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Bande dessinée zh-min-nan:Ang-á-oē als:Comic ko:만화 ja:漫画 simple:Comics
La bande dessinée (appelée encore par l'acronyme BD, ou bédé) est un art littéraire et graphique (souvent appelé le neuvième art) où une histoire est racontée grâce à des images, des dessins, accompagnés d'un texte (explicatif ou dialogue, il est dans ce dernier cas, dans une bulle ou phylactère). On appelle les amateurs de bande dessinée, des bédéphiles.
Histoire de la bande dessinée
Définition
Avant de faire l'histoire de ce médium, il convient de noter que la « bande dessinée » possède plusieurs définitions croisées qui ne se recoupent pas forcément.
Le nom « bande dessinée » devrait permettre de définir la bande dessinée comme un moyen de raconter des histoires par le biais d'une séquence d'images, mais le mot suggère d'autres notions :
- pour certains une bande dessinée mêle l'image au texte, ce dernier étant présent de manière plus ou moins artificielle (Pour qui la regarde sans familiarité ni complaisance, la bulle de bande dessinée est loin d'offrir une solution gracieuse ou naturelle au problème de l'insertion du texte dans l'image — c'est-à-dire du croisement entre deux régimes de signes fondamentalement différents. Thierry Smolderen : Ceci n'est pas une bulle ! Structures énonciatives du phylactère ) sous forme de récitatifs ou de phylactères (« bulles »). De nombreuses bandes dessinées muettes, comme le très classique « petit roi » de Otto Soglow, contredisent ce principe qui voudrait qu'une bande dessinée soit forcément encombrée de texte. On sait par ailleurs que le phylactère existait avant la bande dessinée, et qu'il était utilisé d'une manière très proche de celle qui a cours en bande dessinée dans les caricatures de la fin du siècle en Grande-Bretagne ou en France
- Pour certains, la bande dessinée, au delà d'un simple moyen d'expression (un médium, une boite à outils), est un « genre ». On retrouve cette opinion chez les amateurs de bande dessinée (« j'aime la science fiction, le roman-policier et la bédé ») comme chez leurs détracteurs (« ce film est une vraie bande dessinée » - phrase qui sous-entend : ce film est fantaisiste et simpliste). Il est à noter que ceux pour qui la bande dessinée est un « genre » considèrent souvent que cette dernière est réservée à un public enfant ou adolescent.
- D'autres vont plus loin et voient la bande dessinée comme un style graphique, allant jusqu'à qualifier des dessins non-séquentiels de dessins « bd », parce que ceux-ci incluent des détails empruntés au graphisme mis au point par des auteurs de bandes dessinées, tels que le « gros nez ».
- Enfin, certains avancent que la bande dessinée est essentiellement un média de masse, destiné à exister sous forme imprimée (multiple). Le rapport très étroit qui lie la bande dessinée aux moyens de reproductions mécaniques leur donne sans doute raison : la lithographie (), qui permet au dessinateur un travail rapide, solitaire et sans limite du nombre d'impressions, a permis à l'estampe de se développer et de se démocratiser. La photogravure a encore ôté certaines contraintes aux auteurs. Les progrès de l'offset au cours des années 1980 a permis à la couleur directe d'éclore, etc.
Appellations
Les noms donnés à la bande dessinée selon les pays d'origine ou les époques brouillent encore un peu les pistes :
- Dans le champ culturel anglo-saxon, on a longtemps parlé de comics (« comiques ») et de funnies (« amusants »), deux mots qui évoquent un registre thématique bien précis et non un « médium ». Le mot comic strip (« bande comique ») donne une meilleure idée de ce qu'est la bande dessinée de manière formelle.
- Les mêmes anglo-saxons ont proposé au cours des années 1980 deux locutions permettant de faire sortir la bande dessinée du registre léger : Graphic Novel et Sequential Art (« roman graphique » et « art séquentiel »). Il semble que les deux locutions soient des créations de Will Eisner.
- En Italie, la bande dessinée s'appelle Fumetti (« fumées »), car le phylactère est décrit comme un nuage de fumée. C'est donc le phylactère qui définit, ici, la bande dessinée.
- En Espagne, c'est le nom de la première revue de bandes dessinées (TBO, 1917) qui a donné leur nom aux bandes dessinées : Tebeos, mais on parle aussi souvent d’historiettas (« historiettes »).
- Au Japon, on utilise le mot manga (漫画) qui est généralement traduit par « images dérisoires », (man signifiant originellement en chinois déborder, à son gré), « dessins libres » dans le sens d'interprétation libre.
- En Chine, on parle de lianhuanhua (连环画 liánhuánhuà, « images enchaînées ») et parfois Manhua (漫畫/漫画 mànhuà). Il est à noter que, jusque récemment, la (très riche) bande dessinée chinoise est composée de livres qui ne contiennent qu'une image par page. Cette image est accompagnée d'un récitatif, et, de manière rarissime, de phylactères.
- En Corée, on parle de Manhwa (만화, prononcer man-oua).
- Dans les pays scandinaves, le mot Tegneserie (norvégien) ou Tecknad serie (suédois) signifie : « série de dessins » (suite de dessins)
- Dans les pays francophones enfin, outre le mot « bande dessinée », on a parlé d’« illustrés » (« livres illustrés »), mot qui évoque un public enfantin.
Anatomie d’une bande dessinée
Les amateurs s'entendent sur un certain nombre de mots et de définitions pour décrire les différents éléments dont sont composés les bandes dessinées.
- la case est une vignette contenant un dessin
- le strip (de l'anglais : « bande ») est une suite de cases, disposées sur une ligne
- la planche est un ensemble de cases, souvent disposées sur plusieurs lignes. On applique généralement le mot planche au document original.
- les bulles ou phylactères sont des textes intégrés aux vignettes, destinés à la transcription des dialogues des personnages. Ces éléments désignent le personnage qui parle.
- les récitatifs sont des panneaux généralement situés aux bord des vignettes et servant aux commentaires en « voix off », notamment pour donner des indications de temps et de lieu (« Au même instant à Moulinsart... ») ou pour fournir des informations permettant une meilleure compréhension de l'action (« Linda ignore qu'Alan a survécu à sa chute »).
Avant le
voix off]
Il est difficile de donner une date précise aux premières bandes dessinées.
On dit souvent que les peintures rupestres, comme celles la grotte de Lascaux en France, sont une forme archaïque de bande dessinée puisqu'elles racontent des histoires au moyen d'images. Un tel rapprochement est un peu artificiel car a priori, il ne s'agit jamais de suites de dessins, il n'y a pas de raisons de rattacher les peintures rupestres à la bande dessinée plutôt qu'aux autres arts visuels. De plus, la qualité « narrative » de ces peintures reste à prouver, de nombreux archéologues penchent pour une interprétation chamanique (les dessins auraient une fonction magique).
chaman]
Les fresques et les bas-reliefs antiques en Égypte, en Grèce ou à Rome (la colonne Trajane par exemple), ne sont (parfois) pas très éloignés de la définition de bandes dessinées puisqu'ils utilisent la séquence d'images comme moyen de raconter une histoire.
colonne Trajane]
Au Moyen Âge, le livre prend son essor, et notamment le livre illustré de miniatures. C'est à cette époque aussi que l'on commence à utiliser des bandeaux de textes (phylactères) pour faire parler des personnages. En France la Tapisserie de Bayeux est, au sens strict, une très longue bande dessinée.
À la Renaissance, les peintures des églises racontent souvent des histoires en plusieurs panneaux (aujourd'hui encore, dans la plupart des églises catholiques, le « chemin de croix » raconte les dernières heures de Jésus sous la forme d'une succession d'images). Aux et surtout , naît la littérature populaire avec les « livres bleus » diffusés dans les campagnes.
Jésus et les premiers phylactères|thumb|right]]
En 1796 les premières images d'Épinal sont imprimées en série par L'Imagerie d'Épinal fondée par Jean-Charles Pellerin (Vosges). Ce sont des estampes aux sujets populaires (histoire, chanson, contes, etc.) et aux couleurs vives. Plus tard L'Image d'Epinal se transforme. Au tableau unique succède la planche composée d'une histoire, de dessins, de chansons. Jean-Charles Pellerin fut sans nul doute un précurseur des maisons d'édition de bande dessinée.
À la même époque, le dessin de presse connaît sa première grande période, notamment en Grande-Bretagne (avec William Hogarth, Thomas Rowlandson et James Gillray) ou, pendant la Révolution, en France. On y voit naître la pratique régulière du phylactère et, plus généralement, l'imbrication du dessin et du texte, on y voit aussi naître les premiers personnages stéréotypés (comme le célèbre John Bull).
Au , les histoires en images, se sont répandue grâce à une plus large diffusion de la presse due aux progrès de l'imprimerie et annonce les prémices de la bande dessinée en dépassant l'illustration traditionnelle.
John Bull]
- Au Japon, Katsushika Hokusai créa une série d'esquisses de dessins grotesques, comparables aux Grotesques de l'italien Léonard de Vinci, qu'il appela manga. Ce nom est encore aujourd'hui celui de la bande dessinée japonaise. Les mangas actuels ont souvent recours aux mêmes genres que les estampes du : horreur, samouraïs, érotisme, humour. Même si les mangas ont profité d'une influence anglo-saxone au début du et même si le genre s'est cristalisé après la Seconde Guerre mondiale avec Osamu Tezuka, on peut tout à fait considérer qu'une continuité relie les œuvres de l’Ukiyo-e (Hokusai, Sensei, Utamaro, Hiroshige, Sharaku, etc.) aux mangas contemporains.
- En Europe, on s'accorde généralement à reconnaître le Suisse Rodolphe Toepffer (ou Töpffer) comme le premier créateur de bande dessinée, son premier ouvrage Histoire de M. Jabot ayant été publié en 1833. Plusieurs ouvrages du même type suivront. On peut dire que Töpffer a inventé l'album de bandes dessinées (chacun de ses livres est un long récit), le personnage de bande dessinée et même, la théorie de la bande dessinée avec son Essai de physiogonomie. L'expérience connaîtra un grand succès et les livres de Töpffer seront réédités (et parfois redessinés, par Cham notamment) et suffisemment bien diffusés, y compris aux États-Unis, pour ne laisser aucun doute sur l'influence considérable qu'ils ont eu sur la suite de l'histoire de la bande dessinée. Viennent ensuite Christophe, auteur de La Famille Fenouillard (1893) et du Sapeur Camember (1896), mais aussi Nadar, Cham, Grandville, Gustave Doré et Caran d'Ache.
:Les dialogues ne sont pas inclus dans ces bandes dessinées sous forme de phylactères, ils sont généralement présent dans des récitatifs situés sous les vignettes.
- En Allemagne, mentionnons Wilhelm Busch, dont les héros Max und Moritz (1865) inspireront Rudolph Dirks lorsqu'il créera les Katzenjammer Kids une trentaine d'années plus tard.
- Aux États-Unis d'Amérique les premières bandes dessinées furent The Yellow Kid (1896) par Richard Felton Outcault, et surtout The Katzenjammer Kids de Rudolph Dirks en 1897 (en français : Pim, Pam et Poum). Celui-ci est le premier à faire un usage systématique des bulles (ou phylactères). Plus tôt, Arthur Burdett Frost, sans utiliser les phylactères, est un des plus sérieux prétendants au titre de premier auteur de bande dessinée américain.
Arthur Burdett Frost]
- En 1904, à Montréal dans le journal La Patrie paraît pour la première fois une bulle dans la série Timothée, par Albéric Bourgeois. [http://www.bdquebec.qc.ca/heros/timothee/timothee.htm 1]
- En 1905, La Semaine de Suzette offre à ses petites lectrices les aventures d'une servante bretonne au grand cœur née à Clocher-les-Bécasses, surnommée Bécassine. Ses aventures sont racontées sous la plume de plusieurs auteurs, dont les premiers furent M. Languereau et J. Pinchon.
- En 1908, dans un genre très différent, L'Épatant publie les tribulations d'un trio de petits malins, Les Pieds Nickelés. Cette expression, imaginée par Tristan Bernard, désigne des hommes peu portés sur le travail. Croquignol, Filochard et Ribouldingue ne conçoivent pas de vivre autrement que par la débrouille.
- en 1915, William Randolph Hearst, le plus important homme de presse de son temps, crée le King Features Syndicate dédié à la distribution nationale et internationale de bandes dessinées. Il est imité par Joseph Medill Patterson, son principal concurrent.
- En 1917 à Barcelone en Espagne c'est la première publication du périodiques TBO le succès fut si grand que dès cette époque toutes les revues de bande dessinée furent appelées tebeos en Espagne, ainsi que les sections des journaux qui publiaient des encarts de bande dessinée ou des histoires pour enfant.
- En 1929 en Belgique une bande dessinée en noir et blanc est publiée dans Le Petit Vingtième, un supplément du journal Le Vingtième Siècle destiné aux jeunes. C'est le début des Aventures de Tintin créées par Georges Remi, dit Hergé. D'un point de vue graphique, la ligne claire de Tintin n'est pas la révolution que l'on dit souvent, puisqu'à l'époque, La Famille Illico paraît depuis près de quinze ans, et Zig et Puce, par Alain Saint-Ogan, existent depuis quelques années aussi — Hergé s'en est, du reste, beaucoup inspiré. Ce sont à d'autres qualités qu'Hergé devra son succès : une technique épurée du récit graphique (jamais de textes inutiles, un grand sens de l'élipse), de bonnes réminiscences d'auteurs tels que Jules Verne ou Maurice Leblanc, et, à partir du Lotus Bleu, un goût tout à fait inédit en bande dessinée à l'époque pour le travail de documentation.
- En 1929 aux États-Unis c'est l'apparition des strips d'action avec Buck Rogers et Tarzan, d'autres histoires apparaissent sous l'appellation comics, terme qui fut vite adopté pour désigner une forme plutôt qu'un genre. C'est aussi cette année là que fut publiée sous forme de tabloïds, les Funnies, une compilation d'une série de strips publiée dans les journaux américains, c'est la première publication en quatre couleur de comics. Son format Tabloïd provoqua une confusion avec les suppléments du dimanche des divers journaux de l'époque et provoqua l'arrêt de ces suppléments.
- En 1934 paraît en France le premier numéro du Journal de Mickey. Une grande profusion de journaux destinés à un jeune public suivra : Junior, Tarzan, Jumbo, Robinson, etc.
- En 1938 aux États-Unis paraît le premier numéro d’Action Comics, un magazine entièrement dédié aux comics. Il voit la première apparition de Superman (le premier super-héros moderne - Doc Savage, Tarzan, Le Fantôme du Bengale ou Mandrake étaient aussi, à leur façon, des super-héros), et annonce l'âge d'or des comic books aux États-Unis (1938-1950). Depuis, au fil des décennies, sont apparus beaucoup de personnages (voir la section dédiée aux comics).
- En 1938 en Europe c'est la parution du Journal de Spirou magazine hebdomadaire de prépublication de bande dessinée belge et française. Imaginée dès 1937 par l'éditeur Jean Dupuis, cette revue a bénéficié dès sa création de la participation d'auteurs de talent, tels : Raoul Cauvin, Jijé, Franquin, et bien d'autres. Le nom du journal vient du mot wallon spirou qui désigne aussi bien un écureuil qu'un enfant espiègle.
- En 1946 au Japon, Après la deuxième guerre mondiale le manga japonais commença à se moderniser. Le lifting de bande abandonant la propagande, permet à Osamu Tezuka de rendre aussi bien le contenu que la forme du manga plus énergique. Le premier livre de Tezuka fut une adaptation de l'île au trésor intitulée La Nouvelle Île au trésor 1947
- En 1949, en France, une loi se propose d'œuvrer à une « amélioration des publications destinées à la jeunesse ». Son véritable programme est en fait de supprimer la bande dessinée en y appliquant de nombreuses contraintes, comme celle, toujours en vigueur, qui veut qu'un journal destiné aux jeunes doive contenir une part importante de rédactionnel.
- En 1954, craignant qu'une loi anti-comics ne soit votée, un certain nombre d'éditeurs se regroupe pour créer un label d’auto-censure, le Comics Code Authority. La même année, le psychiatre Fredric Wertham publie Seduction of the innocent, une violente charge contre la bande dessinée qui présente l’industrie des comics comme un complot, et lui impute tous les maux de la jeunesse.
- En 1958, Francisco Ibañez crée les immortels Mortadelo y Filemón (agence d'information).
- En 1959 c'est la parution du journal Pilote (Mâtin, quel journal !) un hebdomadaire de bande dessinée qui découvrit beaucoup de talent tels : Astérix le Gaulois (de René Goscinny et Albert Uderzo), Tanguy et Laverdure (de Jean-Michel Charlier et Albert Uderzo), Barbe-Rouge (de Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon) et bien d'autres.
Années 1960
- Dans les années 1960, la bande dessinée francophone se développe, en particulier à travers l'essor de magazines (en particulier le Journal de Spirou et Le Journal de Tintin, puis avec journal Pilote) permettant l'émergence de nouveaux personnages dont les plus populaires verront leurs aventures compilées dans des albums cartonnés et remporte alors un très grand succès auprès du grand public.
- Humour : Astérix, Lucky Luke, Iznogoud, Gaston Lagaffe, Achille Talon, Philémon, Les Schtroumpfs, etc.
- Aventure : Tintin, Blueberry, Spirou, Barbe-Rouge, etc.
- Science fiction : Valérian, Yoko Tsuno, Blake et Mortimer, etc.
- Sport : Michel Vaillant, Eric Castel, etc.
- Auteurs : Bilal, Boucq, Bretécher, Charlier, Christin, Druillet, Franquin, Fred, Jijé, Moebius, Godard, Goscinny, Gotlib, Greg, Hergé, Edgar P. Jacobs, Lauzier, Mandryka, Jacques Martin, Morris, Pétillon, Peyo, Reiser, Tabary, Uderzo, Martin Veyron, etc.
- Revues : Record, Tintin, Pilote, Spirou, etc.
- En 1964, Quino crée son incroyable Mafalda, petite fille argentine qui nous livre sa vision particulière du monde qui l'entoure.
La bande dessinée « adulte » sort de la confidentialité (elle a toujours existé, mais soumise à une censure importante, restreinte à un public précis et cantonnée aux thèmes pornographiques), avec V Magazine, et la série Barbarella, par Jean-Claude Forest, ainsi qu'avec Blanche Épiphanie, par Georges Pichard.
Enfin, c'est au cours des années 1960 que des chercheurs et des passionnés commenceront à étudier la bande dessinée de manière sérieuse : Pierre Fresnaut-Deruelle, Alain Resnais, Francis Lacassin, etc.
À la suite de Pilote, qui avait été le premier journal à s'adresser aux jeunes (c'est à dire aux adolescents — donc ni aux enfants, ni aux adultes), à la suite de V Magazine, de Chouchou, de Hara Kiri, et dans le cadre de la libéralisation progressive des mœurs post-soixante-huit, une presse « adulte » offre au public un contenu pornographique souvent mais aussi, et c'est là une nouveauté, subversif, politique, underground : Actuel (1970), L'Écho des savanes, créé par trois transfuges de Pilote (Nikita Mandryka, Claire Bretécher, Marcel Gotlib) en 1972, Mormoil (1974) et bien d'autres titres qui ont, à ce jour, tous disparu à l'exception notoire de Fluide Glacial, né en 1975, qui avait choisi une voie relativement marginale en son temps, inspirée du journal américain Mad : pas de politique, relativement peu de subversion, mais de l'humour à chaque page.
À la fin des années 1970 début 80, la bande dessinée s'offre de nouvelles ambitions et se fait nommer roman graphique, aux États-Unis avec Will Eisner (Un bail avec dieu), en Italie avec Hugo Pratt, en Argentine avec Alberto Breccia, en France avec le journal (A SUIVRE) et ses « romans à suivre » tels que Ici-même (Tardi/Forest), Comès (L'Ombre du Corbeau, La Belette), Jean-Claude Servais (Isabelle). Les premiers « romans graphiques » sont en noir et blanc et, souvent, d'un graphisme qui tranche avec les productions habituelles. Les dernières décennies ont vu l'affirmation du succès de bandes-dessinées destinées aux adultes, abordant des thèmes nouveaux, développant des intrigues complexes et des personnages ambigus.
Les années 1990 connaîssent trois évolutions importantes :
- Les influences s'internationalisent : la bande dessinée franco-belge se penche sur les comics et les mangas, les américains s'intéressent eux aussi aux mangas, ainsi qu'à la bande dessinée européenne, les japonais débauchent des auteurs européens, et de nombreux pays se ré-intéressent à la bande dessinée après avoir laissé le genre en friche (ou sous la triple influence de Mad magazine, Disney et du King Features Syndicate) pendant des décénies : Grande-Bretagne et Commonwealth, Allemagne et pays scandinaves, etc.
- La quasi-disparition de la bande dessinée périodique au profit de l'album, y compris dans la BD dite « populaire » : Lanfeust de Troy, Largo Winch, XIII, Blake et Mortimer ou encore Titeuf, qui atteignent à chaque nouvelle parution des volumes de vente très importants (jusqu'à 500 000 exemplaires). De fait, le secteur de la bande dessinée est un des rares secteurs du livre qui progresse régulièrement en termes financiers.
- Les expériences de micro-édition underground des années 1970 et 1980 se transforment en un véritable secteur de l'édition de bd, dite « BD indépendante » ou « BD alter », avec des éditeurs phares tels que L'Association ou Cornélius en France, Fréon en Belgique, Atrabile en Suisse, Fantagraphics Books et Drawn and Quarterly en Amérique du nord, Cockroach en Chine, etc. Les auteurs qui éditent (et souvent, s'auto-éditent) dans ce secteur sont souvent tentés par l'autobiographie, la bande dessinée expérimentale (cf. Oubapo), mais aussi la bande dessinée d'aventure. Citons, parmi les plus emblématiques : Art Spiegelman, Lewis Trondheim, David B, Marjane Satrapi. Ces auteurs ne renient pas pour autant le grand public ni les genres plus classiques. La série Donjon en est un bon exemple, dans le genre heroic fantasy avec un zeste d'ironie et de parodie, ainsi que la participation à chaque numéro de dessinateurs différents (comme dans les années 1950 avec les histoires de l'oncle Paul). Actuellement, les collections « Poisson-Pilote » chez Dargaud ou « Aire Libre » chez Dupuis sont très représentatives de ce changement.
Les grands traits des années 1990 restent vrais, mais connaissent des mutations qui inquiètent certains professionnels du secteur :
- la surproduction : en 2005, il se publie près de dix albums francophones par jour, personne n'est plus à même de savoir tout ce qui se publie en bande dessinée.
- la digestion des expériences de la micro-édition par les gros éditeurs, qui débauchent les auteurs les plus accessibles au grand public et n'ont pas peur de fournir des ersatz de bande dessinée d'auteur à un public non-spécialisé.
BD & cinéma
Les industries de la bande dessinée et du cinéma sont nées en même temps, et ont beaucoup de traits communs (la séquence, la narration, le temps). Des séries telles que la Famille Illico ou Little Orphan Annie ont eu très tôt les honneurs d'adaptations en films « live » et on ne compte pas les adaptations de bandes dessinées en dessin animé (Popeye) et vice-versa (Mickey). De nombreux auteurs de bande dessinée sont passés, temporairement ou définitivement, à la réalisation ou à la scénarisation de films : Gérard Lauzier, Didier Martiny, Patrice Leconte, Marc Caro (co-auteur de Delicatessen), Terry Gilliam, Frank Miller (qui scénarise Robocop), etc.
Longtemps, les adaptations de bandes dessinées au cinéma (ou en séries télévisées) ont été des productions à petit budget et sans grandes ambitions artistiques (avec quelques exceptions, comme Barbarella) : Lucky Luke, Gros dégueulasse, Fais gaffe à la gaffe (Gaston Lagaffe), Spiderman. Aux États-Unis, au début des années 1980, de véritables films adaptés de bandes dessinées ont vu le jour, revisitant les classiques du comic-strip : Popeye par Robert Altman, Annie par John Huston, Flash Gordon, Dick Tracy, Superman par Richard Lester, etc.
À la fin des années 1980, une nouvelle voie est ouverte par Tim Burton avec son Batman : ayant grandi avec les comics et ayant suivi les évolutions récentes du genre (Frank Miller, Alan Moore), Burton filme Batman comme un conte sombre et dramatique. Enfin on prend un super-héros au sérieux. Le progrès des effets spéciaux numériques, au cours des années 1990, a permis de rendre presque crédibles visuellement les effets exubérants autrefois imaginés par Stan Lee et Jack Kirby, ce qui aboutira à la création d'une grande quantité de films inspirés par les comic-books : Spiderman par Sam Raimi, Les X-Men, Daredevil, Catwoman, La Ligue des gentlemen extraordinaires, The Crow, etc.). En France, Astérix bénéficie de moyens équivalents.
D'autres genres de bandes dessinées ont inspiré le cinéma : Les Sentiers de la perdition, From Hell, Ghost World, Sin City ou encore American Splendor. L'influence de la bande dessinée sur le cinéma prend parfois des chemins plus détournés : l'univers de Jean-Claude Mézières (Valérian) est par exemple une influence majeure et assumée du Cinquième Élément, de Luc Besson, mais a aussi été une source d'inspiration importante pour Star Wars.
Théorie de la Bande Dessinée
- Art séquentiel : langage de la bande-dessinée.
- Ligne claire : style porté à son sommet par Hergé.
- Oubapo : sur le mode de l'Oulipo, recherche & analyses des contraintes en bande-dessinée.
Bibliographie
- Marjorie Alessandrini, Marc Duveau, Jean-Claude Glasser, Marion Vidal, L'Encyclopédie des bandes dessinées, Albin Michel, 1986
- Brad Brooks, Tim Pilcher, Steve Edgell, Hervé Flores, Le B.A.-BA de la BD et du dessin d'humour : du rough à la réalisation, Eyrolles, 2002
- Bernard Duc, L'Art de la BD, tome 1 : du scénario à la réalisation, Glénat, Collection Art et technique, 1993
- Bernard Duc, L'Art de la BD, tome 2 : la technique du dessin, Glénat, Collection Art et technique, 1993
- Jean-Benoît Durand, BD mode d'emploi, Flammarion, Collection Castor Doc, 1999
- Will Eisner, La bande dessinée, art séquenciel, Vertige Graphic, 1997
- Henri Filippini, Dictionnaire de la bande dessinée, Bordas, 2005
- Thierry Groensteen, Système de la bande dessinée, PUF, Collection Formes sémiotiques, 1999
- Scott McCloud, L'Art invisible, Vertige Graphic, 1999 (présentation théorique de la bande dessinée sous forme de bande dessinée)
- Benoit Peeters, Lire la bande dessinée, Flammarion, Collection Champs Flammarion, 2003
- Jean-Bruno Renard, Clefs pour la bande dessinée, Seghers, collection Clefs, 1978
Fanzinat
Il existe une importante culture underground de la bande dessinée au travers de fanzines. Les fanzines permettent à de jeunes auteurs de se faire la main sur des histoires courtes et de recueillir des critiques sur leur travail.
- [http://www.pimpf.org/pimpfmag/pimpfmag.htm Pimpf Mag, la revue des BD Petits Formats]
Festivals
- Le Festival BD d'Angoulême est considéré comme le plus important en France. Il a lieu chaque année à Angoulême depuis 1974, durant la dernière semaine de janvier, du jeudi au dimanche. Les prix décernés se nommaient jusqu'en 2003 « Alph'Art », auparavant nommés les « Alfred » (du nom d'un héros dessiné par Alain Saint-Ogan, dans la série Zig et Puce).
- Festival BD d'Arlon - Festival BD et du livre pour enfants aussi appelé « le tout BD des 3 frontières ». Il a lieu chaque année en septembre à Arlon en Belgique depuis 2000.
- BD-FIL, Festival International de bande dessinée à Lausanne (Suisse), (première édition en septembre 2005) [http://www.bdfil.ch/ BD-FIL]
- Quai des Bulles - Festival de la bande dessinée et de l'image projetée à Saint-Malo (première édition en 1981).
- Festival BD de Chambéry. Fondé en 1976, il a lieu chaque année en octobre. Il a été parrainé par André Franquin qui en a réalisé le logo.
- Fumetto est le nom du Festival international de la bande dessinée de Lucerne, en Suisse alémanique.
- BDSierre était le plus grand festival de Bande Dessinée de Suisse. Il avait eu lieu chaque mois de juin dans la commune de Sierre, en Valais entre 1984 et 2004.
Les différents Genres BD
;BD Franco-belge
: La BD franco-belge désigne comme son nom l'indique les BD produites en France et en Belgique. Par extension, on parle aussi de BD européenne.
;Comic strip
: Bandes dessinées de quelques cases, toujours très courantes dans les pays anglo-saxons. Voir Comic strip.
;Comics
: Bandes dessinées américaines : voir la page dédiée aux comics.
;Fumetti
:Bandes dessinées en Italie : voir la page dédiée aux fumetti.
;Manga
: Bandes dessinées japonaises : voir la page dédiée aux mangas.
;Manhwas
: Bandes dessinées coréennes : voir la page dédiée aux manhwas.
;Roman graphique
: Bande dessinées racontant une histoire plus détaillée et complexe se situant entre Le roman et la Bande dessinée dite traditionnelle : voir la page dédiée aux romans graphiques
;Tebeo
: Bandes dessinées en Espagne : voir la page dédiée aux tebeo
;BD suisse
: La BD suisse - notamment suisse romande - n'est pas en reste, avec des auteurs tels que Zep (série Titeuf), Daniel Ceppi (série Stéphane Clément, chroniques d'un voyageur), ou Cosey (série Jonathan), Gérald Poussin, Frederik Peeters, entre autres.
;Petits Formats
: Bandes dessinées de poche (généralement au format 13x18 cm) et le plus souvent en noir et blanc : voir la page dédiée aux Petits Formats.
;WebComic
: Se dit des bandes dessinées publiées directement sur une page Web. C'est une forme particulière de récit sur support numérique également désignée par le terme BD en ligne. Exemple: Megatokyo.
;Lianhuanhua
: Voir l'article consacré à la bande dessinée chinoise.
: aussi apelé Manhua (漫畫/漫画mànhuà)
Quelques sites dédiés à la bande dessinée
Boutiques en Ligne
- [http://www.topbd.com TopBD] : Librairie en ligne spécialisée dans la BD et ses Produits Dérivés.
- [http://www.bdnet.com BDnet] : Librairie en ligne - membre du réseau « Canal BD », regroupement de libraires indépendants
Bédéthèques
- [http://www.bdovore.com BDovore] : site pour gérer gratuitement sa collection de BD en ligne
- [http://www.bedetheque.com La bédéthèque] :: Bdthèque du logiciel BDGest
- [http://www.bdtheque.com BDTheque] : Bdthèque mis en ligne par les internautes
- [http://www.encyclobd.com Encyclo'BD] : site permettant de gérer gratuitement sa collection de BD en ligne. Gère les albums et les objets para BD.
Chroniques
- [http://www.art9.net/ ART9] : chroniques et synopsis par des bénévoles sur les séries BD terminées
- [http://www.bulledair.com Bulledair] : chroniques de BD et Hebdos BD en ligne
- [http://www.bdselection.com BD Sélection] : l'hebdo de la bande dessinée]
- [http://www.bdgest.com BDGest Forum] : Chroniques et forum autour des sorties BD
- [http://www.mezkale.com/ Mezkale] : Chroniques, portraits, interviews et news BD
- [http://www.coinbd.com CoinBD.com] : site proposant de nombreuses chroniques sur des milliers d'albums BD.
- [http://www.du9.org Du9] : anciennement un fanzine, Du9 est un webzine actif depuis 1996, promoteur d'une bande dessinée exigeante.
Sites Généralistes
- [http://www.1001bd.com 1001 BD] : site sur la BD sous toutes ses formes
- [http://www.bdcentral.com BD Central] : site traitant de l'actualité BD et des sorties
- [http://www.bdoubliees.com BD oubliées] : base de données répertoriant tout ce qui est paru dans de nombreuses revues de BD (Spirou, Pilote, Tintin, Vaillant/Pif, Métal Hurlant, Fluide Glacial...)
- [http://www.bdparadisio.com BD Paradisio] : site contenant des chroniques, des infos, des interviews...
- [http://www.ibddb.com iBDdb] : Une encyclopédie collaborative de la bande dessinée
- [http://marquebd.free.fr La marque BD] : le webzine de toutes les bandes dessinées
- [http://www.sceneario.com Sceneario.com] : site contenant des chroniques, des infos, des interviews...
- [http://www.blam.be Blam] : site contenant des chroniques, des infos, des interviews...
- [http://www.artikzone.com ArtikZone] : Magazine BD en format pdf sur l'actualité de la bd
- [http://www.bdstrips.com Bdstrips] : Site généraliste permettant d'acheter des BD
- [http://clairdebulle.com Clair de Bulle] : Site de la bande dessinée alternative ou indépendante
- [http://www.pimpf.org/ PIMPF] : PIMPF le portail des BD Petits Formats
- [http://www.pifomanie.com/ Pifomanie] : Pifomanie Encheres Pif Gadget et Vaillant
- [http://www.spoogue.org/ Conseils pour créer sa BD] : Créer un dossier de Bande Dessinée, protéger et faire publier sa BD...
Actualité - News
- [http://www.toutenbd.com TOUTENBD] : site traitant de l'actualité de la BD
- [http://www.actuabd.com Actua BD] : information quotidienne sur la BD
- [http://bande.dessinee.info bande dessinée info]
- [http://www.labd.cndp.fr L@ BD] : Toutes les infos de la BD
- [http://www.scarcemag.com]
- [http://www.bdgest.com BDGest] : Infos de la BD et Logiciel de gestion de collection de BD
Communauté BD
- [http://www.abdel-inn.com Abdel-INN] : bd en ligne, animation flash, animation 2d 3d ...
- [http://bda.creamen.net/bda/php/index.php BD Amateur] : site ouvert à tous les auteurs amateurs et leur public...
Editeurs
- [http://www.glenat.com Bande dessinée Glénat] : Éditeur de bande dessinée, livres et manga
- [http://www.ventsdouest.com Bande dessinée Vents d'Ouest] : Éditeur de bande dessinée (fantastique, thrillers, humour, érotisme, jeunesse...)
- [http://www.media-participations.com Media Participations] : groupe d'édition français, regroupe notamment les éditeurs [http://www.dargaud.com Dargaud], [http://www.dupuis.com Dupuis], [http://lelombard.com Le Lombard]
- [http://www.editions-delcourt.fr Delcourt]
- [http://www.soleil-lesite.com/index.php Soleil] : spécialiste de la BD de type Heroïc Fantasy
Autres
- [http://search.dmoz.org/cgi-bin/search?search=bande+dessin%C3%A9e Rubrique bande dessinée] de l'open directory project
- [http://www.annuairebd.com AnnuaireBD.com] : répertoire d'adresses de sites consacrés la Bande Dessinée.
- [http://www.bdzone.com Bdzone] : un portail généraliste sur la BD
- [http://www.eurobd.com Euro BD] : le webring de la bande dessinée
- [http://www.labd.com La bd.com] : Centre National de la Bande Dessinée et de l'image
- [http://www.lambiek.net/artists/index.htm Lambiek Comiclopedia] : Liste d'auteurs de Comics
- [http://www.lambiek.net/fr/auteurs.html Lambiek Edition francophone] : Liste d'auteurs BD
- [http://dominique.hochereau.free.fr/bd Bande dessinée et Philatélie]
- [http://www.sallartiste.ca.tc Sallartiste] : Site sur la BD congolaise
- [http://www.cinemotions.com/modules/Dossiers/dossier/291 CinEmotions.com] : Dossier « La Bande Dessinée au Cinéma »
- [http://www.collectionscanada.ca/bandes-dessinees/index-f.html Au delà de l'humour Histoire de la Bande dessinée au Canada anglais et au Québec]
- [http://bdmonjournal.free.fr/ Site consacré à l'éditeur de petits formats Aventures et Voyages]
- [http://jeunesseetvacances.free.fr/ Site consacré à l'éditeur de petits formats Jeunesse et Vacances]
Liens internes
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- Dessin animé
- Animation
- Animation Art graphique Audiovisuel
- Liste de sociétés de film d'animation
-
Bulle
]
Sens courant
Dans le langage courant, une bulle est une petite sphère de gaz qui s'élève à la surface d'un liquide (bulles produites par un poisson), ou une sphère de gaz pelliculée (bulle de savon).
Ces dernières peuvent d'ailleurs donner lieu à d'intéressantes considérations d'ordre physique et mathématique.
Bourse / économie / finance
Une bulle spéculative, aussi appelée bulle boursière ou bulle financière, est une hausse des prix très excessive sur le marché des actifs financiers (bourse), de l'immobilier, des changes, des matières premières, etc.
Médecine
- En hématologie, une bulle désigne une enceinte stérile où l'on place des patients atteints de déficience immunitaire.
- En dermatologie, une bulle est une lésion cutanée élémentaire caractérisée par un soulèvement circonscrit de la peau, qui est rempli d'un liquide pouvant être du sang, de la lymphe, du pus, etc.
Technologie
- En physique des particules, une chambre à bulles est utilisée pour détecter la présence des particules à la sortie d'un accélérateur (cyclotron)
Diplomatique
En diplomatique, une bulle est un acte scellé au plomb ou à l'or. Les bulles sont promulguées par le pape ou l'empereur romain germanique.
- bulle pontificale
- liste des bulles pontificales
Bande dessinée
En bande dessinée, le terme de bulle est fréquemment employé à la place de celui de phylactère.
Il existe plusieurs types de bulles dans les vignettes de bandes dessinées.
Lieux
Noms de lieux :
- Bulle, commune française du Doubs
- Bulle, commune suisse du canton de Fribourg
- Bulles, commune française de l'Oise
Thierry SmolderenThierry Smolderen est un essayiste et un scénariste de bande dessinée belge né le 25 novembre 1954
Il est actuellement professeur à l'école des Beaux-Arts d'Angoulême et se consacre avec énergie à faire exister « coconino world », le webzine qu'il anime avec quelques amis et/ou anciens étudiants.
Séries
ConvoiTM (Karen Springwell)
(Avec Philippe Gauckler)
Série visionnaire qui présentait, dès 1990, une vision très intéressante d'une cyber-réalité, d'un monde en réseau...
#Convoi (1990) ISBN 2-7316-0758-0
#Les prisonniers de Convoi (1991) ISBN 2-7316-0751-3
#Les joueurs de Convoi (1993) ISBN 2-7316-1034-4
#Le ciel de Convoi (1995) ISBN 2-73161-074-3
Gipsy
(Avec Enrico Marini)
Cette série a connu trois éditeurs successifs (Alpen, Humanoïdes associés, Dargaud). Dans un esprit très « série B », le lecteur est invité à suivre les pérégrinations d'un camioneur gitan du futur... Graphiquement très « Manga » à ses débuts.
#L'étoile du Gitan (1993) ISBN 2-88257-069-4
#Les feux de Sibérie (1994) ISBN 2-882-57034-1
#Le jour du Tsar (1995) ISBN 2-882-57046-5
#Les yeux noirs (1997) ISBN 2-882-57038-4
#L'Aile blanche (1999) ISBN 2-882-57043-0
#Le rire Aztèque (2002) ISBN 2-88257-067-8
McCay
(Avec Jean-Philippe Bramanti)
Une lecture de la vie de Winsor McCay par un scénariste passionné, servi par un dessin tout à fait exceptionnel
#La balançoire hantée (2000) ISBN 2-84055-318-X
#Les cœurs retournés (2002) ISBN 2-84055-537-9
#Le gardien de l'aube (2003) ISBN 2-84055-851-3
Nombre
(Avec Ab'Aigre sous le nom Egger)
En clin d'œil à Ada Byron...
#La chanson de l'ogre (1991) ISBN 2-7316-0764-5
#La maison de l'ogre (1992) ISBN 2-7316-1016-6
Olivier Varèse
(Avec Enrico Marini)
L'Enfer des Pelgram
(avec Dominique Bertail)
#Qui marche sur ma tombe (1998) ISBN 2-84055-171-3
#Celle qui jette une ombre (2000) ISBN 2-84055-301-5
Vauvert et Selena
(avec Mayail, éditions Alpen)
#Le détective extra-lucide (1990) ISBN 2-88302-017-5
Colère noire
(avec Philippe Marcelé, ed. Humanoïdes associés)
# Un après midi de plomb (1990) ISBN 2-7316-0785-8
# Le duc de fer (1992) ISBN 2-7316-0940-0
# La main d'acier (1993) ISBN 2-7316-1085-9
- Édition intégrale en noir et blanc (2003) ISBN 2-7316-0785-8
Autres
- Les carnets volés du Major, avec Moebius
Essais
- Hergé, portrait biographique (1988)
Articles (supports variés)
- 9e Art
- Les cahiers de la bande dessinée
- Art Press
- « Bande dessinée, récit et modernité », ouvrage collectif, ed. Futuropolis
Site Internet
- [http://www.coconino.fr Coconino World]
Smolderen, Thierry
Smolderen, Thierry
Médias de masse ja:マスメディア
On appelle Médias de masse les médias à même de toucher une large audience. Ce terme a été créé dans les années 1920. L'un de ses théoriciens les plus connus est le sociologue Marshall Mac Luhan. De sa puissance d'influence en concurrence avec l'école et la famille il est souvent accusé de véhiculer la propagande.
Les médias de masse que l'on peut distinguer aujourd'hui sont :
- la télévision
- la radio
- le cinéma
- la presse écrite (journaux et magazines)
- la bande dessinée
- le web, dont l'appartenance aux médias de masse a été discutée avant d'être communément admise aujourd'hui.
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Offset
- En imprimerie, l'offset est un procédé d'impression.
- En informatique, offset signifie « déplacement » cf. mémoire virtuelle.
- En finance, offset est une compensation: mode d'extinction de créances qui suppose que deux dettes s'éteignent jusqu'à concurrence de leurs montants respectifs.
Couleur directeEn bande dessinée, la couleur directe est un procédé de mise en couleurs dans lequel la couleur et les tracés de contour au noir ne sont pas séparés : chaque planche de bande dessinée est alors un petit tableau à part entière. Il nes pas rare que les textes des phylactères soient, tout de même, réalisés à part. Le procédé de la couleur directe a été rendu viable par les progrès de la photogravure, de l'impression et, plus récemment, du traitement numérique des images. Ce procédé offre aux illustrateurs une très grande liberté dans le choix de leurs techniques de mise en couleur : peinture, aérographe, collages, pastel, etc.
Quelques bandes dessinées en couleurs directes :
- Little Annie Fanny (1962), par Harvey Kurtzman (qui est traditionnellement considéré comme le premier exemple du genre)
- Elektra: Assassin, par Bill Sienkiewicz et Frank Miller, Stray Toasters par le même Bill Sienkiewicz et Alan Moore.
- Trait de craie par Miguelanxo Prado
- De nombreuses bandes dessinées par Alex Barbier, Jean Teulé, Enki Bilal, Nicolas de Crécy, Stefano Ricci, Nicolas Dumontheuil, Dave McKean, etc.
Catégorie:Esthétique de la bande dessinée
Comic strip
Les Comic Strips sont des bandes dessinées de quelques cases qui constituent parfois des histoires à suivre. Aux États-Unis, le comic-strip est une véritable industrie avec ses réseaux de distribution tels que le King Features Syndicate (Pim, pam poum, Mandrake...) ou United Media (Peanuts, Dilbert,...)
Le comic-strip decrit generalement des situations comiques. Ils ont pour vocation de faire rire le lecteur en un minimum de case (3 cases semble la norme, mais certains peuvent faire plus).
Exemples de Comic Strip
- Garfield
- Mafalda
- Lapin
- Maurice et Patapon
Voir aussi
- :Catégorie:Comic strip
Catégorie:Bande dessinée
Années 1980zh-min-nan:1980 nî-tāi ko:1980년대 ja:1980年代 simple:1980s
Catégorie:Décennie
Événements
- Catastrophe de Tchernobyl
- chute du mur de Berlin
- Guerre Iran-Irak
- Manifestations de la place Tienan Men
Personnages significatifs
- Deng Xiaoping, Chine
- Mikhail Gorbatchev, URSS
- Ruhollah Khomeiny, Iran
- Helmut Kohl, Allemagne (RFA)
- François Mitterrand, France
- Ronald Reagan, États-Unis
- Margaret Thatcher, Royaume-Uni
- Félix Houphouët-Boigny, Côte d'Ivoire
Inventions, Découvertes, Introductions
- Microsoft Windows
- Apple Macintosh
- Le sida
- Internet
Culture
- Le Hip Hop
- Le Vidéo-clip
- Les radios libres
- La Figuration libre
- La World music
- La New wave
- la Musique gothique
- le Visual Kei
Quelques icônes
Musique
- Michael Jackson
- The Cure
- Depeche Mode
- Eurythmics
- Madonna
- Prince
- Bruce Springsteen
- U2
- Whitney Houston
- Dire Straits
- Queen
Cinéma
- E.T. l'extra-terrestre
- Robert Redford
- Tom Cruise
- Martin Sheen
- Steven Spielberg
Télévision
- Tom Selleck
- Richard Dean Anderson
- Dallas
- Dynastie
- Alf
__NOTOC__
Roman graphique
Roman graphique désigne une bande dessinée généralement dite pour adulte racontant une histoire plus détaillée et complexe se situant entre le roman et la bande dessinée dite traditionnelle. Bien que ce terme ne soit pas uniformément utilisé par les différentes maisons d'édition.
BD francophone
Dans la BD francophone, fin des années 1970 début 80, Casterman publie une collection sous le simple titre Les romans (a suivre) ou l'on retrouvera Comès avec L'Ombre du Corbeau en 1975, Silence en 1980 ou encore La Belette en 1983. Mais aussi Jean-Claude Servais avec Tendre Violette 1982 et Isabelle en 1984.
D'abord publié en noir et blanc et d'un graphisme plus radical, certaines de ces créations ne font plus appel à la structure traditionnelle de la bande dessinées (planche divisée en cases contenant des phylactères) et donnent une part plus importante au texte.
Les dernières décennies ont vu l'affirmation du succès de bandes dessinées destinées aux adultes, abordant des thèmes nouveaux, développant des intrigues complexes et des personnages ambigus.
États-Unis
Aux États-Unis le terme "Graphic Novel" à l'origine désigne les bandes dessinées nord américaines ne faisant pas partie du genre Comics.
Il désigne actuellement, le plus souvent, un livre racontant une seule longue histoire d'au moins 45 pages, en comparaison aux anciens comics qui réunissait plusieurs courtes histoires.
Les puristes disent même qu'ils ne doivent pas dépasser les 100 pages. Ils ne comprennent pas les séries publiées dans un premier temps en épisodes bien que d'autres disent qu'il peut s'agir d'une compilation de romans dans la droite ligne de Charles Dickens, qui fut d'abord publié en série, puis recompilé en roman.
Ainsi, bien qu'à l'origine il s'agissait d'une seule histoire, on retrouve actuellement des compilations (Trade Paperbacks regroupants plusieurs épisodes d'une même série), des anthologies, même des compilations regroupant plusieurs auteurs et dessinateurs.
Le terme est actuellement utilisé pour éliminer la connotation enfantine et humoristique du terme "comics" bien que le terme français de Bande dessinée soit utilisé par certains historiens pour désigner certains comics anglo-saxons pour distinguer les travaux dits sérieux des autres.
Actuellement
Dans le monde francophone, l'usage actuel du terme roman graphique comporte les deux influences.
Il désigne le plus souvent une publication en un tome d'une histoire complète ou le texte n'est plus nécessairement encastré dans des phylactères. Le graphisme y est plus radical, les histoires sont plus complexes et les personnages souvent ambigus.
Quelques exemples
- L'Ombre du Corbeau de Comès en 1975
- Silence de Comès en 1980
- La Belette de Comès en 1983.
- Tendre Violette de Jean-Claude Servais en 1982
- Isabelle de Jean-Claude Servais en 1984.
- L'Almanach de Jean-Claude Servais en 1988
- American Splendor: Our Movie Year de Harvey Pekar et Robert Crumb,
- Blackmark de Gil Kane
- Blankets, Manteau de neige de Craig Thompson
- Perramus de Juan Sasturain et Alberto Breccia
- Road to Perdition de Max Allan Collins et Richard Piers Rayner
- Sin City de Frank Miller
- The Books of Magic de Neil Gaiman
- Mémoires horrifiques et burlesques d'un tueur de Bernard Seyer 1990
- La 27ème lettre de Stephen Desberg en 1990
- A la recherche du temps perdu de Stéphane Heuet 1998
Catégorie:Genre de bande dessinée
-
ja:グラフィックノベル
Will EisnerEisner, Will Eisner, Will
Will Eisner est un auteur de bande dessinée américain né le 6 mars 1917 dans le borough new-yorkais de Brooklyn et décédé le 3 janvier 2005 à Lauderdale Lakes (Floride), des suites d'un quadruple pontage coronarien.
Une première carrière
Will Eisner n'a cessé de travailler depuis plus de soixante ans. Sa carrière a débuté dans «WOW What a Magazine!» en 1936. Jusqu'à son décès à 87 ans, Will Eisner ne s'est jamais résolu à prendre sa retraite.
Très tôt, Eisner et son ami Jerry Iger fondent le studio Eisner-Iger où des dessinateurs comme Bob Kane, Lou Fine, Jack Kirby font leurs débuts.
En 1939, l'association Eisner-Iger cesse et Will Eisner produit des bandes dessinées pour la presse, c'est là que naitra, entre autres, son personnage le plus célèbre : The Spirit (juin 1940).
En 1942, Eisner est mobilisé. Il dessinera des posters pour le moral des troupes.
Après guerre, avec l'aide d'assistants tels que Jules Feiffer puis Wally Wood, Eisner reprend les aventures du Spirit, utilisant son personnage pour explorer des genres très diversifiés, de la Science-fiction à l'exploration de la vie quotidienne américaine. Eisner lancera plusieurs séries en dehors du Spirit, mais aucune n'aura véritablement de succès. Il finira même par abandonner la série Spirit en 1952. Dans les années 60-70, Eisner publiera peu de bandes dessinées et se consacrera surtout à l'illustration éducative ou publicitaire, ainsi qu'à la pédagogie en tant que professeur à l'école des Arts visuels de New York. Ironiquement, c'est à ce moment là que les critiques ou les historiens de la BD se mirent à découvrir Spirit. La demande en nouvelle aventures de Spirit commença à croître jusqu'à ce que le maître cède et propose au public quelques nouvelles aventures de son héros.
Une seconde carrière
Mais il n'avait plus le feu sacré, ce qui l'intéréssait à présent c'était de raconter le Brooklyn de son enfance, et c'est ce qu'il fera avec Un contrat avec dieu, publié en 1978. Cette Bande Dessinée est une date historique du genre, car c'est véritablement le premier Roman Graphique (Graphic Novel) qui, pour les américains, provoquera une véritable prise de conscience des potentialités du média. Il ne s'agit plus ici de super-héros ou de contre-culture (comme en proposait l'underground des années 60), mais une forme littéraire enfin arrivée à maturité.
Suivront d'autres histoires semi-autobiographiques (Le rêveur, Au cœur de la tempête), ou de pures fictions racontant la vie de tous les jours à New York (et puis une étrange histoire de politique fiction, L’appel de l’espace. Viendront ensuite des adaptations ou des relectures d'auteurs littéraires : Kafka, Cervantes, Melville, Dickens. Avec la régularité d'un métronome, Eisner ne cesse plus de produire bien qu'il eût pu se reposer sur ses lauriers de légende vivante de la bande dessinée.
Le dessin d'Eisner est dynamique et bavard, volontiers caricatural, théâtral, chorégraphique, plus que chez aucun autre (son fils caché Blutch excepté, peut-être) on peut parler de mise-en-scène et non de « plans » et autres « cadrages ».
Il est intéressant de savoir que Will Eisner a beaucoup réfléchi à son métier. Il a publié deux ouvrages théoriques expliquant sa vision de l'art de la bande-dessinée qui constituent en fait une véritable analyse du maître par lui-même (on n'est jamais mieux servi...). Il a aussi eu l'occasion d'expliquer son travail au travers de nombreuses conférences.
Depuis 1988, un prix très prestigieux est remis aux auteurs de bandes dessinées sous le nom de Will Eisner Awards.
Bibliographie
Bande dessinée
- A paraitre le 2 novembre 2005 chez Grasset : Le Complot sous-titré L'histoire secrète des Protocoles des Sages de Sion. L'histoire véridique d'un live créé de toutes pièces par des antisémites au début du siècle en Russie pour discréditer s'il en était besoin à l'époque, la communauté juive très présente dans la région.
- Le Spirit, de nombreux épisodes ont été traduits en Français par divers éditeurs. Une édition complète chronologique est en cours.
- Un Pacte avec Dieu (A Contract With God) : le livre fondateur de la bande dessinée non-infantile américaine. Successivement édité en France sous le titre Un Bail avec Dieu, puis Le Contrat, puis Un Pacte avec Dieu.
- Big City : autre grand classique en 5 volumes (une édition intégrale existe en français). Recueil de petites histoires, narrant le quotidien des quartiers New-Yorkais, particulièrement de la population juive. Pour l'intégrale : éditions Glénat, 1999. ISBN 2-7234-2969-5
- New York (New York, big city)
- Le Bronx (a life force)
- Sunshine city (Will Eisner Reader et The Dreamer)
- Le Rêveur (The Dreamer) : l'industrie des comics à la fin des années 1930, encore plus ou moins autobiographique.
- Metropole (City people notebook)
- Peuple invisible (Invisible people)
- Voyage au cœur de la tempête : les jeunes années d'Eisner. ed. Comics USA.
- Tome 1 (1991) : ISBN 2-87695-163-0
- Tome 2 (1991) : ISBN 2-87695-164-5
- L'Appel de l'espace (Life on another Planet - Signal from Space): un grand drame politico-science-fictionesque - virtuose et intelligent. Albin Michel 1984, Racham 2002 (ISBN 2-87827-056-8)
- Dropsie avenue : l'évolution de la vie dans une rue de New York, de génération en génération, au fil des population immigrantes et des choix architecturaux - passionnant. ISBN 2-91103-302-7
- Moby Dick : adaptation de Melville
- Le Building : La vie dans et autour d'un immeuble New-Yorkais au long des années.
- Le Dernier Chevalier (The Last Knight - an Introduction to Don Quixote) : Adaptation de Cervantes
- Une Affaire de Famille (Family Matter) : Drame familial grinçant autour du « suicide » du patriarche et de sa succession.
- Mon dernier jour au Vietnam(Last Day in Vietnam) : Souvenirs de guerre autobiographiques
- Petits miracles (Minor Miracles) : sur le même principe que Big City. Quelques courts récits optimistes sur la nature humaine.
- La Valse des alliances : l'histoire par l'exemple de l'ascension sociale par le mariage, dans les familles juives de New-York.
- Fagin le juif (Fagin the Jew) : une relecture du personnage de Fagin, dans Oliver Twist. Instructif et poignant lorsqu'Eisner confronte la réalité d'un juif askhénase londonien du 19e avec le conte de fées d'un petit blond « qui n'a pas une tête de voleur ». Éditions Delcourt, 2004, ISBN 2-84789-493-4
Théorie
- La bande dessinée, art séquenciel (ed. Vertige Graphic)
- Le récit graphique (ed. Vertige Graphic)
Divers
- série Les guides loufoques
- Comment éviter la mort et les impôts, Dargaud 1976, ISBN 2-205-00916-8. Will Eisner explore avec humour et de façon illustrée comment se soustraire à ces deux désagréments que l'on dit inévitables
- La cuisine occulte, Dargaud 1976, ISBN 2-205-00914-1
- Comment dialoguer avec les plantes, Dargaud 1976, ISBN 2-205-00911-7
- L'astrologie sournoise, Dargaud 1976, ISBN 2-205-00912-5
Liens externes
- [http://www.willeisner.com/ Le site officiel de Will Eisner]
-
Eisner, Will
Eisner, Will
ja:ウィル・アイズナー
Espagne
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| Capitale || Madrid
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| Roi Premier ministre
| Juan Carlos I José Luis Rodríguez Zapatero
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1917
Cette page concerne l'année 1917 du calendrier grégorien.
Événements
- Le prix Nobel de la paix est attribué à la Croix Rouge Internationale.
Première Guerre mondiale
- 22 janvier : Le président des États-Unis, Woodrow Wilson, plaide pour une paix sans vainqueurs.
- 31 janvier : Début de la guerre sous marine totale.
- 3 février : Rupture des relations diplomatiques entre les États-Unis et l'Allemagne, après l'annonce par celle-ci d'un élargissement de la guerre sous-marine et l'interception d'un message allemand incitant le Mexique à entrer en guerre contre les États-Unis.
- 2 avril : Entrée en guerre des États-Unis au côté des alliés.
- 16 avril : Début de l'offensive Nivelle du Chemin des Dames. L'offensive qui se révèle très meurtrière entraîne des mutineries au sein de l'armée française.
- Avril : Mutineries dans l'armée française (avril-juin).
- 15 mai : Philippe Pétain remplace Nivelle.
- 19 juillet : Motion de paix au Reichstag allemand sur initiative de Matthias Erzberger
- : Appel du pape Benoît XV à une « paix blanche ».
- 24 octobre - 9 novembre : Défaite italienne de Caporetto par les Autrichiens.
- Novembre : Formation d'un gouvernement radical de Clemenceau.
- 6 décembre : Halifax Nouvelle-Écosse Canada : L'explosion du Mont Blanc, navire de munitions français, a rasé environ deux kilomètres carrés d'Halifax. Le nombre total de morts s'élève à plus de 2 000 personnes.
- 15 décembre : Les Allemands et les Bolcheviks signent un armistice à Brest-Litovsk. Les Allemands aident Lénine à quitter son exil suisse.
- Débarquement à Saint-Nazaire des premières troupes américaines.
- L'adoption d'un système de convois réduit les pertes navales des alliés causées par les sous-marins allemands.
- L'espionne hollandaise Mata Hari est fusillée au Fort de Vincennes.
- Les forces britanniques commandées par Allenby prennent Jérusalem et Bagdad aux Turcs.
- T. E. Lawrence, Lawrence d'Arabie, dirige la révolte arabe contre l'Empire turc ottoman.
Europe
- 13 mai : A Fatima (Portugal), trois enfants affirment avoir vu la Vierge Marie.
- 2 novembre : La Grande Bretagne publie la Déclaration Balfour s'engageant elle-même à "voir favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif".
- 6 décembre : Indépendance de la Finlande.
France
- 20 mars : Alexandre Ribot Président du Conseil.
- En mai, mouvements de grèves en France (mai-juin).
- 12 septembre : Paul Painlevé Président du Conseil, sans participation socialiste : rupture de l'Union Sacrée.
- 16 novembre : Georges Clemenceau Président du Conseil pour la deuxième fois.
- Disparition en vol de Georges Guynemer.
- Arrestation de Joseph Caillaux pour « Espionnage et trahison ».
- Création du CCE.
Russie
- 8 mars : Révolution de février en Russie (8-15 mars).
- 15 mars : Abdication du Tsar Nicolas II de Russie.
- En avril, Retour en Russie de Lénine, il énonce 10 thèses, ou « thèses d'avril ».
- En juin, 1 congrès panrusse des soviets.
- 26 octobre : Lénine est élu à la tête du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique.
- 6 novembre : Début de la révolution d'octobre en Russie. Le gouvernement Keremski est renversé en Russie par Lénine et les Bolcheviks qui s'emparent du pouvoir.
- En novembre, Création du gouvernement bolchevik : « Conseil des commissaires du peuple ». Décrets sur la terre et sur la paix.
- 20 décembre : Création de la Tchéka, la nouvelle police politique russe
Afrique
- Les Européens imposent Tafari comme régent de l'Éthiopie.
Amériques
Amérique du Nord
- 28 août : Arrestation de suffragètes rassemblées devant la Maison Blanche pour faire pression sur le Président Woodrow Wilson en vue de l'adoption de « l'amendement Anthony » sur le droit de vote des femmes.
- 26 décembre : Le gouvernement américain prend en charge le fonctionnement des chemins de fer.
Amérique Latine
- 2 mars : Les Portoricains obtiennent la nationalité américaine.
- Le Brésil s'engage dans la Première Guerre mondiale aux côtés des alliés, après avoir subit des attaques de sous-marins allemands contre ses bateaux de commerce.
Asie & Inde
et la participation de la France au C.I.E.O. ?
Océanie & pacifique
Proche-Orient & monde arabe
- 2 novembre : Déclaration Balfour promettant la création d'un foyer juif en Palestine. Elle approuve la création d'un état juif en Palestine, à la condition que les droits des Arabes soient respectés.
Arts & culture
- L'humoriste anglais P.G. Wodehouse crée les personnages de Bertie Wooster et de son majordome (butler) Jeeves.
- L'écrivain et critique d'art Guillaume Apollinaire invente le mot « surréalisme ».
- Le compositeur britannique Gustav Holst termine son œuvre Les Planètes.
- Premier enregistrement de Jazz, le Dixie Jazz Band One Step mis en vente à New York.
- Publication du Cornet à dés de Max Jacob.
Sciences & techniques
- L'astronome allemand Karl Schwarzschild conçoit sa théorie des trous noirs.
- Mise en service du télescope du Mont Wilson aux États-Unis.
Sports
- Création de la Ligue Nationale de Hockey
- Rufus Thomas, chanteur américain
- 25 janvier : Ilya Prigogine, physicien et chimiste belge d'origine russe († 28 mai 2003).
- 27 mars : Cyrus Vance, personnalité politique américaine († 12 janvier 2002).
- 25 avril : Ella Fitzgerald, chanteuse américaine († 15 juin 1996).
- 26 avril : Ieoh Ming Pei, architecte américain d'origine chinoise
- 29 mai : John F. Kennedy, futur Président des États-Unis († 22 novembre 1963).
- 31 mai : Jean Rouch, cinéaste français († 18 février 2004).
- 16 juin : Irving Penn, photographe américain
- 6 août : Robert Mitchum, acteur américain († 1 juillet 1997).
- 22 août : John Lee Hooker, bluesman américain († 21 juin 2001).
- 21 octobre : Dizzy Gillespie, trompettiste de jazz américain († 6 janvier 1993).
- 30 octobre : Maurice Trintignant, coureur automobile français († 13 février 2005).
- 19 novembre : Indira Gandhi, Premier ministre de l'Inde († 31 octobre 1984).
- 16 décembre : Arthur C. Clarke, romancier de science-fiction britannique
- 10 janvier : Buffalo Bill (William Frederick Cody).
- 10 février : John William Waterhouse, peintre anglais.
- 16 février : Octave Mirbeau, écrivain français.
- 9 mars : Octavius Pickard-Cambridge, prêtre et zoologiste britannique (° 1828).
- 14 avril : Lejzer Ludwik Zamenhof, médecin ophtalmologue polonais.
- 27 septembre : Edgar Degas, peintre français.
- 15 octobre : Mata Hari, espionne hollandaise.
- 15 novembre : Émile Durkheim, sociologue français
- 17 novembre : Auguste Rodin, sculpteur français.
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Japon
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Le Japon (en japonais 日本, Nihon ou Nippon ) est un pays d'Asie du Nord-Est. 日本 signifie « origine du Soleil » - 日=jour ou soleil, 本=racine - pour évoquer le soleil levant, surnom parfois utilisé pour désigner le Japon ; le prince Shōtoku Taishi (聖徳太子, 574-622) s'était servi de cette expression dans une lettre envoyée à l'empereur de Chine (Cf. Noms du Japon). 日本 sont deux idéogrammes chinois notés RI4 BEN3 et prononcés "je ben" en chinois. Cette forme chinoise est donc l'origine du nom du Japon en langue française.
Le Japon est un archipel volcanique constitué de milliers de petites îles entre l'océan Pacifique et la mer du Japon, à l'est de la péninsule coréenne « pays du matin calme » à la croisée de plusieurs plaques tectoniques sources de nombreux séismes. Quatre îles principales,Kyūshū, Shikoku, Honshū et Hokkaidō composent l'archipel japonais. Cette dernière, historiquement peuplée par les Aïnus (ou Aïnous), fut envahie par un flux de populations qui partit de la Corée. Les migrants s'installèrent dans la plaine du Yamato et formeront plus tard les premiers artisans de la culture japonaise alors que les peuples originels seront cantonnés au nord de Honshū et sur l'île de Hokkaidō. Connu sous le nom de « pays du soleil levant », son économie très développée, même si elle stagne actuellement, résulte de sa longue et riche histoire et de sa culture ethnocentrique.
Le nom japonais Nippon est utilisé sur les timbres et pour les événements sportifs internationaux, alors que Nihon est utilisé plus fréquemment au Japon même. Nippon réfère aussi à l'empire japonais et à une certaine idéologie. Yamato (大和) est le nom que l'on donne à l'ancienne période de Amateratsu, qui selon la mythologie ayant cours avant la capitulation en 1946, aurait créé le Japon. C'est à l'origine le nom de la première structure impériale connue qui exerçait son pouvoir autour de Nara (奈良) aux environs du . Aujourd'hui, on trouve toujours le mot Yamato dans des expressions telles que Yamato damashii (大和魂, « l'esprit japonais »).
Histoire
Article détaillé : Histoire du Japon
La légende prétend que le Japon fut fondé au par l'empereur Jimmu. Le système d'écriture chinois et le bouddhisme furent introduits durant les et s, initiant une longue période d'influence culturelle chinoise. Les empereurs étaient les dirigeants symboliques, alors que le véritable pouvoir était le plus souvent tenu par les puissants nobles de la Cour, régents ou shoguns (gouverneurs militaires).
À partir du , des commerçants venus du Portugal, d'Espagne, des Pays-Bas et d'Angleterre débarquèrent au Japon avec des missionnaires chrétiens. Pendant la première partie du , le shogunat japonais craignit qu'ils fussent les prémisses d'une conquête militaire par les forces européennes. Ils interdirent la religion chrétienne et tuèrent ceux qui bravaient cet interdit avant de cesser toute relation avec l'étranger, exceptés certains contacts restreints avec des marchands chinois et hollandais à Nagasaki (長崎), précisément sur l'île de Dejima (出島). Cet isolement volontaire dura 200 ans jusqu'à ce que les États-Unis, avec le commodore Matthew Perry, forcent le Japon à s'ouvrir à l'Occident en signant la Convention de Kanagawa en 1854.
En seulement quelques années, le renouement des contacts avec l'Occident transforma profondément la société japonaise. Le shogunat fut forcé de démissionner et l'Empereur fut remis au pouvoir. La restauration Meiji de 1868 initia de nombreuses réformes. Le système de type féodal fut officiellement aboli et de nombreuses institutions occidentales furent adaptées. De nouveaux systèmes juridiques et de gouvernement ainsi que d'importantes réformes économiques, sociales et militaires transformèrent le Japon en une puissance régionale. Ces mutations donnèrent naissance à une forte ambition qui se transforma en guerre contre la Chine (1895) et contre la Russie (1905) dans laquelle le Japon gagna la Corée, Taiwan et d'autres territoires.
L'expansionnisme militaire du Japon au début du qui débuta avec l'annexion de la Corée (1910), se poursuivit avec l'invasion de la Mandchourie et une seconde guerre sino-japonaise avec le premier bombardement aérien à Shanghai d'une ville et de ses civils (à partir de 1937). Le Japon se construisit un empire colonial étendu jusqu'à l'Asie du Sud-Est qui lui permit de se fournir en matières premières. L'attaque sur Pearl Harbor dans l'archipel d'Hawaii en 1941 l'engagea dans la Seconde Guerre mondiale. Le Japon fut finalement vaincu en 1945 après le largage de deux bombes atomiques, une sur Hiroshima (6 août 1945) et une autre sur Nagasaki (9 août 1945). Il se rendit aux États-Unis et ses alliés le 2 septembre 1945. Le traité de paix avec la Russie est toujours en négociation.
Le Japon dévasté d'après-guerre, confiné à l'archipel, resta sous la tutelle des États-Unis jusqu'en 1952. Ils imposèrent une nouvelle constitution plus démocratique et fournirent une aide financière qui encouragea le renouveau du pays.
L'économie se rétablit rapidement et permit le retour de la prospérité sur les îles.
Actuellement, le Japon est l'un des pays qui a les plus grandes dépenses militaires au monde mais l'importance de ce budget ne fait pas du Japon un grande puissance militaire. La constitution japonaise interdit en effet la création d'une armée, de toute opération militaire en dehors de ses frontières et de la possession de l'arme atomique. Cependant, des « forces d'autodéfense », un corps professionnel disposant de moyens techniques avancés, supplante progressivement l'armée étasunienne d'occupation. Avec l | | |