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| Pharaon |
Pharaon)]]
L'image que le grand public a des pharaons fut fortement influencée par les péplums hollywoodiens des années soixante. Dans ces films, le pharaon incarne un roi tout puissant qui gouverne sans partage, ordonne à une cohorte de serviteurs et fait travailler des esclaves pour construire des monuments à sa gloire (comme dans Les Dix Commandements de Cecil B. De Mille en 1956).
Mais même si parfois les pharaons ont pu se comporter en despotes, on estime que dans leur majorité ils étaient bien loin de ce sombre tableau. Les 3000 ans d'histoire de l'institution pharaonique ont vu défiler sur le trône d'Égypte des hommes et des femmes aux aspirations bien différentes. Des mystérieux rois bâtisseurs des grandes pyramides de Gizeh, en passant par le pharaon poète Akhénaton ou le légendaire Ramsès II, c'est toute une palette d'individus aux caractères bien différents qui ont laissé leur empreinte dans l'Histoire.
Histoire
Il est bien difficile de dater avec précision les débuts de l'histoire pharaonique tant les témoignages de cette période sont peu nombreux et qu'ils se confondent avec l'aube de l'Histoire (et donc de l'écriture). La tradition égyptienne faisait de Ménès (Narmer en grec) l'unificateur du pays (alors divisé en deux royaumes) et le premier des pharaons humains après le règne du dieu Horus. Des témoignages archéologiques (comme la Palette de Narmer) semblent confirmer la réunification de Ménès aux alentours de 3100 avant l'ère chrétienne, mais les égyptologues pensent que l'institution pharaonique pourrait lui être antérieure.
Pour ce qui est du dernier des pharaons, on s'accorde à dire qu'il s'agit du dernier représentant de la dynastie des Ptolémées, Césarion (Ptolémée XV), le fils de César et Cléopâtre.
Étymologie
Cléopâtre)]]
Le mot français « pharaon » dérive du grec pharaô (Φαραώ), mot introduit dans cette langue par les israélites lors de l'écriture de la Bible. Il dérive de l'ancien égyptien per-aâ (en transcription scientifique).
pr:aA
Ce mot désignant à l'origine le palais royal et qui signifie « la grande (ʿ3) maison (pr) », n'a pris le sens de « souverain d'Égypte » qu'à l'époque tardive ou, n'ayant plus de pharaons régnants, ils ne pouvaient être désignés par leurs noms. Auparavant, les pharaons étaient désignés par leur titulature royale composé de cinq noms (titulature complexe apparue au cours de l'Ancien Empire).
Pour les Égyptiens de l'Antiquité, le nom (ren) est ce qui donne vie à la chose qu'il désigne. On comprend donc aisément l'importance qu'attachaient les pharaons aux noms qui les désignaient. Ainsi, dans les premiers temps de l'institution pharaonique (à l'époque pré-dynastique), alors que la titulature royale ne comportait qu'un nom (celui d'Horus), il était inscrit à l'intérieur d'un serekh représentant le palais du roi et pouvant être interprété comme un symbole de protection. Par la suite, avec l'apparition de la titulature complète, le serekh a disparu pour laisser place au cartouche protégeant les deux derniers noms royaux et ayant un rôle similaire.
Une expression très connue est souvent accolée au nom du pharaon :
anx-DA-s
Désigné par les égyptologues par l'acronyme V.S.F., elle est généralement traduite par « vie, santé, force » (bien qu'on lui préfère maintenant le sens « vie, prospérité, santé »). C'est une formule ayant pour but d'assurer le bien-être du pharaon
Jean-François Champollion fut le premier a utiliser ce mot en dehors du contexte biblique et ce bien avant sa lettre à M. Dacier. Il ne trouvera jamais la relation per-aâ = pharaon. Son utilisation actuelle est sans relation avec l'utilisation égyptienne.
La fonction pharaonique
Bien plus qu'un roi, le pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte. En effet, pharaon avait une mission à remplir : mettre en œuvre la règle de Maât sur la terre; c'est-à-dire assurer l'harmonie entre les hommes et le ciel, être garant de la morale de son peuple, contribuant ainsi à assurer son éternité.
Dans de nombreux cas, il revenait à Pharaon de choisir seul la politique à mener. En pratique, il déléguait souvent l'exécution de ses décisions à une cohorte de scribes, de conseillers et de chefs.
- aux scribes de répertorier les décrets, les transactions, le résultat des récoltes ;
- au général des armées d'organiser les campagnes de guerre que le pharaon décide ;
- au vizir de rendre la justice au nom du pharaon ;
- au simple prêtre de rendre hommage aux dieux en lieu et place du pharaon ;
- au Grand Prêtre d'organiser et de gérer les biens du clergé.
Selon la mythologie égyptienne, dans le corps du pharaon coulerait un sang divin provenant de son ancêtre, le dieu Horus. La fonction pharaonique est donc héréditaire, elle se transmet par le sang. Les Égyptiens ont parfois préféré être dirigés par une femme de sang divin (ex: Hatshepsout) plutôt que par un homme qui ne le soit pas. Cependant, les lignées pharaoniques ne réussirent jamais à perdurer dans le temps, et furent interrompues par des envahisseurs ou par des coups d'État.
Après de longues années de règne (trente ans normalement), le pharaon pouvait organiser une Fête-Sed pour régénérer ses forces et montrer au peuple qu'il était encore capable de gouverner le pays.
Chronologie
La première chronologie a été établie par le prêtre Manéthon à qui Ptolémée II avait demandé d'établir une histoire de l'Égypte.
Il en subsiste un abrégé fournissant une liste de rois classés en trente dynasties regroupées de la période thinite à la Basse Époque.
Selon les sources, on peut trouver quelques incohérences dans les dates de règnes, dues essentiellement à la méthode de datation utilisée par les anciens Égyptiens.
En effet, l'origine des années repartait à 1 lors de l'avènement d'un nouveau roi. Le changement d'année était marqué par le lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius).
- Au Moyen Empire, l'an I d'un roi était officiellement reporté au début de cette année "civile" qui suivait son avènement.
- Au Nouvel Empire l'an II commençait 365 jours après le jour de l'avènement.
- A la Basse Époque, il commençait le jour du lever sothiaque suivant l'avènement (l'an I pouvant être ainsi réduit à quelques jours).
Les dates mentionnées dans les écrits sont donc en référence au règne du roi. Certains rois ayant régné en parallèle, il faut donc trouver des événements communs pour synchroniser ces dates.
Par ailleurs, l'orthographe des noms est différent selon que l'on translitère les hiéroglyphes ou que l'on utilise le nom donné par les Grecs. Par exemple, le pharaon Amenhotep (nom issu de l'égyptien ancien) est le même que Aménophis (nom grec). De plus, dans certains noms, il y a une antéposition honorifique d'un nom de dieu dans le dessin des hiéroglyphes, mais l'habitude fait que l'on conserve également le nom tel que déjà connu par les premiers égyptologues. Par exemple, Raneb et Nebrê.
Liste des pharaons
Il est impossible de dresser une liste exacte des rois qui se sont succédé sur le trône d'Égypte durant 3000 ans, tant les informations qui nous sont parvenues sont fragmentaires. De plus, il existe des différences chronologiques entre les sources, ce qui explique pourquoi, dans les listes égyptologiques, certains règnes se chevauchent au lieu de se suivre. Pour finir, certaines périodes troubles de l'histoire ont laissé des trous dans la chronologie (parfois volontairement).
Malgré cela, une grande partie des pharaons, et semble-t-il les plus importants dans l'histoire pharaonique, nous sont assez bien connus.
Les listes suivantes sont inspirées des listes établis par le prêtre Manéthon :
- les Pharaons par ordre chronologique ;
- les Pharaons par ordre alphabétique.
Voir aussi
Liens internes
- aller plus loin :
- les attributs du pharaon,
- Titulature des pharaons, (façons de nommer un pharaon).
- l'Égypte :
- l'Égypte antique,
- l'Égypte d'aujourd'hui.
- [http://www.thotweb.com Thotweb] : Tous les souverains du Nouvel Empire. Cartouches, biographie, liens, bibliographie ;
- [http://perso.wanadoo.fr/bruno.lefebvre_egypte/histoire_egypte.htm Égypte Ancienne] : Définition, Cartouches (Ier ~ VIe dynastie) et Liste (Ier et IIe dynastie) ;
- [http://www.eg.ovh.org/rois.htm www.egyptologie.com] : Liste de Manéthon, Ramsès II et Cléopâtre ;
- [http://www.chez.com/egypte1 L'Égypte antique] : Liste des pharaons ;
- [http://www.desir-egypte.org/page6.htm Désir d'Égypte] : Définition très complète ;
- [http://users.skynet.be/bk159653/histoire/rois.html L'Égypte ancienne de Bastet] : Liste des pharaons.
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Catégorie:Index égyptologique
ja:ファラオ
simple:Pharaoh
Péplum
Catégorie:Genre cinématographique Catégorie:cinéma italien Catégorie:cinéma américain Catégorie:Cinéma et sexualité
Le péplum (mot latin emprunté au grec peplon, signifiant « tunique » sans doute en référence au film La Tunique) est l'un des genres du cinéma. Depuis le milieu des années 1950, grâce aux péplums italiens et américains, ce mot désigne les films dont le contexte est l'antiquité : aussi bien la Rome antique que la Grèce plus ou moins légendaire ou l'Égypte.
Le mot péplum a sans doute été inventé par des habitués du ciné-club Nickelodéon dans les années 1950.
Le péplum italien
Avant guerre
C'est au cinéma italien que l'on doit l'invention du péplum. Dans les années 1910, les péplums muets italiens recréent une antiquité mythique et mythologique. Deux réalisateurs se distinguent : Enrico Guazzoni, auteur du Quo Vadis de 1913 et Giovanni Patrone, auteur de Cabiria. Dans ce film on découvre le personnage de Maciste, interprété par Bartolomeo Pagano. Ce personnage fera l'objet de nombreux films dont la plupart sont situés à une époque contemporaine (Maciste chasseur alipin (1916) ou encore Maciste contre le Scheik (1926). Ce premier âge d'or du péplum italien prend fin au milieu des années 1920 avec l'arrivée de Mussolini au pouvoir. Malgré la construction de Cinecittà et la propagande fasciste construite en partie sur la grandeur de la Rome antique, la période n'est guère favorable aux péplums, hormis le spectaculaire Scipion l'Africain de Carmine Gallone à la gloire de la reconquête africaine.
Années 50-60 : l'âge d'or du péplum italien
C'est Ricardo Freda qui fait renaître le péplum en 1952 avec Spartacus. L'année suivante, Kirk Douglas est l'Ulysse dans l'Odyssée de Mario Camerini. En 1955, Carlo Ludovico Bragagilia réalise Semiramis esclave et reine. La fin des années 1950 est marquée par le succès des Douze travaux d'Hercule (1957) de Pietro Francisci et La Bataille de Marathon (1959) de Jacques Tourneur et Mario Bava. À cette époque les américains viennent profiter des studios de Cinecittà et de la qualité des techniciens italiens comme Mario Bava pour venir tourner en Italie de grandes fresques antiques telles que Ben Hur ou Cléopâtre de Joseph Mankiewicz. La mode est désormais aux péplums et le cinéma italien va en profiter.
Maciste est ressuscité et avec lui tous les gros bras de la mythologie antique : de nombreux culturistes américains incarnent, torse nus, des héros légendaires comme Hercule . Le genre connaît une production très importante de 1960 à 1964. Les films parfois avec un budget très limité sont construits autour d'intrigues très simples dominées par la figure du héros, incarnation du bien et doté d'une force physique surhumaine. Ricardo Freda et Vittorio Cottafavi y excellent. Hercule à la conquête de l'Atlantide en 1961 de Vittorio Cottafavi, Romulus et Rémus en 1962 de Sergio Corbucci, Maciste en enfer en 1962 de Ricardo Freda, sont bien représentatifs du genre.
Mais avec la sortie de Pour une poignée de dollars en 1964, le western italien remplace le péplum et le genre pourtant prolifique disparait brusquement des écrans italien.
Le succès des films érotiques dans les années 1970 permet une résurrection du genre : les orgies romaines sont le cœur de ces films érotiques et Caligula y est souvent mis en scène. Messaline, Impératrice et putain de Sergio Corbucci sort en 1977 et en 1979, le festival de Cannes découvre Calligula de Tinto Brass. De nombreux péplums érotiques sont produits jusque dans les années 1980.
Le péplum américain
années 1980]]
Parmi les péplums américains célèbres on peut citer :
- Ben-Hur
- Cléopâtre
- Les Derniers Jours de Pompei
- Les Dix Commandements
- Gladiator
- Quo Vadis
- Troie
- Spartacus
Liens externes
- [http://www.archive.org/details/hercules télécharger Hercules de Pietro Francisci (1958)]
Années 1960 ko:1960년대 ja:1960年代 simple:1960s
Catégorie:Décennie
On trouve parfois en français la dénomination anglo-saxone : les sixties, compte tenu du rayonnement économique et culturel des États-Unis du Royaume-Uni au cours de cette décennie.
Événements
- Guerre du Viêt Nam
- Printemps de Prague
- Guerre d'Algérie
- Mai 1968
Personnages significatifs
- Charles de Gaulle
- Konrad Adenauer
- John F. Kennedy
- Martin Luther King
- Les Beatles
- The Rolling Stones
Inventions, Découvertes, Introductions
- Conquête de l'espace, premier homme sur la Lune
__NOTOC__
Les Dix Commandements
Cinéma
Les Dix Commandements est le titre de deux films de Cecil B. DeMille :
- Les Dix Commandements en 1923 (film muet) avec Theodore Roberts, Charles de Rochefort
- Les Dix Commandements en 1956 avec Charlton Heston, Yul Brynner
Musique
Par ailleurs, les Dix Commandements est aussi une comédie musicale écrite par Élie Chouraqui et Pascal Obispo, jouée pour la première fois en 2000.
Voir aussi
- Dix Commandements, article relatif aux événements bibliques.
Cecil Blount De Mille
Cecil Blount DeMille, plus couramment appelé Cecil B. DeMille (1), né le 12 août 1881, mort le 21 janvier 1959 à Hollywood, est un réalisateur et producteur américain de cinéma, surtout connu pour son film monument Les Dix Commandements avec son acteur favori, Charlton Heston.
(1) Pas d'espace dans le nom entre « De » et « Mille ».
Filmographie sélective
- 1914 : The Virginian avec Dustin Farnum, Winifred Kingston
- 1915 : Forfaiture (The Cheat)
- 1921 : Le cœur nous trompe (The Affair on Anatol) avec Gloria Swanson, Wallace Reid
- 1923 : Les Dix Commandements (The Ten Commandments) avec Theodore Roberts, Charles de Rochefort
- 1927 : Le Roi des rois (The King of Kings) avec Joseph Schildkraut, Ernest Torrence
- 1934 : Cléopâtre (Cleopatra) avec Claudette Colbert
- 1935 : Les Croisades (The Crusades) avec Ian Keith, Joseph Schildkraut
- 1936 : Une aventure de Buffalo Bill (The Plainsman) avec Gary Cooper, Jean Arthur
- 1940 : Les Tuniques écarlates (Northwest Mounted Police)
- 1949 : Samson et Dalila (1949) avec George Sanders, Victor Mature
- 1956 : Les Dix Commandements [2 version] avec Charlton Heston, Yul Brynner, Anne Baxter
DeMille, Cecil Blount
DeMille, Cecil Blount
ja:セシル・B・デミル
1956
Cette page concerne l'année 1956 du calendrier grégorien.
Événements
- En janvier
- En février, « Coexistence pacifique », vague de froid en Europe occidentale.
- 16 mai : Visite de Soekarno aux États-Unis.
- 18 juillet : Naissance du mouvement des non alignés à Brioni : Tito, Nasser et Nehru.
- 28 août : Visite de Soekarno en URSS.
Afrique
- En juin, Loi-cadre Defferre sur l'autonomie en Afrique noire française (ANF).
- 30 juin : Des intellectuels congolais publient le « Manifeste de conscience africaine ». Ils exigent l'émancipation totale des Noirs. Une véritable bombe politique.
- Indépendance du Soudan, octroyée par la Grande-Bretagne.
- La République d'Afrique du Sud se retire de l'UNESCO en se plaignant que certaines publications de l'Organisation interfèrent dans les problèmes raciaux du pays.
- Modibo Keïta est élu maire de Bamako.
Amériques
- 2 décembre : Débarquement de Fidel Castro à Cuba, début de la résistance dans la Sierra Maestra.
- En février, L'Université d'Alabama est contrainte d'accepter sa première étudiante noire, Autherine Lucy, mais celle-ci ne pourra pas suivre les cours.
- 21 février : Martin Luther King et 24 autres pasteurs sont accusés d'empêcher les bus de Montgomery de fonctionner.
- En novembre, réélection de Dwight D. Eisenhower (républicain) comme président des États-Unis avec 57,4 % des voix contre Adlai Stevenson (démocrate) 42 %.
- 13 novembre : La Cour Suprême des États-Unis juge la ségrégation raciale dans les bus contraire à la Constitution.
Asie & monde indien
- 27 avril : Élections en Birmanie. Le Front national unifié birman qui regroupe les mouvements de gauche, obtient 30 % des voix et 47 des 250 sièges de l'Assemblée nationale.
- 12 décembre : Japon : adhésion à l'ONU. Les États-Unis s'opposent à l'entrée de la Chine dans l'ONU.
Europe
Europe de l'Est
- 7 avril : L'Espagne accorde son indépendance au Maroc.
- 17 avril : Dissolution du Kominform.
- Création du prix Lénine récompense aux savants-artistes et écrivains
Hongrie
- 29 mars : Réhabilitation de Laszlo Rajk.
- 6 octobre : Funérailles nationales de Laszlo Rajk, exécuté comme titiste en 1949. 200 000 personnes réclament le retour d'Imre Nagy au gouvernement.
- 23 octobre : Début de l'insurrection de Budapest (23-30 octobre), suite à une manifestation de soutien à la Pologne.
- 27 octobre : Imre Nagy forme un gouvernement de front national.
- 31 octobre : Les soviétiques, en accord avec les autres pays communistes, décident d'écraser la révolution des conseils hongroise.
- 1 novembre : Imre Nagy proclame la neutralité de la Hongrie et son retrait du pacte de Varsovie.
- 4 novembre : Écrasement de l'insurrection hongroise par les soviétiques (4-12 nov) : 200 000 hommes et 2 000 chars sont engagés. Janos Kadar, amené dans les fourgons de l'Armée rouge, annonce la formation d'un « gouvernement révolutionnaire ».
- 13 novembre : Fin de l'écrasement de l'insurrection hongroise : 200 000 personnes quittent le pays.
- 22 novembre : Premier bilan
- Imre Nagy le Premier ministre est enlevé par les Soviétiques, il sera condamné et pendu avec l'accord du nouveau dictateur communiste Janos Kadar.
- Au total, dix-huit camions remplis de cadavres auront été enlevés de la place du Parlement.
- Le cardinal Mindszenty, ancien primat de Hongrie et emprisonné de 1948 à 1955, se réfugie à l'ambassade des États-Unis, où il restera enfermé jusqu'en 1971, année où il pourra quitter le pays.
- 6 avril : Libération de Gomulka.
- 28 juin : Émeutes sanglantes à Poznań.
- 19 octobre : Suite à une mobilisation populaire (13-20 octobre) contre la direction du POUP, Gomulka reprend en main le Parti et s'engage à réformer la Pologne. Visite surprise de Nikita Khrouchtchev.
- 14 février : XXe Congrès du PCUS : début de la « déstalinisation » (14-25 fév).
- 14 mai : L'URSS annonce une réduction de ses effectifs militaires de 1,2 million d'hommes.
- Khrouchtchev dénonce les crimes de Staline.
Europe de l'Ouest
- 6 janvier : Fiançailles de l'actrice américaine Grace Kelly avec le prince Rainier III de Monaco.
- En mai, Conférence de Venise, second rapport Spaak, préconisant la création de la CEE et d'Euratom.
- 25 juillet : Le paquebot italien « Andrea Doria », après une collision avec le navire suédois « Stockholm », sombre dans l'Atlantique, au large des côtes de la Nouvelle-Angleterre. Les deux navires transportaient plus de 1 600 passagers, mais le drame n'a fait que 51 morts.
- 8 août un incendie probablement dû au grisou dans la mine du bois du Cazier à Marcinelle, près de Charleroi, fait 262 victimes.
- 2 janvier : Élections législatives.
- Victoire du Front républicain. Effondrement des républicains socialistes (ex-RPF). Percée et montée du poujadisme avec l'entrée de ce mouvement au Parlement. Jean-Marie Le Pen, élu sous étiquette poujadiste, entre à l'Assemblée nationale comme le plus jeune député.
- 24 janvier : Fin du gouvernement Edgard Faure (2).
- 1 février : Début du gouvernement Guy Mollet, le plus long de la IV République (prend fin le 21 mai 1957).
- 15 février : Incidents à l'Assemblée nationale lors de l'invalidation de députés poujadistes.
- 28 février : Troisième semaine de congés payés.
- 23 mars : Loi-cadre Deferre sur l'outre-mer.
- En mars, la Tunisie et le Maroc accèdent à leur indépendance.
- 12 avril : En raison de la guerre d'Algérie où le contingent est engagé dès 1955, un décret prolonge la durée initiale du service militaire de six à neuf mois par le biais du maintien sous les drapeaux ou du rappel.
- 20 juin : Emprunt national.
- 24 octobre : Enlèvement et Arrestation de Ben Bella
- 29 octobre : Début de la crise de Suez (jusqu'au 6 novembre).
- 29 novembre : Mise en place du rationnement de l'essence.
- L'hiver est particulièrement rude dans le sud de la France, on mesure des températures allant jusqu'à -30°C. Seul un tiers des oliviers survivront ; la plupart des moulins à huile ferment.
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & monde arabo-musulman
- 20 mars :
- La Tunisie obtient son indépendance - Habib Bourguiba devient président.
- Le Maroc retrouve son indépendance.
- L'Algérie comprend une forte minorité d'origine européenne : 1 000 000 habitants face aux 9 000 000 de musulmans.
- 6 février : Guy Mollet se rend en Algérie, il est conspué (jets de tomates !) par des colons. Mollet reçoit les pouvoirs spéciaux en Algérie. Démission de Pierre Mendès-France, président du Conseil, à propos de l'Algérie.
- 9 février : Robert Lacoste ministre-résident en Algérie.
- 7 mars : Indépendances du Maroc et de la Tunisie (7-20 mars).
- 12 mars : Pouvoirs spéciaux en Algérie.
- En août, un congrès secret du FLN à la Soummam, en Kabylie, organise l'Armée de libération nationale (ALN) et un Conseil National de la Révolution (CNRA).
- 22 octobre : Interception de l'avion de Ben Bella. Arrestation des chefs du FLN algérien dont Ben Bella.
- Nasser devient président de la république d'Égypte.
- 19 juillet : Refus des États-Unis de financer la construction du barrage d'Assouan en Égypte.
- 26 juillet : Nationalisation de la compagnie du Canal de Suez par Nasser. Ce dernier dénonce la présence britannique au Moyen Orient et soutient les mouvements nationalistes d'Algérie.
- 29 octobre : Déclenchement de la Guerre de Suez (29 oct- 6 nov), condamnée par l'ONU.
- 5 novembre : Expédition de Suez (5-7 nov). Les États-Unis font pression sur leurs alliés.
- 5 novembre : Boulganine exige le retrait des troupes françaises, britanniques et israéliennes de Suez.
- 7 novembre : Durant la crise de Suez, l'assemblée générale de l'ONU adopte une résolution appelant la Grande-Bretagne, la France et Israël à retirer sans délai leur troupes d'Égypte.
- Attaque israélienne contre les positions égyptiennes dans le Sinaï. Les États-Unis appuient l'invasion israélienne.
Arts & cultures
- Publication par Salvador Dali de son opuscule « Les cocus du vieil art moderne » dans lequel il entreprend de dire ses quatre vérités à l'art moderne.
- Le compositeur Pierre Boulez présente Le Marteau sans Maître.
- L'artiste Richard Hamilton réalise le collage "Just what is it that makes Today's Homes so different, so appealing?" ("Qu'est ce qui peut bien rendre nos foyers d'aujourd'hui si différents, si séduisants?")
- 14 mai : Marilyn Monroe fait la couverture du magazine « Times ».
- 29 juin : Mariage de Marilyn Monroe et d'Arthur Miller.
- 24 juillet : Séparation du duo de comédie Dean Martin et Jerry Lewis.
- 22 août : Elvis Presley commence le tournage de son premier film, Love Me Tender.
- 28 novembre : Roger Vadim commence son film Et Dieu... créa la femme (avec Brigitte Bardot)
Films remarquables
- Le Tour du monde en quatre-vingts jours réalisé par Michael Anderson remporte l'Oscar du meilleur film.
- La Traversée de Paris réalisé par Claude Autant-Lara avec Jean Gabin et Bourvil.
- Sourires d'une nuit d'été (Sommarnattens leende) réalisé par Ingmar Bergman.
- Un condamné à mort s'est échappé réalisé par Robert Bresson.
- Le Mystère Picasso réalisé par Henri-Georges Clouzot.
- Le Monde du silence réalisé par Jacques-Yves Cousteau et Louis Malle remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- Les Dix Commandements réalisé par Cecil B. De Mille avec Charlton Heston.
- Funny Face réalisé par Stanley Donen avec Audrey Hepburn et Fred Astaire.
- Le Temps de la colère (Between Heaven and Hell) de Richard Fleischer avec Robert Wagner et Terry Moore.
- Assassins et voleurs comédie dramatique de Sacha Guitry avec Jean Poiret, Michel Serrault et Magali Noël Clément Duhour.
- Rodan (Sora No Daikaiaju Radon) film fantastique de Inoshiro Honda (Japon) avec Kenji Sahara, Yumi Shirakawa, Akihiko Hirata.
- Moby Dick film d'aventure de John Huston avec Orson Welles, Gregory Peck et Richard Basehart.
- Baby Doll, la poupée de chair drame de Elia Kazan avec Karl Malden, Carroll Baker et Eli Wallach.
- Invitation à la danse réalisé par Gene Kelly.
- La 5 Victime (While the City Sleeps) de Fritz Lang avec George Sanders et Dana Andrews.
- I'll Cry Tomorrow réalisé par Daniel Mann.
- Sissi impératrice (Sissi die junge Kaiserin) réalisé par Ernst Marischka (Autriche) avec Romy Schneider et Karlheinz Böhm.
- Le Chanteur de Mexico réalisé par Richard Pottier avec Luis Mariano et Bourvil.
- Pather Panchali réalisé par Satyajit Ray.
- Elena et les hommes réalisé par Jean Renoir avec Ingrid Bergman et Jean Marais.
- Plus dure sera la chute (The Harder They Fall) de Mark Robson avec Humphrey Bogart et Rod Steiger.
- Le Sacrifice du nouvel an (Zhu Fu) drame de Hu Sang (Chine) avec Yang Bai, Heling Wei et Jingbo Li.
- L'Or et l'Amour (Great Day in the Morning) western de Jacques Tourneur avec Virginia Mayo, Robert Stack et Ruth Roman.
- Nightfall film policier de Jacques Tourneur avec Aldo Ray, Brian Keith et Anne Bancroft.
- Guerre et Paix réalisé par King Vidor avec Audrey Hepburn et Mel Ferrer.
- Sept Ans de réflexion (The Seven Year Itch) comédie de Billy Wilder avec Marilyn Monroe, Tom Ewell et Evelyn Keyes.
- Othello réalisé par Serguei Youtkhevitch avec Andrei Popov et Serguei Bondartchouk.
Littérature & théâtre
- Le romancier Romain Gary publie les Racines du ciel.
- L'écrivain italien Curzio Malaparte publie Ces sacrés Toscans.
- Nathalie Sarraute publie l'Ère du soupçon.
Musique & spectacles
- 15 mars : Première représentation à Broadway de la comédie musicale My Fair Lady.
- 5 mai : Sortie de Elvis d'Elvis Presley, premier album rock de l'histoire à atteindre la première position du Billboard.
Sciences & techniques
- 14 avril : « Ampex » met au point le premier magnétophone à ruban pour l'enregistrement du son et de l'image.
- Invention du disque dur par IBM. Sa capacité était de 5 Mo.
- Une éruption solaire géante provoque d'importantes perturbations dans les télécommunications.
Techniques appliquées
- 7 janvier : Mise en route de la pile atomique de Marcoule. Première centrale nucléaire française.
- 15 avril : WNBQ-TV de Chicago devient la première station de télévision au monde à diffuser toutes ses émissions en couleurs.
- 21 mai : Les États-Unis font exploser leur première bombe à hydrogène sur l'atoll de Bikini dans le Pacifique.
- 14 septembre : Première lobotomie frontale à l'hôpital de l'université George Washington.
- 25 septembre : Première conversation téléphonique transmise par câble transatlantique entre Londres, New York et Ottawa.
Sports & découvertes
- Le Tour de France cycliste est remporté par le français Roger Walkowiak, deuxième le français Gilbert Bauvin et troisième le belge Jean Adrianssens, montagne le luxembourgeois Charly Gaul, meilleur sprinter Stan Ockers.
- 22 novembre : Début des Jeux olympiques de Melbourne en Australie.
- 30 novembre : Floyd Patterson devient champion du monde des poids lourds à la boxe en battant Archie Moore par K.O. au 5e round à Chicago.
- 2 avril : Marc Caro, dessinateur, réalisateur français
- 11 février : Piotr Klemensiewicz, peintre français d'origine polonaise.
- 27 mars : Leung Kwok-Hung, député pro démocratie Hong Kongais
- 13 avril : François Schuiten, dessinateur belge de bande dessinée
- 30 avril :
- Jorge Chaminé, portugais, baryton ibérique
- Lars von Trier, réalisateur danois
- 27 mai : Giuseppe Tornatore, scénariste et réalisateur italien
- 28 mai : Bernard Sotta, mathématicien français
- 6 juin : Björn Borg, joueur de tennis suédois
- 23 juin Markus Fuchs, cavalier suisse, champion du monde
- 5 juillet : Fabienne Serrat, skieuse française
- 9 juillet : Tom Hanks, acteur de cinéma américain
- 31 août : Masashi Tashiro, artiste de télévision japonais
- 4 septembre : Costas Caramanlis, Premier ministre grec depuis le 20 mars 2004
- 9 décembre : Leslie Cheung, acteur et chanteur chinois de Hong Kong († 2003, 47 ans)
- 23 décembre : Michele Alboreto, coureur automobile italien
- 28 décembre : Nigel Kennedy, violoniste anglais
- 29 décembre : Ptiluc, auteur belge de bande dessinée
- 5 janvier : Mistinguett (Jeanne Bourgeois), chanteuse, danseuse française
- 23 janvier : Sir Alexander Korda, cinéaste britannique d'origine hongroise
- 6 février : Henri Chrétien, français, inventeur du cinémascope
- 17 mars : Irène Joliot-Curie, physicienne française
- 8 juin : Marie Laurencin, peintre français
- 11 août : Jackson Pollock, peintre américain
- 14 août : Bertolt Brecht (58 ans), dramaturge allemand
- 24 août : Kenji Mizoguchi, réalisateur japonais
- 26 octobre : Louis Rosier, coureur automobile français
- 6 décembre : Bhimrao Ramji Ambedkar, juriste et homme politique indien
- Louis Bromfield (59 ans), romancier américain
- Alexandre Fadeïev (54 ans), romancier russe
__NOTOC__
Catégorie:1956
ja:1956年
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ms:1956
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th:พ.ศ. 2499
Grande pyramide de Gizeh
ms:Piramid Besar Kufu
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:Sept merveilles du monde
Catégorie:Tombe
catégorie:Pyramide égyptienne
catégorie:Pyramide égyptienne
La grande pyramide de Gizeh, construite pour le pharaon Khéops, est une pyramide à faces lisses, située à Gizeh, à proximité du Caire, en Égypte.
Elle est considérée, depuis au moins 2 000 ans, comme la première des sept merveilles du monde. La grande pyramide de Khéops fait partie d'un complexe plus large, constitué de :
- Un temple funéraire en deux parties : une partie basse appelée « temple de la vallée » et une partie haute situé à proximité de la pyramide. Ces deux parties sont reliées par une galerie de communication ;
- Un sous-complexe composé de la pyramide de Khéops, et d'une pyramide satellite, était ceint d'une muraille. Ce sous-complexe était relié à la galerie de communication par l'intermédiaire de la partie haute du temple ;
- Un mastaba.
La pyramide de Khéops est entourée de deux autres pyramides à faces lisses que sont les pyramides de Khéphren et de Mykérinos. Ces trois pyramides, qui figurent parmi les pyramides les plus connues de nos jours, ont été construites pendant la (ancien Empire) suite aux initiatives du pharaon Djoser puis Snéfrou (père de Khéops) de construire des pyramides à degrés puis des pyramides à faces lisses, qui sont l'évolution des mastabas de la (ancien Empire). Ces pyramides furent construites à l'aide de pierres de calcaire polies pour le revêtement des faces, leur donnant cette couleur blanche typique (on retrouve encore une partie du revêtement d'origine de la pyramide de Képhren).
Au sein de la pyramide furent construites deux chambres funéraires, la chambre de la reine, et la chambre du roi, reliées par une grande galerie. La Barque solaire du pharaon Khéops était située autrefois au sein de la pyramide, mais elle fut découverte en pièces détachées au fond d'une fosse. Elle a été ré-assemblée et est actuellement conservée au « Musée de la barque solaire » à proximité de la pyramide.
Construction de la pyramide de Khéops
La construction de la « grande pyramide » a débuté vers 2650 av. J.-C. () et aurait duré environ une vingtaine d'années selon l'historien antique Manéthon (ce qui semble plausible pour les égyptologues modernes).
Diverses théories ont été avancées pour expliquer le mode de construction des grandes pyramides mais les égyptologues s'accordent généralement pour le protocole suivant :
- Les blocs de calcaires étaient taillés dans des carrières autour de la pyramide (le sommet du Sphinx représentant le niveau du plateau avant son aménagement);
- Les blocs de granite étaient acheminés sur de grosses péniches depuis les carrières du Sud (notamment Assouan);
- Les blocs de pierres (de 2 à 2,5 tonnes pour la plupart) étaient posé sur des traîneaux en bois et mus par la force des bras. De l'huile était déposé devant les patins pour faciliter la glissade;
- La pyramide aurait était construite par tranches (à l'image des mastabas empaillés des pyramides à degrés);
- Les blocs étaient élevés en empruntant des rampes allant de niveau en niveau. Les moins gros, notamment le parement, étaient peut-être élevés à l'aide de levier en bois.
Architecture de la pyramide de Khéops
- 233 mètres de côté (base de la pyramide) ;
- Hauteur initiale : 146 m, aujourd'hui 137 m ;
- Surface : 53 000 m² ;
- Volume : 2 600 000 m³ ;
- Chaque bloc de pierre calcaire poli pèse 2.5 t ;
- Main-d'œuvre estimée : cent mille hommes
L'architecture de la grande pyramide de Khéops est composée de trois niveaux principaux :
- L'entrée donne accès, par l'intermédiaire d'un long couloir en pente, à une chambre souterraine ;
- Au niveau au dessus, et également accessible depuis le couloir d'entrée, on accède à la chambre de la reine (qui n'appartient en fait pas à la reine puisqu'elle est enterré dans une pyramide annexe dont les restes sont à côté de la pyramide de Képhrèn) ;
- Enfin la chambre de la reine est reliée à la chambre du roi par l'intermédiaire de la grande galerie. Deux conduits, nord et sud, s'élèvent depuis la chambre du roi vers le sommet de la pyramide. Dans la mythologie égyptienne, ces conduits permettaient à l'âme du pharaon de s'élever vers les cieux pour atteindre le lieu du jugement de l'âme et peut-être gagner droit au repos éternel parmi les dieux.
Tourisme lié à la pyramide de Khéops
La pyramide de Khéops et la fiction
- Edgar P. Jacobs, Le Mystère de la grande pyramide (1954-1955), volumes 4 et 5 de la série Blake et Mortimer
- de Gieter, Le talisman de la grande pyramide, volume 21 des aventures de Papyrus
Voir aussi
- Mastaba
- Pyramides d'Égypte
Ramsès II
Ramsès II, aussi appelé "Ramsès le Grand", était un pharaon d'Égypte.
Ramsès II est né aux alentours de 1320 av. J.-C. et son long règne dura de 1290 jusqu'à sa mort en 1224 av. J.-C, soit 66 ans. Il est le fils de Séthi Ier et le petit-fils de Ramsès Ier et fait partie de la manéthonienne. Il a lutté contre les Hittites et construit les temples d'Abou Simbel en Nubie.
Son nom est parfois écrit Ramesès et il était connu des anciens grecs sous le nom de Sésostris. Il était le troisième roi de la XIX dynastie, fils et successeur de Séthi Ier et de sa reine Tuya. Après la bataille de Qadesh en -1286 contre l'armée de Muwatallis, empereur des Hittites la frontière sur l'Oronte est stabilisée. Son règne de 66 ans fut exceptionnellement long et marqua la dernière grande période de prospérité de l'Égypte ancienne. Il fut marié à 5 ou 6 « grandes épouses » dont la plus connue est Néfertari qu'il représenta sur de nombreux bâtiments. Il eut aussi de nombreuses concubines, on dit de Ramsès II qu'il eut plus de 200 enfants.
Ramsès II était aussi un grand bâtisseur, c'est lui qui construisit le port d'Alexandrie, le Ramesséum, le temple d'Abou Simbel c'est lui aussi qui fonda et dirigea la « capitale » à l'est du Delta du Nil : Pi-Ramsès. En revanche, il est établi aujourd'hui qu'il fit également enlever le nom de certains de ses prédécesseurs pour mettre le sien à la place quand il restaura leurs monuments.
Ramsès II est également connu du grand public pour une tout autre raison : la Bible l'indique comme ayant été le pharaon régnant au moment de la fuite des Hébreux, qui a été évoquée aussi dans de nombreux films, comme Les Dix commandements,
La dépouille (momifiée) de Ramsès II se trouve au musée du Caire.
Caire
La lutte contre les Hittites
Comme son père Séti 1er, il veut protéger l'Égypte à l'Est contre les Hittites d'Asie. Il attaque la ville de Qadesh mais ne remporte qu'une semi-victoire : Qadesh reste aux mains des Hittites. La 21 année de son règne, il signe un traité d'alliance : Hittites et Égyptiens s'engagent à ne plus se faire la guerre. Ramsès II épouse la fille aînée du roi des Hittites et à partir de ce moment là, il n'y aura plus de guerres égypto-hittites en Asie.
L'exploitation de la Nubie et la construction des temples d'Abou Simbel
Originaire du delta du Nil, Ramsès II y installe son palais et le centre administratif de L'Égypte à Pi-Ramsès. Mais il a aussi besoin de continuer, comme son père, d'exploiter les ressources de la Nubie (plus au Sud) : l'or pour enrichir les temples, mais aussi pour acheter des alliances en Asie (l'empire Hittite a disparu) ; du bois; du cuir; du bétail et surtout des hommes pour l'armée. En Nubie, Ramsès II construit les 2 magnifiques temples d'Abou Simbel : l'un est consacré à la reine Néfertari, l'autre, le plus grand aux dieux Amon et Rê mais aussi… à Ramsès II lui-même. Ramsès II s'y fait représenter sous forme d'un dieu à tête de faucon.
Si Ramsès II est si connu après sa mort, c'est en partie parce que lorsqu'il était vivant, il a tout fait pour qu'on le prenne pour un dieu.
Ramsès II a fait sculpter de très nombreuses statues à son image et il a fait graver son nom sur des temples d'autres pharaons, comme s'il les avait fait construire lui-même !
Ramsès II meurt après un règne de 66 ans, qui correspond à plus de la moitié de la XIX dynastie. Il a eu plus de 100 enfants des ses épouses légitimes ou secondaires. Son 13 fils, Mineptah, lui a succédé.
Articles connexes
- Ramsès
- Ramesséum
- Abou Simbel
Ramses 02
Ramses 02
Ramses 02
ja:ラムセス2世
Ménès
Menes Menes Catégorie:Ire dynastie égyptienne
Cet article concerne le pharaon. Pour le compagnon d'Alexandre du même nom, voir l'article Ménès de Pella.
<-mn:n i-> Ménès est un pharaon considéré comme le fondateur de la thinite vers 3190 av. J.-C.
Son règne se perd dans l'origine des mythes égyptiens qui font de lui le premier homme à avoir régné sur l'Égypte après le dieu Horus et les demi-dieux.
Ménès serait à l'origine de l'unification des royaumes de Haute et de Basse-Égypte.
Il est parfois assimilé au roi Narmer (son prédécesseur) ou au roi Hor-Aha (son successeur). Certains voient en lui celui qui a inspiré le mythe d'Osiris.
Titulature
Horus
Horus est le nom grec du dieu égyptien Hor, qui signifie (Celui qui est au-dessus) ou (Celui qui est loin), un dieu à multiples facettes de la mythologie égyptienne. Il a une tête de faucon portant la double couronne et auréolée d'un disque solaire.
Dans le mythe osirien, il est le fils d'Ausar (Osiris) et d'Aset (Isis). Osiris, assassiné par son frère Seth, est ramené à la vie, le temps d'une union, grâce aux efforts conjugés d'Isis et de Nephtys. C'est de cette union miraculeuse que naîtra Horus.
Pour venger la mort de son père Osiris, il affrontera son oncle Seth, le vaincra et recevra le trône d'Égypte en héritage, mais sera sans cesse remis en difficulté par Seth. Il est par-là même le premier des pharaons. Les rois d'Égypte sont considérés comme les incarnations du dieu Horus. À l'opposé de Seth qui représente le Mal, Horus incarne le principe du Bien, mais il ne faut pas réduire la vision complexe des égyptiens au dualisme moderne.
Lors de son combat avec Seth, il perdit son œil, mais le retrouva par la suite grâce à Thot. Appelé « Oudjat », cet œil représente la victoire du bien sur le mal. Porté sous forme d'amulette, il rendait invincible et apportait la clairvoyance.
Les quatre fils d'Horus représentés sur les vases canopes sont :
- Amset (L'homme)
- Hâpi (Le babouin)
- Douamoutef (Le chacal)
- Kébehsénouf (Le faucon)
Seth et Horus, une lutte sans fin !
Kébehsénouf
À Horus, fils et héritier d'Osiris, la couronne d'Égypte revient de droit. Mais Seth, jaloux, s'en empare par la force. Horus, appuyé de sa mère Isis, fait convoquer le tribunal des dieux à toute fin de régler ce contentieux. Rê préside, tandis que Thot tient le rôle du greffier.
Quatre-vingts ans s'écoulent pourtant sans que le débat ait progressé ! Le tribunal est même partagé entre les tenants de la royauté légitime (revenant à Horus), et Rê qui voit en Seth son perpétuel défenseur contre Apopis ! Les débats, qui tournent en rond, nécessitent un avis extérieur. C'est donc à Neith, déesse de Saïs, réputée pour son infinie sagesse, que Thot s'adresse. Sa réponse est sans ambiguïté : la couronne revient à Horus. Cependant pour ne pas pénaliser Seth, Neith propose de lui offrir les déesses Anat et Astarté comme épouses.
Si le tribunal se réjouit de cette solution, Rê, lui, reste sceptique. Horus ne serait-il pas un peu jeune pour assumer la direction du royaume ? Isis, excédée par tant de tergiversations, propose de déplacer les débats à Héliopolis devant Atoum et Képri. Le ton monte ! Seth, furieux, s'y oppose et ordonne que les débats se fassent en l'absence d'Isis. Mais c'était compter sans la ténacité de la déesse.
Elle se réintroduit dans l'enceinte du tribunal sous les traits d'une belle jeune femme qui ne manque pas d'attirer rapidement l'attention de Seth. Tous deux finissent même par converser. Troublé par tant de beauté, Seth s'égare dans des propos compromettants, reconnaissant même sous la cape la légitimité filiale d'Horus ! « La rusée » Isis se dévoile alors. Le coup de théâtre laisse Seth sans voix. Quant à Rê, il a pu juger de l'imprudence de Seth, qui se confia sans prendre garde à une inconnue. Aussi la couronne revient-elle à Horus des mains de Rê lui-même.
Mais Seth, éternel jaloux, ne semble pas décidé à en rester là. Il propose à Horus des jeux sportifs. Parmi eux, une épreuve aquatique où les deux dieux se transforment en hippopotames. À celui qui restera le plus longtemps sous l'eau de devenir roi ! Mais Isis, qui suit de près les mésaventures de son fils, perturbe la partie et s'attire au final le mécontentement des deux protagonistes ! Les trois dieux se déchirent en violentes disputes.
Rê, désespérant d'assister enfin à une réconciliation, les invite à faire la paix autour d'un banquet. Mais une fois encore, les réjouissances tournent court ! Les luttes ne cessent de se multiplier. Osiris, resté silencieux, intervient alors et met directement en cause le tribunal qu'il juge trop laxiste. En tant que dieu de la végétation, il menace de couper les vivres à l'Égypte ! Les dieux, bousculés par tant d'autorité, ne tardent pas à rendre un verdict favorable à Horus. Mais Seth n'est pas oublié. Placé aux côtés de Rê, il devient « celui qui hurle dans le ciel » pour que soit fait place devant le dieu créateur.
Les six rois-dieux sont dans l'ordre
# Rê,
# Shou,
# Geb,
# Osiris,
# Horus,
# Thot (incertain).
Voir aussi
- Astrologie égyptienne
Catégorie:Index égyptologique
Catégorie:Divinité égyptienne
ja:ホルス
ko:호루스
Jules César ko:율리우스 카이사르 ja:ガイウス・ユリウス・カエサル simple:Julius Caesar
Jules César (Caius Iulius Caesar) était un général, homme politique et écrivain romain, né à Rome le 13 juillet 101 ou 100 av. J.-C. et mort le 15 mars 44 av. J.-C., assassiné sur les marches du sénat de Rome, le coup fatal venant de son fils adoptif, Brutus. Les derniers mots de César furent pour ce dernier Kaï sù, tèknon, soit « Toi aussi, mon fils » en grec, langue d'apprentissage des riches romains, et donc langue de son enfance.
Il fut nommé dictateur et fut assassiné sous prétexte qu'il aspirait à la couronne (fait qui reste improuvé).
Biographie
Brutus
César affirmait avoir pour ancêtre Iule (ou Ascagne), fils d'Énée et de Créüse, amené en Italie par son père après la chute de Troie. Ce fondateur d'Albe la Longue était considéré comme le créateur de la vieille famille patricienne des Julia. Par ce lignage, César revendiquait une ascendance remontant à Vénus.
Homme politique, il a choisi le parti des populares plutôt que de faire carrière dans l'oligarchie sénatoriale, notamment en raison de l'influence de sa tante Julia, qui avait épousé le général et consul Marius, et des liens avec les milieux plébéiens qui s'ensuivirent.
Militairement, il a principalement conduit de 58 à 50 av. J.-C. la guerre des Gaules, qui permit l'intégration des trois Gaules au sein de l'Empire romain.
Sénateur, il codirigea la république de Rome quand il accéda à la fonction de consul en 59 av. J.-C., aux côtés de Pompée et de Crassus (ils avaient formé une alliance secrète qu'on appelle Premier Triumvirat).
Utilisant son prestige acquis lors de la guerre des Gaules, et profitant de la disparition de Crassus, tué par les Parthes, il affronta Pompée dans une lutte d'influence pour le pouvoir absolu à la tête de ce qui allait devenir l'Empire romain. Quand Jules César, à la tête de son armée victorieuse en Gaule, revint vers Rome, le sénat voulut l'empêcher d'amener toute son armée dans la ville pour son triomphe. Il n'hésita pas alors à outrepasser ses droits, et il décida en 49 av. J.-C. de franchir le Rubicon, rivière marquant la frontière entre l'Italie et les provinces et que les consuls en fonction ne pouvaient franchir accompagnés de leur légions, pour s'approcher de Rome. On lui attribue à cette occasion la citation « Alea jacta est » (plus probablement en grec Anerrifthô Kubos, « Le sort en est jeté. »), signifiant qu'il prenait ainsi un risque politique qui relevait du jeu de hasard, et qui pourtant lui réussit. La guerre civile qui s'ensuivit entre les partisans de César et les partisans de Pompée s'acheva par la fuite de ce dernier suite sa défaite à la bataille de Pharsale en 48 av. J.-C., et par l'assassinat de l'ancien consul réfugié en Égypte. Au commencement de cette guerre, Jules César put imposer au sénat de le nommer dictateur, ce qui lui donnait les pleins pouvoirs.
Il obtint également le prænomen d'Imperator, ce qui inaugura un titre qui allait se transmettre par la suite, créant ainsi des dynasties impériales, et mettant fin à la république dirigée par le Sénat. Ainsi, Jules César, sans avoir été empereur, a été à l'origine de ce titre.
Il est mort le 15 mars en 44 av. J.-C. (Ides de mars, dans le calendrier romain), assassiné de vingt-trois coups de couteau (selon Suétone, Vie de César, LXXXII) par une coalition de sénateurs dont faisait partie Marcus Junius Brutus. Poignardé par ce dernier, il dit en mourant en grec : καὶ σύ, τέκνον (kaì sú, téknon), traduit en latin par Suétone Tu quoque, fili mi, « Toi aussi, mon fils ! ». Les avis divergent quant à la signification de cette phrase :
- L'interprétation la plus courante est que César aurait été surpris de voir parmi les conjurés son fils adoptif.
- Pour d'autres, c'est une malédiction : il appelle sur Brutus le même sort que le sien.
- Une autre interprétation se fonde sur l'état de santé de César : peut-être épileptique, donc sujet à des diarrhées, des vomissements violents, il n'écoute pas les mises en garde de ses proches et se rend volontairement à son propre assassinat afin de mettre un terme à son état dégradant. La phrase est alors à comprendre dans le sens « Toi aussi, mon fils, tu seras vieux et faible et subiras le même sort ».
- Enfin, P. Arnaud propose l'interpretation suivante : on trouve chez Suétone ce καὶ σύ, τέκνον dans la bouche d'Auguste s'adressant à Galba enfant : « Toi aussi, mon fils, tu prendras notre pouvoir » ; de même chez Dion Cassius dans celle de Tibère s'adressant au même Galba. Ainsi, officiellement assassiné pour défendre la République, César accuse Brutus d'aspirer au même pouvoir que lui, et donc annonce (en le justifiant) l'assassinat futur de Brutus, pour les mêmes raisons.
Le complot n'atteignit cependant pas ses objectifs, car l'État romain, après la constitution du deuxième triumvirat dont Octavien, petit-neveu et fils adoptif de Jules César, était membre, finit par devenir, en 31 av. J.-C., un Empire. Octavien devenu Auguste en fut le premier empereur, et le Sénat ne retrouva jamais tous les droits que Jules César lui avait pris, même si Auguste fut plus conciliant.
Héritage
Comme Auguste et tous les empereurs à sa suite, Jules César fut divinisé après sa mort. Après la mort de César, il y eut encore 15 ans de guerre civile.
On doit à César deux écrits en forme de commentaires (Commentarii rerum gestarum) :
- De Bello ciuile, « Commentaires sur la Guerre civile » ;
- De Bello Gallico, « Commentaires sur la Guerre des Gaules ».
Il a aussi donné son nom au calendrier julien, issu du calendrier romain qu'il fit réformer pour que la durée moyenne de l'année soit exactement de 365,25 jours, meilleure approximation connue à l'époque. Son nom est devenu par la suite le titre des empereurs romains. Il a aussi donné le nom « Kaiser » en allemand, ainsi que celui de « Tsar » (ou « Czar ») en russe.
Le surnom de Caesar pourrait venir du fait qu'il soit né par césarienne (caesar, aris : enfant né par incision).
Sa vie inspira à William Shakespeare, l'une de ses plus célèbres tragédies.
Sources
- Plutarque, Vie des douze Césars ;
- Suétone, Vie de César http://bcs.fltr.ucl.ac.be/SUET/CAES/trad.html lire en ligne.
Voir aussi
Articles connexes
- Lucterius
- Rome antique
Bibliographie
- C. Iulii Caesaris Commentariorum de bello Gallico, libri VIII, Civili Pompeiano, lib. III, Alexandrino, lib. I, Africano, Lib. I. Hispaniensi, lib. I. (…). Lugduni, apud Seb. Gryphium (Lyon, Sébastien Gryphe), 1547.
- Jérôme Carcopino, Jules César ;
- Luciano Canfora, Jules César;
- Max Gallo, Cesar Imperator;
- Yann le Bohec, César chef de Guerre.
Liens externes
- [http://www.histoire-en-ligne.com/article.php3?id_article=134 Biographie]
- [http://wikisource.org/wiki/La_guerre_des_Gaules La guerre des Gaules]
Cesar, Jules
Cesar, Jules
Cesar, Jules
Cesar, Jules
Cesar, Jules
Cesar, Jules
Transcription des hiéroglyphes
]
On a l'habitude de dire qu'il y a autant de règles de transcription des hiéroglyphes qu'il y a d'égyptologues. En d'autres termes, il ne semble pas exister de transcription universelle des hiéroglyphes. Cela s'explique simplement par l'existence d'obstacles difficiles à franchir pour transcrire fidèlement les hiéroglyphes, obstacles qui obligent à des extrapolations qui rendent illégitimes toute suprématie d'un système sur un autre.
Les transcriptions
Il faut cependant différencier les transcriptions courantes, celles que l'on peut rencontrer pour désigner des personnages ou des notions célèbres de l'Antiquité égyptienne ─ comme pharaon, oudjat, Néfertiti ou ka ─, transcriptions figées, ambiguës (un même phonème de l'égyptien sera rendu par un grand nombre de signes différents) et propres à une langue (Néfertiti se dit Nofretete en allemand) des transcriptions scientifiques, utilisées en linguistique et en grammatologie (étude de l'écriture) égyptiennes. Cette seconde, plus rigoureuse, utilise un symbole unique pour un même phonème, même si la valeur de ce phonème n'est pas sûre.
Le système de notation scientifique peut varier d'une langue à l'autre : il garde cependant une base constante. Son principal défaut est qu'il reste imprononçable : c'est plus une translittération abstraite qu'une transcription indiquant une lecture réelle. La transcription scientifique ne peut être utilisée par le profane, qui ne peut la lire et donc l'apprendre aisément. De plus, elle s'éloigne grandement des usages déjà implantés dans les langues modernes.
On peut ainsi comparer les deux versions des mots cités : pr ʿ3 est la transcription scientifique du mot que l'on écrit pharaon, oudjat se transcrit, entre autres possibilités, wḏ3.t, Néfertiti vaut nfr.t jy(j).tj et ka k3.
Le problème phonétique
Le système d'écriture des hiéroglyphes est maintenant bien connu. Cependant, même si cela peut paraître contradictoire, la manière dont était prononcée la langue transcrite par les hiéroglyphes (l'égyptien) est difficile à reconstituer, cette langue étant morte depuis des siècles. Les seuls indices dont nous disposons à son sujet sont :
- la langue copte, qui dérive de la langue égyptienne ;
- les textes d'autres langues, dont principalement le grec, qui citent parfois des noms ou des mots égyptiens ;
- la méthode comparative, qui permet d'établir des possibilités de prononciations par l'établissement de concordances avec d'autres langues afro-asiatiques ;
- le système d'écriture lui-même, qui offre des textes fautifs permettant de comprendre que si tel signe a été confondu avec tel autre attendu, c'est que les deux notaient des phonèmes proches.
Pour avoir une idée de la faible fiabilité des citations grecques, il suffit de comparer la façon dont nous transcrivons le nom de la capitale de la Chine (Pékin) avec la romanisation qu'utilisent les Chinois eux-mêmes (Běijīng). Rien ne prouve que les mots employés par les Grecs étaient prononcés à la manière égyptienne. De plus, ils ne pouvaient que les adapter à leur propre système phonologique, très éloigné de celui de l'égyptien. Or, nombre de termes égyptiens courants ─ comme pharaon, oudjat ou les noms de dieux ─ nous viennent du latin via le grec. On imagine aisément comment ils ont pu être déformés : de l'égyptien au grec, du grec au latin puis du latin au français...
Malgré tout, par regroupement des différentes sources et application des connaissances que l'on a des autres langues afro-asiatiques (comme le copte, l'arabe, l'hébreu, l'akkadien ou encore le haoussa), les égyptologues arrivent à se mettre plus ou moins d'accord sur un certain nombre de sons, et à créer des conventions arbitraires qui ont pour but de permettre aux contemporains de prononcer les mots égyptiens. Car en plus de ces difficultés de transcription des caractères écrits, il faut savoir que, comme dans les systèmes d'écriture sémites, seules les consonnes sont écrites : l'écriture égyptienne est en effet un abjad. Les voyelles, elles, étaient déduites intuitivement (tâche impossible sans une connaissance précise de la langue). Les voyelles du copte peuvent, d'une certaine manière, donner une idée de la vocalisation possible. Il ne faut cependant pas perdre de vue que les sons d'une langue sont en constante évolution : le copte ne peut donner qu'un indice.
Il faut savoir également qu'il n'existait pas de règles orthographiques rigides et donc que certains mots pouvaient, à l'époque, être écrits d'une multitude de façons. Enfin, l'ordre des hiéroglyphes dans un mot n'était pas forcément linéaire. En effet leur ordre pouvait être bouleversé par pur souci esthétique ou pour marquer le respect envers une divinité dont le nom, par exemple, entre dans la composition d'un mot et qui se trouve alors placé en tête. Par exemple, le nom du pharaon Toutankhamon s'écrivait en fait Amon-toutankh. Ceci explique que pour certains pharaons peu connus, nous ne soyons pas certains de l'ordre dans lequel il convient de lire les hiéroglyphes.
Exemple de transcription non scientifique
<-i-mn: - n-> Le nom du dieu Amon (voir ci-contre) est composé de trois hiéroglyphes dont on s'accorde à dire qu'il s'agit des phonèmes, tous trois des consonnes, j, m et n (à noter qu'ici j n'est pas un j de Jean ou un j de Jan en néerlandais, mais une « consonne faible », vraisemblablement un « coup de glotte » comparable à la hamza arabe).
Il est évident que ce squelette de consonnes, comparable à celui des radicaux sémitiques, était prononcé avec des voyelles. Le placement de ces voyelles dans le radical consonantique se nomme la vocalisation. L'écriture hiéroglyphique n'ayant pas noté cette vocalisation, ce n'est qu'indirectement qu'on peut la reconstituer, restitution d'autant plus hasardeuse que la valeur des consonnes elle-même n'est pas toujours claire. Par exemple, le j initial est ─ c'est établi ─ une consonne faible dont la prononciation n'a eu que peu d'incidence sur le mot et qui a pu servir à écrire la voyelle /a/ (de la même façon que le aleph hébreu ou le alif arabe, qui notent la même consonne et qui ont, du reste, donné le alpha grec prononcé /a/). Le seul squelette réel qui reste se limite donc à mn.
Actuellement, ce dieu est dénommé Amon, prononcé /amõ/ par les francophones, /amon/ ailleurs. Cela suppose donc que la vocalisation soit jamon. Cette vocalisation nous vient des Romains via les Grecs. Les Grecs, en effet, entendaient Ἄμμων ámmôn, que les Romains ont transcrit Ammōn (voire Hammōn). Dans les deux cas, le /o/ est long (et ouvert en grec, c'est-à-dire, en API [ɔː]). Les Coptes, cependant, ont conservé ce mot sous la forme αμουν, qui se lit /amun/ (/u/ = ou de loup). Ces premiers témoignages nous montrent combien la vocalisation est variable d'une langue à l'autre, d'autant plus qu'il existait sans doute des accents différents selon les régions et que les phonèmes évoluent avec le temps. D'autres témoignages rendent l'interprétation du mot encore plus difficile : pour les Babyloniens du au siècle avant l'ère chrétienne, le mot se lisait, d'après leurs textes, Amāna (où ā est un /a/ long) ou Amānu, Aman dans un mot composé. Quant aux Assyriens des et siècles, ils entendaient Amūnu
De ces témoignages divergents ressortent cependant deux constantes :
- la première voyelle est un /a/ bref ;
- la seconde est longue, son timbre oscillant entre /ō/ et /ū/, deux phonèmes somme toute proches.
Ainsi, vouloir connaître la prononciation réelle d'un mot aussi fréquent que le nom du dieu Amon s'avère impossible. Cela explique pourquoi il n'est pas impossible de trouver, entre autres possibilités, des transcriptions Imen, Imon, Amen, Amon ou Amun pour le même mot. Cette ambiguïté se retrouve en français puisqu'on parle couramment du dieu Amon (avec un o) mais du pharaon Aménophis (avec un é) alors que le radical jmn est commun aux deux mots.
Le problème est donc double :
- il n'est pas toujours possible d'attribuer à chaque signe une valeur unique ;
- il n'est pas possible de connaître de manière précise la vocalisation.
La seule transcription qui puisse faire l'unanimité doit se passer des voyelles : c'est jmn. Elle est scientifique et très abstraite, comme on va le constater.
Système de transcription scientifique
Cette transcription est utilisée en linguistique, dans l'étude de la langue égyptienne. Elle vise à la plus grande rigueur et s'apparente presque à une translittération. C'est celle que l'on utilise dans les grammaires, les ouvrages scientifiques, des études grammatologiques consacrées au système d'écriture égyptien. À part quelques détails, ce système est international.
Les symboles de la colonne « prononciation restituée » suivent les conventions de l'API ; ce ne sont que des suppositions, parmi celles que les égyptologues retiennent majoritairement. La colonne « prononciation courante » respecte les usages français (la lettre j note donc le phonème initial de jeu, etc.).
Note : le premier symbole n'est pas disponible en Unicode ; de fait, il a été remplacé ici par le chiffre trois, de forme similaire. Le symbole employé est normalement composé de deux sortes d'apostrophes courbes l'une sur l'autre.
Remarques concernant les symboles
Le phonème noté j (ou ἰ dans certains systèmes de transcription) représente un coup de glotte quand il est écrit j / ἰ, un yod (son initial de yourte ) quand c'est y / j (selon le système adopté). En fait, ce coup de glotte ayant évolué en yod avec le temps, il n'est pas aisé de déterminer quelle valeur il adopte. Quand la consonne j (ou, plus rarement, w) est muette et ne s'écrit pas (dans les radicaux tertiæ et quartæ infirmæ, par exemple, ou en tant qu'augment ; consulter l'article sur la langue égyptienne), elle est écrite entre parenthèses : ms(j), « mettre au monde ». En sorte, il existe deux sons d'origine différente notés de manière déconcertante :
- ἰ pour le coup de glotte ;
- j pour le coup de glotte devenu un yod ;
- y pour le yod pur (que l'on décompose en une suite de deux jj, ce qui est souvent le cas dans l'écriture hiéroglyphique).
Dans nombre d'ouvrages ─ et dans cette encyclopédie ─, on écrit les deux facettes du coup de glotte, ἰ et j, de la même manière : ἰr(j) (« faire ») sera donc écrit jr(j).
La consonne 3 a longtemps été considérée comme un coup de glotte. Or des recherches plus récentes tendent à prouver que c'est plutôt une liquide, un /l/ ou un /r/ roulé.
Les signes d et ḏ, enfin, sont vraisemblablement des consonnes emphatiques (consulter Phonologie de l'arabe).
Les symboles s / z et s / ś s'utilisent par paire. Un texte qui se servira de z n'utilisera pas ś, et vice versa. Ce qu'un égyptologue écrira z3 correspondra donc à ce qu'un autre écrira s3.
Conventions de lecture et d'écriture
Il existe quelques conventions à connaître. Tout d'abord, il convient de noter que les mots égyptiens ne sont jamais vocalisés : on l'a vu, c'est un des problèmes majeurs de la transcription. Il est cependant courant qu'on force la vocalisation, même s'il n'est pas possible de la déterminer en détail (la comparaison avec le copte permet cependant quelques avancées) en prononçant 3, j, ʿ et w, respectivement, /a/, /i/, /ā/ (long), et /u/ (de loup) après des consonnes. Cette convention n'est sûrement pas dénuée de sens car, dans nombre de langues afro-asiatiques, ces consonnes servent aussi à noter ces voyelles (ce sont alors des mater lectionis). Quand les phonèmes j et w sont au contact des autres « semi-voyelles », on les prononce comme des consonnes en position initiale ou médiane, comme des voyelles dans les autres cas, de façon à alterner les consonnes et les voyelles. Par exemple, Le mot j3w sera donc lu /jau/ mais jw3 sera rendu /iwa/. Quand la succession de consonnes n'utilise pas ces signes, ou en nombre insuffisant, on introduit un /e/ bref pour faciliter la prononciation : nb.t, « dame, maîtresse », pourra être lu /nebet/, nfr, « beau », /nefer/, etc.
Enfin, il existe trois signes auxiliaires que l'on utilise pour représenter des notions grammaticales et morphologiques :
- le trait d'union unit les membres des mots composés : jmn-ḥtp, « Amon-satisfaction » = « Amon en est satisfait », c'est-à-dire Aménophis, 3ḫ-n-jtn, « éclat du disque solaire (Aton) » Akhénaton, etc. ;
- le point isole les désinences et autres marques casuelles : nfr, « beau », nfr.t, « belle » (.t étant un suffixe de féminin), nṯr, « dieu », nṯr.w, « dieux » (.w est un suffixe de masculin pluriel), etc. ;
- le double trait d'union (codé ici par le signe égal) permet de repérer les suffixes personnels des mots à l'état construit : pr.w=sn, mot à mot « maison.pluriel=à eux », « leurs maisons », sḏm=k, « entends=toi », « tu entends », etc.
Exemple synoptique
Au final, la transcription scientifique de l'égyptien est plus que déroutante. Elle s'avère surtout utile aux spécialistes et ne peut en aucun cas se substituer aux usages courants pour les mots connus. On peut citer, à titre d'exemple, la phrase suivante, tirée de la Mittelägyptische Grammatik für Anfänger d'Erhart Graefe (4 édition, chez Harrassowitz, Wiesbaden, 2004) pour montrer la complexité du système :
On pourrait lire cette phrase /reʃwi seʤed depetenef/, ce qui reste une approximation sans doute très éloignée de la réalité : la transcription scientifique possède donc cet avantage certain que le problème de la lecture est évacué pour permettre une notation précise de phonèmes dont la réalisation, somme toute, importe peu à l'étude d'une langue si ancienne.
Articles connexes
- Hiéroglyphe ;
- Translittération des hiéroglyphes ;
- transcription et romanisation.
Catégorie:Index égyptologique Hiéroglyphes Catégorie:Hiéroglyphe
Titulature des pharaonsCatégorie:Index égyptologique
La titulature pharaonique comporte à l'origine un puis, deux, trois, et enfin cinq noms de couronnement.
Place pharaon sous la protection de l'oiseau sacré Horus, fils et successeur du dieu-soleil Rê, et maître d'Hiérakonpolis d'où est issu Narmer, le premier Roi. C'est le nom le plus ancien. Il commence toujours par le hiéroglyphe du faucon Horus (Her), encore appelé Horus sur la muraille.
Jusqu'à l'Ancien Empire, le nom d'Horus était généralement inscrit a l'intérieur d'un Serekh.
Exemple:
- Toutânkhamon : « Her ka nakht tout mesout » (Horus, Taureau puissant, celui qui est beau de naissance)
- Amenhotep III : « Her ka ouser khâe em Maât » (Horus, taureau puissant qui apparaît radieux avec Maât)
- Nekhtnebef Ier : « Her chema » (Horus, le vigoureux)
Certains pharaons (surtout les plus anciens) ne sont connus que par leur nom d'Horus.
nom de Nebty
« Les deux maîtresses » ou « Les deux dames »
Place le roi sous la protection des deux déesses tutélaires, Nekhbet, le vautour blanc de Haute-Égypte et Ouadjet, le cobra de Basse-Égypte. Commence par le hiéroglyphe nebty (ou nubti).
Exemple:
- Toutânkhamon : « Nebty néfer-hépou-segereh-taouy sehetep-netcherou nebou » (Nebty dont les lois sont parfaites, qui pacifie les Deux Terres et satisfait tous les dieux)
- Amenhotep III : « Nebty semene hep segereh taoue » (Nebty qui établit les lois et apaise le Double Pays)
- Nekhtnebef Ier :
(à partir de Kheops)
Lie le roi à l'Horus solaire et céleste. Commence par le hiéroglyphe Her-ne-neb.
Exemple:
- Toutânkhamon : « Her-ne-neb outjes-khaou sehetep-netcherou » (L'Horus d'Or qui porte les couronnes, qui réjouit les dieux)
- Amenhotep III : « | | |