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Titulature des pharaonsCatégorie:Index égyptologique
La titulature pharaonique comporte à l'origine un puis, deux, trois, et enfin cinq noms de couronnement.
Place pharaon sous la protection de l'oiseau sacré Horus, fils et successeur du dieu-soleil Rê, et maître d'Hiérakonpolis d'où est issu Narmer, le premier Roi. C'est le nom le plus ancien. Il commence toujours par le hiéroglyphe du faucon Horus (Her), encore appelé Horus sur la muraille.
Jusqu'à l'Ancien Empire, le nom d'Horus était généralement inscrit a l'intérieur d'un Serekh.
Exemple:
- Toutânkhamon : « Her ka nakht tout mesout » (Horus, Taureau puissant, celui qui est beau de naissance)
- Amenhotep III : « Her ka ouser khâe em Maât » (Horus, taureau puissant qui apparaît radieux avec Maât)
- Nekhtnebef Ier : « Her chema » (Horus, le vigoureux)
Certains pharaons (surtout les plus anciens) ne sont connus que par leur nom d'Horus.
nom de Nebty
« Les deux maîtresses » ou « Les deux dames »
Place le roi sous la protection des deux déesses tutélaires, Nekhbet, le vautour blanc de Haute-Égypte et Ouadjet, le cobra de Basse-Égypte. Commence par le hiéroglyphe nebty (ou nubti).
Exemple:
- Toutânkhamon : « Nebty néfer-hépou-segereh-taouy sehetep-netcherou nebou » (Nebty dont les lois sont parfaites, qui pacifie les Deux Terres et satisfait tous les dieux)
- Amenhotep III : « Nebty semene hep segereh taoue » (Nebty qui établit les lois et apaise le Double Pays)
- Nekhtnebef Ier :
(à partir de Kheops)
Lie le roi à l'Horus solaire et céleste. Commence par le hiéroglyphe Her-ne-neb.
Exemple:
- Toutânkhamon : « Her-ne-neb outjes-khaou sehetep-netcherou » (L'Horus d'Or qui porte les couronnes, qui réjouit les dieux)
- Amenhotep III : « Her-ne-neb âa khepesh houe Setye » (L'Horus d'Or à la grande puissance qui terrasse les Asiatiques)
- Nekhtnebef Ier : « Her-ne-neb Ir meret netchru » (L'Horus d'Or qui agit selon le désir des dieux)
« Celui qui appartient au jonc et à l'abeille »
Traduit par les égyptologues par « Roi de Haute et Basse Égypte ». Assimile le roi à la flore et à la faune symboliques des deux parties du royaume. Ce nom, qui commence par les hiéroglyphes du jonc (sout) et de l'abeille (bit) est suivi d'un nom en rapport avec le dieu Rê et protégé par un cartouche.
Exemple:
- Toutânkhamon : « Neb kheperou Rê » (Le maître des transformations de Rê)
- Amenhotep III : « Neb Maât Rê » (Rê est le seigneur de la vérité)
- Nekhtnebef Ier : « Kheper ka Rê » (L'esprit de Rê renaît)
- Hatchepsout : « Maàt ka Ré » (L'esprit de Ré est Justice)
nom de Sa-Rê
« Le fils de Rê » (à partir de Khéphren)
Rattache charnellement pharaon à la puissance cosmique de l'univers. Ce nom commence par les hiéroglyphes du canard (sa) et le soleil (Rê), et est suivi du nom de naissance du pharaon inscrit dans un cartouche.
Exemple:
- Toutânkhamon : « Toutânkhamon héqa iounou shemaou » (Image vivante d'Amon, Souverain de l'Héliopolis du sud)
- Nekhtnebef Ier : « Nekht neb ef » (Nekhtnebef)
- Amenhotep III : « Imen hetep héqa Ouaset » (Amenhotep Héqaouset)
Image:Sa-re.png
Les trois premiers noms constituent le programme ou l'idéologie politique du pharaon. À partir de Khéphren, les deux derniers noms, le nom et le prénom, sont dans un cartouche, Shen « entourer, encercler », cordelette nouée, symbolisant l'univers.
Articles Connexes
- Hiéroglyphe
Catégorie:Index égyptologiqueIndex des articles relatifs à l'Égypte antique.
Catégorie:Égypte antique
Pharaon)]]
L'image que le grand public a des pharaons fut fortement influencée par les péplums hollywoodiens des années soixante. Dans ces films, le pharaon incarne un roi tout puissant qui gouverne sans partage, ordonne à une cohorte de serviteurs et fait travailler des esclaves pour construire des monuments à sa gloire (comme dans Les Dix Commandements de Cecil B. De Mille en 1956).
Mais même si parfois les pharaons ont pu se comporter en despotes, on estime que dans leur majorité ils étaient bien loin de ce sombre tableau. Les 3000 ans d'histoire de l'institution pharaonique ont vu défiler sur le trône d'Égypte des hommes et des femmes aux aspirations bien différentes. Des mystérieux rois bâtisseurs des grandes pyramides de Gizeh, en passant par le pharaon poète Akhénaton ou le légendaire Ramsès II, c'est toute une palette d'individus aux caractères bien différents qui ont laissé leur empreinte dans l'Histoire.
Histoire
Il est bien difficile de dater avec précision les débuts de l'histoire pharaonique tant les témoignages de cette période sont peu nombreux et qu'ils se confondent avec l'aube de l'Histoire (et donc de l'écriture). La tradition égyptienne faisait de Ménès (Narmer en grec) l'unificateur du pays (alors divisé en deux royaumes) et le premier des pharaons humains après le règne du dieu Horus. Des témoignages archéologiques (comme la Palette de Narmer) semblent confirmer la réunification de Ménès aux alentours de 3100 avant l'ère chrétienne, mais les égyptologues pensent que l'institution pharaonique pourrait lui être antérieure.
Pour ce qui est du dernier des pharaons, on s'accorde à dire qu'il s'agit du dernier représentant de la dynastie des Ptolémées, Césarion (Ptolémée XV), le fils de César et Cléopâtre.
Étymologie
Cléopâtre)]]
Le mot français « pharaon » dérive du grec pharaô (Φαραώ), mot introduit dans cette langue par les israélites lors de l'écriture de la Bible. Il dérive de l'ancien égyptien per-aâ (en transcription scientifique).
pr:aA
Ce mot désignant à l'origine le palais royal et qui signifie « la grande (ʿ3) maison (pr) », n'a pris le sens de « souverain d'Égypte » qu'à l'époque tardive ou, n'ayant plus de pharaons régnants, ils ne pouvaient être désignés par leurs noms. Auparavant, les pharaons étaient désignés par leur titulature royale composé de cinq noms (titulature complexe apparue au cours de l'Ancien Empire).
Pour les Égyptiens de l'Antiquité, le nom (ren) est ce qui donne vie à la chose qu'il désigne. On comprend donc aisément l'importance qu'attachaient les pharaons aux noms qui les désignaient. Ainsi, dans les premiers temps de l'institution pharaonique (à l'époque pré-dynastique), alors que la titulature royale ne comportait qu'un nom (celui d'Horus), il était inscrit à l'intérieur d'un serekh représentant le palais du roi et pouvant être interprété comme un symbole de protection. Par la suite, avec l'apparition de la titulature complète, le serekh a disparu pour laisser place au cartouche protégeant les deux derniers noms royaux et ayant un rôle similaire.
Une expression très connue est souvent accolée au nom du pharaon :
anx-DA-s
Désigné par les égyptologues par l'acronyme V.S.F., elle est généralement traduite par « vie, santé, force » (bien qu'on lui préfère maintenant le sens « vie, prospérité, santé »). C'est une formule ayant pour but d'assurer le bien-être du pharaon
Jean-François Champollion fut le premier a utiliser ce mot en dehors du contexte biblique et ce bien avant sa lettre à M. Dacier. Il ne trouvera jamais la relation per-aâ = pharaon. Son utilisation actuelle est sans relation avec l'utilisation égyptienne.
La fonction pharaonique
Bien plus qu'un roi, le pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte. En effet, pharaon avait une mission à remplir : mettre en œuvre la règle de Maât sur la terre; c'est-à-dire assurer l'harmonie entre les hommes et le ciel, être garant de la morale de son peuple, contribuant ainsi à assurer son éternité.
Dans de nombreux cas, il revenait à Pharaon de choisir seul la politique à mener. En pratique, il déléguait souvent l'exécution de ses décisions à une cohorte de scribes, de conseillers et de chefs.
- aux scribes de répertorier les décrets, les transactions, le résultat des récoltes ;
- au général des armées d'organiser les campagnes de guerre que le pharaon décide ;
- au vizir de rendre la justice au nom du pharaon ;
- au simple prêtre de rendre hommage aux dieux en lieu et place du pharaon ;
- au Grand Prêtre d'organiser et de gérer les biens du clergé.
Selon la mythologie égyptienne, dans le corps du pharaon coulerait un sang divin provenant de son ancêtre, le dieu Horus. La fonction pharaonique est donc héréditaire, elle se transmet par le sang. Les Égyptiens ont parfois préféré être dirigés par une femme de sang divin (ex: Hatshepsout) plutôt que par un homme qui ne le soit pas. Cependant, les lignées pharaoniques ne réussirent jamais à perdurer dans le temps, et furent interrompues par des envahisseurs ou par des coups d'État.
Après de longues années de règne (trente ans normalement), le pharaon pouvait organiser une Fête-Sed pour régénérer ses forces et montrer au peuple qu'il était encore capable de gouverner le pays.
Chronologie
La première chronologie a été établie par le prêtre Manéthon à qui Ptolémée II avait demandé d'établir une histoire de l'Égypte.
Il en subsiste un abrégé fournissant une liste de rois classés en trente dynasties regroupées de la période thinite à la Basse Époque.
Selon les sources, on peut trouver quelques incohérences dans les dates de règnes, dues essentiellement à la méthode de datation utilisée par les anciens Égyptiens.
En effet, l'origine des années repartait à 1 lors de l'avènement d'un nouveau roi. Le changement d'année était marqué par le lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius).
- Au Moyen Empire, l'an I d'un roi était officiellement reporté au début de cette année "civile" qui suivait son avènement.
- Au Nouvel Empire l'an II commençait 365 jours après le jour de l'avènement.
- A la Basse Époque, il commençait le jour du lever sothiaque suivant l'avènement (l'an I pouvant être ainsi réduit à quelques jours).
Les dates mentionnées dans les écrits sont donc en référence au règne du roi. Certains rois ayant régné en parallèle, il faut donc trouver des événements communs pour synchroniser ces dates.
Par ailleurs, l'orthographe des noms est différent selon que l'on translitère les hiéroglyphes ou que l'on utilise le nom donné par les Grecs. Par exemple, le pharaon Amenhotep (nom issu de l'égyptien ancien) est le même que Aménophis (nom grec). De plus, dans certains noms, il y a une antéposition honorifique d'un nom de dieu dans le dessin des hiéroglyphes, mais l'habitude fait que l'on conserve également le nom tel que déjà connu par les premiers égyptologues. Par exemple, Raneb et Nebrê.
Liste des pharaons
Il est impossible de dresser une liste exacte des rois qui se sont succédé sur le trône d'Égypte durant 3000 ans, tant les informations qui nous sont parvenues sont fragmentaires. De plus, il existe des différences chronologiques entre les sources, ce qui explique pourquoi, dans les listes égyptologiques, certains règnes se chevauchent au lieu de se suivre. Pour finir, certaines périodes troubles de l'histoire ont laissé des trous dans la chronologie (parfois volontairement).
Malgré cela, une grande partie des pharaons, et semble-t-il les plus importants dans l'histoire pharaonique, nous sont assez bien connus.
Les listes suivantes sont inspirées des listes établis par le prêtre Manéthon :
- les Pharaons par ordre chronologique ;
- les Pharaons par ordre alphabétique.
Voir aussi
Liens internes
- aller plus loin :
- les attributs du pharaon,
- Titulature des pharaons, (façons de nommer un pharaon).
- l'Égypte :
- l'Égypte antique,
- l'Égypte d'aujourd'hui.
- [http://www.thotweb.com Thotweb] : Tous les souverains du Nouvel Empire. Cartouches, biographie, liens, bibliographie ;
- [http://perso.wanadoo.fr/bruno.lefebvre_egypte/histoire_egypte.htm Égypte Ancienne] : Définition, Cartouches (Ier ~ VIe dynastie) et Liste (Ier et IIe dynastie) ;
- [http://www.eg.ovh.org/rois.htm www.egyptologie.com] : Liste de Manéthon, Ramsès II et Cléopâtre ;
- [http://www.chez.com/egypte1 L'Égypte antique] : Liste des pharaons ;
- [http://www.desir-egypte.org/page6.htm Désir d'Égypte] : Définition très complète ;
- [http://users.skynet.be/bk159653/histoire/rois.html L'Égypte ancienne de Bastet] : Liste des pharaons.
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Catégorie:Index égyptologique
ja:ファラオ
simple:Pharaoh
Rê ko:라 (신화) ja:ラー
Re catégorie:mythologie égyptienne
Rê (avec un accent circonflexe, ou Ra, sans accent), dieu de la mythologie égyptienne, est le Soleil à son zénith. Devenant la divinité principale sous l'Ancien Empire, il a « solarisé » d'autres dieux. Voyageant dans sa barque, il est le créateur de l'univers, le premier de l'ennéade d'Héliopolis. Après avoir régné longtemps, il est écœuré par l'ingratitude des hommes, aussi décide-t-il de se retirer sur le corps de sa fille Nout.
Rê voyage chaque jour à travers le ciel à bord de sa barque sacrée (parcours du Soleil), et chaque nuit aux travers des mondes souterrains (les enfers). Chaque lever de soleil était une victoire remportée par Rê sur les « forces des ténèbres ». Peut-être est-ce là l'explication apportée par les Égyptiens aux phénomènes d'éclipses du Soleil, qui seraient autant de défaites momentanées du dieu sur les ténèbres.
Les « forces des ténèbres » sont représentées par le serpent Apophis, qui cherche chaque nuit à avaler le monde pour le plonger dans les ténèbres. Rê est épaulé dans son combat par Seth, divinité guerrière particulièrement crainte. C'est l'un des rares mythes où Seth a un rôle positif, et les pharaons qui le prendront comme dieu protecteur n'auront de cesse de le rappeler.
Pharaon, après sa mort, prend place sur la barque de Rê pour rejoindre le royaume des morts.
Rê est représenté sous les traits d'un homme à tête de faucon portant le disque solaire sur la tête.
À partir du roi Khéphren, tous les pharaons incluront dans leur titulature le nom de Sa-Rê (« Le fils de Rê ») qui précède le nom de naissance du pharaon inscrit dans un cartouche. Il a pour but de rattacher charnellement le pharaon à la puissance cosmique de l'univers, Rê.
Les six rois-dieux sont dans l'ordre :
# Rê,
# Shou,
# Geb,
# Osiris,
# Horus,
# Thot (incertain).
HiérakonpolisCatégorie:Index égyptologique
catégorie:Site égyptologique
Depuis plus d'un siècle, les fouilles de Hiérakonpolis, l'ancienne Nekhen, à 100 km au Sud de Louxor ont fait reculer les limites de l'Histoire et modifier les opinions sur l'Époque prédynastique. Le site reste surtout connu pour avoir livré la Palette de Narmer. Or ce merveilleux objet représente en fait l'aboutissement d'une extraordinaire évolution qui a commencé au moins 500 ans avant la naissance de Narmer.
Les fouilles sur le site de deux cimetières distincts révèlent les prémices de maints caractères et pratiques qui définiront plus tard la civilisation égyptienne des époques dynastiques.
Au cimetière des ouvriers, situé en bordure méridionale du site, des traces de momification primitive et de rites funéraires ont été préservés grâce à la sécheresse du sable. Dans la nécropole des notables, située dans le ouadi, la découverte de masques, de statues en pierre et d'une architecture funéraire datés dès 3500 av. JC, place Hiérakonpolis à l'avant-garde de traditions vouées à une longue et riche histoire.
Articles connexes
- Égypte antique
HiéroglypheCatégorie:Écriture Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Symbolique Catégorie:Hiéroglyphe Catégorie:Ancien égyptien
Catégorie:Ancien égyptien]
Un hiéroglyphe est la représentation graphique d'un caractère du système d'écriture de l'Égypte antique servant à noter la langue égyptienne.
Définition
Le mot hiéroglyphe est formé à partir du mot grec ἱερογλύφος / hieroglúphos, composé à partir des racines grecques ἱερός / hierós (« sacré ») et γλύφειν / glúphein (« graver »). Les Grecs nommèrent ainsi l'écriture égyptienne qu'ils rencontrèrent gravée sur les parois des monuments (stèles, temples et tombeaux). Le mot ἱερογλύφος désignait en grec « celui qui trace des hiéroglyphes » et non les hiéroglyphes eux-mêmes, qui se disaient τὰ ἱερογλυφικά (γράμματα) / tà hierogluphiká (grámmata), c'est-à-dire « les (lettres) hiéroglyphiques ». Hiéroglyphe provient du reste de l'adjectif hiéroglyphique. Ces mots nous ont été transmis par le latin.
Les Égyptiens de l'Antiquité, eux, nommaient leur écriture Medouneter (« les paroles divines ») soit, en transcription scientifique mdw nṯr : R8-S43-Z3
Par extension, on qualifie souvent de hiéroglyphique une écriture utilisant le principe logographique propre à celle des Égyptiens. Ainsi, on parle de hittite hiéroglyphique. Il est cependant incorrect de dire des caractères chinois qu'ils sont des hiéroglyphes.
Histoire et évolution
On fait remonter l'apparition des premiers hiéroglyphes vers 3500 av. J.-C. D'abord exclusivement figurative, l'écriture hiéroglyphique s'enrichit avec le temps de signes en rendant la lecture symbolique. Alors qu'il existe environ 700 hiéroglyphes à l'époque archaïque, on n'en dénombre pas moins de 5000 à l'époque la plus tardive (époque gréco-romaine).
Quelle que soit leur fonction, les hiéroglyphes sont tous figuratifs, c'est-à-dire qu'ils représentent quelque chose de tangible, assez souvent facilement reconnaissable, même pour quelqu'un qui en ignore le sens d'utilisation. Les égyptiens de l'Antiquité ont puisé les dessins des hiéroglyphes dans leur environnement : objets du quotidien, animaux, plantes, parties du corps. Les détails nécessaires à la différenciation de tel ou tel hiéroglyphe (par exemple reconnaître deux oiseaux différents) étaient cependant tellement importants qu'ils limitèrent leur utilisation aux domaines où l'esthétique avait une grande importance (fresques, textes officiels).
Une version simplifiée des hiéroglyphes vit donc rapidement le jour, ce sont les hiéroglyphes linéaires. Ils conservent leurs aspects représentatifs, mais réduisent le nombre de traits au minimum pour que l'on puisse les écrire plus rapidement et plus facilement sur des surfaces autres que la pierre.
Pour rédiger les nombreux rapports nécessaires à la vie économique de l'Égypte antique, les scribes eurent recours à une version cursive des hiéroglyphes encore plus simplifiée, qui leur fit perdre du coup leur aspect figuratif. C'est le hiératique.
hiératique
L'écriture hiéroglyphique a été utilisée pendant 3400 ans pour les textes monumentaux, essentiellement religieux et politiques. Le hiératique, écriture de la vie courante, a été détrônée à l'époque saïte où le démotique a pris le dessus. L'écriture hiératique n'a alors plus été utilisée que pour noter les textes anciens (essentiellement religieux), en concurrence avec les hiéroglyphes. C'est à l'époque Ptolémaïque que, peu à peu, le grec a remplacé le démotique comme langue administrative ; à partir de 146 av. J.-C. les contrats écrits uniquement en démotique ont perdu leur valeur légale. Le dernier nom de pharaon écrit en hiéroglyphes se trouve dans le temple d'Esna et date de 249 ap. J.-C. La dernière inscription hiéroglyphique connue est datée du 24 août 394, et se trouve au temple de Philae.
Le copte, langue issue de l'égyptien, est encore utilisé de nos jours mais uniquement comme langue liturgique. Bien qu'assez éloigné de la langue des pharaons, c'est cependant son unique descendant. Il s'écrit au moyen de l'alphabet copte, graphie particulière de l'alphabet grec auquel on a ajouté quelques signes tirés de la démotique pour en combler les lacunes.
Si l'écriture égyptienne n'est aujourd'hui plus utilisée pour noter quelque langue moderne que ce soit, il faut noter que c'est elle qui aurait inspiré l'ancêtre possible de la grande majorité des écritures du Monde, hormis l'Extrême-Orient, via le proto-sinaïtique, alphabet tiré de formes simplifiées de hiéroglyphes.
Le système d'écriture
Les hiéroglyphes sont tous, ou peu s'en faut, figuratifs : ils représentent des éléments concrets et tangibles, souvent stylisés et simplifiés, qui peuvent cependant ne plus être compris comme tel car les égyptologues ne peuvent pas déterminer pour chaque hiéroglyphe ce qu'il désigne. Pour certains, c'est cependant très évident.
Champollion, que beaucoup considèrent comme le père de l'égyptologie et le déchiffreur des hiéroglyphes, donne une très bonne définition du système hiéroglyphique :
:« C'est un système complexe, une écriture tout à la fois figurative, symbolique et phonétique, dans un même texte, une même phrase, je dirais presque dans un même mot. », Champollion, Lettre à M. Dacier, 27 septembre 1822.
En effet, un même caractère peut, selon le contexte, être interprété de diverses manières, que l'on peut regrouper en deux types de lectures : la lecture phonétique (le caractère note principalement un ou des sons et non un sens seul) et la lecture sémantique (il donne un sens, parfois sans lien avec quelque son que ce soit).
Note : dans les parties qui suivent, les hiéroglyphes seront transcrits selon la notation scientifique détaillée dans l'article consacré. Le lecteur s'y reportera pour en comprendre le fonctionnement parfois déroutant.
Lecture phonétique
article consacré On l'a dit, la lecture phonétique constitue la majorité des cas. On lit le caractère indépendamment de son sens, selon le principe du rébus. Il fournit un certain nombre de consonnes : une (signes dit unilitères, qui constituent le pseudo-alphabet hiéroglyphique ; voir plus bas), deux (signes bilitères) ou trois (trilitères), selon les hiéroglyphes et, parfois, selon le contexte. On peut approximativement chiffrer le nombre de caractères servant (pas exclusivement) de phonèmes :
- 30 unilitères ;
- 80 bilitères ;
- 50 trilitères.
Il faut donc bien noter que les hiéroglyphes s'apparentent à un abjad et ne notent pas les voyelles, ou du moins pas de manière directe. Les hiéroglyphes constituent une écriture défective.
Par exemple, l'hiéroglyphe représentant un canard se lit z3 car telles étaient les consonnes du mot pour désigner cet animal. On peut cependant utiliser le signe du canard sans rapport avec le sens pour représenter les phonèmes z et 3 à la suite (indépendamment des voyelles qui pourraient s'intercaler entre ces consonnes) et ainsi écrire des mots comme z3, « fils » ou, en complétant avec d'autres signes phonétiques et autres qu'on détaillera plus loin, z3w, « surveiller », z3ṯ.w, « terre ferme » :
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L'« alphabet » hiéroglyphique
Ainsi, on peut obtenir une sorte d'« alphabet » hiéroglyphique, qui, cependant, n'a jamais été utilisé comme tel en remplacement des autres hiéroglyphes, bien que c'eût été possible : en effet, tous les mots égyptiens pourraient être écrits au moyen de ces seuls unilitères. Les Égyptiens, cependant, n'ont jamais franchi le pas de la transformation de leur écriture complexe en alphabet : seuls quelques mots s'écrivent exclusivement ainsi.
Le pseudo-alphabet égyptien est donc composé de caractères ne notant qu'une seule consonne bien qu'à l'origine ils aient pu en transcrire plus et que ce soit le cas quand on désigne ce qu'ils représentent. Cet « alphabet » est constitué de signes très fréquents. Le voici dans l'ordre alphabétique des dictionnaires et les grammaires :
Image:Pseudo_alphabet_hieroglyphique.png
Les compléments phonétiques
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La présence de compléments phonétiques permet de savoir quelle lecture suivre :
- st :
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- ws :
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- ḥtm :
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-
Enfin, il arrive parfois que des mots aient changé de prononciation entre l'ancien égyptien et le moyen égyptien : dans ce cas, il n'est pas rare que l'écriture adopte un compromis dans la notation phonétique : les deux lectures sont indiquées conjointement. Par exemple, l'adjectif bnj, « doux » est devenu bnr.
Lecture sémantique
Outre une interprétation phonétique, les caractères peuvent être lus pour leur sens : on parle de sémogrammes. On doit distinguer plusieurs cas de figure.
Logogrammes
Un hiéroglyphe utilisé comme logogramme (signe unique notant un mot) désigne ce qu'il représente directement (les logogrammes sont donc le plus souvent des noms) ; dans ce cas, l'hiéroglyphe est souvent accompagné d'un trait vertical muet indiquant sa valeur de logogramme (l'utilisation du trait vertical est détaillée plus bas) ; en théorie, tout hiéroglyphe pourrait servir de logogramme. Ils peuvent être accompagnés de compléments phonétiques. Voici quelques exemples :
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Dans quelques cas, le rapport sémantique est indirect (métonymique ou métaphorique) :
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Déterminatifs
Entrent dans la catégorie des sémogrammes les déterminatifs, caractères muets servant à préciser le domaine sémantique du mot, à préciser son sens : les cas d'homophonies étant très fréquents (d'autant plus que seules les consonnes sont écrites), le recours aux déterminatifs est primordial. Les caractères servant de déterminatifs peuvent aussi jouer le rôle de logogrammes ou de phonogrammes. Les déterminatifs se placent le plus souvent en fin de mot. On peut se représenter ce procédé à celui qui consisterait à faire suivre les mots d'un indice qu'on ne lirait pas pour préciser leur sens : « vers [poésie] » et « vers [animal] » seraient ainsi distingués.
Voici quelques exemples d'utilisation des déterminatifs empruntés à l'ouvrage Je lis les hiéroglyphes de Jean Capart permettant d'illustrer leur importance dans l'interprétation des homophones :
- Le mot possède deux déterminatifs :
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-
Notons que le dictionnaire du vieil égyptien de Carl Richard Lepsius compte 113 mots se lisant nfr.
Exemple de la richesse de caractères
[En préparation]
Sens de lecture
Le point suivant à connaître est le sens dans lequel on doit lire les hiéroglyphes : ceux-ci s'écrivent indifféremment de la droite vers la gauche ou de la gauche vers la droite. Le lecteur, pour connaître le sens de lecture, doit considérer la direction dans laquelle sont tournés les hiéroglyphes asymétriques : c'est la direction de départ. Par exemple, quand les figures humaines et les animaux, facilement repérables même par le profane, sont tournés vers la gauche, c'est qu'il faut lire de gauche à droite, et inversement.
D'autre part, les mots ne sont pas séparés ; certains signes apparaissant cependant surtout en fin de mot, il est parfois possible de les distinguer par ce biais. Seule la connaissance de la langue et de sa syntaxe permet de découper un texte en mots.
Le quadrat
Les hiéroglyphes ne sont cependant pas écrits de manière entièrement linéaire : ils doivent, en effet, se répartir harmonieusement dans un carré virtuel (c'est-à-dire non tracé), ou quadrat (aussi écrit cadrat), à la manière de celui des sinogrammes. À la différence des sinogrammes, cependant, tout caractère ne remplit pas entièrement le quadrat :
On doit donc procéder à divers aménagements de l'espace en superposant les signes. Ainsi, dans un texte écrit de gauche à droite, on lit en réalité l'enchaînement des quadrats de gauche à droite et les signes constituant un quadrat de gauche à droite et de haut en bas. Cette répartition en quadrats permet d'autre part l'écriture verticale : dans ce cas, les quadrats sont simplement empilés les uns sur les autres.
Contraintes calligraphiques et religieuses
Il existe plusieurs contraintes calligraphiques qu'il faut connaître, dont voici les principales :
# les caractères doivent se répartir en quadrats (voir plus haut) ;
# pour éviter que des quadrats soient incomplets, on inverse parfois des signes afin de rendre l'ensemble plus compact. De même, on choisit avec soin les compléments phonétiques, fussent-ils redondants ;
# on inverse parfois les hiéroglyphes d'oiseaux tenant en un quadrat suivis d'un signe d'un quart de quadrat de façon à ce que l'oiseau soit après le petit caractère, qui occupera alors tout le quadrat ;
# on peut omettre des signes, surtout ceux notant les phonèmes 3 et j ;
# les signes désignant les dieux sont placés en tête d'énoncé, de syntagme ou de mot composé, par déférence.
Dans tous les cas, même si les hiéroglyphes sont inversés, la lecture, elle, n'en tient pas compte, ce qui constitue l'une des difficultés pour la transcription.
Signes annexes
Trait de remplacement
transcription
Les caractères offensants, funestes, tabous, rares ou complexes peuvent être remplacés par un trait :
Cartouche
D'autre part, on place dans un cartouche les noms de dieux et de rois :
Trait de remplissage
On fait usage du trait de remplissage pour terminer un quadrat qui serait, sinon, incomplet.
Signes agglutinés
Il existe des signes qui sont la contraction de plusieurs autres. Ils ont cependant une existence propre et fonctionnent comme de nouveaux signes.
Redoublement
Le redoublement d'un signe indique son duel, le triplement son pluriel.
Signes grammaticaux
- Le trait de lecture pictographique ;
- Les deux traits du duel et le trois de pluriel ;
-
L'orthographe
La notion d'orthographe pour l'écriture hiéroglyphique est assez différente que celle touchant les écritures latines. On trouve :
- les omissions de graphèmes : bien qu'elles soient souvent intentionnelles;
- les substitutions d'un graphème par un autre : mais il est parfois difficile de reconnaître les fautes des orthographes « alternatives »;
- les erreurs ou omissions dans le tracé : d'autant plus problématique que l'écriture est cursive.
Le problème de l'orthographe, c'est surtout posé pour l'écriture hiératique ou la schématisation extrême des images rend chaque trait d'autant plus important (surtout au regard du très grand nombre de glyphes).
Divers
- code ISO 15924 : Egyp
- Lexique d'égyptien hiéroglyphique
Annexes
Articles connexes
- Système d'écriture dérivés :
- hiératique ;
- démotique ;
- Pour en savoir plus :
- transcription des hiéroglyphes ;
- translittération des hiéroglyphes ;
- lexique d'égyptien hiéroglyphique ;
- grammaire d'égyptien hiéroglyphique ;
- tracé des hiéroglyphes ;
- classification des hiéroglyphes ;
- exemples de Hiéroglyphes ;
- Égypte antique ;
- pictogramme, idéogramme, logogramme ;
- écriture ;
- SignWriting
- module d'insertion de hiéroglyphes dans les articles de Wikipédia.
Liens externes
- [http://www.lib.uchicago.edu/cgi-bin/eos/eos_page.pl?DPI=100&callnum=PJ1135.C45&ident=1 Grammaire égyptienne de Champollion en ligne] (Édition 1836)
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Ancien Empire égyptien
Ancien empire catégorie:Histoire de l'Égypte antique
L'Ancien Empire égyptien est considéré par beaucoup, et même par les égyptiens des périodes antiques plus tardives, comme l'âge d'or de la civilisation pharaonique.
La centralisation amorcée sous les dynasties thinites, va permettre des développements artistiques et architecturaux, tandis que se sont regroupées autour du roi toutes les ressources du pays.
L'Ancien empire couvre une période allant des environs de 2700 à 2200 avant l'ère chrétienne et est formé de quatre dynasties :
- (2700 à 2620)
- (2620 à 2508)
- (2508 à 2350)
- (2350 à 2200)
C'est l'époque des premières pyramides. D'abord de la pyramide à degrés à Saqquarah sous le règne Djoser, puis des trois pyramides monumentales du plateau de Gizeh (celle de Khéops, Khéphren et Mykérinos).
Il s'agit aussi d'une période d'expansion territoriale avec vers 2650 avant l'ère chrétienne la conquête du Sinaï par Djoser et vers 2300, la conquête de la Nubie par Pépi I.
Pépi I
On considère cette période comme une période de fermeture sur l'extérieur mais qui n'empêchera pas les égyptiens de se développer d'eux-mêmes. Les nobles et les notables sont enterrés dans des mastabas, et l'on y voit un art raffiné, sans toutefois égaler celui du Nouvel Empire égyptien. La capitale est à Memphis et le dieu impérial est Ptah, mais aussi le dieu soleil Rê, auquel les pharaons s'identifient lors de sa course quotidienne et son combat contre les forces destructrices de la nuit. Les rois sont enterrés surtout à Saqqarah et en Abydos, cité sainte d'Ounnéfer-Osiris. Des temples solaires, « les demeures des millions d'années », sont édifiés pour rendre hommage aux rois en adorant son Ka durant et après sa vie. Vers 2350 avant l'ère chrétienne, apparaissent les premières traces des textes des pyramides à Saqqarah sous le règne du roi Ounas.
Cette période est marquée par la montée en puissance des nomarques et princes locaux par rapport au pouvoir central usé, entre autres, par le long règne de Pépi II. Commence alors une période de décadence qui mènera l'Égypte, après le règne de la mystérieuse pharaonne Nitokris, à la I période intermédiaire. L'invasion du Delta par un peuple asiatique marquera la fin de l'Ancien Empire.
Rois et reines illustres de l'Ancien Empire
- Djoser
- Snéfrou
- Khéops
- Khéphren
- Mykérinos
- Pépi II
- Nitokris
L'art de l'Ancien Empire
L'Ancien Empire, c'est l'époque des grandes pyramides et de la création du scribe accroupi. Mais c'est surtout, pour la plupart des historiens de l'art, l'apogée de l'art egyptien, qui atteint alors une perfection inégalée. Le pays enfin unifié, cohérent, sous l'emprise d'une administration forte réalise d'immenses ouvrages, que ce soit dans l'architecture ou la sculpture.
‘‘Voir l'article détaillé sur l'art de l'Ancien Empire.
ToutânkhamonCatégorie:Pharaon
Catégorie:XVIIIe dynastie égyptienne
Lorsque, le 5 novembre 1922, l'archéologue britannique Howard Carter découvre la sépulture de Toutankhamon et ses incroyables richesses, il offre à un jeune souverain de la (Nouvel Empire) au règne bien effacé l'occasion unique d'entrer dans l'histoire.
Histoire
Toutankhaton (son nom de naissance) serait né à Thèbes ou à Amarna où il grandit. Son nom signifie « L'image vivante du dieu Aton », c'est-à-dire une réincarnation terrestre d'Aton. Il grandit dans le cercle de la famille royale, et peut-être était-il le frère du roi Smenkhkaré, un prince thébain (si ce n'est pas Néfertiti) ou le neveu ou un cousin d'Akhénaton. Ses origines restent cependant obscures et durant le règne des souverains amarniens précédents il est effacé.
Lorsqu'il succède à Smenkhkarê, vers 1354 avant l'ère chrétienne, Toutankhamon n'est encore qu'un enfant de 9 ans. Il est légitimé en épousant (c'est par les femmes que se transmet le sang royal) Ankhesenpaaton, la troisième fille de Néfertiti et d'Aménophis IV, qui sera son épouse royale sous le nom de Ankesenamon.
Trop jeune pour régner, c'est le divin père Aÿ et le général Horemheb qui détiennent le véritable pouvoir administratif et militaire. Le manipulant, ils lui font restaurer le culte amonien et quitter Akhetaton pour retourner à Thèbes puis à Memphis. Il modifie son nom en Toutankhamon tandis que son épouse devient Ankhésenpaamon. Il ne semble pas que le couple royal abandonne définitivement la religion atonienne comme en témoigne le trône où l'on peut apercevoir Aton le disque tendre la croix de vie au pharaon et à sa femme.
Toutankhamon établit la restauration des temples endommagés sous l'épisode amarnien et se fit ériger à l'ouest de Thèbes un nouveau temple. Il n'eut pas le temps de se faire construire sa demeure d'éternité, disparaissant brusquement en -1346, à 18 ans, sans héritier et avec lui disparaît la lignée Ahmosis. Il fut enseveli à la hâte dans une petite tombe qui n'avait pas été construite pour lui.
La tombe itinialement prévue pour lui allait devenir celle de son successeur Aÿ. Sur les raisons de sa mort, nous ne savons rien si ce n'est que l'examen de sa momie a révélé une blessure au bas du crâne qui pourrait laisser supposer qu'il ne mourut pas d'une mort naturelle. Certains allèrent même jusqu'à avancer que son décès aurait été provoqué par des coups reçus à l'arrière du crâne par quelqu'un agissant sur l'ordre d'un de ses deux successeurs. Les derniers indices relevés lors d'un examens au scanner de la momie, en février/mars 2005, laissent supposer qu'il serait mort des suites d'une infection généralisée provoquée par une plaie au niveau des jambes. Tétanos, septicémie ? Ankhésenpaamon supplia le roi hittite Suppiluliuma de lui envoyer un fils, pour monter sur le trône, ce qu'il accepta en faisant partir le prince Zannanzach qui n'arriva jamais. Cette requête fut sans doute considérée comme une trahison par Aÿ et Horemheb, et la veuve disparaît sans laisser de trace.
Aÿ succéda au jeune pharaon pendant deux ans puis Horemheb et avec lui la lignée des ramessides
Nom d'Horus
- Ka-nakht-tout-mesout
- « Taureau puissant, celui qui est beau de naissance ».
Nom de Nebty
- Néfer-hépou-segereh-taouy sehetep-netcherou nebou
- « Celui dont les lois sont parfaites, qui pacifie les Deux Terres et satisfait tous les dieux ».
Nom d'Horus d'or
- Outjes-khaou sehetep-netcherou
- « Celui qui porte les couronnes, qui réjouit les dieux ».
Nom de Nesout-bit (Nom de couronnement)
- Nesout bity Nebkheperourê
- « Roi de Haute et Basse Égypte, le maître des transformations de Rê ».
Nom de Sa-Rê (Nom de naissance)
- Sa Rê : Toutankhamon héqa iounou shemaou
- « Fils de Rê, Image vivante d'Amon, Souverain de l'Héliopolis du sud »
Galerie
Image:Ägyptischer Maler um 1350 v. Chr. 001.jpg|Couvercle de coffre en ivoire à l'éffigie Toutankhamon et de sa reine.
Image:Ägyptischer Maler um 1355 v. Chr. 001.jpg|Coffre du tombeau de Toutankhamon : bataille de Toutankhamon contre les Asiatiques.
Image:Tutanchamun Maske.jpg|Masque d'or de Toutankhamon.
Image:Egypt.KV62.01.jpg|Tombe de Toutankhamon dans la Vallée des Rois.
ja:ツタンカーメン
th:ฟาโรห์ตุตันคามุน
Maât
Dans la mythologie égyptienne, Maât est la déesse de l'ordre, de l'équilibre du monde et de la justice, aussi légère qu'une plume.
Maât est une entité symbolisant la norme universelle: l'équilibre établi par le Créateur, la justice qui permet d'agir selon le droit, l'ordre qui fait conformer les actes de chacun aux lois, la vérité, la droiture et la confiance.
Fille de Rê (dieu solaire et créateur) et compagne de Thot (dieu érudit ayant enseigné les hiéroglyphes aux hommes) elle assure l'équilibre cosmique et c'est donc grâce à elle que le monde fonctionne.
Le premier devoir de pharaon est de faire respecter la loi de Maât dans toute l'Égypte,
Dans les faits, c'est le rôle du Vizir que de rendre la justice au nom de Maât et donc de pharaon :
::« Pratique la justice et tu dureras sur terre.
::Apaise celui qui pleure; n'opprime pas la veuve;
::Ne chasse point un homme de la propriété de son père.
::Ne porte point atteint aux grands dans leur possession.
::Garde toi de punir injustement. »
::(Cité par François Daumas dans « La civilisation de l'Egypte pharaonique » éd. Arthaud 1965)
Dans la pesée de l'âme, aussi légère qu'une plume, elle est le contrepoids du cœur qui doit être aussi léger qu'elle pour que le Ka (âme) du défunt puisse accéder au monde des bienheureux. Elle est représentée par une femme coiffée de la plume d'autruche ou simplement par cette plume elle-même.
Autre orthographe: Maat
Maat
Maat
MAAT est egalement un groupe de rock francais !
Nom de NebtyCatégorie:Index égyptologique
Catégorie:Index égyptologique
Le nom de Nebty (Les deux maîtresses ou Les deux dames) est l'un des noms qui rentre dans la composition de la titulature des pharaons.
Le nom de Nebty place le roi sous la protection des deux déesses tutélaires, Nekhbet, le vautour blanc de Haute-Égypte et Ouadjet, le cobra de Basse-Égypte. Il commence par le hiéroglyphe nebty (ou nubti).
Il commence toujorus par les hiéroglyphes nbty :
nbty-...
Exemple de nom de Nebty de quelques pharaons :
- Toutânkhamon : « Nebty néfer-hépou-segereh-taouy sehetep-netcherou nebou » (Nebty dont les lois sont parfaites, qui pacifie les Deux Terres et satisfait tous les dieux)
- Amenhotep III : « Nebty semene hep segereh taoue » (Nebty qui établit les lois et apaise le Double Pays)
Les cinq noms utilisés à partir du roi Khéphren :
- Le nom d'Horus
- Le nom de Nebty
- Le nom d'Horus d'or
- Le nom de Nesout-bit
- Le nom de Sa-Rê
Voir aussi : Titulature
NekhbetCatégorie:Index égyptologique Catégorie:Divinité égyptienne
Dans la mythologie égyptienne, Nekhbet est une déesse vautour originaire de El Kab (Nekheb en égyptien) dans la Haute-Égypte.
Haute-Égypte
Dans son rôle de protectrice du pharaon, elle est associée à la déesse cobra Ouadjet symbole de Basse-Égypte. Elles forment donc ensemble le symbole redondant des deux terres (le nord et le sud) réunies au nom de pharaon. Elles étaient toutes deux présentes sur le diadème du roi. Nekhbet était alors représentée sous la forme d'une tête de vautour. Lors qu'elle était représentée sur les parois des temples ou des tombeaux, elle apparaissait sous les traits d'une femme portant la couronne blanche de Haute-Égypte, ou sous la forme d'un vautour étendant ses ailes protectrices.
Toujours aux côtés de la déesse cobra Ouadjet, elles sont « les deux maîtresses » (ou « les deux dames ») introduisant le nom de Nebty, deuxième nom de la titulature des pharaons.
Autre orthographe : Nékhbet
Haute-Égypte
Catégorie:Index égyptologique
Contrairement à ce que son nom laisse penser, la Haute-Égypte n'est pas la région située au haut des cartes modernes de l'Égypte (orienté sud-nord). De tout temps, le Nil ayant été l'axe de préoccupation principale des égyptiens, c'est donc a lui que fait référence le haut. Le Nil prenant sa source au sud de l'Égypte, et se jetant dans la Méditerranée dans le Delta au nord, il est logique (selon la loi de l'écoulement des fleuves) que le sud du pays soit plus haut (en altitude) que le nord. C'est pourquoi la Haute-Égypte correspond a la partie sud de l'Égypte, de la nécropole thébaine jusqu'au haut barrage d'Assouan et le début de la Nubie.
Villes de Haute-Égypte:
- Louxor
- Isna
- Edfou
- Kom-Ombo
- Assouan
Sites archéologiques:
- Nécropole thébaine
- Vallée des rois
- Vallée des reines
- Vallée des nobles
- Louxor
- Temple de Louxor
- Temple de Karnak
- Temple de Kom-Ombo
- Philaé
- Temple de Philaé
Régions d'Égypte, du nord au sud:
- Basse-Égypte (et le Delta)
- Moyenne-Égypte
- Haute-Égypte
- Nubie
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Égypte | Géographie | Géographie de l'Égypte | Égypte antique
Basse-Égypte
Catégorie:Index égyptologique
L'Égypte se définit essentiellement par rapport au Nil. La Basse-Égypte est donc « basse » par référence au sens de l'écoulement du fleuve (du sud, plus haut, vers le nord, en aval) et donc à son altitude. Son relief est également peu accusé.
C'est la partie la plus au nord de l'Égypte, depuis la Méditerranée, avec le delta du Nil, jusqu'à la région du Fayoum avec Le Caire.
Géographie
Villes de Basse-Égypte :
- Alexandrie,
- Le Caire (capitale de l'Égypte contemporaine),
- Port Saïd,
- Suez.
Histoire
Sites archéologiques :
- Canope,
- Gizeh,
- Héliopolis,
- Memphis,
- Saqqarah,
- Saïs,
Autres régions d'Égypte
Régions d'Égypte, du nord vers le sud, en remontant le Nil :
- Basse-Égypte (et le delta),
- Moyenne-Égypte,
- Haute-Égypte,
- Nubie.
Articles connexes
- Égypte
- Géographie
- Géographie de l'Égypte
- Égypte antique
ToutânkhamonCatégorie:Pharaon
Catégorie:XVIIIe dynastie égyptienne
Lorsque, le 5 novembre 1922, l'archéologue britannique Howard Carter découvre la sépulture de Toutankhamon et ses incroyables richesses, il offre à un jeune souverain de la (Nouvel Empire) au règne bien effacé l'occasion unique d'entrer dans l'histoire.
Histoire
Toutankhaton (son nom de naissance) serait né à Thèbes ou à Amarna où il grandit. Son nom signifie « L'image vivante du dieu Aton », c'est-à-dire une réincarnation terrestre d'Aton. Il grandit dans le cercle de la famille royale, et peut-être était-il le frère du roi Smenkhkaré, un prince thébain (si ce n'est pas Néfertiti) ou le neveu ou un cousin d'Akhénaton. Ses origines restent cependant obscures et durant le règne des souverains amarniens précédents il est effacé.
Lorsqu'il succède à Smenkhkarê, vers 1354 avant l'ère chrétienne, Toutankhamon n'est encore qu'un enfant de 9 ans. Il est légitimé en épousant (c'est par les femmes que se transmet le sang royal) Ankhesenpaaton, la troisième fille de Néfertiti et d'Aménophis IV, qui sera son épouse royale sous le nom de Ankesenamon.
Trop jeune pour régner, c'est le divin père Aÿ et le général Horemheb qui détiennent le véritable pouvoir administratif et militaire. Le manipulant, ils lui font restaurer le culte amonien et quitter Akhetaton pour retourner à Thèbes puis à Memphis. Il modifie son nom en Toutankhamon tandis que son épouse devient Ankhésenpaamon. Il ne semble pas que le couple royal abandonne définitivement la religion atonienne comme en témoigne le trône où l'on peut apercevoir Aton le disque tendre la croix de vie au pharaon et à sa femme.
Toutankhamon établit la restauration des temples endommagés sous l'épisode amarnien et se fit ériger à l'ouest de Thèbes un nouveau temple. Il n'eut pas le temps de se faire construire sa demeure d'éternité, disparaissant brusquement en -1346, à 18 ans, sans héritier et avec lui disparaît la lignée Ahmosis. Il fut enseveli à la hâte dans une petite tombe qui n'avait pas été construite pour lui.
La tombe itinialement prévue pour lui allait devenir celle de son successeur Aÿ. Sur les raisons de sa mort, nous ne savons rien si ce n'est que l'examen de sa momie a révélé une blessure au bas du crâne qui pourrait laisser supposer qu'il ne mourut pas d'une mort naturelle. Certains allèrent même jusqu'à avancer que son décès aurait été provoqué par des coups reçus à l'arrière du crâne par quelqu'un agissant sur l'ordre d'un de ses deux successeurs. Les derniers indices relevés lors d'un examens au scanner de la momie, en février/mars 2005, laissent supposer qu'il serait mort des suites d'une infection généralisée provoquée par une plaie au niveau des jambes. Tétanos, septicémie ? Ankhésenpaamon supplia le roi hittite Suppiluliuma de lui envoyer un fils, pour monter sur le trône, ce qu'il accepta en faisant partir le prince Zannanzach qui n'arriva jamais. Cette requête fut sans doute considérée comme une trahison par Aÿ et Horemheb, et la veuve disparaît sans laisser de trace.
Aÿ succéda au jeune pharaon pendant deux ans puis Horemheb et avec lui la lignée des ramessides
Nom d'Horus
- Ka-nakht-tout-mesout
- « Taureau puissant, celui qui est beau de naissance ».
Nom de Nebty
- Néfer-hépou-segereh-taouy sehetep-netcherou nebou
- « Celui dont les lois sont parfaites, qui pacifie les Deux Terres et satisfait tous les dieux ».
Nom d'Horus d'or
- Outjes-khaou sehetep-netcherou
- « Celui qui porte les couronnes, qui réjouit les dieux ».
Nom de Nesout-bit (Nom de couronnement)
- Nesout bity Nebkheperourê
- « Roi de Haute et Basse Égypte, le maître des transformations de Rê ».
Nom de Sa-Rê (Nom de naissance)
- Sa Rê : Toutankhamon héqa iounou shemaou
- « Fils de Rê, Image vivante d'Amon, Souverain de l'Héliopolis du sud »
Galerie
Image:Ägyptischer Maler um 1350 v. Chr. 001.jpg|Couvercle de coffre en ivoire à l'éffigie Toutankhamon et de sa reine.
Image:Ägyptischer Maler um 1355 v. Chr. 001.jpg|Coffre du tombeau de Toutankhamon : bataille de Toutankhamon contre les Asiatiques.
Image:Tutanchamun Maske.jpg|Masque d'or de Toutankhamon.
Image:Egypt.KV62.01.jpg|Tombe de Toutankhamon dans la Vallée des Rois.
ja:ツタンカーメン
th:ฟาโรห์ตุตันคามุน
Nekhtnebef IerCatégorie:Index égyptologique
Catégorie:Pharaon
Catégorie:XXXe dynastie égyptienne
Nectanébo (Kheperka Rê) est un des dernier Égyptiens sur le trône de l'Égypte. Il se montre très actif, restaurant les temples ruinés dans tout le pays: Louxor, Philae.
L'armée égyptienne est renforcée.
Depuis 365, Nectanébo a associé au trône son fils Téos (362-360)
Téos
Nom d'Horus d'orCatégorie:Index égyptologique
Le nom d'Horus d'or est l'un des noms qui rentra dans la composition de la titulature des pharaons à partir du roi Kheops.
Le nom d'Horus d'or lie le roi à l'Horus solaire et céleste. Il commence par le hiéroglyphe Her-ne-neb.
Exemple de noms d'Horus d'or de quelques pharaons :
- Toutânkhamon : « Her-ne-neb outjes-khaou sehetep-netcherou » (L'Horus d'Or qui porte les couronnes, qui réjouit les dieux)
- Amenhotep III : « Her-ne-neb âa khepesh houe Setye » (L'Horus d'Or à la grande puissance qui terrasse les Asiatiques)
- Nekhtnebef Ier : « Her-ne-neb Ir meret netchru » (L'Horus d'Or qui agit selon le désir des dieux)
Les cinq noms utilisés à partir du roi Khéphren :
- Le nom d'Horus
- Le nom de Nebty
- Le nom d'Horus d'or
- Le nom de Nesout-bit
- Le nom de Sa-Rê
Voir aussi : Titulature
Horus
Horus est le nom grec du dieu égyptien Hor, qui signifie (Celui qui est au-dessus) ou (Celui qui est loin), un dieu à multiples facettes de la mythologie égyptienne. Il a une tête de faucon portant la double couronne et auréolée d'un disque solaire.
Dans le mythe osirien, il est le fils d'Ausar (Osiris) et d'Aset (Isis). Osiris, assassiné par son frère Seth, est ramené à la vie, le temps d'une union, grâce aux efforts conjugés d'Isis et de Nephtys. C'est de cette union miraculeuse que naîtra Horus.
Pour venger la mort de son père Osiris, il affrontera son oncle Seth, le vaincra et recevra le trône d'Égypte en héritage, mais sera sans cesse remis en difficulté par Seth. Il est par-là même le premier des pharaons. Les rois d'Égypte sont considérés comme les incarnations du dieu Horus. À l'opposé de Seth qui représente le Mal, Horus incarne le principe du Bien, mais il ne faut pas réduire la vision complexe des égyptiens au dualisme moderne.
Lors de son combat avec Seth, il perdit son œil, mais le retrouva par la suite grâce à Thot. Appelé « Oudjat », cet œil représente la victoire du bien sur le mal. Porté sous forme d'amulette, il rendait invincible et apportait la clairvoyance.
Les quatre fils d'Horus représentés sur les vases canopes sont :
- Amset (L'homme)
- Hâpi (Le babouin)
- Douamoutef (Le chacal)
- Kébehsénouf (Le faucon)
Seth et Horus, une lutte sans fin !
Kébehsénouf
À Horus, fils et héritier d'Osiris, la couronne d'Égypte revient de droit. Mais Seth, jaloux, s'en empare par la force. Horus, appuyé de sa mère Isis, fait convoquer le tribunal des dieux à toute fin de régler ce contentieux. Rê préside, tandis que Thot tient le rôle du greffier.
Quatre-vingts ans s'écoulent pourtant sans que le débat ait progressé ! Le tribunal est même partagé entre les tenants de la royauté légitime (revenant à Horus), et Rê qui voit en Seth son perpétuel défenseur contre Apopis ! Les débats, qui tournent en rond, nécessitent un avis extérieur. C'est donc à Neith, déesse de Saïs, réputée pour son infinie sagesse, que Thot s'adresse. Sa réponse est sans ambiguïté : la couronne revient à Horus. Cependant pour ne pas pénaliser Seth, Neith propose de lui offrir les déesses Anat et Astarté comme épouses.
Si le tribunal se réjouit de cette solution, Rê, lui, reste sceptique. Horus ne serait-il pas un peu jeune pour assumer la direction du royaume ? Isis, excédée par tant de tergiversations, propose de déplacer les débats à Héliopolis devant Atoum et Képri. Le ton monte ! Seth, furieux, s'y oppose et ordonne que les débats se fassent en l'absence d'Isis. Mais c'était compter sans la ténacité de la déesse.
Elle se réintroduit dans l'enceinte du tribunal sous les traits d'une belle jeune femme qui ne manque pas d'attirer rapidement l'attention de Seth. Tous deux finissent même par converser. Troublé par tant de beauté, Seth s'égare dans des propos compromettants, reconnaissant même sous la cape la légitimité filiale d'Horus ! « La rusée » Isis se dévoile alors. Le coup de théâtre laisse Seth sans voix. Quant à Rê, il a pu juger de l'imprudence de Seth, qui se confia sans prendre garde à une inconnue. Aussi la couronne revient-elle à Horus des mains de Rê lui-même.
Mais Seth, éternel jaloux, ne semble pas décidé à en rester là. Il propose à Horus des jeux sportifs. Parmi eux, une épreuve aquatique où les deux dieux se transforment en hippopotames. À celui qui restera le plus longtemps sous l'eau de devenir roi ! Mais Isis, qui suit de près les mésaventures de son fils, perturbe la partie et s'attire au final le mécontentement des deux protagonistes ! Les trois dieux se déchirent en violentes disputes.
Rê, désespérant d'assister enfin à une réconciliation, les invite à faire la paix autour d'un banquet. Mais une fois encore, les réjouissances tournent court ! Les luttes ne cessent de se multiplier. Osiris, resté silencieux, intervient alors et met directement en cause le tribunal qu'il juge trop laxiste. En tant que dieu de la végétation, il menace de couper les vivres à l'Égypte ! Les dieux, bousculés par tant d'autorité, ne tardent pas à rendre un verdict favorable à Horus. Mais Seth n'est pas oublié. Placé aux côtés de Rê, il devient « celui qui hurle dans le ciel » pour que soit fait place devant le dieu créateur.
Les six rois-dieux sont dans l'ordre
# Rê,
# Shou,
# Geb,
# Osiris,
# Horus,
# Thot (incertain).
Voir aussi
- Astrologie égyptienne
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:Divinité égyptienne
ja:ホルス
ko:호루스
Amenhotep III
Aménophis III (Amenhotep III ) fut le neuvième pharaon de la (période du Nouvel Empire). Il régna durant 38 ans, de -1408 à vers -1370.
Son père était le Pharaon Thoutmôsis IV. Il prit sa place à sa mort en -1408. Son fils Aménophis IV (Akhénaton), qu'il a eu avec la reine Tiyi, lui succédera aux environs de -1375.
Évènements sous son règne
-1375
- En l'an 2 de son règne (-1406), il prit pour épouse Tiyi qui devient la Grande épouse royale
- Le scribe du roi, Aménophis, fils de Hapou, favori et « Premier ministre » de fait.
- Merymose, vice-roi de Couch après Aménophis.
- Bakenkhonsou, grand prêtre d’Amon
- Aménophis III mène l’Égypte à l’apogée de sa puissance. Ce n’est pas un guerrier. Durant son long règne, une seule expédition militaire est attestée en Nubie en l’an 5 de son règne, pour réprimer une révolte.
- En Orient, devant la menace hittite, un jeu diplomatique se développe : l’Égypte et le Mitanni restent alliés. Aménophis III épouse Gilu-Hepa, sa cousine, fille du roi du Mitanni Shuttarna II (an 10). Il conclut également un traité d’amitié avec le roi de Babylone et un traité de commerce avec le roi d’Alasia (Chypre). Un droit international apparaît, influencé par le Code d’Hammourabi (la langue diplomatique est l’akkadien).
Économie et société
- L’Égypte, grâce à l’or nubien, est la première puissance financière du monde.
- Développement des grandes villes en Égypte, surtout celles qui sont résidences royales (Thèbes, Memphis).
- Les Shardanes, peut-être originaires de Sardes, en Asie Mineure, sont employés comme mercenaires d’élite par Aménophis III.
Arts, cultures et religions
Il fait agrandir considérable le complexe de Karnak en y faisant construire le temple de Louxor par son architecte Amenhotep fils de Hapou (qui, à l'instar d'Imhotep, l'architecte de Djéser, sera divinisé à titre posthume). L'élégance des formes architecturales et des proportions culmine alors (colonnes florales fasciculées). Il fait également construire un immense temple funéraire en face de Thèbes dont il ne reste aujourd'hui que les colosses dit « de Memnon ». On note sous son règne un raffinement des formes de l'art officiel (statuaire, relief, peinture).
L'ouverture du pays se poursuit sous le règne Aménophis III et on assiste a une syncrétisme religieux entre les dieux d'Égypte et d'Asie. Le roi du Mitanni envoie à Aménophis la statue miraculeuse de la déesse Ishtar de Ninive. On considère parfois qu'Aménophis III est l'un des initiateurs de l'art amarnien.
Titulature
Nom d'Horus
- Transcription : Kanekhet khaim-Maât .
Nom de Sa-Rê
- Hiéroglyphes : <-ra-nb-C10->
- Transcription : Neb Maât Rê.
- Traduction : « Rê est le possesseur de Maât ».
Nom de naissance
- Transcription : Amenhotep heqa Ouaset.
- Traduction : « Amon est satisfait, Régent de Thèbes ».
Articles connexes
- Colosses de Memnon
- Égypte antique
- Pharaon
Amenophis 03
Amenophis 03
Amenophis 03
Nom de Nesout-bitCatégorie:Index égyptologique
Le nom de Nesout-bity (« Celui qui appartient au jonc et à l'abeille ») est l'un des noms qui rentra dans la composition de la Titulature des pharaons à partir du roi Khéphren.
Le nom de Nesout-bity, traduit par les égyptologues par « Roi de Haute et Basse Égypte », assimile le roi à la flore et à la faune symboliques des deux parties du royaume. Ce nom, qui commence par les hiéroglyphes du jonc (sout) et de l'abeille (bit) est suivi d'un nom en rapport avec le dieu Rê et protégé par un cartouche.
Ce nom est également appelé praenomen « prénom » (bien qu'il n'ait rien à voir avec le prénom moderne) ou encore « nom de couronnement ».
Il commence toujours par :
sw:t-bit:t-<-ra-SPACE:...:SPACE->
Exemple de noms de Nesout-bity de quelques pharaons :
- Toutânkhamon : « Neb kheperou Rê » (Le maître des transformations de Rê)
- Amenhotep III : « Neb Maât Rê » (Rê est le seigneur de la vérité)
- Nekhtnebef Ier : « Kheper ka Rê » (L'esprit de Rê renaît)
Les cinq noms utilisés à partir du roi Khéphren :
- Le nom d'Horus
- Le nom de Nebty
- Le nom d'Horus d'or
- Le nom de Nesout-bity
- Le nom de Sa-Rê
Voir aussi : Titulature
ToutânkhamonCatégorie:Pharaon
Catégorie:XVIIIe dynastie égyptienne
Lorsque, le 5 novembre 1922, l'archéologue britannique Howard Carter découvre la sépulture de Toutankhamon et ses incroyables richesses, il offre à un jeune souverain de la (Nouvel Empire) au règne bien effacé l'occasion unique d'entrer dans l'histoire.
Histoire
Toutankhaton (son nom de naissance) serait né à Thèbes ou à Amarna où il grandit. Son nom signifie « L'image vivante du dieu Aton », c'est-à-dire une réincarnation terrestre d'Aton. Il grandit dans le cercle de la famille royale, et peut-être était-il le frère du roi Smenkhkaré, un prince thébain (si ce n'est pas Néfertiti) ou le neveu ou un cousin d'Akhénaton. Ses origines restent cependant obscures et durant le règne des souverains amarniens précédents il est effacé.
Lorsqu'il succède à Smenkhkarê, vers 1354 avant l'ère chrétienne, Toutankhamon n'est encore qu'un enfant de 9 ans. Il est légitimé en épousant (c'est par les femmes que se transmet le sang royal) Ankhesenpaaton, la troisième fille de Néfertiti et d'Aménophis IV, qui sera son épouse royale sous le nom de Ankesenamon.
Trop jeune pour régner, c'est le divin père Aÿ et le général Horemheb qui détiennent le véritable pouvoir administratif et militaire. Le manipulant, ils lui font restaurer le culte amonien et quitter Akhetaton pour retourner à Thèbes puis à Memphis. Il modifie son nom en Toutankhamon tandis que son épouse devient Ankhésenpaamon. Il ne semble pas que le couple royal abandonne définitivement la religion atonienne comme en témoigne le trône où l'on peut apercevoir Aton le disque tendre la croix de vie au pharaon et à sa femme.
Toutankhamon établit la restauration des temples endommagés sous l'épisode amarnien et se fit ériger à l'ouest de Thèbes un nouveau temple. Il n'eut pas le temps de se faire construire sa demeure d'éternité, disparaissant brusquement en -1346, à 18 ans, sans héritier et avec lui disparaît la lignée Ahmosis. Il fut enseveli à la hâte dans une petite tombe qui n'avait pas été construite pour lui.
La tombe itinialement prévue pour lui allait devenir celle de son successeur Aÿ. Sur les raisons de sa mort, nous ne savons rien si ce n'est que l'examen de sa momie a révélé une blessure au bas du crâne qui pourrait laisser supposer qu'il ne mourut pas d'une mort naturelle. Certains allèrent même jusqu'à avancer que son décès aurait été provoqué par des coups reçus à l'arrière du crâne par quelqu'un agissant sur l'ordre d'un de ses deux successeurs. Les derniers indices relevés lors d'un examens au scanner de la momie, en février/mars 2005, laissent supposer qu'il serait mort des suites d'une infection généralisée provoquée par une plaie au niveau des jambes. Tétanos, septicémie ? Ankhésenpaamon supplia le roi hittite Suppiluliuma de lui envoyer un fils, pour monter sur le trône, ce qu'il accepta en faisant partir le prince Zannanzach qui n'arriva jamais. Cette requête fut sans doute considérée comme une trahison par Aÿ et Horemheb, et la veuve disparaît sans laisser de trace.
Aÿ succéda au jeune pharaon pendant deux ans puis Horemheb et avec lui la lignée des ramessides
Nom d'Horus
- Ka-nakht-tout-mesout
- « Taureau puissant, celui qui est beau de naissance ».
Nom de Nebty
- Néfer-hépou-segereh-taouy sehetep-netcherou nebou
- « Celui dont les lois sont parfaites, qui pacifie les Deux Terres et satisfait tous les dieux ».
Nom d'Horus d'or
- Outjes-khaou sehetep-netcherou
- « Celui qui porte les couronnes, qui réjouit les dieux ».
Nom de Nesout-bit (Nom de couronnement)
- Nesout bity Nebkheperourê
- « Roi de Haute et Basse Égypte, le maître des transformations de Rê ».
Nom de Sa-Rê (Nom de naissance)
- Sa Rê : Toutankhamon héqa iounou shemaou
- « Fils de Rê, Image vivante d'Amon, Souverain de l'Héliopolis du sud »
Galerie
Image:Ägyptischer Maler um 1350 v. Chr. 001.jpg|Couvercle de coffre en ivoire à l'éffigie Toutankhamon et de sa reine.
Image:Ägyptischer Maler um 1355 v. Chr. 001.jpg|Coffre du tombeau de Toutankhamon : bataille de Toutankhamon contre les Asiatiques.
Image:Tutanchamun Maske.jpg|Masque d'or de Toutankhamon.
Image:Egypt.KV62.01.jpg|Tombe de Toutankhamon dans la Vallée des Rois.
ja:ツタンカーメン
th:ฟาโรห์ตุตันคามุน
Nekhtnebef IerCatégorie:Index égyptologique
Catégorie:Pharaon
Catégorie:XXXe dynastie égyptienne
Nectanébo (Kheperka Rê) est un des dernier Égyptiens sur le trône de l'Égypte. Il se montre très actif, restaurant les temples ruinés dans tout le pays: Louxor, Philae.
L'armée égyptienne est renforcée.
Depuis 365, Nectanébo a associé au trône son fils Téos (362-360)
Téos
Nom de Sa-RêCatégorie:Index égyptologique
Catégorie:Index égyptologique]
Le nom de Sa-Rê (Le fils de Rê) est l'un des noms qui rentra dans la compositions de la titulature des pharaons à partir du roi Khéphren.
Le nom de Sa-Rê rattache charnellement pharaon à la puissance cosmique de l'univers. Ce nom commence par les hiéroglyphes du canard (sa) et le soleil (Rê), et est suivi du nom de naissance du pharaon inscrit dans un cartouche. Sa-Rê signifie littéralement, « fils du soleil Rê ».
On appel également ce nom, le nomen « nom » ou encore « nom de naissance ».
Image:Sa-re.png
Exemple de noms de Sa-Rê de quelques pharaons:
- Toutânkhamon : « Toutânkhamon héqa iounou shemaou » (Image vivante d'Amon, Souverain de l'Héliopolis du sud)
- Nekhtnebef Ier : « Nekht neb ef » (Nekhtnebef)
- Amenhotep III : « Imen hetep héqa Ouaset » (Amenhotep Héqaouset)
Il commence toujours par :
zA-ra:.-<-SPACE:...:SPACE->
Les cinq noms utilisés à partir du roi Khéphren.
- Le nom d'Horus
- Le nom de Nebty
- Le nom d'Horus d'or
- Le nom de Nesout-bit
- Le nom de Sa-Rê
Voir aussi : Titulature
Rê ko:라 (신화) ja:ラー
Re catégorie:mythologie égyptienne
Rê (avec un accent circonflexe, ou Ra, sans accent), dieu de la mythologie égyptienne, est le Soleil à son zénith. Devenant la divinité principale sous l'Ancien Empire, il a « solarisé » d'autres dieux. Voyageant dans sa barque, il est le créateur de l'univers, le premier de l'ennéade d'Héliopolis. Après avoir régné longtemps, il est écœuré par l'ingratitude des hommes, aussi décide-t-il de se retirer sur le corps de sa fille Nout.
Rê voyage chaque jour à travers le ciel à bord de sa barque sacrée (parcours du Soleil), et chaque nuit aux travers des mondes souterrains (les enfers). Chaque lever de soleil était une victoire remportée par Rê sur les « forces des ténèbres ». Peut-être est-ce là l'explication apportée par les Égyptiens aux phénomènes d'éclipses du Soleil, qui seraient autant de défaites momentanées du dieu sur les ténèbres.
Les « forces des ténèbres » sont représentées par le serpent Apophis, qui cherche chaque nuit à avaler le monde pour le plonger dans les ténèbres. Rê est épaulé dans son combat par Seth, divinité guerrière particulièrement crainte. C'est l'un des rares mythes où Seth a un rôle positif, et les pharaons qui le prendront comme dieu protecteur n'auront de cesse de le rappeler.
Pharaon, après sa mort, prend place sur la barque de Rê pour rejoindre le royaume des morts.
Rê est représenté sous les traits d'un homme à tête de faucon portant le disque solaire sur la tête.
À partir du roi Khéphren, tous les pharaons incluront dans leur titulature le nom de Sa-Rê (« Le fils de Rê ») qui précède le nom de naissance du pharaon inscrit dans un cartouche. Il a pour but de rattacher charnellement le pharaon à la puissance cosmique de l'univers, Rê.
Les six rois-dieux sont dans l'ordre :
# Rê,
# Shou,
# Geb,
# Osiris,
# Horus,
# Thot (incertain).
CartoucheCatégorie:Index égyptologique
# Une cartouche est un conteneur ;
# Une cartouche est ensemble permettant de charger une arme ;
# Un cartouche est un symbole hiéroglyphique par extension du sens précédent ; le terme au masculin est également utilisé en dessin technique et dans le langage héraldique ;
# Louis Dominique Cartouche était un célèbre contrebandier français. De sa vie ont été tirés des films portant son nom ;
# Une cartouche est un support de jeu vidéo.
Symbole hiéroglyphique
jeu vidéo
Un cartouche (shenou en égyptien) est un symbole hiéroglyphique, de forme allongée et fermé par un nœud, qui contient le nom d'un Pharaon. Il symbolise tout ce que le soleil entoure, c'est-à-dire l'univers et a pour fonction de protéger le nom de Pharaon. Ils étaient le plus souvent peints de jaune ou d'or (couleur du soleil) et étaient utilisés pour deux des cinq noms d'un pharaon.
- L'avant-dernier nom (celui commençant par « roi de Haute et de Basse-Égypte »)
- Le dernier nom (celui commençant pas « fils de Rê »)
Le cartouche, qui se dit Shen en égyptien, fut utilisé à partir du roi Khéphren (IVe dynastie).
Délimitant de façon visible le nom d'un pharaon dans une phrase, le cartouche fut un élément primordial dans le processus de déchiffrement des hiéroglyphes par Jean-François Champollion.
Voir aussi : Serekh, Titulature des Pharaons et Ren (le nom).
Chavo Guerrero, Jr.
Salvador Chavito Guerrero III also known as Chavo Guerrero, Jr. (born January 7, 1971 in El Paso, Texas) is a member of a prominent Mexican professional wrestling family, and wrestler for World Wrestling Entertainment on the RAW brand perfoming under the character Chavo Guerrero after briefly competing as Kerwin White.
His grandfather Gory Guerrero is one of the most famous wrestlers in Mexican history. His father, Chavo Guerrero, Sr., was also a legendary wrestler in Mexico, and worked in WWE as a part-time wrestler and full-time manager. One of his uncles, the late Eddie Guerrero was one of WWE's biggest stars. Eddie performed for the SmackDown! brand, as did Chavo Sr. (aka Chavo Classic, before his recent firing from WWE.) Chavo Jr. has two other uncles (Mando and Hector) who have had successful careers in the business, although not at the level of Gory, Chavo Sr., or Eddie.
Career
Chavo Jr. started wrestling in 1994, and very quickly joined WCW. While in WCW, Chavo shared the limelight with his uncle Eddie, becoming a reluctant ally of his uncle's. As part of their storyline, Eddie would continually try to make Chavo adopt Eddie's cheating tactics, but Chavo often refused to do so. Eventually, his treatment at the hands of Eddie would drive him "insane" and Chavo adopted the gimmick of a psycho fixated with a hobby-horse he dubbed "Pepè." This lead to an infamous feud with Norman Smiley, which resulted in Smiley tossing Chavo's horse into a wood chipper. He was also a member of the comedy stable the Misfits in Action, billed as "Lieutenant Loco".
Loco
After the demise of WCW, Chavo was eventually signed by the WWF (now WWE) where he was known simply as Chavo Guerrero. He spent time as an undercard wrestler before becoming a trainer for one of WWE's Tough Enough competitions. Soon after returning to the active roster, Chavo was aligned with his uncle Eddie, forming the successful tag team "Los Guerreros." In contrast to his previous WCW storyline with his uncle, Chavo fully adopted his uncle's policy of "Lie, Cheat and Steal" to win matches as part of the gimmick. The duo would soon win the tag titles.
The tag team eventually turned face and as Eddie's popularity grew, Eddie began seeking the WWE Title. In a storyline, his uncle's singles title ambitions made Chavo jealous and Chavo broke from the team and became a heel wrestler in the cruiserweight division soon capturing the WWE Cruiserweight title on several occasions.
On an August 24, 2004 taping of SmackDown!, Chavo Guerrero suffered a concussion due to Billy Kidman's Shooting Star Press and had to be taken to hospital.
Chavo returned several months later as face, extracting revenge from Kidman, but shortly returned to his heel persona with no real explanation. Chavo went on to become Cruiserweight Champion once again at No Way Out on February 20, 2005 after eliminating Paul London in a 6-way cruiserweight gauntlet match. London eliminated the other 4 members of the match, including the cruiserweight champion Sho Funaki. He would lose the title to Paul London in a battle royal a few weeks later (a few days earlier, he had suffered a broken orbital bone, that would sideline him for several weeks, so he had to lose the title).
On June 30, Chavo became one of the last minute trades in the 2005 WWE Draft, which saw him jump from SmackDown! to RAW. The next week, on RAW, he denounced his Hispanic heritage in favor of the Anglo-American way. This came after two weeks of being battered by the Mexican faction, The Mexicools. This led to him changing his persona to Kerwin White, a stereotypical, middle-class white Anglo-American man. His new catchphrase became the pun, "If it's not white, it's not right." Though the phrase would later change to "If it's not Kerwin White, it's not right" before being phased out completely.
Soon after his debut, White started making suggestive remarks towards people of the African-American race, specifically directed towards Shelton Benjamin. On an episode of RAW, Kerwin cost Shelton a match against Rob Conway. Shelton Benjamin defeated Kerwin White by disqualification the following week when Kerwin attacked Shelton with his golf club. At WWE Unforgiven 2005, White was beaten by Benjamin. White then hired Nick Nemeth to help him in his matches.
However, following the death of his uncle, Eddie Guerrero, Chavo's Kerwin White persona was abandoned entirely, and he continued to be known by his real name.
Death of an uncle
Nick Nemeth
On the morning of November 13, 2005, Chavo Guerrero checked into the same hotel with uncle Eddie Guerrero due to a planned WWE "Supershow" in which both RAW and SmackDown! would be filmed from Minneapolis, Minnesota. Chavo was alerted by hotel security that Eddie did not respond to a wake-up call and after security opened the locked door to the room, Chavo found his uncle unconscious. Chavo attempted CPR but Eddie was declared dead when paramedics arrived on the scene. His uncle's death sent shockwaves throughout the entire wrestling community.
Later that afternoon, Chavo appeared in a press conference with WWE Chairman Vince McMahon to address Eddie's sudden passing. They announced that both shows that week would be tributes to Eddie. These events resulted in Chavo reverting to his previous ring name Chavo Guerrero. As Chavo Guerrero, he defeated JBL on the November 18 episode of WWE SmackDown!, using the "Three Amigos" triple suplexes and Frog Splash in tribute to Eddie. He also used the cheating tactic of throwing a steel chair to an opponent who catches it (whilst laying down himself) as the referee turns around and disqualifies the opponent, which Eddie made famous.
Additional facts
Managers
- Chavo Classic
- Major Gunns
Finishing and signature moves
- As Chavo Guerrero
: - Gory Bomb (Back to back facebuster)
: - Frog splash
: - Brainbuster
: - Tornado DDT
: - Backbreaker drop
: - Spinning head scissors
: - Deathlock STF (Cross leg STF)
: - Pescado
: - Missile dropkick
: - Belly to back suplex
: - Northern lights suplex
- As Kerwin White
: - White Out (Roll-through into a single leg Boston crab)
Championships and accomplishments
- World Wrestling Entertainment
: - 3-time WWE Cruiserweight Champion
: - 2-time WWE Tag Team Champion (with Eddie Guerrero)
- World Championship Wrestling
: - 2-time WCW Cruiserweight Champion
: - 1-time WCW World Tag Team Champion (with Cpl. Cajun)
- Pro Wrestling Illustrated
: - Pro Wrestling Illustrated (PWI) ranked him # 385 of the best 500 singles wrestlers of the PWI Years in 2003.
External links
- [http://www.guerrerowrestling.com/ Official Site]
- [http://www.wwe.com/superstars/raw/chavoguerrero/ WWE profile]
- [http://www.latin-spirit.org/ Latin-Spirit.Org (Fansite)]
Guerrero, Chavo Jr.
Guerrero, Chavo Jr.
Guerrero, Chavo Jr.
Guerrero, Chavo Jr.
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Guerrero, Chavo Jr.
ja:チャボ・ゲレロ・ジュニア
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