille famille patricienne des Julia. Par ce lignage, César revendiquait une ascendance remontant à Vénus.
Homme politique, il a choisi le parti des populares plutôt que de faire carrière dans l'oligarchie sénatoriale, notamment en raison de l'influence de sa tante Julia, qui avait épousé le général et consul Marius, et des liens avec les milieux plébéiens qui s'ensuivirent.
Militairement, il a principalement conduit de 58 à 50 av. J.-C. la guerre des Gaules, qui permit l'intégration des trois Gaules au sein de l'Empire romain.
Sénateur, il codirigea la république de Rome quand il accéda à la fonction de consul en 59 av. J.-C., aux côtés de Pompée et de Crassus (ils avaient formé une alliance secrète qu'on appelle Premier Triumvirat).
Utilisant son prestige acquis lors de la guerre des Gaules, et profitant de la disparition de Crassus, tué par les Parthes, il affronta Pompée dans une lutte d'influence pour le pouvoir absolu à la tête de ce qui allait devenir l'Empire romain. Quand Jules César, à la tête de son armée victorieuse en Gaule, revint vers Rome, le sénat voulut l'empêcher d'amener toute son armée dans la ville pour son triomphe. Il n'hésita pas alors à outrepasser ses droits, et il décida en 49 av. J.-C. de franchir le Rubicon, rivière marquant la frontière entre l'Italie et les provinces et que les consuls en fonction ne pouvaient franchir accompagnés de leur légions, pour s'approcher de Rome. On lui attribue à cette occasion la citation « Alea jacta est » (plus probablement en grec Anerrifthô Kubos, « Le sort en est jeté. »), signifiant qu'il prenait ainsi un risque politique qui relevait du jeu de hasard, et qui pourtant lui réussit. La guerre civile qui s'ensuivit entre les partisans de César et les partisans de Pompée s'acheva par la fuite de ce dernier suite sa défaite à la bataille de Pharsale en 48 av. J.-C., et par l'assassinat de l'ancien consul réfugié en Égypte. Au commencement de cette guerre, Jules César put imposer au sénat de le nommer dictateur, ce qui lui donnait les pleins pouvoirs.
Il obtint également le prænomen d'Imperator, ce qui inaugura un titre qui allait se transmettre par la suite, créant ainsi des dynasties impériales, et mettant fin à la république dirigée par le Sénat. Ainsi, Jules César, sans avoir été empereur, a été à l'origine de ce titre.
Il est mort le 15 mars en 44 av. J.-C. (Ides de mars, dans le calendrier romain), assassiné de vingt-trois coups de couteau (selon Suétone, Vie de César, LXXXII) par une coalition de sénateurs dont faisait partie Marcus Junius Brutus. Poignardé par ce dernier, il dit en mourant en grec : καὶ σύ, τέκνον (kaì sú, téknon), traduit en latin par Suétone Tu quoque, fili mi, « Toi aussi, mon fils ! ». Les avis divergent quant à la signification de cette phrase :
- L'interprétation la plus courante est que César aurait été surpris de voir parmi les conjurés son fils adoptif.
- Pour d'autres, c'est une malédiction : il appelle sur Brutus le même sort que le sien.
- Une autre interprétation se fonde sur l'état de santé de César : peut-être épileptique, donc sujet à des diarrhées, des vomissements violents, il n'écoute pas les mises en garde de ses proches et se rend volontairement à son propre assassinat afin de mettre un terme à son état dégradant. La phrase est alors à comprendre dans le sens « Toi aussi, mon fils, tu seras vieux et faible et subiras le même sort ».
- Enfin, P. Arnaud propose l'interpretation suivante : on trouve chez Suétone ce καὶ σύ, τέκνον dans la bouche d'Auguste s'adressant à Galba enfant : « Toi aussi, mon fils, tu prendras notre pouvoir » ; de même chez Dion Cassius dans celle de Tibère s'adressant au même Galba. Ainsi, officiellement assassiné pour défendre la République, César accuse Brutus d'aspirer au même pouvoir que lui, et donc annonce (en le justifiant) l'assassinat futur de Brutus, pour les mêmes raisons.
Le complot n'atteignit cependant pas ses objectifs, car l'État romain, après la constitution du deuxième triumvirat dont Octavien, petit-neveu et fils adoptif de Jules César, était membre, finit par devenir, en 31 av. J.-C., un Empire. Octavien devenu Auguste en fut le premier empereur, et le Sénat ne retrouva jamais tous les droits que Jules César lui avait pris, même si Auguste fut plus conciliant.
Héritage
Comme Auguste et tous les empereurs à sa suite, Jules César fut divinisé après sa mort. Après la mort de César, il y eut encore 15 ans de guerre civile.
On doit à César deux écrits en forme de commentaires (Commentarii rerum gestarum) :
- De Bello ciuile, « Commentaires sur la Guerre civile » ;
- De Bello Gallico, « Commentaires sur la Guerre des Gaules ».
Il a aussi donné son nom au calendrier julien, issu du calendrier romain qu'il fit réformer pour que la durée moyenne de l'année soit exactement de 365,25 jours, meilleure approximation connue à l'époque. Son nom est devenu par la suite le titre des empereurs romains. Il a aussi donné le nom « Kaiser » en allemand, ainsi que celui de « Tsar » (ou « Czar ») en russe.
Le surnom de Caesar pourrait venir du fait qu'il soit né par césarienne (caesar, aris : enfant né par incision).
Sa vie inspira à William Shakespeare, l'une de ses plus célèbres tragédies.
Sources
- Plutarque, Vie des douze Césars ;
- Suétone, Vie de César http://bcs.fltr.ucl.ac.be/SUET/CAES/trad.html lire en ligne.
Voir aussi
Articles connexes
- Lucterius
- Rome antique
Bibliographie
- C. Iulii Caesaris Commentariorum de bello Gallico, libri VIII, Civili Pompeiano, lib. III, Alexandrino, lib. I, Africano, Lib. I. Hispaniensi, lib. I. (…). Lugduni, apud Seb. Gryphium (Lyon, Sébastien Gryphe), 1547.
- Jérôme Carcopino, Jules César ;
- Luciano Canfora, Jules César;
- Max Gallo, Cesar Imperator;
- Yann le Bohec, César chef de Guerre.
Liens externes
- [http://www.histoire-en-ligne.com/article.php3?id_article=134 Biographie]
- [http://wikisource.org/wiki/La_guerre_des_Gaules La guerre des Gaules]
Cesar, Jules
Cesar, Jules
Cesar, Jules
Cesar, Jules
Cesar, Jules
Cesar, Jules
Égyptien classiqueEgyptien -
L'égyptien est une langue afro-asiatique autrefois parlée dans l'Égypte antique et écrite au moyen des hiéroglyphes. Maintenant éteinte, elle a cependant donné naissance à la langue copte, écrite au moyen de l'alphabet copte, langue liturgique qui a cessé d'être utilisée comme langue vivante.
Articles connexes
- Lexique d'égyptien hiéroglyphique ;
- grammaire d'égyptien hiéroglyphique.
Titulature des pharaonsCatégorie:Index égyptologique
La titulature pharaonique comporte à l'origine un puis, deux, trois, et enfin cinq noms de couronnement.
Place pharaon sous la protection de l'oiseau sacré Horus, fils et successeur du dieu-soleil Rê, et maître d'Hiérakonpolis d'où est issu Narmer, le premier Roi. C'est le nom le plus ancien. Il commence toujours par le hiéroglyphe du faucon Horus (Her), encore appelé Horus sur la muraille.
Jusqu'à l'Ancien Empire, le nom d'Horus était généralement inscrit a l'intérieur d'un Serekh.
Exemple:
- Toutânkhamon : « Her ka nakht tout mesout » (Horus, Taureau puissant, celui qui est beau de naissance)
- Amenhotep III : « Her ka ouser khâe em Maât » (Horus, taureau puissant qui apparaît radieux avec Maât)
- Nekhtnebef Ier : « Her chema » (Horus, le vigoureux)
Certains pharaons (surtout les plus anciens) ne sont connus que par leur nom d'Horus.
nom de Nebty
« Les deux maîtresses » ou « Les deux dames »
Place le roi sous la protection des deux déesses tutélaires, Nekhbet, le vautour blanc de Haute-Égypte et Ouadjet, le cobra de Basse-Égypte. Commence par le hiéroglyphe nebty (ou nubti).
Exemple:
- Toutânkhamon : « Nebty néfer-hépou-segereh-taouy sehetep-netcherou nebou » (Nebty dont les lois sont parfaites, qui pacifie les Deux Terres et satisfait tous les dieux)
- Amenhotep III : « Nebty semene hep segereh taoue » (Nebty qui établit les lois et apaise le Double Pays)
- Nekhtnebef Ier :
(à partir de Kheops)
Lie le roi à l'Horus solaire et céleste. Commence par le hiéroglyphe Her-ne-neb.
Exemple:
- Toutânkhamon : « Her-ne-neb outjes-khaou sehetep-netcherou » (L'Horus d'Or qui porte les couronnes, qui réjouit les dieux)
- Amenhotep III : « Her-ne-neb âa khepesh houe Setye » (L'Horus d'Or à la grande puissance qui terrasse les Asiatiques)
- Nekhtnebef Ier : « Her-ne-neb Ir meret netchru » (L'Horus d'Or qui agit selon le désir des dieux)
« Celui qui appartient au jonc et à l'abeille »
Traduit par les égyptologues par « Roi de Haute et Basse Égypte ». Assimile le roi à la flore et à la faune symboliques des deux parties du royaume. Ce nom, qui commence par les hiéroglyphes du jonc (sout) et de l'abeille (bit) est suivi d'un nom en rapport avec le dieu Rê et protégé par un cartouche.
Exemple:
- Toutânkhamon : « Neb kheperou Rê » (Le maître des transformations de Rê)
- Amenhotep III : « Neb Maât Rê » (Rê est le seigneur de la vérité)
- Nekhtnebef Ier : « Kheper ka Rê » (L'esprit de Rê renaît)
- Hatchepsout : « Maàt ka Ré » (L'esprit de Ré est Justice)
nom de Sa-Rê
« Le fils de Rê » (à partir de Khéphren)
Rattache charnellement pharaon à la puissance cosmique de l'univers. Ce nom commence par les hiéroglyphes du canard (sa) et le soleil (Rê), et est suivi du nom de naissance du pharaon inscrit dans un cartouche.
Exemple:
- Toutânkhamon : « Toutânkhamon héqa iounou shemaou » (Image vivante d'Amon, Souverain de l'Héliopolis du sud)
- Nekhtnebef Ier : « Nekht neb ef » (Nekhtnebef)
- Amenhotep III : « Imen hetep héqa Ouaset » (Amenhotep Héqaouset)
Image:Sa-re.png
Les trois premiers noms constituent le programme ou l'idéologie politique du pharaon. À partir de Khéphren, les deux derniers noms, le nom et le prénom, sont dans un cartouche, Shen « entourer, encercler », cordelette nouée, symbolisant l'univers.
Articles Connexes
- Hiéroglyphe
Ancien Empire égyptien
Ancien empire catégorie:Histoire de l'Égypte antique
L'Ancien Empire égyptien est considéré par beaucoup, et même par les égyptiens des périodes antiques plus tardives, comme l'âge d'or de la civilisation pharaonique.
La centralisation amorcée sous les dynasties thinites, va permettre des développements artistiques et architecturaux, tandis que se sont regroupées autour du roi toutes les ressources du pays.
L'Ancien empire couvre une période allant des environs de 2700 à 2200 avant l'ère chrétienne et est formé de quatre dynasties :
- (2700 à 2620)
- (2620 à 2508)
- (2508 à 2350)
- (2350 à 2200)
C'est l'époque des premières pyramides. D'abord de la pyramide à degrés à Saqquarah sous le règne Djoser, puis des trois pyramides monumentales du plateau de Gizeh (celle de Khéops, Khéphren et Mykérinos).
Il s'agit aussi d'une période d'expansion territoriale avec vers 2650 avant l'ère chrétienne la conquête du Sinaï par Djoser et vers 2300, la conquête de la Nubie par Pépi I.
Pépi I
On considère cette période comme une période de fermeture sur l'extérieur mais qui n'empêchera pas les égyptiens de se développer d'eux-mêmes. Les nobles et les notables sont enterrés dans des mastabas, et l'on y voit un art raffiné, sans toutefois égaler celui du Nouvel Empire égyptien. La capitale est à Memphis et le dieu impérial est Ptah, mais aussi le dieu soleil Rê, auquel les pharaons s'identifient lors de sa course quotidienne et son combat contre les forces destructrices de la nuit. Les rois sont enterrés surtout à Saqqarah et en Abydos, cité sainte d'Ounnéfer-Osiris. Des temples solaires, « les demeures des millions d'années », sont édifiés pour rendre hommage aux rois en adorant son Ka durant et après sa vie. Vers 2350 avant l'ère chrétienne, apparaissent les premières traces des textes des pyramides à Saqqarah sous le règne du roi Ounas.
Cette période est marquée par la montée en puissance des nomarques et princes locaux par rapport au pouvoir central usé, entre autres, par le long règne de Pépi II. Commence alors une période de décadence qui mènera l'Égypte, après le règne de la mystérieuse pharaonne Nitokris, à la I période intermédiaire. L'invasion du Delta par un peuple asiatique marquera la fin de l'Ancien Empire.
Rois et reines illustres de l'Ancien Empire
- Djoser
- Snéfrou
- Khéops
- Khéphren
- Mykérinos
- Pépi II
- Nitokris
L'art de l'Ancien Empire
L'Ancien Empire, c'est l'époque des grandes pyramides et de la création du scribe accroupi. Mais c'est surtout, pour la plupart des historiens de l'art, l'apogée de l'art egyptien, qui atteint alors une perfection inégalée. Le pays enfin unifié, cohérent, sous l'emprise d'une administration forte réalise d'immenses ouvrages, que ce soit dans l'architecture ou la sculpture.
‘‘Voir l'article détaillé sur l'art de l'Ancien Empire.
Nom d'HorusCatégorie:Index égyptologique
Le nom d'Horus est l'un des noms qui rentre dans la composition de la titulature des pharaons.
Le nom d'Horus place pharaon sous la protection de l'oiseau sacré Horus, fils et successeur du dieu-soleil Rê, et maître d'Hiérakonpolis d'où est issu Narmer, le premier Roi. C'est le nom le plus ancien. Il commence toujours par le hiéroglyphe du faucon Horus (Her).
Exemple de nom d'Horus de quelques pharaons :
- Toutânkhamon : « Her ka nakht tout mesout » (Horus, Taureau puissant, celui qui est beau de naissance)
- Amenhotep III : « Her ka ouser khâe em Maât » (Horus, Taureau puissant qui apparaît radieux avec Maât)
- Nekhtnebef Ier : « Her chema » (Horus, le vigoureux)
Certains pharaons (surtout les plus anciens) ne sont connus que par leur nom d'Horus.
Le nom d'Horus se reconnaît facilement car il est toujours précède du dessin du faucon représentant le dieu Horus. Le nom lui-même était dans les premiers temps (et parfois par la suite) à l'intérieur d'un Serekh.
G5-
Les cinq noms utilisés à partir du roi Khéphren :
- Le nom d'Horus
- Le nom de Nebty
- Le nom d'Horus d'or
- Le nom de Nesout-bit
- Le nom de Sa-Rê
Voir aussi : Titulature
SerekhCatégorie:Index égyptologique
Catégorie:Index égyptologique
Serekh est le nom égyptien qui désigne le cadre rectangulaire dans lequel fut inscrit le plus ancien des noms de la titulature pharaonique ; le nom d'Horus. Ses origines remontent à l'époque protodynastique et il sera utilisé jusqu'à l'Ancien Empire. Ainsi, les noms des rois de la Dynastie 0 sont inscrits dans un serekh.
Le serekh se présente comme un rectangle entourant le nom hiéroglyphique du roi, surmonté d'un faucon (symbole du dieu Horus) et placé au-dessus de la façade du palais royal. Le rectangle pourrait figurer un plan de ce même palais. Ce qui accréditerait la thèse qui voit dans le serekh, à l'instar du cartouche, une protection du nom du roi, contre les forces négatives.
Articles connexes
- Pharaon
- Titulature
CartoucheCatégorie:Index égyptologique
# Une cartouche est un conteneur ;
# Une cartouche est ensemble permettant de charger une arme ;
# Un cartouche est un symbole hiéroglyphique par extension du sens précédent ; le terme au masculin est également utilisé en dessin technique et dans le langage héraldique ;
# Louis Dominique Cartouche était un célèbre contrebandier français. De sa vie ont été tirés des films portant son nom ;
# Une cartouche est un support de jeu vidéo.
Symbole hiéroglyphique
jeu vidéo
Un cartouche (shenou en égyptien) est un symbole hiéroglyphique, de forme allongée et fermé par un nœud, qui contient le nom d'un Pharaon. Il symbolise tout ce que le soleil entoure, c'est-à-dire l'univers et a pour fonction de protéger le nom de Pharaon. Ils étaient le plus souvent peints de jaune ou d'or (couleur du soleil) et étaient utilisés pour deux des cinq noms d'un pharaon.
- L'avant-dernier nom (celui commençant par « roi de Haute et de Basse-Égypte »)
- Le dernier nom (celui commençant pas « fils de Rê »)
Le cartouche, qui se dit Shen en égyptien, fut utilisé à partir du roi Khéphren (IVe dynastie).
Délimitant de façon visible le nom d'un pharaon dans une phrase, le cartouche fut un élément primordial dans le processus de déchiffrement des hiéroglyphes par Jean-François Champollion.
Voir aussi : Serekh, Titulature des Pharaons et Ren (le nom).
Égypte
|- valign="top"
| Langues usuelles
| Anglais, français
|- valign="top"
| Président
| Mohammed Hosni Moubarak
|{{{{{{{VIIe siècle{Commons|Category:Egypt|l'Égypte{wikitravel|l'Égypte|Égypte{ar{ar{Pays d'Afrique{Pays d'Asie{Ligue arabe{Serie Afrique
Politique
Le mot politique vient de la racine grecque polis, « la cité ».
De nombreuses approches définissent la politique comme l'organisation du pouvoir dans l'État. Mais le lien entre politique et État n'est pas si évident, cette acception est relativement récente.
Idées et Mouvements
- Idées politiques
- Mouvements politiques
- Mouvements sociaux
- Parti politique
- Philosophie politique
- Science politique
- Sociologie politique
- L'État
Représentativité et prise de décision
- Système de vote
- Systèmes de prise de décision
- Démocratie directe
Modes d'action politique
- Vote
- Révolution
- Coup d'État
- Résistance
- Non-violence
- Désobéissance civile
- Conflit non-violent
Organisations
- Organisations internationales
- Organisations non gouvernementales
- Organisations syndicales
Les systèmes politiques nationaux
- Afghanistan
- Allemagne
- Argentine
- Belgique
- Canada
- Chili
- Chine
- Cuba
- Égypte
- Espagne
- États-Unis
- France
- Inde
- Japon
- Maroc
- Mexique
- Pérou
- Portugal
- Québec
- Suisse
- Uruguay
- Venezuela
- Sénégal
Relations internationales et diplomatie
- Histoire de la diplomatie
- La situation internationale (fin 2005)
Divers
- Politique dans l'Égypte antique
- Chômage
- Réduction du temps de travail
- Gauche et droite en politique
Liens externes
-
- [http://www.entremonde.net L'avenir politique passe par les jeunes]
- [http://www.diderotp7.jussieu.fr/lacrij/sequences.php?numvideo=10&pg=1 Citoyenneté à l’école, changements sémantiques, refus du conflit, déclin du politique]
- [http://www.politique.com Politique.com, site et forum sur la vie politique française et internationale]
- [http://www.wikidees.org WikIdées.org], un wiki de propositions concrètes pour la politique française
- [http://www.vegeo.net Vegeo], une plateforme de développement collaboratif de projets politiques
- [http://www.clemspolitique.net ClemsPolitique], tout sur l'actu politique (elections, revue de presse ...)
- [http://forumdesforums.jeun.fr], un forum généraliste sans censure où l'on parle beaucoup de politique
-
ja:政治
ko:정치
ms:Politik
simple:Politics
th:การเมือง
Scribe
Les scribes de l'Égypte antique étaient chargés de répertorier, classer, recopier en utilisant l'hiératique, écriture cursive permettant d'écrire rapidement à l'aide d'un calame sur du papyrus ou des ostraca.
Les scribes formaient une caste de lettrés, représentant la bureaucratie.
Les scribes servaient à tous les étages de l'administration jusqu'au scribe royal.
Les postes se transmettaient souvent de père en fils, le célèbre texte dit « de l'enseignement de Khéti » en fait un métier noble.
Avant d'écrire, les scribes récitaient une prière à Thot, leur patron.
Thot
Catégorie:Index égyptologique
Scribe
Les scribes de l'Égypte antique étaient chargés de répertorier, classer, recopier en utilisant l'hiératique, écriture cursive permettant d'écrire rapidement à l'aide d'un calame sur du papyrus ou des ostraca.
Les scribes formaient une caste de lettrés, représentant la bureaucratie.
Les scribes servaient à tous les étages de l'administration jusqu'au scribe royal.
Les postes se transmettaient souvent de père en fils, le célèbre texte dit « de l'enseignement de Khéti » en fait un métier noble.
Avant d'écrire, les scribes récitaient une prière à Thot, leur patron.
Thot
Catégorie:Index égyptologique
Mythologie égyptiennecenter
----
center
Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer par le prisme de leur croyance séculaire. La notion la plus importante pour eux est celle de cycle :
- le cycle du jour avec le soleil renaissant chaque matin,
- le cycle des années avec l'inondation annuelle qui pouvait être source de joie comme de peine (en cas de trop faible ou trop forte crue),
- le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts (bien que les Égyptiens ne croyaient pas la réincarnation terrestre comme présenté par le bouddhisme).
Mythe de la création
La grande diversité du culte de l'Égypte antique se retrouve également dans les mythes de la création qui varient en fonction des régions (ou même des villes) et de leurs dieux tutélaires :
Voir l'article détaillé.
Mythe osirien
Pour les anciens égyptiens, l'univers n'était au commencement qu'un grand océan primordial nommé le Noun. C'est de Noun que naquit Atoum, le soleil. Atoum engendra Chou (le dieu du souffle) et Tefnout (le dieu de l'humidité). Chou sépara le ciel de la terre. Ainsi naquirent Nout (la déesse du ciel) et Geb (le dieu de la terre). De l'union de Nout et Geb naquirent deux fils Osiris et Seth, et deux filles, Isis et Nephthys.
Geb offrit le pouvoir sur terre à Osiris qui fut le premier des pharaons. Il régna au côté de sa sœur et épouse Isis. Son règne empreint de bonté, de justice et de sagesse rendit Seth fou de jalousie. Il complota contre son frère et l'assassina en l'entraînant dans un piège. Grâce à l'aide de Nephthys, Isis la magicienne réussit à ressusciter Osiris le temps d'une union d'où naquit Horus (le dieu des pharaons). Horus vainquit Seth en duel et régna sur l'Égypte. Osiris, lui, devint le roi du royaume des morts.
Voir l'article détaillé.
Mythe de la mort
Chez les égyptiens de l'Antiquité, les cérémonies et croyances liées à la mort représentaient une part importante de leur vie. Les préoccupations liées à la mort au cours de l'Égypte Antique étaient d'ordre religieuses. Le mythe de la mort représentait un aspect très important de la religion des égyptiens, mais constituait surtout une étape importante de la vie du pharaon, frère des dieux, qui devait après son décès vivre auprès des dieux un repos éternel. Les égyptiens considéraient qu'après le décès, l'âme du défunt pouvait renaître et accéder au « royaume des morts » et au repos éternel.
Le mythe de la mort peut être décomposé en deux parties :
- la première étape qui est le voyage du défunt vers l'au-delà avec la cérémonie de l'embaumement ;
- la seconde étape qui correspond au jugement du défunt par le dieu Osiris lorsque celui-ci atteint l'au-delà pour être jugé et peut-être accéder au repos éternel.
Voyage vers l'au-delà – embaumement
Osiris
Dans la mythologie égyptienne, le corps est divisé en plusieurs entités dont le djet, qui correspond au corps, et le ka, qui correspond au double spirituel accompagnant le corps depuis la naissance de l'individu jusqu'à son décès. Pour que le défunt puisse accéder au royaume de l'au-delà par l'intermédiaire de son ka, l'embaumement du djet est nécessaire. En effet, si le corps n'est pas embaumé, le djet devient le khat après la mort et ne peut accéder au repos éternel. Le rite de l'embaumement fut créé par Isis lorsqu'elle embauma son frère Osiris afin de lui redonner vie. Ce rite symbolise donc la renaissance du défunt et l'accès au « royaume des morts » et au repos éternel. Les statues et offrandes présentes aux côtés du défunt dans son sarcophage permettent de l'accompagner dans son chemin vers le jugement de l'âme.
Ce chemin vers l'au-delà est pris en compte dans l'architecture des pyramides. En effet, au sein des pyramides, les couloirs s'élevant vers les sommets de la pyramide et le ciel depuis la chambre funéraire du défunt, semblent être des passages permettant à l'âme de s'élever et d'atteindre le « royaume des morts ». Le Livre des morts, placé aux côtés du défunt, avait pour but de le guider vers le « royaume des morts » et de le préparer au jugement de l'âme à l'aide de recueils et de sortilèges.
Jugement de l'âme
La pesée de l'âme consiste à mettre le cœur du défunt sur une balance et de l'autre côté une plume (représentant la déesse Maat) ; si le cœur est plus léger (ce qui signifie que le cœur n'est pas entaché de péchés), le défunt peut rejoindre le royaume des morts. Sinon, il se fera dévorer par un monstre et son âme sera perdue à tout jamais. Osiris ne devint dieu du royaume des morts qu'après avoir passé avec succès l'épreuve de la pesée de l'âme. Les défunts voulaient donc s'identifier à Osiris pour atteindre le royaume des morts et reposer en paix.
Voir l'article détaillé.
Mythe du cycle du jour
article détaillé
Le mythe décrit le combat que mène Rê chaque nuit contre les « forces du chaos » représenté par le serpent Apophis afin de permettre la réapparition du soleil chaque matin sur le « monde d'en haut ».
Rê étant considéré comme le dieu du soleil, entre autres, lorsque le soleil disparaissait chaque soir à l'horizon, le dieu Rê changeait de moyen de transport pour adopter une barque sacrée et traverser le Nil souterrain. Au cours de ce périple, Rê traversait les douze portes correspondant aux douze heures de la nuit (de 5h du soir à 5h du matin) dans le monde souterrain, la douat, et devait déjouer les pièges des forces du chaos tentant de renverser à tous moments la barque du dieu du soleil. Il est aidé en cela par le dieu Seth qui, se tenant à la proue de la barque solaire, lance ses traits sur Apophis. Ce périple avait pour but la renaissance du dieu Rê chaque matin ramenant ainsi la lumière aux habitants du « monde d'en haut ». Cette renaissance de Rê, représentée par le lever du soleil, était considérée également comme la renaissance du monde et le signe que le dieu Rê avait triomphé des forces du chaos durant son périple.
On retrouve également la notion des douze portes au sein des Pyramides d'Égypte dont le couloir menant au sarcophage est constitué de douze encadrements de porte, correspondant à chacune des heures de la nuit.
Ce combat entre le dieu Rê et Apophis, chaque nuit, dès le coucher du soleil, et conduisant à un nouveau lever de soleil, chaque matin, constitue donc le mythe du cycle du jour dans la mythologie égyptienne.
Article détaillé : Mythe égyptien des cycles du soleil.
Articles connexes
- Les dieux égyptiens ;
- La pensée des Égyptiens de l'Antiquité ;
- Les temples.
Catégorie:Index égyptologique
ja:エジプト神話
ko:이집트 신화
Hatshepsout
Maâtkarê Hatshepsout (1495-1457 (?) avant notre ère) est la reine pharaon la plus connue.
Elle régna de 1479 à 1457 (?) avant notre ère.
Elle a pour père Thoutmosis Ier et comme mère Ahmès. Son père n'eut qu'un enfant de la grande épouse, et ce fut Hatshepsout. Celle-ci, fille d'Amon, décida de s'approprier les titres de « pharaonne » lorsque son frêle et royal époux, Thoutmosis II, décéda d'une maladie. Elle avait alors le champ libre, et elle règnera plus de trente ans sur l'Égypte.
La (Nouvel Empire) atteint alors une période de raffinement, de nombreuse expéditions sont envoyées, notamment pour le pays de Pount, terre des dieux, duquel la reine gagnera la connaissance de nombreux animaux et végétaux. Elle embellira Karnak et de nombreux temples Nubiens commenceront à être construits.
Sa plus belle construction est sans aucun doute son « Djéser djéserou » son temple des millions d'années, appelé aujourd'hui Deir El-Bahari, sur la rive ouest du Nil à la hauteur de l'antique Thèbes. Y étaient cultivés de splendides jardins et la faune et flore ramenée des expéditions. Elle maintient également son rôle politique avec réussite. Elle meurt dans des circonstances inconnues, et Thoutmosis III, son neveu, par obligation, fait marteler les noms de sa corégente à travers le pays. Sa momie fut-elle brûlée? On l'ignore et c'est mieux ainsi: son mythe restera encore dans toutes les mémoires.
Bibliographie
- La reine mystérieuse Hatshepsout, biographie de Christiane Desroches Noblecourt, ed. J'ai lu, 2003.
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:XVIIIe dynastie égyptienne
Catégorie:Pharaon
ja:ハトシェプスト
Fête-SedDans l'Égypte antique, la fête-Sed était la fête de jubilé qui célébrait les 30 ans de règne d'un pharaon.
En fin de règne, il était fréquent que ces fêtes aux vertus régénératrices soient célébrées dans des intervalles plus courts. Ainsi, le pharaon Ramsès II aurait célébré en tout quatorze fêtes-Sed durant ses soixante-sept années de règne. Avec, dans les dix dernières années, une fête-Sed tous les 2 ans. Mais, en dehors de ce cas d'exception, il n'était déjà pas évident d'atteindre la première fête-Sed.
Au-delà de cette fonction de jubilé, la fête-Sed était une cérémonie regénératrice que le pharaon pouvait organiser pour montrer à son peuple qu'il était capable de gouverner le pays. À certaines époques, et selon le pharaon, ces fêtes étaient l'occasion de démonstration physique du souverain (course à pied, capture de taureau, chasse au lion ou à l'hippopotame, etc). Il est tout à fait possible que ces démonstrations n'aient été que symboliques, que le souverain ne les exécutât pas lui-même et qu'un autre les ait faites en son nom (comme c'était déjà le cas pour les cérémonies religieuses).
Fete-Sed
ManéthonManethon de Sebennytos
Manethon de Sebennytos
Manethon de Sebennytos
Manethon de Sebennytos
Manethon de Sebennytos
Manéthon de Sebennytos (), prêtre égyptien qui a écrit en grec, à la demande de Ptolémée Ier Sôter, l'histoire de l'Égypte (Ægyptiaca) en trente volumes.
Celle-ci n'est malheureusement connue que par des citations fragmentaires et souvent déformées, données principalement par Flavius Josèphe, historien juif, et par les historiens chrétiens Sextus Julius Africanus (vers 202 ap. J.C.) et Eusebius (vers 325 ap. J.-C.).
C'est à Manéthon que nous devons la division en dynastie des souverains d'Égypte, une division toujours utilisée par les égyptologues, avec quelques modifications.
Il est considéré comme l'un des pères de l'égyptologie.
Voir aussi
Articles connexes
- Historiens célèbres
- Égyptologie
Lien externe
- [http://www.angelfire.com/ma/mhetjf/manethon/Manethon.html Manethon]
Ptolémée II
Ptolémée II Philadelphe (309 - 246) est un pharaon égyptien de la période lagide.
Fils de Ptolémée Ier, il a été associé au trône vers 285 et à la mort de son père en 283 (ou 282 suivant les auteurs) il devient pharaon. De sa première femme, Arsinoé I, il aurait eu trois enfants dont Ptolémée III, son successeur.
Il fit deux campagnes militaires en Syrie pour assurer les frontières de l'empire pharaonique et entreprit de grand travaux de restauration notamment à Alexandrie, Naucratis, Philae et Tanis. Il développa également la région du Fayoum et enrichit la bibliothèque d'Alexandrie.
Son surnom, Philadelphe lui vient de l'amour qu'il aurait porté à sa sœur Arsinoé II qu'il épousera en secondes noces et qu'il divinisera à sa mort vers 271 en lui donnant le nom « Philadelphos » (celle qui aime son frère).
Ptolémée II est le premier lagide à se faire couronner comme pharaon par les prêtres Egyptiens. Une inscription du temple d’Edfou indique qu’Horus lui a livré la terre d’Egypte avec ses titres de propriété rédigés par le greffier divin Thot. Successeur des pharaons, dieu vivant, c’est de lui que tous les prêtres tiennent leur ministère. Il administre directement et perçoit les revenus de la terre sacrée qui comporte toujours d’immenses domaines fonciers et des ateliers (tissage).
Ptolémée II, au moment de la plus grande expansion de sa puissance possède Cyrène, Chypre, la Pamphylie, la Lycie, la Cœlésyrie et exerce son hégémonie sur la confédération des Nésiotes (Insulaires des Cyclades). Il envoie des ambassadeurs en Inde et à Rome.
Ptolemee 02
Ptolemee 02
Ptolemee 02
Ptolemee 2
Ptolemee 2
Période thinite
La période thinite (ou Époque archaïque) commence sous la première dynastie pharaonique et se termine sous la seconde. Elle couvre une période allant des environs de 3100 à 2700 avant l'ère chrétienne. Son nom provient de la ville de Thinis, près d'Abydos, d'où étaient originaires les pharaons de ces dynasties. La capitale est déjà Memphis, qui a une situation géographique intermédiaire entre le Nord et le Sud. Le nom égyptien de Memphis signifie « les murs blancs », mais un pharaon de la VI dynastie, Pépi I, y fera construire une pyramide que les Égyptiens appelleront Men-nefer, « stable est la beauté » et qui donnera le nom au site.
- (3100 à 2900 avant l'ère chrétienne),
- (2900 à 2700 avant l'ère chrétienne).
Le premier pharaon de cette période est le roi Ménès (ou Narmer) qui unifie les deux terres. Sous la deuxième dynastie, tous les systèmes égyptiens sont en place, dont la religion qui se stabilisera dans toutes les époques.
L'art de l'époque thinite
L'art des deux premières dynasties est celui qui met réellement en place les conventions de l'art égyptien, en parallèle avec l'émergence du système politique et social. On connaît à la fois une architecture funéraire qui se développe et un mobilier funéraire varié.
Voir l'article détaillé sur l'art de l'époque thinite.
Periode thinite
catégorie:Histoire de l'Égypte antique
Basse époque égyptienneBasse époque Basse époque
La basse époque est une période de l'histoire de l'Égypte antique allant des environs de 750 à 30 avant l'ère chrétienne. Elle début par la réunification du pays par un roi d'origine Koushite, Piankhy, et se termine traditionnellement par l'assassinat de Ptolémée XV, dit Césarion, fils de Jules César et de Cléopâtre VII. On y trouve les six dernières dynasties décrites par Manéthon, qui est lui-même un contemporain des premiers Ptolémées.
Dynastie de la basse époque
- Koushite
- Saïs
- Perse
-
-
-
- Dynastie perse
- Dynastie des Ptolémées
La Basse époque est une période de forte instabilité qui se caractérise par des prises de pouvoir successives de souverains étrangers, entrecoupée de courtes périodes d'indépendances. Ses souverains, bien que de cultures très différentes, s'adapteront au modèle égyptien et respecteront ses valeurs fondamentales tout en y intégrant des éléments de leurs cultures. Ils se feront proclamer pharaon et choisiront une titulature royale souvent calquée sur celles des anciens rois. Certains, notamment les rois saïtes de la XXVI dynastie, chercheront même à retourner vers un archaïsme architectural et lyrique tout droit issu de l'Ancien et du Moyen Empire. L'art et la religion sont également fortement marqués par la double influence de l'extérieur et la tendance à l'archaïsme. C'est ainsi que l'on voit apparaître de nouveaux thèmes dans les décorations ainsi que des divinités hybrides (Bastet en oiseau avec une tête de chat, la divinité Toutou, etc.). La vénération des temps glorieux (et lointains) entraîne la divinisation de plusieurs grandes figures de l'histoire égyptienne comme Imhotep, Amenhotep fils de Hapou ou encore Horemheb. Du côté religieux, le culte des animaux (comme le taureau Apis) gagne en popularité : le Sérapeum de Memphis est agrandi pour que les fidèles affluent. Saqqarah devient un centre religieux important (notamment les nécropoles d'animaux). Le culte d'Osiris et d'Isis se développe considérablement, la raison de ce vif succès étant certainement la souffrance endurée par les Égyptiens lors des occupations.
La Basse époque commence par la réunification du pays par Piankhy qui inaugure la Période éthiopienne et met fin à la III période intermédiaire. Elle perdra le contrôle du pays après l'invasion assyrienne qui laissera de profondes blessures dans l'esprit des égyptiens, les assyriens pilleront en effet des temples et brûleront certaines villes comme Thèbes. Ne pouvant gérer le pays, il favoriseront la dynastie saïte d'origine libyenne. Les Perses s'emparent du pays vers 525 avant l'ère chrétienne. La première occupation perse, n'est en aucune façon médiocre pour les autochtones, du moins au début, et malgré les malheurs et autres maux dont sont accusés les premiers pharaons perses, le peuple est respecté. Le seul roi de la est Amyrtée, Égyptien qui reprend les rênes du pays en chassant provisoirement les Perses : la est un mélange de gouverneurs égyptiens sans pouvoirs bien prononcés. Nectanébo II est bien le dernier pharaon autochtone du pays et celui qui entreprend la construction du temple d'Isis à Philae (portique). Par la suite, l'Égypte redeviendra une province, d'abord de l'empire perse puis des Macédoniens.
Pharaons significatifs de la basse époque
- Piânkhy (747 ~ 716)
- Nékao [610 ~ 595]
- Cambyse II [525 ~ 522]
- Amyrtée [404 ~ 399]
- Néphéritès [399 ~ 393]
- Nectanébo [380 ~ 362]
- Artaxerxès III [341 ~ 338]: Dynastie perse
- Alexandre le Grand: Égypte macédonienne [332~305]
- Ptolémée Ier (Sôter) [305 ~ 285]
Category:American ethnic cuisinescategory:American cuisine
Tanie podogi Nurkowanie WARSAW HOTELS slots hoteles en berlin
|
|
|
|