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Première Période Intermédiaire égyptienne

Première période intermédiaire égyptienne

nb:Første mellomepoke i Egypt 1er période intermédiaire 1er période intermédiaire La Première période intermédiaire (environ 2180 à 2040 avant J.-C.) est cette partie de l’histoire de l’Égypte antique se situant entre l’Ancien Empire et le Moyen Empire. On lui attribue généralement les Dynasties VII à X. Cette période est caractérisée par l’effacement de l’importance du roi sur la scène politique au profit des nomarques, chefs de provinces (nomes), originalement désignés par le souverain, mais devenus héréditaires avec le temps. Ce gain de pouvoir de ces élites locales se serait surtout fait sous le long règne du roi Pépi II, qui aurait duré 94 ans, dont la vieillesse l’empêchait de contrôler le pays adéquatement. Vint ensuite le règne de son fils Mérenrê II, qui dura à peine un an, vite remplacé par la femme de celui-ci, la reine Nitocris. Ce règne d’une femme a sûrement porté un coup à la crédibilité du divin roi, permettant aux dynasties solidement implantées dans les nomes de diriger personnellement leurs régions. Il n’y a aucune certitude concernant l’identité des souverains de la Dynastie VII, soixante-dix rois en soixante-dix jours selon Manéthon. La Dynastie VIII, qui semble être apparentée à la Dynastie VI, est mieux connue que la précédente. Installée à Memphis, elle serait composée de dix-sept rois, dont cinq portèrent le même nom de couronnement que Pépi II, Neferkaré. Mais le seul roi clairement identifié de la liste est le quatorzième, Qakaré Aba. Ces deux dynasties mises ensembles aurait régné entre les années 2200 et 2160. La Dynastie IX (environ 2160-2130) est issue de Méribrê Khéty Ier, prince d’Hérakléopolis qui s’empara du pouvoir royal. Les deux autres rois identifiables de cette dynastie sont Neferkarê et Nebkaourê Khéty II. La Dynastie X (environ 2130-2040) fut fondée, toujours à Hérakléopolis, par Néferkarê Meribrê. Les autres souverains clairement identifiés de la dynastie sont Ouahkarê Khéty III et Mérikarê. Au moment où fut fondée dans le Nord la Dynastie IX, une autre, la Dynastie XI (environ 2060-1991), émergeait à Thèbes en Haute-Égypte, avec Montouhotep I comme premier souverain. Pendant plus de cent ans, les dynasties du Nord et celle du Sud se combattirent, progressant ou régressant selon le jeu des alliances avec les nomarques de Moyenne-Égypte, mais il s’agissait davantage d’une guerre froide plutôt que d’un véritable conflit armé, les deux souverains étant dans un état de paix précaire. Après Montouhotep Ier, vinrent les règnes d’Antef I, Antef II, Antef III, et enfin celui de Montouhotep II. C’est ce dernier qui unifia à nouveau l’Égypte vers 2040 avant J.-C., reprenant le contrôle d’un pays profondément ravagé par les privations de ce conflit et les invasions provenant de l’Est. Le pouvoir et le prestige du souverain égyptien n'atteindra plus jamais le niveau de l’Ancien Empire.

Bibliographie


- Nicolas Grimal, Histoire de l'Égypte ancienne, Paris, Le Livre de Poche, 1988, 668 p.

Égypte antique, Ancien Empire

Ancien empire catégorie:Histoire de l'Égypte antique L'Ancien Empire égyptien est considéré par beaucoup, et même par les égyptiens des périodes antiques plus tardives, comme l'âge d'or de la civilisation pharaonique. La centralisation amorcée sous les dynasties thinites, va permettre des développements artistiques et architecturaux, tandis que se sont regroupées autour du roi toutes les ressources du pays. L'Ancien empire couvre une période allant des environs de 2700 à 2200 avant l'ère chrétienne et est formé de quatre dynasties :
- (2700 à 2620)
- (2620 à 2508)
- (2508 à 2350)
- (2350 à 2200) C'est l'époque des premières pyramides. D'abord de la pyramide à degrés à Saqquarah sous le règne Djoser, puis des trois pyramides monumentales du plateau de Gizeh (celle de Khéops, Khéphren et Mykérinos). Il s'agit aussi d'une période d'expansion territoriale avec vers 2650 avant l'ère chrétienne la conquête du Sinaï par Djoser et vers 2300, la conquête de la Nubie par Pépi I. Pépi I On considère cette période comme une période de fermeture sur l'extérieur mais qui n'empêchera pas les égyptiens de se développer d'eux-mêmes. Les nobles et les notables sont enterrés dans des mastabas, et l'on y voit un art raffiné, sans toutefois égaler celui du Nouvel Empire égyptien. La capitale est à Memphis et le dieu impérial est Ptah, mais aussi le dieu soleil Rê, auquel les pharaons s'identifient lors de sa course quotidienne et son combat contre les forces destructrices de la nuit. Les rois sont enterrés surtout à Saqqarah et en Abydos, cité sainte d'Ounnéfer-Osiris. Des temples solaires, « les demeures des millions d'années », sont édifiés pour rendre hommage aux rois en adorant son Ka durant et après sa vie. Vers 2350 avant l'ère chrétienne, apparaissent les premières traces des textes des pyramides à Saqqarah sous le règne du roi Ounas. Cette période est marquée par la montée en puissance des nomarques et princes locaux par rapport au pouvoir central usé, entre autres, par le long règne de Pépi II. Commence alors une période de décadence qui mènera l'Égypte, après le règne de la mystérieuse pharaonne Nitokris, à la I période intermédiaire. L'invasion du Delta par un peuple asiatique marquera la fin de l'Ancien Empire.

Rois et reines illustres de l'Ancien Empire


- Djoser
- Snéfrou
- Khéops
- Khéphren
- Mykérinos
- Pépi II
- Nitokris

L'art de l'Ancien Empire

L'Ancien Empire, c'est l'époque des grandes pyramides et de la création du scribe accroupi. Mais c'est surtout, pour la plupart des historiens de l'art, l'apogée de l'art egyptien, qui atteint alors une perfection inégalée. Le pays enfin unifié, cohérent, sous l'emprise d'une administration forte réalise d'immenses ouvrages, que ce soit dans l'architecture ou la sculpture. ‘‘Voir l'article détaillé sur l'art de l'Ancien Empire.

Égypte antique, VIIe dynastie

7 dynastie 7 7 Selon le prêtre Manéthon, la VII dynastie pharaonique voit soixante-dix rois gouverner l'Égypte en soixante-dix jours. Il ne faut pas y voir une réalité historique, mais plutôt le reflet du période trouble, connue sous le nom de Première période intermédiaire, dont la postérité n'a gardé que très peu de traces. Il semblerait qu'en fait, moins d'une dizaine de « rois » aient régné brièvement de 2180 à 2173 av. J.-C. Certaines sources, comme l'égyptologue Hilary Wilson, donnent comme souverains de cette dynastie :
- Néferkarê (le jeune),
- Néferkarê Neby,
- Djedkarê Shemaï,
- Néferkarê Khendou,
- Mérienhor Néferkamin,
- Nykarê,
- Néferkarê Tereru,
- Néferkahor, Ces informations sont cependant à prendre avec la plus extrême prudence, vu la rareté des sources et le silence sur cette période dans les chronologies établies par des égyptologues renommés.

Égypte antique, Xe dynastie

La X dynastie pharaonique est la dernière dynastie de l'époque que l'on appel nomme la première période intermédiaire, une période d'instabilité politique qui s'étend des environs de 2130 à 2070 avant notre ère. Les et dynasties sont souvent fusionnées et se seraient étendues sur les années 2160 à 2040 av. J.C. (d'autres sources disent jusqu'à 2060 av. J.C.) La région réellement contrôlée par les pharaons de la X dynastie ne couvrait que la moitié Nord de l'Égypte. La , basée à Thèbes et contrôlant la partie Sud, débuta d'ailleurs vraisemblablement avant même la fin de la X dynastie, de façon concurrente, et finit par prendre le dessus avant de reformer un royaume égyptien uni. Les pharaons de la X dynastie d'Héracléopolis sont :
- Neferkarê,
- Kheti III et
- Merikarê II. Neferkarê, allié aux princes d'Hiérakonpolis, Hotep et Ankhtifi, cherche à détruire la puissance des princes Thébains en Haute Égypte. Il charge Ankhtifi de déposer et de remplacer le prince d'Edfou, Khoui, allié des Antef de Thèbes. Ankhtifi, allié au prince d'Eléphantine, attaque le gouverneur de Thèbes et son allié le prince de Coptos. A ce moment, les opérations sont suspendues car une famine paralyse le pays. Kheti III s'empare du nome d'Abydos sur le roi Antef II de Thèbes. Il semble que la ville ait été reprise et que Kheti ait conclu une trêve et se soit consacré à la lutte contre les Asiatiques dans le delta. Merikarê II reprend la lutte contre Thèbes. Finalement, le roi du Sud Antef III conquiert le Nord et assure l'unité du royaume, définitivement assuré sous les Montouhotep (-2070). 10 dynastie 10 dynastie 10 dynastie

Pépi II

Ce qu'on sait surtout du pharaon Pépi II, c'est qu'il a été au pouvoir extrêmement longtemps (on lui prête 96 années de règne et plus de 100 années de vie, ce que des découvertes récentes semblent contredire). C'est le dernier membre de la et sa mort marque la fin de l'ancien Empire. Il a fait bâtir un vaste complexe funéraire à Saqqara-sud. Fils de Pépi Ier, Pépi II succède vers 2265 av. J.-C. à son demi-frère Mérenrê Ier, disparu prématurément après un règne de quelques années. Le nouveau pharaon est un tout jeune enfant, né dans les derniers temps du règne de Pépi Ier, de l'une des deux filles de Khoui, grand noble d'Abydos. Cette reine, Ankhnesmérirê II, assure la régence avec le soutien de son frère Djaou, déjà vizir de Mérenrê et oncle de Pépi II. Le jeune pharaon épouse Neith, sa demi-sœur, fille d'Ankhnesmérirê Ie. Le très long règne de Pépi II - au moins soixante-dix ans, quatre-vingt-quatorze selon la tradition - semble s'inscrire dans la continuité de la politique menée par les pharaons de la VI dynastie. Mérenrê avait déjà confié la conduite d'expéditions en basse Nubie à Hirkhouf, gouverneur d'Éléphantine et directeur de tous les pays étrangers du Sud. Hirkhouf avait atteint la région de la troisième cataracte du Nil, le pays de Iam, et obtenu la soumission à l'Égypte des chefs tribaux locaux. Il inaugurait ainsi la suzeraineté pharaonique sur ces terres, que la culture égyptienne influencera profondément durant des siècles. De ces pays, les Égyptiens faisaient venir des produits précieux tels que l'or, l'ivoire, l'encens, le bois d'ébène. Le jeune Pépi II, dès le début de son règne, est fasciné par ces contrées méridionales aux richesses merveilleuses. Il y renvoie Hirkhouf, en l'an 2 du règne. Ce dernier nous a laissé dans son tombeau d'Éléphantine la reproduction d'une lettre du pharaon reçue durant son retour vers l'Égypte. On y lit l'enthousiasme et la sollicitude de l'enfant-roi pour un Pygmée, étonnant présent qu'Hirkhouf ramène de son voyage à la cour de Memphis. Devenu adulte, Pépi II garde un intérêt constant pour les pays du Sud, où il envoie Héqaib, le successeur d'Hirkhouf, mener deux opérations de pacification contre des tribus rebelles. Sous son règne se poursuit la colonisation égyptienne des oasis du désert occidental - Dakhla, Kharga, Selima - jalons essentiels de la « route des oasis » vers la Nubie. Au nord, les relations commerciales déjà très anciennes entre la ville cananéenne de Byblos et l'Égypte sont maintenues. En Égypte même, le long règne de Pépi II s'étire sur plusieurs décennies sans que le pays connaisse de troubles majeurs. Mais cette époque de prospérité, dans la continuité de tout l'Ancien Empire, voit aussi les hauts fonctionnaires locaux prendre de plus en plus d'autonomie par rapport au pharaon. Depuis plusieurs règnes déjà, les nomarques, gouverneurs des provinces, transmettent leur charge à leurs fils. Ils forment ainsi des dynasties de dignitaires solidement établis que le pharaon ne peut plus révoquer et avec qui il doit composer. Sous Pépi II, cette situation a pris le caractère du fait accompli. De plus, certaines institutions religieuses locales sont devenues assez influentes pour obtenir de Pépi II des exemptions totales d'impôts, ce qui affaiblit encore le contrôle royal sur le pays. On peut penser que la longévité exceptionnelle et la légitimité de Pépi II contribuent, au fil de son règne, à en faire un souverain respecté de ses sujets et donc un roi auquel les nomarques doivent conserver une loyauté au moins officielle. Mais lorsqu'il disparaît, peut-être centenaire, l'Égypte entre dans une période de troubles politiques et d'anarchie qui signe la fin de l'Ancien Empire et entraîne l'effacement du pouvoir royal pendant près d'un siècle.

Titulature

Source


- Chronique des pharaons, Peter A. Clayton, ISBN 2-203-23304-4. Pepi 2 Pepi 2 Pepi 2

Nitocris

Nitocris (ou Nitokris) est le nom grec supposé de Menka Rê, la première pharaonne qui ait laissé des traces dans l'Histoire de l'Égypte antique . Elle fait partie de la et vécut aux alentours de 2180 avant J.-C. Certains égyptologues voient en elle Neith, l'une des femmes de Pépi II. Elle aurait succédé à son époux assassiné, Merenrê-Nemtyemsf (Méren Rê I), et aurait régné durant six à douze années. De nombreuses légendes courent sur cette femme mystérieuse, notamment parce que son règne marque la fin (arbitraire) de l'Ancien Empire. En fait, il est peu probable que Nitocris soit directement impliquée dans la chute de l'Ancien Empire et il faut plutôt chercher les raisons de cette déchéance dans le long règne de Pépi II qui a épuisé le pays et causé de graves dégâts. Parmi les légendes, on peut citer :
- le fait qu'elle aurait entraîné dans sa mort les meurtriers de son époux ; noyant ces meurtriers après un magnifique banquet auquel ils étaient invités, elle se serait ensuite suicidée.
- le fait qu'elle aurait été la créatrice de la plus petite pyramide, attribuée à Mykérinos. Toutefois, il n'est pas impossible qu'elle ait demandé à ce qu'elle fût restaurée. Manéthon parle d'elle en termes particulièrement élogieux : « Il y eut une femme Nitocris qui régna ; elle était plus courageuse que tous les hommes de son temps, et c'était la plus belle de toutes les femmes ; elle avait le physique d'une blonde aux joues roses » (cité par Christiane Desroches Noblecourt dans La femme au temps des pharaons, éd. Stock 1986). D'après la liste royale d'Abydos, c'est Méren Rê II, en qui certains voient son époux, qui lui aurait succédé.

Titulature

Le nom de Sa-Rê

Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Pharaon Catégorie:VIe dynastie égyptienne

Égypte antique, VIIIe dynastie

8 dynastie 8 8 La VIII dynastie des pharaons d'Égypte antique se situe au commencement de la première période intermédiaire, une époque d'instabilité politique dans le pays. Le nombre de pharaons de la VIII dynastie est incertain, certaines sources en évoquent dix-sept, sur des périodes pouvant aller de -2200 à -2065, recouvrant également la fin de la . Le seul pharaon qui soit clairement reconnu porte le nom de Qakarê-Aba.

Memphis

Memphis est le nom grec de la ville antique, capitale du premier nome de Basse-Égypte (Ineb Hedj : « La muraille blanche »). Le site se trouve aujourd'hui près de la ville de Mit-Rahineh au sud du Caire. Le nom Memphis est la déformation grecque du nom égyptien de la pyramide de Pépi I (), Men-nefer. La ville fut fondée par le roi Ménès vers 3000 avant notre ère et fut la capitale de l'Égypte durant tout l'Ancien Empire. Memphis est sous la protection du dieu Ptah, le patron des artisans, dont le temple était l' Hout-ka-Ptah, le « château du ka de Ptah ». C'est de ce terme qui qualifie la maison du dieu, que serait dérivé en grec le mot aegyptos prototype du nom du pays en latin. On sait peu de choses de la cité de l'Ancien Empire et il faut probablement situer la ville des premières dynasties plus au nord vers Abousir, non loin de Saqqarah nord ou l'on situe les mastabas des premières dynasties. Selon Manéthon les sources évoquent le « Mur Blanc » (Ineb Hedj) comme établissement initial, fondé par Ménès le premier roi ayant reformé l'union des Deux Terres. Qualifié dans certains textes de Forteresse du Mur Blanc, il est probable que le roi s'y installa afin de mieux contrôler cette nouvelle union des deux royaumes rivaux des temps prédynatiques. L'enceinte du complexe de Djeser de la pourrait alors être l'écho funéraire de l'enceinte primitive et royale abritant tous les éléments nécessaires à la royauté. Temples et sanctuaires, cours cérémonielles, palais et casernes. La ville aurait alors suivi l'établissement des sanctuaires funéraires royaux au fur et à mesure de leurs édifications et du changement de site. L'étymologie du nom de la ville elle-même est étroitement liée au nom de la pyramide de Pépi I de la qui se trouve à Saqqarah sud, et semble en effet le supposer. La ville se serait alors développée au gré des sites choisis pour l'édification du tombeau royal. A Gizèh, nécropole royale de la , située en face d'Héliopolis, les fouilles récentes ont révélés les établissements portuaires et civil et un palais démontrant que l'activité essentielle du royaume était bien centrée à cette époque sur l'édification du tombeau royal. Quoiqu'il en soit le périmètre s'agrandit avec le temps et le centre se déplaça certainement vers un sanctuaire situé plus au sud, l'actuelle Mit-Rahineh, fixant ainsi la cité du Moyen Empire puis la métropole du Nouvel Empire. Le développement actuel et connu de ce sanctuaire remonte pour l'essentiel à cette époque. Ce temple et son enceinte occupaient une grande partie de la ville antique. Ses vestiges ont été fouillés et exposés dans un musée en plein air à proximité du grand colosse de Ramsès II qui marquait l'axe sud du temple. De nombreux colosses, stèles et éléments d'architecture y sont entreposés. Des centaines d'ex-voto en forme d'oreilles, dédiés à « Ptah-qui-écoute-les-prières » ont été retrouvés dans l'enceinte du temple. Les tables d'embaumement du taureau sacré Apis ont été retrouvées au sud ouest à l'intérieur de l'enceinte. Hérodote nous rapporte que cette partie du temple fut aménagée sous Psammetique de la qui « fit faire pour Héphaistos (Ptah), à Memphis, le portique orienté du côté du vent du sud et il fit bâtir pour Apis en face du portique, la cour dans laquelle on le nourrit une fois qu'il s'est révélé ; elle est entourée d'une colonnade et toute ornée de figures ; les colonnes y sont remplacées par des colosses hauts de douze coudées. » L'un des cultes les plus populaires de Memphis était consacré à Apis, hypostase vivante de Ptah incarné dans un taureau sacré. À sa mort il était momifié et inhumé en grandes pompes avec tous les honneurs dus à un dieu dans la nécropole de Saqqarah. A l'ouest de l'enceinte le temple formait un autre axe avec une salle hypostyle imposante de Ramsès II précédée d'un grand pylône qui ouvrait sur les nécropoles. Cette salle présente un plan inhabituel comparé aux grandes salles hypostyles de Karnak ou du Ramesseum. De plan basilical comme elles, celle du temple de Ptah possède une double rangée de colonnes centrales qui soutenaient le toit et les claustra. Les bas côtés constitués de 34 colonnes entourent cette allée centrale sur trois côtés au lieu des deux côtés latéraux comme dans les exemples thébains. Seules les fondations et bases de colonnes subsistent et laissent imaginer cette grandiose introduction au sanctuaire. Plusieurs chapelles ont été dégagées dans le même état dont un petit temple de Ramsès II dédié à « Ptah qui est au Sud de son Mur », une chapelle de Sethi I dédiée à deux hypostases de Mennefer la ville elle-même divinisée, un temple reposoir (?) d'Hathor, le tout au sud de l'enceinte principale le long d'une voie processionnelle qui devait relier un autre téménos consacré à Hathor-Sekhmet. Au nord de l'Hout-ka-Ptah se trouvait une autre grande enceinte comprenant un temple de Neith et un palais d'Apries de la XXVI dynastie. Enfin à l'est un grand portail précédé de colosses ouvrait sur la zone des palais dont celui de Merenptah, treizième fils et successeur de Ramsès II a pu être fouillé ainsi qu'un petit temple dédié à Ptah qu'il édifia à proximité. L'histoire et le destin de la ville furent étroitement liés à la royauté, les couronnements et jubilés (Heb Sed, la fête-Sed) étaient célébrés dans le temple de Ptah. Les premières représentations de ce jubilé ont été retrouvées dans la tombe de Djoser à Saqqarah. Memphis occupait également une place stratégique à l'entrée du Delta, et de ce fait portait également le nom de « Balance des Deux Terres ». La légende rapportée par Manéthon dit que Mènes, premier Pharaon à réunir les Deux Terres, fonda sa capitale en détournant le fleuve par des digues. L'importance de la ville à l'Ancien Empire est égale à l'importance de sa nécropole qui de Meidoum à Gizeh, en passant par Daschour et Saqqarah, est un véritable « négatif » de la cité antique. Au Moyen Empire, la capitale et la cour de Pharaon furent déplacées à Thèbes puis dans le Fayoum laissant pour un temps Memphis dans l'ombre. Au Nouvel Empire, en effet, elle devint la véritable capitale administrative et princière du pays. L'école du Kep, qui éduquait les princes royaux s'y trouvait certainement et de nombreux palais pouvaient accueillir la famille royale. Enfin, emplacement stratégique parce que verrouillant l'accès au Delta, Memphis garda de tout temps un rôle militaire et commercial que seule Alexandrie put rivaliser aux alentours de l'ère chrétienne sous l'empire romain. Lors de la troisième Période Intermédiaire puis à la Basse époque, Memphis fut souvent le théâtre des luttes de libération des dynastes locaux contre l'occupant qu'il soit koushite, assyrien ou perse. Les enceintes des temples furent reconstruites voire fortifiées comme le palais d'Apries de la XXVI dynastie l'atteste. Alexandre le Grand se fit couronner pharaon dans le temple de Ptah et la cité garda un statut important, notamment religieux, durant toute la période qui suivit la prise de pouvoir par un de ses généraux, Ptolémée. Avec l'arrivée des romains, à l'instar de Thèbes, la cité perdit sa place au profit d'Alexandrie ouverte sur l'empire et finalement abandonnée peu à peu à l'époque copte puis arabe la ville devint une carrière pour construire les nouvelles cités de l'Égypte, notamment la nouvelle capitale, le Caire, édifiée plus au nord en face des pyramides de Gizeh. Au , un chroniqueur arabe visitant le site, le décrivit nous laissant un témoignage impressionné sur la grandeur des ruines de Memphis. Les savants de Bonaparte ne trouvèrent que des ruines éparses six siècles plus tard et il faudra attendre les travaux de Flinders Pétrie au pour dégager les restes de l'ancienne capitale de l'Égypte et lui rendre un peu de sa splendeur passée.

Voir aussi

Articles connexes


- Égypte antique
- Nome

Homonymie


- La ville de Memphis, dans le Tennessee. Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Patrimoine mondial en Égypte Catégorie:Ville d'Égypte antique Catégorie:Site égyptologique

Égypte antique, XIe dynastie

11 dynastie 11 dynastie 11 dynastie La XI dynastie est une lignée de pharaon originaires de Thèbes (Ouaset) ayant régné sur l'Égypte des environs de 2050 à 1990 av. J.-C. Il s'agit de la première dynastie du Moyen Empire. Les pharaons de la XI dynastie :
- Montouhotep Ier,
- Antef Ier,
- Antef II,
- Antef III,
- Montouhotep II,
- Montouhotep III,
- Montouhotep IV. Les rois de la XI dynastie réorganisent l'administration, interdisent aux gouverneurs locaux de transmettre leurs fonctions à leurs fils et limitent l'autorité provinciale. Pendant la XI dynastie, il apparaît une véritable propagande idéologique qui cherche à promouvoir une nouvelle image du roi, en tenant compte des réalités issues de la crise de la Première période intermédiaire. Dieu incarné sur la terre, il doit se manifester comme un « bon dieu », c'est à dire un roi efficient connaissant son métier de souverain, l'art de gouverner. Il est présenté comme réunissant la perfection des qualités humaines, plein de l'audace, du courage, de la vigueur de la jeunesse, mais aussi de la science et de sagesse de l'homme mur. Art et littérature vont concourir à développer cette image et à obtenir le loyalisme des agents de l'administration.

Articles connexes


- La Première période intermédiaire ;
- Le Moyen Empire ;
- Les Mentouhotep,

Haute-Égypte

Catégorie:Index égyptologique Contrairement à ce que son nom laisse penser, la Haute-Égypte n'est pas la région située au haut des cartes modernes de l'Égypte (orienté sud-nord). De tout temps, le Nil ayant été l'axe de préoccupation principale des égyptiens, c'est donc a lui que fait référence le haut. Le Nil prenant sa source au sud de l'Égypte, et se jetant dans la Méditerranée dans le Delta au nord, il est logique (selon la loi de l'écoulement des fleuves) que le sud du pays soit plus haut (en altitude) que le nord. C'est pourquoi la Haute-Égypte correspond a la partie sud de l'Égypte, de la nécropole thébaine jusqu'au haut barrage d'Assouan et le début de la Nubie. Villes de Haute-Égypte:
- Louxor
- Isna
- Edfou
- Kom-Ombo
- Assouan Sites archéologiques:
- Nécropole thébaine
  - Vallée des rois
  - Vallée des reines
  - Vallée des nobles
- Louxor
  - Temple de Louxor
  - Temple de Karnak
- Temple de Kom-Ombo
- Philaé
  - Temple de Philaé Régions d'Égypte, du nord au sud:
- Basse-Égypte (et le Delta)
- Moyenne-Égypte
- Haute-Égypte
- Nubie ---- Égypte | Géographie | Géographie de l'Égypte | Égypte antique

Moyenne-Égypte

Catégorie:Index égyptologique La Moyenne-Égypte est la région centrale de l'Égypte. En général, elle est délimitée de Qena (Dendérah) jusqu'au sud du Fayoum, à peu près.

Dans l'Antiquité

La ville religieuse de Moyenne-Égypte est Abydos, ou encore Hermopolis. Il n'y eut pas vraiment de capitale dans la région, ou peut-être sur une date assez limitée, comme en est le cas pour Tell el-Amarna, située près d'Hermopolis, qui fut capitale pendant un peu moins de dix ans. Le Béni-Hassan est un site de grand intérêt, là sont enterrés de grandes personnes du Moyen Empire. Mais la perle de Moyenne-Égypte est sans aucun doute le temple de Séthi Ier à Abydos. Actuellement il est très difficile de visiter cette région, car des troubles surgissent de temps en temps, mais rien de trop grave pour les touristes. Il est conseillé cependant de ne pas trop rester dans cette région. Régions d'Égypte, du nord au sud :
- Basse-Égypte (et le Delta)
- Moyenne-Égypte
- Haute-Égypte
- Nubie ---- Égypte | Géographie de l'Égypte

Antef II

Durant son long règne (2115-2066 av. J.-C.), Antef II mène une guerre d'usure contre les rois d'Hérakléopolis. Ces derniers sont contraints de lui céder toutes les provinces situées au sud d'Assiout. Dans sa tombe a été retrouvé une stèle le représentant avec ses chiens. Antef 2 Antef 2 Antef 2

Antef III

Nakhtnebtepnéfer Antef III est un pharaon qui règna de -2066 à -2059. Il a pour capitale Thèbes et ne contrôle qu'une partie de l'Égypte. Il a sa sépulture à Dra Abou el-Naggah. Antef 03 Antef 03 Antef 3

Montouhotep II

Mentouhotep 2 Mentouhotep 2 Mentouhotep 2 C'est Mentouhotep II ou Montouhotep II (2059-2009 av. J.-C.) qui achève la réunification du pays en menant plusieurs campagnes militaires durant les trente premières années de son règne. La hérakléopolitaine est vaincue et disparaît rapidement, mais Montouhotep II doit poursuivre durant de longues années de nombreux opposants qui n'acceptent pas la mainmise des Thébains sur l'Égypte. Pour assurer les frontières, il lance plusieurs opérations contre les populations libyennes et asiatiques qui infiltrent depuis longtemps déjà les limites septentrionales de l'Égypte. La réunification et la sécurité du pays sont établies vers 2030 av. J.-C. et en 2021, Montouhotep II prend un nouveau nom d'Horus, « Celui qui a réuni les deux pays », pour marquer son triomphe. Il réorganise l'administration en nommant des hommes de confiance dans le nord et en confirmant à leur poste les nomarques de Moyenne-Égypte ralliés à lui. Sur le plan économique, Montouhotep II relance les expéditions royales vers les mines et comptoirs étrangers, interrompues depuis la fin de la , et entreprend la remise en culture de terres abandonnées pendant les troubles. Le retour à la prospérité lui permet d'engager la restauration de nombreux temples abandonnés, en reprenant à son service les artistes d'Hérakléopolis, qui ont su conserver les canons classiques de l'art de l'Ancien Empire durant la décadence de la Première Période intermédiaire.

Nicolas Grimal

Nicolas Grimal est né le 13 novembre 1948 à Libourne (Gironde). Agrégé de Lettres Classiques en 1971, en 1984 il obtient son doctorat d'État es Lettres et Sciences humaines. Depuis 1988 il est professeur d'égyptologie à l'Université de Paris-Sorbonne (Paris-IV) et titulaire de la chaire au Collège de France. De 1989 à 1999 il a été directeur de l'Institut français d'archéologie orientale au Caire. Depuis 1990 il est directeur scientifique du Centre franco-Égyptien d'Étude des temples de Karnak Il a obtenu le Prix Gaston Maspero de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres en 1987 et, en 1989, le Prix Diane Potier-Boes de l'Académie Française. Il est Officier dans l'Ordre des Palmes Académiques, Chevalier dans l'Ordre national du Mérite, Chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'Honneur.

Bibliographie


- Histoire de l'Égypte ancienne, Nicolas Grimal, éditions Fayard, 1988. Grimal, Nicolas Grimal, Nicolas Grimal, Nicolas

Monastery, torquay

= The Monastery = The Monastery was a crazy dance club on Torwood Street in Torquay. It was unlicensed and sold only soft drinks, however, it was open from 12 midnight until 7am every Saturday night. Strangely, everybody kept going right through until 7am and Red Bull wasn't the only thing on the cards! Unfortunately the club was closed due to Drug raids :( Lots of people in Monastery used to take large quantities of Ecstasy (drug) and Amphetamines. Occasionally, people would take LSD or Ketamine.

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Der so genannte halbstarre Belag ist ein Bodenbelag. Der halbstarre Belag besteht aus einem bituminös gebundenen Traggerüst, dessen Hohlräume (ca. 25 %) mit einem dünnflüssigen, hochfesten Mörtel gefüllt werden. Der hochfeste Mörtel (70–100 N/mm²) wurde extra für diesen Zweck entwickelt. Der halbstarre Belag vereint die Flexibil
Horb am Neckar
Horb am Neckar ist eine Stadt im Südwesten des Bundeslandes Baden-Württemberg zwischen Offenburg im Westen (ca. 56 km entfernt) und Tübingen im Osten (ca. 29 km entfernt). Sie ist unter Einrechnung aller 18 Ortsteile die größte Stadt des Landkreises Freudenstadt und
Fussballbundestrainer
Als Bundestrainer im Fußball bezeichnet man in Deutschland und in Österreich den verantwortlichen Trainer der jeweiligen A-Nationalmannschaft. Dieser muss über eine zugelassene Trainerlizenz verfügen (Ausnahmen beim DFB: Franz Beckenbauer und Rudi Völler, für die die Bezeichnung "Teamchef" eingeführt wurde). In Deutschland steht dem Bundestrainer ein Stab von Mitarbeitern zur Seite, von denen vor der Öffentlichkeit als wichtigste gelten:
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Szegedin
] Szeged [] (deutsch auch Szegedin, die deutschsprachigen Minderheiten in der Region verwenden manchmal die Schreibweise Segedin) ist eine Großstadt in Ungarn. Sie ist mit rund 164.000 Einwohnern die viertgrößte Stadt Ungarns und liegt an dessen Südgrenze nahe dem Dreiländereck mit Serbien und Rumänien an der Mündung des Flusses
ARQ-Protokoll
ARQ-Protokolle (Automatic Repeat-reQuest engl: Automatische Wiederholungsanfrage) werden bei Computernetzen eingesetzt, um eine zuverlässige Datenübertragung durch Sendewiederholungen zu gewährleisten. Durch die Möglichkeit der Fehlererkennung kann ein Empfänger aufgetretene Übertragungsfehler feststellen. Über einen Rückkanal kann dieser dem
Parnassos
Der Parnass (gr. Parnassos, lat. Parnassus), ist ein Berg in Zentralgriechenland. Am Fuße des Berges liegt Delphi. In der griechischen Mythologie ist der Berg Apollon geheiligt und die Heimat der Musen, der Göttinnen der Dichtkunst. Deswegen gilt "Parnass" in übertragener Bedeutung als Sinnbild und Inbegriff der
Weinfeld
Weinfeld (Wyneveldt) ist eine Wüstung (aufgegebene Siedlung) am Weinfelder Maar in der Vulkaneifel 2,5 km südöstlich von Daun. Die Bevölkerung des Ortes soll im Mittelalter nahezu vollständig an der Pest verstorben sein. Der Ort wurde bis zum Jahr 1562 vollständig
Jupiter (Rumänien)
Jupiter ist ein Badeort an der rumänischen Schwarzmeerküste. Er liegt einige Kilometer südlich von Constanţa, zwischen den Badeorten Neptun und Venus. Es gibt eine Eisenbahnverbindung nach Constanţa. Siehe auch: Portal:Südosteu
Moulette
Eine Moulette ist ein Werkzeug das in der Grafik (siehe auch Radierung) Verwendung findet. Es handelt sich hier um eine drehbare kleine rauhe Walze, mittels der auf der Druckplatte die Zeichnung aufgebracht wird. Ursprünglich ist die Moulette nur ein Teil einer Roulette, die das eigentliche Werkzeug bezeichnet. Kategorie:Werkzeug
Pyrrha
In der griechischen Mythologie ist Pyrrha die Tochter von Epimetheus und die Ehefrau des Deukalion. Als Zeus beschloss, das Goldene Zeitalter mit der großen Sintflut zu beenden, waren Deukalion und seine Frau Pyrrha die einzigen Überlebenden. Promet
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