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Nomarque
Catégorie:Index égyptologique
Dans l'antiquité égyptienne, les nomarques étaient les fonctionnaires qui administraient les nomes (provinces) au nom du pharaon.
Bien que les normarques fussent normalement nommés par le pharaon, l'affaiblissement du pouvoir central conduisit souvent à la création de dynasties locales (la fonction se transmettait alors héréditairement). Durant les « périodes intermédiaires » (période de troubles profonds) les nomarques devenaient de véritables petits roitelets qui allaient parfois jusqu'à utiliser les attributs du pharaon sur les décors de leur sépultures.
Catégorie:Index égyptologiqueIndex des articles relatifs à l'Égypte antique.
Catégorie:Égypte antique
Égypte antique
Bien que l'on puisse définir temporellement l'Égypte antique comme la période de l'histoire égyptienne allant de l'invention de l'écriture à la fin de l'Antiquité, cette notion se rapporte plus particulièrement à la civilisation qui vécut sur les bords du Nil durant cette période de près de quatre mille ans d'Histoire. Du rassemblement des tribus égyptiennes pour la création du premier empire pharaonique jusqu'à son effondrement au début de l'ère chrétienne, l'Égypte antique a été le théâtre d'événements majeurs qui ont profondément influencés la culture d'une grande partie des peuples d'Afrique, de la Méditerranée et du Moyen Orient.
Histoire
C'est vers la fin du Néolithique que des tribus commencent à se rassembler dans la fertile vallée du Nil, pour aboutir à la constitution de deux royaumes distincts politiquement mais étroitement liés par une culture commune : la Haute Egypte, au Sud, et la Basse Egypte, au Nord (le Nil coule du Sud vers le Nord d'où ces appellations). La tradition attribue au royaume du Sud l'unification du pays (qui devient ainsi le premier état du monde) et l'établissement des premières institutions pharaoniques (par le Pharaon Narmer, pensent de nombreux spécialistes).
Le découpage de l'histoire de l'Égypte en grandes périodes et en 31 dynasties est héritée du prêtre-historien Manéthon (IIIe siècle av. J-C), même si les Egyptiens antérieurs ne faisaient pas cette distinction : pour eux la monarchie était continuelle.
- Période prédynastique : période précédant l'unification du pays ;
- Période thinite : les premières dynasties pharaoniques (capitale This, près d'Abydos);
- Ancien Empire : considéré par les anciens Égyptiens eux-mêmes comme l'Age d'or de leur civilisation avec, entre autre, la construction des plus grandes pyramides ;
- I période intermédiaire : période d'instabilité politique et de morcellement du pays en deux royaumes rivaux ;
- Moyen Empire : période faste, stable et de grande activité artistique ;
- II période intermédiaire : période de troubles graves, occupation du pays par les Hyksos ;
- Nouvel Empire : période la plus prospère de toute l'histoire égyptienne. Elle se caractérise par un renouveau culturel et artistique dont l'apogée est atteinte avec les XVIIIe et XIXe dynasties. C'est l'époque des Touthmôsis, des Amenhotep (en grec : Aménophis) et des Ramessides ;
- III période intermédiaire : période de guerre civile, les rois-prêtres, domination libyenne puis éthiopienne (royaume de Koush), invasion assyrienne ;
- Basse époque : dynastie saïte, occupation perse, dernières dynasties autochtones puis domination hellénistique (Alexandre, les Ptolémées).
La fin de l'histoire égyptienne antique varie en fonction du point de vue adopté. Elle s'achève :
- d'un point de vue ethnologique, à la mort du dernier pharaon autochtone, Nectanébo II en 343 avant l'ère chrétienne;
- d'un point de vue politique, à la mort du dernier souverain autonome, Ptolémée XV (Césarion) en 30 avant l'ère chrétienne;
- d'un point de vue culturel, lors de la conversion du dernier temple égyptien en église copte, le temple d'Isis à Philae en 535 de l'ère chrétienne (fermeture en 551).
Histoire résumée
L'unité de l'Égypte pharaonique pendant ses 3000 ans d'histoires n'est pas une affaire de frontières géographiques. Sur ce plan elle connut de nombreuses situations en possédant tout d'abord la Nubie puis se dirigeant vers le Moyen Orient avant de régresser de façon générale pendant la basse époque. Pourtant on ne peut nier que certains caractères géographiques sont inséparables de l'identité égyptienne. Ainsi le Nil a modelé le mode de vie et la civilisation de l'Égypte.
On peut plutôt observer que de grands principes se sont maintenus tout au long de l'histoire de Kemit. Il y a toujours eu un pouvoir central fort en la personne du roi. Quand celle ci devenait faible on assistait à des crises comme la première période intermédiaire à la mort de Pépi II où règnent simultanément plusieurs familles. Le système où tous les pouvoirs étaient détenus par le pharaon évolua. Il se complexifia en une administration importante. Sous Sesostris III, la fonction de vizir fut dédoublé pour assurer une meilleure gestion. Mais pendant tout ce temps fut maintenu l'institution pharaonique même en cas de domination étrangère. Celle ci permettait en effet une légitimité au pouvoir en place.
Ce n'est pas par hasard si les Hyksos, les Perses, Alexandre le grand puis ses généraux grecs se firent nommer pharaon. Le fait de suivre l'antique coutume leurs conféraient une légitimité par rapport aux Égyptiens. La même idée est valable pour toutes les dynasties issues d'Égypte, la fonction de Pharaon réfère à un symbole prépondérant. En effet les dynasties ne se suivaient pas par filiation. L'état de pharaon permet la réduction de ce fossé familial. Ainsi Ramsès I avant d'être couronné était un général et vice roi.
Mais peut être cette unité dans la conception du pouvoir n'aurait pas duré autant si la fonction de pharaon ne renvoyait pas à un idéal spirituel. Le pharaon est un lien entre le terrestre et le divin. Sa fonction ne se limite pas au temporel, il est le premier prêtre d'Égypte. Bien sur, sur le plan historique, ce n'est pas si simple. Ainsi on a pu voir la rupture avec la période Atonienne ou la progressive prise de pouvoir au cours des siècles du clergé d'Amon. Mais pour les pharaons ayant un réel pouvoir, leurs fonctions en faisaient les garants du divin. Encore une fois c'est une sorte de légitimité. Sans entrer directement dans la sphère purement culturelle que nous allons maintenant aborder.
Voir l'article détaillé : Histoire de l'Égypte antique.
Géographie
La géographie de l'Égypte antique, que ce soit d'un point de vue climatique que géopolitique, est assez proche de celle de l'Égypte contemporaine. L'Égypte est un pays au climat semi-désertique dont seule la bande fertile de part et d'autre du Nil, le Delta et quelques oasis éparses, sont propres à l'implantation humaine. Le reste est recouvert par le désert Libyque à l'ouest, le désert Arabique à l'est et le Sinaï au nord-est. Les frontières « traditionnelles » de Égypte antique sont assez semblables aux frontières de l'Égypte moderne. Ainsi, dans l'Ancien Empire, le pays est délimité au nord par la Méditerranée, au sud par la première cataracte du Nil, a l'ouest par le désert libyque et à l'est par la mer rouge et le désert du Sinaï. Le territoire égyptien était découpé en régions administratives, les nomes, qui étaient gouvernées, au nom de pharaon, par des nomarques.
Voir l'article détaillé : Géographie de l'Égypte antique.
Agriculture
Il existe un étonnant paradoxe entre l'image que les Égyptiens de l'Antiquité avaient de leur agriculture et l'image qu'en avaient les visiteurs étrangers. Ainsi, alors que les scribes dépeignent le métier d'agriculteur comme le plus harassant et ingrat des travaux manuels, les voyageurs grecs comme Hérodote et Diodore de Sicile s'extasiaient devant cette terre où les plantes semblaient pousser sans grand effort.
Voir l'article détaillé : Agriculture dans l'Égypte antique.
Organisation politique
L'Égypte antique est une théocratie. Bien plus qu'un roi, le Pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte. En effet, Pharaon avait une mission à remplir : mettre en œuvre la règle de Maât sur la Terre; c'est-à-dire assurer l'harmonie entre les hommes et le ciel, être garant de la morale de son peuple, contribuant ainsi à assurer son éternité.
Voir l'article détaillé : Organisation politique de l'Égypte antique.
Voir aussi :
- Pharaon.
Art égyptien
L'Art de l'Égypte antique est caractérisé par une idée d'ordre : des lignes claires et simples, associées à des formes simples et des aplats de couleur. Les artistes utilisaient des lignes perpendiculaires, verticales et horizontales, pour former un quadrillage et donner des proportions correctes à leurs travaux. L'art reflétait l'importance sociale, religieuse et politique. La hauteur des personnages dépendait par exemple de leur rôle dans la société : les plus importants étaient les plus grands - il n'y avait par ailleurs pas de perspective. Le pharaon est ainsi toujours représenté comme le plus grand des hommes ; et de même les dieux sont plus ou moins imposants selon qu'ils sont considérés plus ou moins puissants.
Voir l'article détaillé : Art égyptien.
Voir aussi :
- Hiéroglyphe;
- Papyrologie;
- Textes de l'Égypte antique.
Mythologie égyptienne
Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer par le prisme de leur croyance séculaire. La notion la plus importante pour eux est celle de cycle :
- le cycle du jour avec le soleil renaissant chaque matin,
- le cycle des années avec l'inondation annuelle qui pouvait être source de joie comme de malheurs (en cas de trop faible ou trop forte crue du Nil),
- le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts.
Voir l'article détaillé : Mythologie égyptienne.
Voir aussi :
- Dieux égyptiens;
- Concepts égyptiens.
L'Égypte antique dans les arts
Architecture
- Maison égyptienne, place du Caire à Paris, construite en 1805 et dont la façade reprend une frise et des têtes égyptiennes.
- Egyptian Hall à Londres en 1812
Peinture
- Hubert Robert (1733-1808) fait de nombreuses peintures dont le décor rappelle l'Égypte antique.
Musique
- Aïda, opéra de Guiseppe Verdi
Littérature
- Le roman de la momie de Théophile Gautier
- Le Nabab d'Alphonse Daudet
- La première pyramide deBernard Simonay
En bande dessinée on peut citer :
- la série Papyrus http://www.egypteinedite.be;
- Le Mystère de la grande pyramide d'Edgar P. Jacobs
- La Foire aux immortels, d'Enki Bilal
- Astérix et Cléopâtre
Cinéma
- Cléopâtre est un film de Joseph Mankiewicz, de 1963.
- Astérix & Obélix : Mission Cléopâtre, une adaptation par Alain Chabat de la bande dessinée, de 2001.
Jeux de rôle
- Égypte : 1156 av. J.-C. L'énigme de la tombe royale (© 1997 Réunion des Musées Nationaux, Canal+ Multimédia, Cryo Interactive)
- Kémi, Aventures en terre d'Egypte
- GURPS Egypt
Articles connexes
- Bématiste
- Égyptologie,
- Égypte d'aujourd'hui,
- Voir aussi : Projet égyptologique de Wikipédia.
Lien externe
- [http://dmoz.org/World/Français/Sciences/Sciences_humaines_et_sociales/Archéologie/Archéologie_historique/Egyptologie/ Égypte antique sur Dmoz]
-
Egypte
Egypte antique
-
Egypte
ja:古代エジプト
Nome (Égypte antique)Catégorie:Index égyptologique
catégorie:Géographie de l'Égypte antique
Les Nomes (du grec νομοι, nomoi, qui signifie district, en démotique : sepat) sont les divisions territoriales qui permettaient, dans l'antiquité, de découper l'Égypte en provinces. La première division territoriale était la limite qui séparait le nord du sud, la Haute et la Basse-Égypte. Les nomes, au nombre de trente-huit à quarante-deux (selon les époques) avaient leur capitale et leur propre emblème. Aux époques ptolémaïque et romaine, les nomes devinrent des régions administratives.
Les nomes étaient administrés au nom de pharaon par des gouverneurs appelés les Nomarques.
La division de l'Égypte en nomes semble remonter à la période prédynastique, vers le . Ces nomes, à l'origine des cité-états autonomes, se sont unifiées, unification achevée par Ménès.
Les nomes n'ont pas seulement existé pendant 3000 ans; leurs noms, leurs surfaces et leur ordre sont restés remarquablement stables. Certains, comme Xois dans le delta, ou Khent en Haute-Égypte, cités sur la Pierre de Palerme, gravée sous la V dynastie; d'autres, comme le nome de Bubastis, datent du Nouvel-Empire. La plupart des pharaons d'Égypte ont régné sur 42 nomes.
La Basse-Égypte comptait 20 nomes, centralisés par la capitale de l'Ancien Empire, Memphis. La numération suit l'écoulement du nil, les nomes de l'est ayant les nombres les plus grands.
La Haute-Égypte était divisée en 22 nomes. De même, la numération suit l'écoulement du Nil.
Les nomarques
A la tête de chaque nome, on trouvait un nomarque. Cette position était normalement héréditaire, mais le Pharaon pouvait ordonner la personne qu'il souhaitait à cette place. Généralement, quand la gouvernement national était puissant, c'est le Pharaon qui choisissait les différents nomarques. Dans les autres cas, par exemple lors d'invasions ou de guerres civiles, les nomes s'organisaient eux-mêmes, faisant succéder les fils à leurs pères. Des conflits fratricides concernant cette succession héréditaire étaient monnaie courante durant la Première période intermédiaire, période durant laquelle le pouvoir central faiblit, notamment entre la VI et la XI dynastie.
La survie des nomes
Les nomes ont été conservés durant la période ptolémaïque et jusqu'aux temps romains. Sous la domination romaine, des nomes frappaient leur propre monnaie, les "pièces de nome". Les nomes gardèrent leur importance administrative en tant que division unitaire du pays, jusqu'à la refonte complète de la bureaucracie sous Dioclétien et Constantin I.
Depuis -307, les nomes ont été remplacés par des subdivisions plus petites, les pagi, gouvernés par un pagarque. Son rôle était surtout celui de collecteur d'impôts, puis de commandeur des armées locales. Les pagarques étaient le plus souvent de riches propriétaires qui régnaient déjà financièrement sur le pagi qu'il dirigaient.
Voir aussi
Articles connexes
- Égypte
Références
- Alan K. Bowman (1990) Egypt After the Pharaohs, Oxford University Press.
Liens externes
- [http://www.touregypt.net/featurestories/nomes.htm Les nomes]
Pharaon)]]
L'image que le grand public a des pharaons fut fortement influencée par les péplums hollywoodiens des années soixante. Dans ces films, le pharaon incarne un roi tout puissant qui gouverne sans partage, ordonne à une cohorte de serviteurs et fait travailler des esclaves pour construire des monuments à sa gloire (comme dans Les Dix Commandements de Cecil B. De Mille en 1956).
Mais même si parfois les pharaons ont pu se comporter en despotes, on estime que dans leur majorité ils étaient bien loin de ce sombre tableau. Les 3000 ans d'histoire de l'institution pharaonique ont vu défiler sur le trône d'Égypte des hommes et des femmes aux aspirations bien différentes. Des mystérieux rois bâtisseurs des grandes pyramides de Gizeh, en passant par le pharaon poète Akhénaton ou le légendaire Ramsès II, c'est toute une palette d'individus aux caractères bien différents qui ont laissé leur empreinte dans l'Histoire.
Histoire
Il est bien difficile de dater avec précision les débuts de l'histoire pharaonique tant les témoignages de cette période sont peu nombreux et qu'ils se confondent avec l'aube de l'Histoire (et donc de l'écriture). La tradition égyptienne faisait de Ménès (Narmer en grec) l'unificateur du pays (alors divisé en deux royaumes) et le premier des pharaons humains après le règne du dieu Horus. Des témoignages archéologiques (comme la Palette de Narmer) semblent confirmer la réunification de Ménès aux alentours de 3100 avant l'ère chrétienne, mais les égyptologues pensent que l'institution pharaonique pourrait lui être antérieure.
Pour ce qui est du dernier des pharaons, on s'accorde à dire qu'il s'agit du dernier représentant de la dynastie des Ptolémées, Césarion (Ptolémée XV), le fils de César et Cléopâtre.
Étymologie
Cléopâtre)]]
Le mot français « pharaon » dérive du grec pharaô (Φαραώ), mot introduit dans cette langue par les israélites lors de l'écriture de la Bible. Il dérive de l'ancien égyptien per-aâ (en transcription scientifique).
pr:aA
Ce mot désignant à l'origine le palais royal et qui signifie « la grande (ʿ3) maison (pr) », n'a pris le sens de « souverain d'Égypte » qu'à l'époque tardive ou, n'ayant plus de pharaons régnants, ils ne pouvaient être désignés par leurs noms. Auparavant, les pharaons étaient désignés par leur titulature royale composé de cinq noms (titulature complexe apparue au cours de l'Ancien Empire).
Pour les Égyptiens de l'Antiquité, le nom (ren) est ce qui donne vie à la chose qu'il désigne. On comprend donc aisément l'importance qu'attachaient les pharaons aux noms qui les désignaient. Ainsi, dans les premiers temps de l'institution pharaonique (à l'époque pré-dynastique), alors que la titulature royale ne comportait qu'un nom (celui d'Horus), il était inscrit à l'intérieur d'un serekh représentant le palais du roi et pouvant être interprété comme un symbole de protection. Par la suite, avec l'apparition de la titulature complète, le serekh a disparu pour laisser place au cartouche protégeant les deux derniers noms royaux et ayant un rôle similaire.
Une expression très connue est souvent accolée au nom du pharaon :
anx-DA-s
Désigné par les égyptologues par l'acronyme V.S.F., elle est généralement traduite par « vie, santé, force » (bien qu'on lui préfère maintenant le sens « vie, prospérité, santé »). C'est une formule ayant pour but d'assurer le bien-être du pharaon
Jean-François Champollion fut le premier a utiliser ce mot en dehors du contexte biblique et ce bien avant sa lettre à M. Dacier. Il ne trouvera jamais la relation per-aâ = pharaon. Son utilisation actuelle est sans relation avec l'utilisation égyptienne.
La fonction pharaonique
Bien plus qu'un roi, le pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte. En effet, pharaon avait une mission à remplir : mettre en œuvre la règle de Maât sur la terre; c'est-à-dire assurer l'harmonie entre les hommes et le ciel, être garant de la morale de son peuple, contribuant ainsi à assurer son éternité.
Dans de nombreux cas, il revenait à Pharaon de choisir seul la politique à mener. En pratique, il déléguait souvent l'exécution de ses décisions à une cohorte de scribes, de conseillers et de chefs.
- aux scribes de répertorier les décrets, les transactions, le résultat des récoltes ;
- au général des armées d'organiser les campagnes de guerre que le pharaon décide ;
- au vizir de rendre la justice au nom du pharaon ;
- au simple prêtre de rendre hommage aux dieux en lieu et place du pharaon ;
- au Grand Prêtre d'organiser et de gérer les biens du clergé.
Selon la mythologie égyptienne, dans le corps du pharaon coulerait un sang divin provenant de son ancêtre, le dieu Horus. La fonction pharaonique est donc héréditaire, elle se transmet par le sang. Les Égyptiens ont parfois préféré être dirigés par une femme de sang divin (ex: Hatshepsout) plutôt que par un homme qui ne le soit pas. Cependant, les lignées pharaoniques ne réussirent jamais à perdurer dans le temps, et furent interrompues par des envahisseurs ou par des coups d'État.
Après de longues années de règne (trente ans normalement), le pharaon pouvait organiser une Fête-Sed pour régénérer ses forces et montrer au peuple qu'il était encore capable de gouverner le pays.
Chronologie
La première chronologie a été établie par le prêtre Manéthon à qui Ptolémée II avait demandé d'établir une histoire de l'Égypte.
Il en subsiste un abrégé fournissant une liste de rois classés en trente dynasties regroupées de la période thinite à la Basse Époque.
Selon les sources, on peut trouver quelques incohérences dans les dates de règnes, dues essentiellement à la méthode de datation utilisée par les anciens Égyptiens.
En effet, l'origine des années repartait à 1 lors de l'avènement d'un nouveau roi. Le changement d'année était marqué par le lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius).
- Au Moyen Empire, l'an I d'un roi était officiellement reporté au début de cette année "civile" qui suivait son avènement.
- Au Nouvel Empire l'an II commençait 365 jours après le jour de l'avènement.
- A la Basse Époque, il commençait le jour du lever sothiaque suivant l'avènement (l'an I pouvant être ainsi réduit à quelques jours).
Les dates mentionnées dans les écrits sont donc en référence au règne du roi. Certains rois ayant régné en parallèle, il faut donc trouver des événements communs pour synchroniser ces dates.
Par ailleurs, l'orthographe des noms est différent selon que l'on translitère les hiéroglyphes ou que l'on utilise le nom donné par les Grecs. Par exemple, le pharaon Amenhotep (nom issu de l'égyptien ancien) est le même que Aménophis (nom grec). De plus, dans certains noms, il y a une antéposition honorifique d'un nom de dieu dans le dessin des hiéroglyphes, mais l'habitude fait que l'on conserve également le nom tel que déjà connu par les premiers égyptologues. Par exemple, Raneb et Nebrê.
Liste des pharaons
Il est impossible de dresser une liste exacte des rois qui se sont succédé sur le trône d'Égypte durant 3000 ans, tant les informations qui nous sont parvenues sont fragmentaires. De plus, il existe des différences chronologiques entre les sources, ce qui explique pourquoi, dans les listes égyptologiques, certains règnes se chevauchent au lieu de se suivre. Pour finir, certaines périodes troubles de l'histoire ont laissé des trous dans la chronologie (parfois volontairement).
Malgré cela, une grande partie des pharaons, et semble-t-il les plus importants dans l'histoire pharaonique, nous sont assez bien connus.
Les listes suivantes sont inspirées des listes établis par le prêtre Manéthon :
- les Pharaons par ordre chronologique ;
- les Pharaons par ordre alphabétique.
Voir aussi
Liens internes
- aller plus loin :
- les attributs du pharaon,
- Titulature des pharaons, (façons de nommer un pharaon).
- l'Égypte :
- l'Égypte antique,
- l'Égypte d'aujourd'hui.
- [http://www.thotweb.com Thotweb] : Tous les souverains du Nouvel Empire. Cartouches, biographie, liens, bibliographie ;
- [http://perso.wanadoo.fr/bruno.lefebvre_egypte/histoire_egypte.htm Égypte Ancienne] : Définition, Cartouches (Ier ~ VIe dynastie) et Liste (Ier et IIe dynastie) ;
- [http://www.eg.ovh.org/rois.htm www.egyptologie.com] : Liste de Manéthon, Ramsès II et Cléopâtre ;
- [http://www.chez.com/egypte1 L'Égypte antique] : Liste des pharaons ;
- [http://www.desir-egypte.org/page6.htm Désir d'Égypte] : Définition très complète ;
- [http://users.skynet.be/bk159653/histoire/rois.html L'Égypte ancienne de Bastet] : Liste des pharaons.
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ja:ファラオ
simple:Pharaoh
Cuyahoga County, OhioCuyahoga County is a county located in the U.S. state of Ohio. As of 2000, the population is 1,393,978. Its county seat is Cleveland6. Cuyahoga County is part of Greater Cleveland, an informal metropolitan area. The county is named after the Native American word (possibly Algonquin) Cuyahoga, which means "twisted river." The name is also assigned to the Cuyahoga River, which bisects the county.
Cuyahoga River
19th-century U.S. President James A. Garfield was born in Cuyahoga County.
Geography
According to the U.S. Census Bureau, the county has a total area of 3,226 km² (1,246 mi²). 1,187 km² (458 mi²) of it is land and 2,038 km² (787 mi²) of it is water. The total area is 63.19% water.
Adjacent counties
- Lake Erie (north)
- Lake County (northeast)
- Geauga County (east)
- Summit County (southeast)
- Medina County (southwest)
- Lorain County (west)
Demographics
As of the census2 of 2000, there are 1,393,978 people, 571,457 households, and 354,874 families residing in the county. The population density is 1,174/km² (3,040/mi²). There are 616,903 housing units at an average density of 520/km² (1,346/mi²). The racial makeup of the county is 67.35% White, 27.45% Black or African American, 0.18% Native American, 1.81% Asian, 0.02% Pacific Islander, 1.50% from other races, and 1.68% from two or more races. 3.38% of the population are Hispanic or Latino of any race.
There are 571,457 households out of which 28.50% have children under the age of 18 living with them, 42.40% are married couples living together, 15.70% have a female householder with no husband present, and 37.90% are non-families. 32.80% of all households are made up of individuals and 12.10% have someone living alone who is 65 years of age or older. The average household size is 2.39 and the average family size is 3.06.
In the county the population is spread out with 25.00% under the age of 18, 8.00% from 18 to 24, 29.30% from 25 to 44, 22.20% from 45 to 64, and 15.60% who are 65 years of age or older. The median age is 37 years. For every 100 females there are 89.50 males. For every 100 females age 18 and over, there are 85.20 males.
The median income for a household in the county is $39,168, and the median income for a family is $49,559. Males have a median income of $39,603 versus $28,395 for females. The per capita income for the county is $22,272. 13.10% of the population and 10.30% of families are below the poverty line. Out of the total population, 19.40% of those under the age of 18 and 9.30% of those 65 and older are living below the poverty line.
Government
Counties in Ohio do not possess home rule powers but can do only what has been expressly authorized by the Ohio General Assembly. Like eighty-six other counties (the exception is Summit), the county has the following elected officials, as provided by statute:
- Three county commissioners (the Board of Commissioners): Control budget; approve zoning; approve annexations to cities and villages; set overall policy; oversee departments under their control
- County auditor: Values property for taxation; issues dog, kennel, and cigarette licenses; issues licenses for retailers for sales tax purposes; inspects scales, pumps, etc., used in commerce to see that they are accurate
- County clerk of court of common pleas: Keeps filings of lawsuits and orders of the county court of common pleas; records titles for motor vehicles
- County coroner: Determines causes of death in certain cases; is the only person with the power to arrest the sheriff.
- County engineer: Maintains county roads and land maps
- Prosecuting attorney: Prosecutes felonies and is the legal advisor to all other county officials and departments
- County recorder: Keeps all land records, including deeds, surveys, mortgages, easements, and liens
- County treasurer: Collects taxes, invests county money, provide financial oversight to municipalities and school districts in the county
- County sheriff: Chief law enforcement officer, polices areas without local police; runs the county jail; acts as officer of the local courts (transporting prisoners, serving subpoenas, acting as bailiff, etc.)
All of these officials are elected to four-year terms in November of even-numbered years after being nominated in partisan primary elections. One commissioner and the auditor are elected in the same year as the governor in one cycle; the other two commissioners and the other officials are elected in the same year as the president of the United States. The clerk, coroner, prosecutor, recorder, and sheriff begin their terms on the first Monday in January. The auditor's term begins on the second Monday in March. The treasurer's term begins on the first monday in September. The commissioner who is elected with the governor begins his term on January 1. Of the other two seats, one term begins on January 2 and the second on January 3.
Any citizen of Ohio and the United States who is eighteen years of age or older and lives in the county may run for commissioner, auditor, treasurer, clerk of courts, or recorder. The other offices have specific additional requirements: candidates for prosecutor must be licensed to practice law; candidates for coroner must be licensed to practice medicine for two years; candidates for engineer must be both licensed surveyors and engineers; and candidates for sheriff must have certain education and supervisory experience in law enforcement.
If a vacancy arises, it is filled by the county central committee of the political party to which the former official belonged, i.e., the Republicans appoint someone to an office held by a Republican and the Democrats to an office held by a Democrat. If an office becomes vacant before the November election in the even-numbered year midway through the term, the appointee must run in a special election for the remainder of the term. If the office becomes vacant after then, the appointment is for the remainder of the term.
The Board of County Commissioners is the combined executive and legislative branch of county government but as their control over the independently elected officials is limited, there is effectively no real executive. However, one of the members of the board is named president of the board. The commissioners receive a full-time salary, but commissioners often have full-time occupations on the side. The board also employs a clerk to record its proceedings.
The board of commissioners often create numerous subordinate departments to handle specific services. These vary from county to county; among the most common are departments for building and zoning, health, economic development, water and sewer service, and emergency management.
There is also a county educational service center (previously known as the county board of education) presided over by a board of education, typically numbering five members, elected to staggered four-year terms in non-partisan elections in odd-numbered years. The center supplies services to the individual school districts in the county and exercises some limited control over the class of school districts known as "local school districts." ("City school districts" and "exempted village school districts" are free from any oversight by the county board.) Counties also have a board of mental retardation and developmental disabilities to educate disabled children. The members of this board are appointed.
Elections are administered in each county by a four-member board of elections which consists of two Republicans and two Democrats appointed by the Ohio Secretary of State at the recommendation of each county party. The board employs a director, who must be of the opposing political party of the chairman of the board of elections, and a deputy director, who must be of the political party of the chairman of the board.
The county has a court of common pleas, which is the court of first instance for felonies and certain high-value civil cases. All judges in Ohio are elected to six-year terms in non-partisan elections after being nominated in partisan primaries.
See also Ohio county government.
Municipalities
External links
- [http://www.cuyahogacounty.us/ Cuyahoga County Home Page]
- [http://planning.co.cuyahoga.oh.us/ Cuyahoga County Planning Commission]
Category:Ohio counties
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