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Textes de l'Égypte antiqueCatégorie:Index égyptologique catégorie:Littérature de l'Égypte antique
En égyptologie, ce que l'on nomme « livre » ou « textes », sont en fait des recueils répartis en plusieurs chapitres, mais qui ne sont pas forcement utilisés comme une entité indivisible. Certains passages peuvent être peints ou gravés sur les parois des temples et des tombeaux.
Les Textes de l'Égypte antique les plus connus:
- Les Textes des pyramides, le plus anciens corpus religieux connus ;
- Les Textes des sarcophages, dérivé des Textes des pyramides ;
- Le Livre de ce qu'il y a dans l'au-delà ;
- Le Livre de la vache et du ciel, le mythe égyptien du Déluge ;
- Le Livre des portes, texte funéraire post amarnien ;
- Le Livre des rêves, interprétation des rêves ;
- Le Livre des morts, nom donné par Champollion au livre funéraire dont le titre peut être traduit par « Livre pour sortir le jour » ou « Livre pour sortir à la lumiere » ;
- Le Livre des demeures secrètes (ou Livre de l'Amdouat), livre funéraire qui décrit le voyage du défunt au travers des douze heures de la nuit ;
- Le Livre des cavernes ;
- Les Lettres d'Amarna, tablettes d'ordre diplomatiques, retrouvées sur le site de Tell el-Amarna ;
- L'Hymne à Aton, chant d'amour et de ferveur, sans doute composé par Akhénaton.
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Catégorie:Égypte antique
Livre de la vache et du ciel
Le Livre de la vache et du ciel est le texte qui parle du mythe égyptien du Déluge.
Un passage du Livre de la vache et du ciel explique que Thot est choisi par Rê comme vizir alors que celui-ci s'apprête à quitter le monde des hommes.
La Majesté de ce dieu dit : « Appelez, afin que Thot me soit amené immédiatement ». La Majesté de ce dieu s'adressa à Thot : « Partons du ciel, de ma place, pour aller à l'endroit où je pourrais faire que la lumière éclaire l'Au-delà et le pays des grottes. Tu en seras le scribe, et tu puniras ceux qui s'y trouvent et qui ont commis des actes de rébellion. C'est grâce à toi que je me débarrasserai des serviteurs qui ont enragé mon cœur. Tu seras à ma place, mon représentant, et on t'appellera Thot-Séti-Rê (Thot représentant de Rê). Alors, il te sera accordé d'envoyer des plus nobles que toi en mission, et l'ibis de Thot viendra à l'existence. Et il te sera accordé d'étendre la main (prendre la parole) devant les deux assemblées des dieux plus grands que toi. Tu agiras encore mieux que Khen, et l'ibis Kheny de Thot viendra à l'existence. Alors je t'accorderai d'illuminer les cieux de ta beauté avec tes rayons, et la lune de Thot viendra à l'existence. Je t'accorderai aussi de pouvoir repousser les Haou-Nebou, et le babouin de Thot viendra à l'existence. Tu deviendras mon vizir. »
Composition mythologique inscrite dans la tombe de Toutânkhamon, Séthy I, Ramsès II, Ramsès III et Ramsès VI.
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Livre des portes
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Le Livre des portes est une texte sacré de l'ancienne Égypte, datant du Nouveau empire. Il relate le passage de l'esprit du défunt dans le monde de l'au-delà, correspondant au trajet su soleil sous la Terre durant les heures de la nuit.
L'esprit doit passer à travers plusieurs « portes » à différents moment du trajet au pays des morts. Chaque porte est associée à une déesse particulière, et le défunt doit reconnaître le caractère particulier de la déesse pour continuer. Le texte précise que si certains passeront l'épreuve sans dommages, d'autres souffriront les tourments du lac de feu.
Les déesses ont différents noms, portent différents vêtements, mais sont les mêmes en tout points, portant une étoile à cinq branche au dessus de leur tête. La plupart des déesses citées sont spécifiques au Livre des portes, et n'apparaissent pas ailleurs dans la mythologie égyptienne - on suppose donc que ce livre servait à compter les heures de la nuit, citant quelles étoiles apparaissent à tel moment.
Les appellations des déesses sont :
Le chapitre le plus connu du Livre des portes relate la division des égyptiens en quatre « races », les « égyptiens » (autochtones), les « asiatiques », le « libyens » et les « nubiens ». Ils sont dépeints entrant en procession dans le monde des morts. Le texte et les images en rapport avec le Livre des portes apparaissent souvent durant le Nouveau empire, par exemple sur les tombes des souverains depuis Horemheb jusqu'à Ramsès VII.
Voir aussi
Articles connexes
- Textes de l'Égypte antique
- Livre des morts
Livre des morts ]]
Le livre des morts est un recueil de formules magiques et d'incantations présent l'Égypte antique.
Placé près de la momie dans son cercueil, il permettait au défunt de pouvoir passer les épreuves qui mènent aux champs d'Ialou d'Osiris (pour pouvoir ressusciter dans l'au-delà). Il contient des formules pour se transformer, les noms des gardiens de la porte du jugement et la célèbre confession négative des méfaits qui n'ont pas été perpétrés, que le mort doit réciter pour rendre son cœur plus léger que Maât.
Écrits en hiératique sur du papyrus, ces textes se retrouvent à partir du Nouvel Empire () jusqu'à l'époque gréco-romaine.
Le « livre des morts », bien que ce soit le nom le plus connu de ces ouvrages, n'est qu'une traduction très approximative de son titre. Voici des propositions de traductions plus proches :
- Livre des morts et de la renaissance
- Livre pour sortir à la lumière
- Livre de la sortie au jour
- Livre des transfigurations et glorifications dans l'Empire des morts
Chapitre CXXV, la confession négative
“En pénétrant dans la salle de vérité-justice, le défunt prononcera ce qui suit afin de se débarrasser de ses péchés et de pouvoir contempler les dieux.”
::Salut, dieu grand, seigneur de vérité et de justice,
::Maître puissant ! Voici que j’arrive devant toi !
::Laisse-moi donc contempler ta rayonnante beauté !
::Je connais ton nom magique et ceux de quarante-deux divinités
::Qui, dans la vaste salle de vérité-justice, t’entourent
::Le jour où l’on fait le compte des péchés devant Osiris;
::Le sang des pécheurs leur sert de nourriture.
::Ton nom est : “le Seigneur de l’ordre de l’univers
::dont les deux yeux sont les deux déesses sœurs”.
::Voici que j’apporte dans mon cœur la vérité et la justice,
::Car j’en ai arraché tout le mal...
::Je n’ai pas causé de souffrances aux hommes.
::Je n’ai pas usé de violence contre ma parenté.
::Je n’ai pas substitué l’injustice à la justice.
::Je n’ai pas fréquenté les méchants.
::Je n’ai pas commis de crimes.
::Je n’ai pas fait travailler pour moi avec excès.
::Je n’ai pas intrigué par ambition.
::Je n’ai pas maltraité mes serviteurs.
::Je n’ai pas blasphémé les dieux.
::Je n’ai pas privé l’indigent de sa subsistance.
::Je n’ai pas commis d’actes exécrés des dieux.
::Je n’ai pas permis qu’un serviteur fût maltraité par son maître.
::Je n’ai pas fait souffrir autrui.
::Je n’ai pas provoqué de famine.
::Je n’ai pas fait pleurer les hommes mes semblables.
::Je n’ai pas tué ni ordonné de meurtre.
::Je n’ai pas provoqué de maladies parmi les hommes.
::Je n’ai pas dérobé les offrandes dans les temples.
::Je n’ai pas volé les pains des dieux.
::Je n’ai pas dérobé les offrandes destinées aux esprits sanctifiés.
::Je n’ai pas commis d’actions honteuses
::Dans l’enceinte sacro-sainte des temples.
::Je n’ai pas diminué la ration de l’offrande.
::Je n’ai pas essayé d’augmenter mes domaines
::En usant de moyens illicites
::Ni d’usurper les champs d’autrui.
::Je n’ai pas manipulé les poids de la balance ni son fléau.
::Je n’ai pas enlevé le lait à la bouche de l’enfant.
::Je ne me suis pas emparé du bétail sur les prairies.
::Je n’ai pas pris au piège la volaille destinée aux dieux.
::Je n’ai pas pêché de poisson avec des cadavres de poissons.
::Je n’ai pas obstrué les eaux au moment où elles devaient couler.
::Je n’ai pas coupé les barrages établis sur les eaux courantes.
::Je n’ai pas éteint la flamme d’un feu
::Au moment où il devait brûler.
::Je n’ai pas violé les règles sur les offrandes de viande.
::Je n’ai pas pris possession du bétail appartenant aux temples des dieux.
::Je n’ai pas empêché à un dieu de se manifester.
::Je suis pur ! Je suis pur ! Je suis pur ! Je suis pur !
::J’ai été purifié comme l’a été le grand phénix d’Hérakléopolis.
::Car je suis le seigneur des respirations
::Qui donne la vie à tous les initiés.
::Au jour solennel où l’œil d’Horus
::En présence du seigneur divin de cette terre,
::Culmine à Héliopolis.
::Puisque j’ai vu culminer à Héliopolis l’œil d’Horus,
::Puisse aucun mal ne m’arriver, ô dieux,
::Ni dans votre vaste salle de vérité-justice !
::Car je connais le nom de ces dieux
::Qui entourent Maât, la grande divinité de la vérité-justice.
Autre acception
Dans le mythe de Cthulhu, cadre des romans fantastiques d'Howard Philips Lovecraft, le « livre des morts » est le surnom du Necronomicon, un livre fictif, qui est censé avoir été écrit par l'arabe dément Abdul Al Azred sous l'influence de Cthulhu lui-même.
Lien externe
- http://www.chez.com/historel2/livremorts/livmorts01.htm
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:Rituel mortuaire
Catégorie:Littérature de l'Égypte antique
ja:死者の書
Tell el-AmarnaTell el-Amarna (aussi connu sous le nom d'Amarna ou el-Amarna) désigne en arabe le site archéologique de la ville d'Akhétaton (Égypte antique), situé entre Thèbes et Memphis.
Sur ce site, ont été retrouvées les ruines de l'ancienne capitale construite pour le pharaon Akhénaton de la XVIII dynastie, aux alentours de l'an -1353. Akhetaton signifie « horizon d'Aton » en ancien égyptien.
À cet emplacement, situé entre Thèbes et Memphis, les hautes falaises de la chaîne arabique qui se dressent sur la rive droite du Nil s’écartent du fleuve pour former un hémicycle de 12 kilomètres de longueur ; c’est là qu’à la quatrième année de son règne (vers 1362 av. J.-C.), Akhénaton jeta les fondations de la cité qui sera la capitale de l’empire égyptien pendant un quart de siècle.
La ville fut élevée rapidement en briques crues ; quatre ans après sa fondation, elle était déjà habitée.
Aton
Le site fût découvert en 1887 quand un habitant local creusa pour chercher du sebakh, un engrais naturel, et trouva environ 300 tablettes, les Lettres d'Amarna. Ces tablettes étaient des correspondances écrites du pharaon, rédigées en akkadien.
La dénomination Tell el-Amarna n'est pas très appropriée pour ce site, puisqu'un tell (mot arabe) désigne normalement une cité située en hauteur. L'origine de cette appellation est peut être due au nom d'un village proche, Et Til el Amarna. Le nom, « Amarna », vient d'une tribu nomade, les Beni Amran, qui quittèrent le désert au siècle pour s'installer au bord du Nil dans cette région.
Les fouilles ont révélé l’existance de trois palais, étagés du nord au sud le long du Nil. Au sud, Marou-Aton était un palais de plaisance, agrémenté d’un lac et de beaux jardins. À l’extrémité nord, le palais septentrional paraît avoir été bâti pour satisfaire l’amour porté à la nature par la famille royale : il possédait de vastes jardins, dont le roi semble avoir fait un parc zoologique, ainsi qu’un lac artificiel. Au centre se trouvait le palais officiel.
Le grand temple d’Aton occupait une place centrale, à côté des autres sanctuaires royaux, tous dédiés à Aton. Contrairement aux temples égyptiens habituels, où l’on passe de la lumière à l’ombre profonde du Saint des Saints, le temple d’Aton offrait aux rayons du soleil ses cours à ciel ouvert jusqu’à l’autel couvert d’offrandes.
Lorsque Toutankhamon quitta Akhetaton pour retourner à Thèbes, la cité fut laissée à l’abandon et recouverte par les sables. Outre une architecture religieuse particulière, les trois palais, on a retrouvé plusieurs résidences, un quartier d’ouvriers, l’atelier d’un sculpteur, un dépôt de tablettes cunéiformes. Dans la montagne, les hypogées des nobles et la tombe royale sont encore visibles, quoique très mutilés.
Des fouilles ont été menées par des expéditions anglaises et allemandes. Un des archéologues les plus célèbres du siècle qui travailla sur le site est l'Allemand Karl Richard Lepsius, qui recopia toutes les illustrations et inscriptions, et réalisa une empreinte papier des gravures. Ces documents du siècle sont précieux, car de nombreuses ruines ont ensuite été vandalisées par des paysans locaux, en désaccord avec le Service des antiquités égyptiennes.
Depuis les années 1970, des fouilles s'organisent régulièrement, environ tous les ans. Le docteur en archéologie Barry Kemp de l'Université de Cambridge est un spécialiste du site, et ses expéditions sont soutenues par la Société d'exploration égyptienne (EES).
La cité d'Akhénaton
Service des antiquités égyptiennes
La cité fut construite pour servir de nouvelle capitale au pharaon Akhénaton, dédiée au culte du dieu unique, Aton. La construction commença vers la quatrième année de son règne (entre -1364 et -1346) et se termina probablement durant la neuvième année (entre -1359 et -1341), bien que la cité ne devint capitale que deux années plus tard.
C'est la seule ville de l'Égypte antique dont nous ayons tant de détails sur son plan interne, notamment à cause du fait que la ville fut désertée peu de temps après la mort du pharaon Akhénaton, pour ne plus jamais être occupée. Cependant, à cause de son caractère exceptionnel, des conditions hors du commun dans lesquelles la ville a été créée puis abandonnée, il est difficile de considérer si les informations qu'elle nous apporte étaient représentatives des autres cités égyptiennes.
La cité est divisée en plusieurs grandes parties :
- le Wadi Royal et les tombes ;
- les tombes des nobles, au nord ;
- les tombes des nobles, au sud ;
- le village des ouvriers ;
- la stèle d'Akhénaton.
L'art d'Amarna est unique, de par son réalisme notamment, en rupture complète avec l'art égyptien traditionnellement idéaliste. Les scènes décrites sortent également de la religion, de l'histoire et de la politique en présentant par exemple la famille royale jouant avec ses enfants. Après la fin du culte d'Aton, l'art égyptien reprit sa forme antérieure.
Les principaux monuments d'Amarna sont :
- le grand temple d'Aton ;
- le grand palais royal ;
- la tombe d'Akhénaton ;
- le petit temple d'Aton.
Chronologie de la découverte
- 1714 - Claude Sicard, jésuite français, décrit une première stèle d'Amarna ;
- 1798-1799 - Les corps de savants de Napoléon Bonaparte établissent une carte d'Amarna, publiée dans "Description de l'Égypte" entre 1821 et 1830 ;
- 1824 - Sir John Gardiner Wilkinson explore et cartographie les ruines de la cité antique ;
- 1833 - Le copiste Robert Hay et G. Laver visitent les lieux et découvrent plusieurs des tombes du sud et recopient les gravures, gardées depuis à la British Library ;
- 1843-1845 - l'expédition prusse dirigée par Richard Lepsius établit une topographie d'Amarna au cours de deux visites de 12 jours, dessinant de nombreux schémas et réalisant des empreintes sur papier. Ils publièrent leurs résultats dans le Denkmäler aus Ægypten und Æthiopien entre 1849 et 1913 ;
- 1887 - une cache d'environ 300 tablettes d'argile gravées en cunéiforme est découverte par une femme Amarana : ce sont les Lettres d'Amarna ;
- 1891-1892 - Sir Flinders Petrie étudie le Grand Temple d'Aton, le Palais Officiel, la Maison du Roi et d'autres bâtiments. Il découvre de nouvelles tablettes, des faïences et des verres ;
- 1903-1908 - Norman de Garis Davies publie des descriptions dessinées et photographies des tombes et des stelae d'Amarna ;
- 1907-1914 - La Deutsche Orientgesellschaft de Ludwig Borchardt fouille le nord et le sud de la cité. Ils découvrent, entre autres, le fameux buste de Néfertiti, exposé aujourd'hui dans le Ägyptisches Museum de Berlin. Les fouilles s'achèvent avec le début de la première Guerre Mondiale.
- 1921-1936 - T.E. Peet, Sir Leonard Woolley, Henri Frankfort et John Pendlebury explorent le site, s'axant sur les éléments religieux et royaux ;
- Années 1960 - Des fouilles sont organisées par le Conseil Suprême des Antiquités d'Égypte ;
- 1977 - Barry Kemp dirige les expéditions de l'EES, qui deviennent annuelles ;
- 1980 - une expédition de Geoffrey Martin décrit et recopie les gravures de la Tombe Royale.
Voir aussi
Articles connexes
- Akhénaton
- Néfertiti
- Égypte antique
Liens externes
- [http://www.mcdonald.cam.ac.uk/Projects/Amarna/home.htm Amarna, capitale de l'Égypte antique] - Université de Cambridge ;
- [http://www.mcdonald.cam.ac.uk/Projects/Amarna/Model/Map.htm Modèle de la cité] - carte interactive de la ville ;
- [http://katherinestange.com/egypt/gallery.htm Arts de la période Amarna] - des extraits d'œuvres d'arts datant de la période monothéiste ;
- [http://members.tripod.com/~ib205/budge.html La découverte des tablettes d'el-Amarna]
catégorie:index égyptologique
catégorie:site égyptologique
ja:アマルナ
Akhénaton
Akhénaton est un pharaon de la (Nouvel Empire égyptien).
Nouvel Empire
Fils d'Aménophis III et de la reine Tiyi, il est connu pour avoir imposé la première religion monothéiste connue de l'histoire, le culte du disque solaire Aton. C'est vers 1375 avant l'ère chrétienne que Aménophis IV, couronné sous le nom de Néferkhéperouré Ouâenrê (c'est le nom qu'il porte à cette époque), alors âgé de seize ans, monte sur le trône d'Égypte. Pour des raisons encore mal connues, il décide, après 6 ans de règne, d'imposer une nouvelle religion. Aton devient la personnification du disque solaire source de toute vie. Aménophis IV prend alors le nom de Akhénaton (celui qui est utile à Aton). Il interdit le culte des anciens dieux, et quitte la capitale (Thèbes) pour fonder une cité vierge de présence divine. Il trouve son emplacement en moyenne-Égypte, et en l'année 9 de son règne, fonde la cité de Akhetaton (« l'horizon d'Aton »), situé sur le site de l'actuelle Tell el-Amarna. Toute la cour et l'administration égyptiennes déménagent dans la nouvelle capitale, dont les temples, dédiés au dieu unique Aton, sont construits à ciel ouvert pour permettre à ses rayons bienfaisants d'y pénétrer.
Akhénaton et Néfertiti sont les seuls intermédiaires suprêmes du culte d'Aton.
Le règne d'Akhénaton voit l'émergence de l'art amarnien, qui se caractérise d'une part par le développement d'un art naturaliste où abondent les plantes, les fleurs et les oiseaux, et d'autre part par la représentation plutôt réaliste des personnages poussant parfois même jusqu'à la caricature (l'art traditionnel étant plutôt idéaliste). On prête aussi à Akhénaton des talents de poète. Un chercheur a avancé une hypothèse selon laquelle Akhénaton aurait été atteint d'une maladie génétique rare et transmissible à sa descendance : le Syndrome de Marfan. Apparemment Néfertiti, sa femme, et certaines de ses six filles l'auraient eû aussi, car elles sont représentées de la même manière.
Loin de ce tableau idyllique (et peut-être exagéré par l'imaginaire collectif), le règne d'Akhénaton est aussi considéré par certains comme une période noire dans l'histoire de l'Égypte antique. En effet la révolution religieuse d'Akhénaton aurait entraîné une forte répression contre le clergé d'Amon (fermeture de temples, persécution, confiscation des biens, dégradation des effigies des anciens dieux). Ce qui lui vaudra d'être surnommé le pharaon hérétique. De plus, comme il avait refusé de venir en aide militaire aux alliés de l'Égypte menacés par les Hittites, il aurait entraîné la perte de plusieurs protectorats égyptiens dans le nord. Il semble aussi que, dû à une centralisation excessive, l'Égypte ait subit à cette époque une régression économique.
Hittites
Si le culte d'Aton s'éteint avec la mort d'Akhénaton (la 18 année de son règne), l'art égyptien restera, lui, marqué à jamais. Les successeurs d'Akhénaton ayant tout fait pour effacer les traces de ce pharaon hérétique on connait très mal cette période. On ne connaît pas, par exemple, les raisons de la mort d'Akhénaton (maladie? assassinat? suicide?) ni le lien exact de parenté entre lui et son successeur le plus connu (fils? gendre?), le jeune Toutankhamon (qui s'appelait Toutankhaton sous le régne d'Akhénaton). Il existe une hypothèse qui affirme qu'une certaine Kiya serait la mère de Toutankhamon. Une autre femme que Néfertiti est représentée sur une peinture murale dans le palais d'Akhetaton, dans la chambre du pharaon plus précisement. Elle serait peut-être la seconde épouse d'Akhénaton. Cette courte période monothéiste n'aura pas ébranlé les bases de la religion égyptienne, et même si en apparence le peuple s'était tourné vers Aton, il semble qu'il n'ait jamais cessé d'honorer les anciens dieux. Même si on attribue souvent cette révolution culturelle et religieuse à Akhénaton, il semble en fait qu'il n'ait fait qu'imposer une tendance née durant le règne de son père Aménophis III.
Certains pensent qu'Akhénaton avait un physique très ingrat, voire un handicap physique. On le représentait avec une tête énorme et très allongée, des lèvres épaisses et un ventre proéminent. Mais il est difficile de savoir ce qui tient de l'auto-caricature (propre au style de l'art amarnien) et ce qui tient de la réalité. On pense aussi qu'il puisse avoir été atteint d'épilepsie, qui aurait provoqué chez lui de longues crises hallucinatoires et douloureuses. Ce qui étoffe la thèse de sa mort suite à une longue maladie.
épilepsie
Note(s)
En fait, le dieu Aton existe bien avant le règne d'Akhénaton, mais il a apporté tellement de modifications à son culte, qu'on peut le considérer comme un nouveau dieu. En effet Aton est cité dans les textes des pyramides de la V dynastie.
A lire
- le livre "Akhénaton le renégat" de Naguib Mahfouz (auteur égyptien). Court et écrit comme un roman policier il permet de comprendre quels sont les protagonistes de la période du règne d'Akhénaton. Permet également une meilleure visite du musée de Louxor.
- le livre "Akhénaton et son Dieu : pharaon et faux prophète" de Nicholas Reeves.Ce livre de 250 pages permet de retracer dans son ensemble et de manière conçise l'histoire de la XVIIIème Dynastie depuis la chute des Hyksos jusqu'à son dernier pharaon Horemheb en passant bien sûr par l'avènement d'Amenophis IV- Akhénaton. L'auteur nous fait part sans concessions de ses réflexions sur l'ensemble des causes et conséquences du règne de ce pharaon décidemment hors du commun.
Akhenaton
Akhenaton
Akhenaton
ja:アメンホテプ4世
AlgiersAlgiers (Aljir) adalah ibukota Aljazair, pelabuhan laut utama, pusat politik dan basis kebudayaan, juga "rumah" bagi para perompak Berber yang termasyhur dari abad ke-16 sampai abad ke-19.
Sejarah
Barbarossa, seorang panglima Turki yang menaklukkan Aljir untuk Kalifah Usmaniyah pada 1529, membebaskan pula Penon dar orang Spanyol, sesuai permintaan Emir Aljir. Lalu ia mengumpulkan bangsa Moor-yang telah diusir dari Spanyol-dan menjadikannya pasukan perompak penguasa samudra dan menakutkan bagi pedagang Eropa di Laut Tengah. Pada 1830, Prancis menaklukkan Aljir dan melumpuhkan pasukan perompak, mengubah Turki menjadi pangkalan militer untuk mengendalikan Afrika Barat dan Utara. Namun, selama 300 tahun sebelumnya, Aljir telah berkembang di bawah pemerintahan Barbarossa.
Walau kekejaman Barbarossa terkenal di Eropa, ia adalah pemimpin baik. Para tawanan dibebaskan dalam kota, di mana mereka diperlakukan hampir sama dengan warga Aljir. Merekalah komoditas utama perompak Turki, sebab karenanyalah berhasil dibangun gedung-gedung putih yang menghadap ke Laut Tengah. Kota ini tumbuh dari asalnya yang tak dikenal sebagai koloni orang Funisia di Afrika Utara dan melebar sampai lereng Perbukitan Sahel serta pulau lepas pantai (direklamasi). Banyak usaha sia-sia untuk menghancurkan perompak itu, termasuk ekspedisi kelautan Kaisar Romawi Suci, Charles V pada 1541 dan oleh Inggris, Belanda, dan AS awal 1800-an. Serangan ini melemahkan dominasi Aljir, namun gagal menghancurkannya sampai serangan akhir Prancis pada 1830, yang mengakhiri pasukan perompak yang kuat dan hampir jadi mitos itu.
Aljazair bangkit menentang Prancis pada 1950-an dan merdeka 1962. Banyak orang Eropa keluar dari sana selama beberapa dekade. Kini Aljir terus tumbuh dengan populasi 1,7 juta pada 1990.
Bagian tertua kota itu-yang dibangun di lereng bukit bagian atas-masih menampakkan karakter awalnya, yang teridentifikasi dari rumah tinggi berdinding putih serta jalan sempit dan berliku. Kasbah yang terkenal masih mendominasi kota itu dan merupakan kediaman 2 penguasa Turki trakhir di sana. Masjid Ketchaoua, dulu Katedral Saint Philip antara 1845-1962-pun masih jadi lambang menawan kota, sementara Museum Seni Populer dan Tradisi bertempat di salah satu istana Turki terindah yang pernah dibangun.
Bibiliografi
Beckner, Chrisanne dan Soetrisno, Eddy. 2001. Buku Pintar 100 Kota Besar Bersejarah di Dunia. Jakarta : Ladang Pustaka dan Intimedia
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